TEASING - Montréal, 2048.

Une foule anarchique et cosmopolite fourmille le long de la rue sainte Catherine. L’armada populaire est multicolore de peau tandis que les corps sont de chair, de métal, ou bien encore métis. Homme et androïde, chacun est différent mais tous sont identiques dans la masse, individus trop pressés, croisant l’autre sans même le regarder. C’est une tourbe de bras et de jambes. D’identités.
Certains sont riches. D’autres sont pauvres. Loin du manichéisme, ils manipulent, écrasent. Grondent, se révoltent. Se soumettent ou subissent. Ignorent et se contentent d’avancer. Ils vivent, se confrontent et se répondent car cette foule polymorphe, insaisissable, est l’essence même du mouvement.
C’est la danse des humanités.
De notre société.
Staff
Léandre Luissier - L'Archiviste
DC : Johann Keegan - Logan Duval
Fondateur & graphiste - Présent

Les figures de l'ombre
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▬ 06/18 :Lancement de Human Outside, pour les deux ans du forum ! C'est un grand remaniement qui n'attend plus que vous ♥
Prédéfinis

Qu'est-ce que j'vais faire aujourd'hui, qu'est-ce que j'vais faire demain ? [Durante]
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Jeu 5 Oct - 16:03



Ça pue la lumière des réverbères et la pisse âcre. Kii ne sent rien du tout, juste l'odeur de son quotidien. La lune est masquée par les nuages de pollution et la gamine traîne dans les rues, les mains engoncées dans les immenses poches de sa veste. Sur ses genoux, des bleus et des égratignures. Madame Freesk, l'androïde de garde, lui a mis des pansements lorsqu'elle est rentrée hier. Elle les a retirés aussi sec. C'est pas une petite chute en skateboard qui va la faire porter des trucs qui collent et qui piquent. En plus c'était même pas son skateboard. Elle en a pas. Elle dépense le peu d'argent de poche qu'on lui colle entre les mains en gaufres bien chaudes et en café. Le café c'est rigolo, ça fait des bulles dans son cerveau, ça pétille. Quand elle en prend elle a l'impression que ses yeux sont encore plus ouverts que d'habitude et qu'elle va voir un autre monde.

La musique s'échappe des bars, mais à cette heure-ci c'est même pas la peine de penser à y pénétrer. Une mioche ça a pas sa place là-dedans, et c'est bien dommage parce que l'ambiance a l'air cool. Même en se maquillant ça passe pas. D'ici un ou deux ans elle pourra peut-être faire un peu illusion, quand ses seins auront commencé à pousser. Elle se donnera des airs de grande, avec sa clope qui empeste à la main, et on mettra un peu plus d'une demi-heure avant de la démasquer.

Son ventre gronde douloureusement. Elle essuie la morve qui coule de son nez et la lèche sur sa main. C'est pas assez nourrissant. Elle a des pièces dans sa veste, pas beaucoup mais assez pour s'acheter à manger. Sauf qu'elle peut pas rentrer à l'intérieur (le problème tourne en boucle, c'est agaçant). Pas le choix, va falloir passer par les poubelles.

Elle se penche dans l'immense benne sombre, sous la lumière clignotante de l'enseigne. Elle y déchiffre vaguement le mot « festin », et il lui semble que ça veut dire de la nourriture alors doit y en avoir des trucs bons là-dedans.

« DU POISSON ! »

Elle aime bien le poisson, mais elle en trouve rarement, et en plus quand il est plus frais ça fait trop mal au ventre alors elle tente pas le diable. Mais cette fois il est encore un peu tiède, ça veut dire que la personne a à peine touché à son plat. Elle sait pas si c'est de bonne ou de mauvaise augure mais elle s'installe par terre (sa table préférée, avec vue sur la bouche d'égout) et elle commence à dévorer la bête. Les hélicoptères brillent dans le ciel. On pouvait pas rêver mieux.
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Ven 13 Oct - 20:02
Montréal, la nuit, ce n’est pas de tout repos. Certes, ce n’est pas une de ces grandes villes américaines où le crime vous colle à la peau et vous suivra jusqu’à ce que vous retrouviez le confort de votre demeure, mais… il y a toujours quelque chose dans l’air. C’est cette électricité qu’on ne peut pas ressentir la journée. Le soir, c’est là que les gens étranges et dangereux se pointent le bout du nez. Je n’y pense même plus. Je peux toujours dire que j’ai vu pire. Sans la moindre prétention. Je regarde l’heure. 2h47. C’est bien le temps de fermer. Rien ne sert de rester ouvert plus longtemps. Il n’y aura personne d’autre ce soir. Le groupe au deuxième a quitté il y a une heure environ. Frédérique finit le ménage. La cuisine semble être prête pour demain. Je vais faire une dernière inspection et je renvoie quelques personnes chez elles pour la soirée. Le Festin ferme ses portes pour la journée. D’ici une heure environ, je devrais avoir traversé les quelques centaines de mètres me séparant de mon loft.

Entre temps, un peu de comptabilité m’attend. J’allume l’écran géant et je choisis un film au hasard. Je ne le finirai pas avant de partir. Je penche la tête, sans trop porter attention à l’écran et je m’attaque à la partie la moins intéressante de ma journée. Je me rends bien vite compte que les chiffres et les lettres se mélange dans un amalgame incompréhensible. Serait-ce l’heure d’un café ? Je pense bien que oui. Je sors de mon bureau. Les lumières du Festin sont maintenant tamisées et le calme gagne les lieux. Frédérique me salue au passage, puis elle quitte. Je m’approche de la machine à Espresso et j’appuie sur quelques touches. Il lui faudra peut-être une minute pour me faire un café comme je les aime. Juste le temps d’une bonne cigarette.

Je m’assure d’avoir mes clés (ce genre d’erreur serait trop bête) et je sors par la porte arrière. La ruelle n’est pas des plus accueillante. Ce n’est pas la plus sale de la rue mais elle est, comme les autres, mal éclairée. La lampe sur le bord de la porte de service vacille. Elle est jaunie mais fournir un éclairage correct sur mon entourage. Je ne vois aucun sans-abris qui dort dans la ruelle. Ça arrive souvent, surtout l’hiver. J’ai déjà trouvé un corps congelé sous l’escalier de service de mon voisin. Je ne veux pas gérer ça ce soir.

De mes poches, j’extirpe un étui à cigarettes en métal. Je sais que je devrais arrêter de fumer : après tout, je ne me fais plus jeune. Pourtant, j’hausse à peine une épaule avant de sortir un des bâtonnets blancs et de le glisser entre mes lèvres. Je sors mon briquet pour l’allumer. La première cigarette après un long quart de travail est toujours la meilleure. Et à cet instant, je ne pense pas aux problèmes de comptabilité, au staff ou à la réception qu’il y aurait dans deux jours qui me demandait de visiter les quatre coins de la ville à la recherche de tout ce qu’ils demandent. À cet instant j’oublie l’odeur de la ville, que je ne sens presque plus avec les années. À cet instant le calme revient, et je sais que bientôt j’aurai un délicieux café à descendre. Personne dit que je n’y ajouterai pas une petite touche de whiskey.

J’entends un son qui provient de ma droite. Des bruits de mastication. Ça m’agace. Je déteste qu’on vienne faire mes poubelles. En général je demande à mes employés de brasser le compost avant de quitter pour la nuit. Le mélange est trop écoeurant pour que les vautours viennent se nourrir. Probablement qu’un des jeunes de la cuisine a oublié. C’est peut-être un raton, mais j’en doute. Moi qui voulait juste fumer en paix et rentrer à la maison.

Je soupire. J’écrase mon mégot de mon soulier et je m’approche de la source du bruit. Je suis déjà de mauvaise humeur.

Je m’attendais à voir un homme pas de dent ou … en fait je sais pas. Mais je ne m’attendais pas à ce spectacle. C’Est une fillette. Elle a trouvé quelque chose dans un des bacs, probablement le compost. Elle mange avec un sourire satisfait aux lèvres. Je la regarde un instant. Elle est crasseuse. Assise à même le sol. Elle ne s’embête pas d’une assiette etmange avec apétit. Je reconnais cette faim. Je l’ai connu trop intimement. Mais je vais pas me mettre à nourrir tous les gamins du quartier quand même.

« Tu en as pour longtemps ? » J’ai probablement l’air plus méchant que je ne le suis vraiment. Mais la fatigue se lit sur mes traits tendus. Je vois derrière moi la lumière qui continue d’osciller. L’ambiance pourrait être lourde pourtant je reste calme. Je ne m’approche pas trop. Je ne veux ni lui faire peur, ni avoir des ennuis.
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Mer 1 Nov - 23:34



« Tu en as pour longtemps ? »

Elle sursaute en entendant la voix dans son dos. Figée comme un chat errant dans les phares d'une bagnole, elle crispe ses mains sur le morceau de poiscaille. Avec une lenteur exagérée, elle avale ce qu'elle avait dans la bouche.

« Quoiiiii ? »

Elle le connaît pas. Elle arrive à peine à le distinguer dans la lumière des réverbères. Pourtant le ton qu'elle emploie est d'une familiarité affligeante.

« Il était dans la poubelle, j'ai le droit de faire ce que j'veux avec d'abord ! »

La suspicion se lit un instant sur ses traits, alors qu'elle éloigne le déchet du nouvel arrivant. Elle se battra bec et ongles pour défendre son butin, il a pas intérêt à essayer de lui chourer !
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Sam 11 Nov - 17:42
Elle est sur la défensive. Ce n’est pas la peur qu’elle ressent. Ce sentiment, je le reconnais. Elle est sale et échevelée. Je n’ai aucune idée de quand date son dernier repas. J’ai déjà été pire qu’un chien enragé pour défendre un repas trouvé au fond d’une ruelle. Je me radoucis un peu, du moins je le crois. Je ne souris pas, mais je fais un pas calme en sa direction.

« Je ne vais pas te le prendre. » Normalement, le poisson n’aurait pas dû être dans ce bac, mais je n’allait pas me battre corps et âme pour un poisson dont je ne pourrais rien faire de plus.

Je laisse échapper un soupir. Je songe à m’allumer une seconde clope. La première est passée bien trop vite à mon goût. Et pourquoi pas ? Je sors une seconde cigarette de l’étui en métal et je l’allume en la regardant calmement. Je ne me fais pas agressif. Il serait probablement pire pour elle qu’elle se sauve. Avait-elle-même un endroit où aller ?

« Mmm… » Pensif, j’hésite. Je prends une bouffée. « Tu as eu de la chance. Normalement, mon staff discerne bien les déchets du compost. C’est mangeable au moins ? » Si elle était comme j’étais, elle discernait probablement à peine le goût en ce moment. Il y avait « correct » et « trop dégueulasse » pour les enfants de la rue. Ça sortait quand même d’une poubelle.
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Ven 29 Déc - 10:37


« Je ne vais pas te le prendre. »

Ok. Il veut faire quoi alors ? Pourquoi il reste planté là à la fixer ? Elle fait la moue, suspicieuse. Elle a appris à se méfier des inconnus, des ombres dans la nuit. Elle n'a pas peur mais elle reste prudente, prête à filer au moindre mouvement incongru.

« Mmm…Tu as eu de la chance. Normalement, mon staff discerne bien les déchets du compost. C’est mangeable au moins ? »

« Con-quoi ? »

C'est une insulte ? La petite clocharde renifle et se gratte le nez.

« C'est de la nourriture, pourquoi ce serait pas mangeable ? »

Ça fait des bulles dans son ventre, un petit grondement continu. Elle y est habituée. Elle n'en parle pas à l'androïde de garde, elle l'emmènerait chez le médecin et elle aime pas ce petit vieux qui la fait se mettre à poil. Il lui dit qu'elle doit se laver plus souvent et arrêter de manger n'importe quoi. Elle a pas envie. Elle gratte pensivement la crasse sous ses ongles.
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Jeu 4 Jan - 18:15
Je ne sais pas pourquoi je me donne la peine. Je ne vais pas me mettre à récolter chacun des enfants perdus de la ville. Déjà que j’ai Logan dans les pattes quand ma mère décide de l’inviter, impromptu, à dîner. Je devrais hausser les épaules. Je devrais partir. J’ai des choses à faire. Je regarde l’heure sur ma montre. Qu’est-ce que ça change ? Il est tard. Trop tard. Je n’ai plus de client, plus d’employés. Je devrais juste rentrer.

Mais je déteste voir ces petits gamins sales qui mangent dans les vidanges. Elle est sale. Elle a probablement faim à en crever. J’hésite. Je fume. Je réponds à sa question, ma voix distante. « Compost. Les déchets périssables. » Ça ne sert à rien d’élaborer : je me doute bien que c’est le dernier de ses soucis. Je réponds simplement parce que la petite m’a posé la question. C’est totalement superflu : elle s’en fout, je m’en fous.

« Des fois, tu trouves des trucs qui sont vraiment trop vieux ou dans lesquels les insectes se sont installés… si tu le rejettes une heure après, c’est pas d’avance. »

J’écrase mon mégot sur le mur de brique et je le laisse tomber au sol. J’hésite à partir. Je me détourne vers la porte arrière du restaurant, sans demander mon dû. Finalement, je m’arrête, je me retourne. « Viens. Je vais te donner de l’eau et de la nourriture fraîche. »

Dans le pire des cas, elle ne me ferait aucunement confiance. Je reprendrai mon chemin, elle reprendra le sien. Si elle en a un.
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Dim 7 Jan - 22:13



« Compost. Les déchets périssables. »

Elle pige que dalle. Elle est un déchet périssable.

« Des fois, tu trouves des trucs qui sont vraiment trop vieux ou dans lesquels les insectes se sont installés… si tu le rejettes une heure après, c’est pas d’avance. »

Elle hoche la tête.

« Ouais, j'ai une règle : quand c'est vert on mange pas. Par contre on peut grignoter autour. »

Il commence à partir. Elle se demande s'il va appeler des policiers pour la faire dégager de son restaurant. (Il a quand même un restaurant, il doit être bourré de thunes !) Bref, elle ferait mieux de déguerpir avant que ça s'envenime.

« Viens. Je vais te donner de l’eau et de la nourriture fraîche. »

Elle s'arrête net, le cœur battant à tout rompre. Ses yeux écarquillés se baladent sur l'homme en costume, se posent sur ses traits durs et la barbe qui commence à lui manger le visage. Elle tente de l'analyser, de chercher le psychopathe qui pourrait se cacher en lui. C'est sa plus grande frousse. Elle en a vu des gamins disparaître, parfois réapparaître brisés par les délires d'adultes dégueulasses. C'est pour ça qu'elle veut grandir vite vite, passer entre des mailles du filet. Elle grogne, montrant les crocs, et se met à cracher sa rage à l'inconnu :

« Hein ? Non mais tu me prends pour qui, vieux salopard ?! Tu crois que je vais te suivre comme une fleur pour que tu m'attaches dans ta putain d'cave ?! T'en as eu beaucoup des gamins comme ça ? J'espère pas pour toi, sinon je ferai de ta vie un enfer t'entends ?! »

Elle finit sur un hurlement rageur qui fait pleurer ses yeux.
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Mer 17 Jan - 21:24
D’un côté, je comprends sa méfiance. De l’autre… quel agacement. Qu’est-ce que je fais faire à proposer comme ça de la nourriture à une sale gamine ? Ma mère me l’a bien dit : tu ne peux pas tous les sauver. Elle a bien raison. Et la petite conne qui continue de débiter sa tirade. Qu’est-ce que j’en ai à foutre, de toute façon ? Absolument rien. Ai-je même une seule bonne raison de tenter de la raisonner ? Non, aucune. Alors je rends les armes.

« Tu es sérieuse ? »

Et elle peut continuer ses jérémiades, et elle peut continuer de crier et de m’accuser de tous les maux et de faire une scène. Personne ne viendra l’aider ici. Je n’ai aucune intention de lui faire du mal, mais c’est la vérité : aucun secours en vue. Les forces de l’ordre connaissent l’endroit. Les forces de l’ordre me connaissent. Peut-être qu’une poignée d’idiots espéreraient se faire un nom… mais il n’y a rien à trouver.

Et je bats en retraite. Je retourne à l’arrière du restaurant, je ferme le container dans un claquement de métal sonore qui ébranle la ruelle et étouffe la voix de la fillette. Retour à la porte. Retour à la case départ.

« Tant pis pour toi. C’est pas mon estomac qui gronde. »

J’ai fumé, certes, mais je me sens plus énervé qu’avant. J’ouvre la porte pour m’enfoncer dans le restaurant sans même une arrière-pensée pour elle.

[HRP: Désolée, c'est pas top comme réponse mais j'arrivais à rien de plus. ^^; ]
Mails : 509
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Lun 9 Avr - 23:07
RP terminé

Il y a parfois de drôles de rencontres, de celles qui confrontent une enfant des rues faisant les poubelles à la générosité d’un homme de bar. Un peu de nourriture non avariée est proposée mais selon vous, la gamine, petit chien errant se laisse-elle apprivoiser ? Pas vraiment et, je suis au regret de vous annoncer que cette l’histoire se conclue sur une porte claquée.


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