TEASING - Montréal, 2048.

Une foule anarchique et cosmopolite fourmille le long de la rue sainte Catherine. L’armada populaire est multicolore de peau tandis que les corps sont de chair, de métal, ou bien encore métis. Homme et androïde, chacun est différent mais tous sont identiques dans la masse, individus trop pressés, croisant l’autre sans même le regarder. C’est une tourbe de bras et de jambes. D’identités.
Certains sont riches. D’autres sont pauvres. Loin du manichéisme, ils manipulent, écrasent. Grondent, se révoltent. Se soumettent ou subissent. Ignorent et se contentent d’avancer. Ils vivent, se confrontent et se répondent car cette foule polymorphe, insaisissable, est l’essence même du mouvement.
C’est la danse des humanités.
De notre société.
Staff
Léandre Luissier - L'Archiviste
DC : Johann Keegan - Logan Duval
Fondateur & graphiste - Présent

Les figures de l'ombre
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▬ 06/18 :Lancement de Human Outside, pour les deux ans du forum ! C'est un grand remaniement qui n'attend plus que vous ♥
Prédéfinis

Painter Story [Pv. Lukas]
 :: Montréal :: Quartiers résidentiels :: Parcs

Mails : 42
Surnom : A'ke
Emploi/loisirs : Chien de garde de Grim
Portrait robot : - Fiche de présentation
- Résumé
- Androïde de type 3
- Parle de manière rudimentaire
- Se nommait anciennement Rex
- Apparence personnalisable
- Obéissance totale à Grim
- Intelligence instinctive et sensorielle
- Impossibilité de planifier sur le long terme
- Éprouve des sentiments humains non simulés
- Capacité d’attaque envers les humains
- À abandonner plusieurs de ses réactions canines programmées
- Déteste les humains

A'ke te parle en #9F8ACE
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Mar 7 Nov - 15:27
Non, ceci n'est pas Loft Story


AKELA


GRIM


Un mois.
Quatre semaines.
Vingt-huit jours.
Six cent soixante-douze heures.
Quarante mille trois cent vingt minutes.
Deux millions quatre cent dix-neuf mille deux cents secondes.

C’était le temps écoulé depuis les réparations que Grim avait effectuées sur ma personne après m’avoir recueilli dans cette décharge. À la manière d’un compteur, j’avais conscience de la moindre seconde qui s’était écoulée. Ce temps ne cessait de me revenir en tête, telle une sirène d’alarme qui devient trop intrusive. C’était la période qui m’avait été nécessaire avant que je ne commence à me sentir à l’aise dans l’appartement de cet androïde. Faire mes marques dans ce lieu nouveau, me familiariser avec les sons naturels de l’endroit, reconnaître les vas et viens des voisins… Pourquoi tant de tension? À un point tel que dans les premières heures, je n’avais cessé de sursauter au moindre changement ambiant. Lors de mon réveille, j’étais même resté au séjour pendant, ce qui aurait pu paraitre pour plus d’un, une éternité. C’était de toute évidence un sentiment puissant qui m’habitait, mais lequel? De la peur? Non. Ce n’était pas pareil qu’au moment de l’accident d’Engela. Alors quoi? Qu’est-ce qui pouvait créer autant de nervosité et me rendre semi-impotent pendant un si long laps de temps? J’étais si différent de ma naissance au moment de mon arrivée dans le domicile des Ludovick. Je ne m’étais pas mis à me déplacer comme si de rien n’était et que le terrain m’appartenait. Aujourd’hui, était définitivement ma première journée où je me sentais comme dans mon ancienne demeure. J’en avais un ressenti de légèreté et de bien-être. Suffisamment pour m’arrêter à observer le reflet de mon être que me renvoyait un miroir long.

En regardant mon aspect, mon corps eut un mouvement de soupir en adéquation avec ce que m’indiquait comme réaction possible mon codage social. Pour le cas de mon physique, ce n’était pas encore gagné. Je ne ressemblais à rien avec autant de pièces dépareillées. Ha non! Mes excuses. Je ressemblais effectivement à quelque chose. J’avais une tête proche de ces créatures naturalisées pour devenir des cryptides. Rien de glorieux de mon point de vue. Quelque chose d’un peu plus harmonieux s’il vous plait, avais-je envie de crier. Pourquoi une telle préoccupation provenant d’une machine? La réponse était fort simple. Ayant une conscience de qui je suis, j’ai une conscience de qui je veux être. Le monstre de Frankenstein ne faisant pas partie de cette liste. Un apparat qui me plairait et qui saurait plaire aux autres. J’en avais besoin pour charmer. Du moins, cela rend la tâche plus facile. Il devait y avoir un moyen de compromis entre le monétaire et le contentement?

Avec cette quête enregistrée, je me mis pour mission d’arpenter l’appartement de Grim afin de trouver ce monde idéal. Un arrangement… Un arrangement… Un arrangement… Un… Hum. Pourquoi ne pas tenter le coup me disait-je en remarquant la pinte de peinture qui était posée sur le comptoir de la cuisine. Une couleur unie serait un grand avancement; quelle qu’elle soit. Sans penser un seul instant au fait que ce contenant pouvait être dédié à un objectif précis, je me dressai sur mes pattes arrières et le saisit entre ma mâchoire de fer. Une fois en ma possession, mes points d’encrages antérieurs retournèrent sur le plancher des vaches. Aussitôt mon équilibre retrouvé, j’exerçai une forte pression sur le seau pour le faire céder. Lentement, il pliait sous ma force puis mes canines le transpercèrent et arriva le moment où il fut si courbé que le couvercle débarqua. Dans un sploush sonore, le liquide épais et homogène forma une grande flaque d’une teinte jaune canari au sol. L’objet encore dans ma gueule, je secouai vivement ma tête pour terminer de « l’achever » puis je l’abandonnai bêtement en le laissant tomber. Tel un chien de chair, je me couchai dans cette mare avant de m’y retourner sur le dos pour me rouler dans son contenu. De par mes mouvements vifs, des gouttelettes du produit se retrouvaient à s’envoler un peu partout pour terminer leur course sur la majorité des obstacles qui m’entourait. Murs, portes d’armoires, cuisinière, chaises… Sans que je le réalise, il n’y aurait pas que moi avec une nouvelle teinte.
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Lun 13 Nov - 9:11
En dehors de Pierre et Cailloux il n'y avait guère de vie dans le modeste appartement de Grim. Jusqu'à ce jour où il rencontra Akela, qu'il avait ainsi renommé. Il l'avait trouvé dans une décharge un jour qu'il s'y rendait pour voir si quelques objets intéressant n'y avaient pas été jetés. Tomber sur un chien robotique avait d'abord été une surprise. Voir qu'il "vivait" toujours en était une plus grande encore. Puisque de toute façon le sort des "déchets" n'intéressait personne ici, l'artilect l'avait ramené chez lui et entreprit de le réparer. Ce ne fut pas simple car il manquait des pièces et des composants électroniques qu'il mit un certain temps à trouver.
Le jour où enfin le chien se mit en marche Grim en avait éprouvé une grande fierté, oui c'était ça. Il avait réussi à "soigner" un androïde, un androïde animal en plus. Bon certes les soins vétérinaires et humains se rapprochaient parfois mais dans le cas d'une créature faite de circuit et d'impulsions électriques comme lui ça tenait presque du miracle qu'il y soit parvenu.

Les débuts ne furent pas simple. Grim ne connaissait que très peu de choses aux comportements animaliers, et encore moins quant à ceux de leurs similis artificiels. Alors il le laissait relativement tranquille. Parfois il lui parlait. Il s'était présenté évidemment. Et comme l'artilect ignorait le nom de ce chien il lui en avait donné un nouveau : Akela.

- C'est le nom du loup chef de meute dans le Livre de la jungle. Tu as le profil d'un chef de meute.

Voilà la seule explication qu'il donna. Forcément que son inspiration ne pouvait provenir que d'un livre. Et bien entendu il s'était refusé à nommer l'animal d'un sobriquet classique du style "Médore" ou "Rex", et encore moins avec le nom d'un loup méchant ou ridicule. Akela c'était joli et original. Voilà comment débuta leur relation.

Ce jour-là Grim s'occupait de l'entretien de ses plantes, car il en possédait une sacré collection. Certaines servaient pour ses drogues, d'autres étaient purement décoratives. L'artilect ne s'était jamais vraiment rendu compte de sa quasi obsession à remplir son appartement de vie. Que ce soit avec ses poissons, ses plantes, ou son chien. Devait-il dire son chien ? Techniquement il n'était pas vraiment le maître d'Akela, il l'avait simplement récupéré et soigné. Tout affairé qu'il était à retiré les feuilles mortes d'un magnifique ficus, un bruit métallique provenant du salon attira son attention. Il se leva, ouvrit la porte de sa chambre et constata avec un certain ... effarement -?- l'ampleur des dégâts. Du jaune. Du jaune poussin partout. Sur le sol. Sur les murs. Sur le canapé en tissu. Sur l'aquarium de Pierre et Cailloux. Et milieu de tout ce bazar, un Akela qui se roulait dans la flaque jaune. Devait-il se mettre en colère ? Les humains l'auraient fait. Mais Grim n'était pas humain. Alors il se contenta de refermer la porte et vint s'agenouiller devant l'animal.

- Pourquoi tu as fait ça ? Il y a de la peinture partout maintenant, je vais devoir tout laver.

Un humain aurait crié, un humain aurait fait de grands gestes furieux en désignant le canapé taché, il aurait certainement puni l'animal. Pas Grim. Il ne connaissait pas tout ça. Après tout ses notions d'éducation restaient très vagues, pour lui c'était une grande première que d'avoir la responsabilité d'un être vivant aussi complexe qu'Akela. Et naturellement il considérait que le chien allait lui répondre, évidemment.
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Surnom : A'ke
Emploi/loisirs : Chien de garde de Grim
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- Résumé
- Androïde de type 3
- Parle de manière rudimentaire
- Se nommait anciennement Rex
- Apparence personnalisable
- Obéissance totale à Grim
- Intelligence instinctive et sensorielle
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- Éprouve des sentiments humains non simulés
- Capacité d’attaque envers les humains
- À abandonner plusieurs de ses réactions canines programmées
- Déteste les humains

A'ke te parle en #9F8ACE
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Mar 28 Nov - 2:22
C'est ça la famille : une petite meute animale


AKELA


GRIM


Je continuais de me rouler à coup de grand mouvement dans cette flaque visqueuse. Dans un temps record, mon dos et mes flancs étaient devenus de la couleur d’un poussin. En un sens, cela était de bon goût puisque je venais à peine de revenir d’une mort quasi certaine. Un jaune vif, lumineux et flamboyant pour mon renouveau. Bien sûr, je n’avais pas conscience de toute cette symbolique. Ce type de réflexion poussée, typiquement humanoïde, me passait dix pieds par-dessus la tête. Ce qui m’importait était mon propriétaire qui venait d’entrer dans la pièce principale et de s’agenouiller tout près de ma tête. À ses mots, je me retournai immédiatement pour cesser de le voir à l’envers; ce qui ne m’empêcha pas de rester couché. À sa question, je penchai légèrement ma tête sur le côté. Oui, tien. Pourquoi avais-je fait cela déjà? L’excitation que j’en avais tirée m’avait fait oublier la réflexion qui m’y avait conduit. Hum… Cherchant la réponse que Grim attendait, je commençai à observer la scène qu’il venait de me décrire. En effet, il y avait du jaune partout. Au-delà de sa préoccupation, qui était loin d’être mienne, c’était parfait pour me camoufler! Tandis que je me disais cela, j’aperçus mon reflet dans le miroir. Mon image. Je me souvenais maintenant.

- Changer Akela. Beau.

Je me relevai puis je me secouai rapidement tel un chien qui vient de quitter son lieu de baignade. Je vous laisse deviner ce qui se passa à cet instant… On était désormais deux à être d’une teinte excentriques. Ce que je ne réalisai qu’après coup. Alors qu’un jeune enfant ayant le même niveau de capacité cognitive que moi en aurait ressenti de la culpabilité, une autre émotion que celle-ci me gagna. Je ne savais pas encore son nom, mais cela ne m’empêchait pas de la vivre à sa pleine capacité. Elle me faisait sentir plus proche de l’androïde qui me servait de maître et me rendait heureux.

- Meute. Pareille.

Je trempai le bout de mon museau dans la mare puis je vins coller ma truffe contre la joue de Grim pour le peinturer en jaune; comme moi. Je promenais délicatement le bout de mon museau sur le côté de son visage puis sur son cou. Je quittais mon contact avec lui uniquement pour me ravitailler en peinture qui se trouvait à mes pattes. En aucun instant je ne pensai qu’il puisse ne pas vouloir être peinturluré ou qu’il puisse être encore préoccupé par mon dégât. Mon esprit était focusé par mon désir soudain de renforcer les liens qui m’unissait à mon sauveur en nous rendant semblables l’un et l’autre. Cette manière inopinée, qui m’était venue par accident, me permettait de réduire l’écart entre son être bipède et ma quadrupédie. À l’instar d’une meute de chairs qui partage leur odeur, on partageait notre apparence.

Invité
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Ven 8 Déc - 14:40
L'avantage certain des animaux androïdes, du moins pour quelques modèles, était cette formidable capacité qu'ils avaient de parler. D'exprimer des mots en tous cas, car on ne pouvait réellement tenir une conversation avec eux. En réalité Grim ne savait pas s'il s'agissait d'une spécificité de son chien ou de ce modèle-là. Il fallait vraiment qu'il se renseigne sur le sujet.
Akela voulait se changer, devenir beau. Effectivement, ça se comprenait. Son enveloppe extérieure avait été abimée et hélas l'artilect ne pouvait pas faire de miracle. De là à devenir jaune et repeindre tout le logement ... peut-être qu'il y avait exagération. Et l'animal s'ébroua, envoyant voler des gouttelettes poussin absolument partout. Il faudrait tout laver. Grim constata l'étendu des dégâts d'un regard neutre. Il laissa passer un soupir semblable à de la lassitude. Le nettoyage était une activité non prévue aujourd'hui qu'il faudrait rajouter à son emploi du temps. En plus de son propre lavage. Parce qu'Akela vint lui coller sa truffe jaune sur la joue.
Grim ferma un oeil pour ne pas en avoir à cet endroit. Puis il en eut dans le cou, et bientôt une grande partie du visage. Il se redressa hors de la portée de cette attaque et passa ses doigts sur la peinture, ne faisant que l'étaler davantage. Être pareil, la même meute. Comme une famille ? Les humains disaient cela. L'androïde considéra un instant le chien, si semblable et différent de lui. Oui ils étaient pareils en fait, pas seulement parce qu'ils étaient composés de circuits et de métal. Pour d'autres raisons également.

- C'est voyant comme comme couleur, je ne peux pas me promener comme ça dans la rue. Attends on va trouver autre chose de mieux.

Mais quoi ? Grim alla chercher son ordinateur portable et lança une recherche internet sur ce qu'on mettait sur un chien pour le personnaliser. Il montra les résultats à l'écran.

- Regarde Akela, les humains mettent des colliers. Hum ... Ce n'est pas très original.

Il détailla l'androïde, les endroits où il avait été abimé et qu'il avait rafistolé comme il pouvait. Et puis il eut une idée.

- Je sais ! On pourrait te trouver une nouvelle enveloppe extérieure pour réparer celle qui est cassée, et on pourra ensuite la décorer comme tu veux.

Ou alors il pouvait tout aussi bien s'acheter un collier pour lui aussi, avec un symbole pour les représenter tous les deux. Un symbole pour identifier leur meute. Ca lui plaisait comme mot.

- On peut commander les pièces sur internet, je sais les assembler ce n'est pas un problème.

Après tout ça ne touchait qu'à l'extérieur, et Grim opérait parfois de petites réparations sur lui-même donc il n'y aurait aucune difficulté pour ça. Il continuait à regarder les résultats de sa recherche. Colliers, jouets, bandanas, laisses, paniers, coussins, tant de choses existaient pour les chiens. Parfois même des parties du corps robotisées pour les animaux handicapés, entièrement customisables. Le développement de la robotique ne touchait pas que les humains. On pouvait même installer de la véritable fausse fourrure sur une enveloppe externe et rendre l'animal presque réel, comme un vrai chien.
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A'ke te parle en #9F8ACE
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Dim 31 Déc - 22:16
Mon bonheur à moi... C'est nos moments à nous.


AKELA


GRIM


Lorsque mon maître se leva pour m’échapper, je me postai sur mes pattes arrière pour me surélever et ainsi continuer mon recouvrement jaune. Je n’en eus cependant pas l’occasion puisqu’une fois que mon geste fut à peine réalisé, Grim avait déjà filé dans une autre pièce. Ce n’est qu’avec sa disparition, donc le retrait de ma lubie, que mon esprit s’attarda à ce qu’il avait dit. Trop visible. Trop visible…? Je posai mes pattes antérieures au sol avant de tourner en round pour observer la flaque de peinture que j’avais causée. C’était… jaune. Oui. Jaune moutarde. Je portai mon regard dans le miroir plein pied qui se trouvait non loin. J’étais encore plus visible qu’un lièvre avec son pelage d’hiver en milieu d’été. Je n’y étais pas du tout niveau discrétion, embuscade, filature, etc.

- Jaune. Proie. Mauvais.

Après avoir partagé ma pensée, je m’avançai vers mon ami quand il m’appela. Une fois ma lourde tête déposée sur la table, je captai mon attention sur ce qu’il souhaitait me montrer. Un collier. J’en avais déjà eu un avec les Ludovick. La petite Engela passait son temps à tirailler ce bout de cuir pour m’inciter à regarder la moindre chose qui la fascinait. Cela pouvant aller d’un petit insecte banal à une grande sculpture somptueuse. Pourquoi pas, me dis-je? Il y en avait des beaux avec de jolies plaques brillantes. Par contre, je désirais plus que cela. Il aiderait, certes, mais cela n’arrangeait pas mon problème de carrosserie. Tandis que Grim faisait défiler la page, j’aboyai subitement pour le surprendre. Je voulais qu’il s’arrête. J’approchai ma truffe de l’écran pour venir désigner un bandana. On voyait bien leurs motifs puisqu’ils étaient plus larges que les colliers. C’était également à mon goût.

- Décorer? Changer beau? Oui.

Quel drôle de mot. Je l’avais déjà entendu, mais cela concernait une maison ou un sapin. Jamais je n’avais été jumelé avec « décorer ». Si cela signifiait me rendre jolie, ça me convenait parfaitement. Peu importe le terme employé. Les humanoïdes étaient souvent doués pour l’agencement. Ainsi, je me laissais au jugement de Grim. Ce qui n’était pas non plus pour sortir de l’ordinaire. Au-delà des bandanas, la vue des jouets me fit aller chercher ma balle de tennis. Je déposai l’objet sur les jambes de mon compagnon.

- Jouer ensemble.

Je me reculai de quelques pas. Mes pattes s’arrêtèrent dans la flaque de peinture sans pour autant retenir mon attention. J’étais déjà passé à une autre histoire. Je ne restais jamais longtemps sur le même sujet. Ce qui ne m’empêchait pas d’attendre avec impatience que mon bienfaiteur se lève pour que l’on sorte dehors. Les dernières images m’avaient donné l’envie de courir, de sauter et de me défouler. Je voulais passer un moment joyeux avec l’androïde.

Invité
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Lun 8 Jan - 13:32
Un banada ? Ma foi pourquoi pas. Puisque Akela semblait le vouloir, Grim le commanda. Il avait déjà vu des chiens avec ce genre d'excentricité au cou ça ne choquait pas. Il avait lu quelque part qu'il fallait toujours féliciter l'animal lorsqu'il faisait quelque chose de bien. Est-ce qu'Akela devait être considéré comme un chien normal ? Grim considéra que oui, pour certains aspects, alors il posa une main affectueuse sur sa tête et sourit, ça il savait faire.

- On recevra le bandana demain, la livraison est rapide. Et on commandera des pièces neuves, et une peinture plus ... appropriée que le jaune.

L'animal s'éloigna d'un coup pour revenir avec la balle de tennis dans la gueule. Il la déposa sur ses jambes avant de demander à jouer. Jouer ensemble ? Dehors ? Oui dehors cela allait de soi, ils n'allaient pas s'exercer dans un appartement si petit et tout en désordre. Normalement il aurait fallut se laver un peu avant de sortir pour ne pas attirer l'attention. Grim considéra la question. On risquait déjà de l'aborder en voyant le chien androïde, s'ils étaient tous deux jaune ça n'irait pas en s'arrangeant. Mieux valait réduire les risques de contacts humains et ainsi échapper à de mauvaises situations.

- D'accord on va aller jouer. Mais avant on se nettoie. Il faut toujours être présentables quand on sort, les humains accordent beaucoup d'importance à l'aspect physique des choses.

L'artilect referma son portable avant de se lever et de se diriger dans la salle de bain. Il mouilla un chiffon et entreprit de nettoyer consciencieusement Akela, cela fait il se débarbouilla et passa des vêtements propres. Pourquoi l'aspect physique devait-il primer autant ? Pourquoi cette fascination pour l'extérieure ? Ca avait toujours été une question épineuse pour lui, même après toutes années il n'en avait pas trouvé la réponse.
Jugeant son aspect suffisamment convenable, Grim attrapa les clés de l'appartement soigneusement déposée dans un plat sur le meuble de l'entrée - jaune lui aussi - et sortit, Akela à ses côtés. Il avait songé à une laisse puis s'était dit que ça ne servait à rien. Pas pour un animal aussi intelligent. Et quelque part il le voyait comme un frère, et l'idée de lui mettre une laisse éveillait en lui un sentiment de colère.

Grim ne vivait pas dans le meilleur endroit qui soit, en même temps il pouvait difficilement se payer mieux, surtout sans aucune identité. Obligé de passer par un intermédiaire pour se loger, l'androïde préférait se montrer aussi discret que possible auprès de son voisinage. Il traversait les rues rapidement sans vraiment prêter attention aux gens alentours jusqu'à ce qu'ils arrivent à un petit parc. Vraiment petit, avec sa mini marre aux canards, ses jeux pour enfants en mauvais état, et son fameux amas de buissons où il valait mieux ne pas traîner pour ne pas tomber sur des seringues usagées. Mais ça il s'en fichait. Il prit la balle, la lança une ou deux fois en l'air devant ses yeux. Pourquoi jouait-on à lancer des choses aux chiens ? Pourquoi aimaient-ils tant aller les chercher et les rapporter ? Grim chercha un coin tranquille, avisa un coin de pelouse tondue sans personne dessus, et il lança la balle aussi fort qu'il le pouvait. Elle fila à toute allure plusieurs mètres plus loin. Est-ce que, à l'instar des enfants, les chiens resserraient leurs liens par le jeu ? Grim vit du coin de l’œil un homme promener son chien, un vrai fait de chair et de poils cette fois. Est-ce que lui aussi faisait ça avec le sien ?
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A'ke te parle en #9F8ACE
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Sam 27 Jan - 1:11
Tout notre raisonnement se réduit à céder aux sentiments.


AKELA


GRIM


À la confirmation de mon maître qu’il acceptait de jouer, je me relevai pour piétiner à ses explications. Allez quoi! Cesse de parler et allons-y! Je ne parle pas autant et cela ne m’a jamais été une nuisance. Ha… Les humanoïdes et leur bla-bla. Tellement de mots pour dire si peu. Action. Réaction. Pas besoin de plus. Je vins à m’immobiliser à son discours sans pour autant cesser de le fixer. On y va maintenant? Allez, allez, allez… ALLEZ! Hé non… Je poussai un soupir par réflexe social. Geste non verbal que mes circuits avaient notamment associé au sentiment d’exaspération. C’était bien cela qui m’animait selon moi. À moins que ce soit davantage de la frustration de ne pas obtenir immédiatement ce que je voulais? Je m’y perdais encore dans tout ces termes. Je les vivais sans savoir les nommer la majorité du temps. Si l’un de ces bipèdes me l’apprenait, j’arriverais certainement à y voir plus clair. Ayant créé leur langage, ils devraient pouvoir me le transmettre d’une manière efficace. Cependant, cela attendrait à un autre jour. Apparemment, il fallait absolument se nettoyer. Je suivis Grim jusque dans notre salle de bain, non sans m’y sentir obligé. Si je n’y allais pas, il ne voudrait pas que je sorte donc je ne pourrais pas jouer avec lui.

Ce n’était pas tant que je n’aimais pas être mouillé ou me faire laver. C’est uniquement que ce n’était pas l’activité que je voulais faire dans l’immédiat. Telle une statue immuable, je restais immobile. La scène avait des allures de mec qui nettoie sa voiture. Sauf que… le mec était un androïde et le véhicule un chien. Fin. Vous avez compris l’image. Lorsque ce fut complété, je m’ébrouai tandis que Grigri s’occupait de lui-même. J’étais mécontent d’avoir dû m’y plier, mais content d’avoir quelqu’un pour s’occuper de moi. C’était possible de vivre en même temps des sentiments contradictoires? Décidément, je devenais tout aussi étrange que mes créateurs depuis ce bogue de mes circuits.

L’extérieur! Enfin! L’air, les passants, le béton, les oiseaux… Tant d’animation et tout autant de stimulus pour mes sens. Cela m’était énergisant! Presque au même niveau que mon petit matelas qui me sert à recharger mes batteries par induction. Dommage que je ne sois pas solaire. Je passerais encore plus de temps dehors. Je portai mon regard sur mon maître tandis que je le suivais. Mes mouvements de pattes vifs donnaient l’impression que je me pavanais. Passer du temps avec lui c’était ce que je préférais par-dessus tout. Il était le jus de ma batterie social et émotionnel.  

- Grim joie?

Il était le seul à qui je parlais autant. Il était ma meute. Il était mon monde. Un monde dans lequel mon sens du beau était bien différent des perceptions humaines. J’aimais ce cartier puisque c’était le nôtre. Ici ou ailleurs? Définitivement ici. Je ne retournerais pas dans le luxe que Rex avait si cela signifiait perdre Akela. Jamais sans mon Grim.

Le parc en vu, je pris un pas de course pour le rejoindre en premier. Avant que mon compagnon de sortie n’est le temps de poser un pied sur l’herbe, j’y avais déjà fait une ronde pour m’assurer de la sécurité de l’endroit. Une habitude qui m’était restée en partie à cause de mes anciennes responsabilités, mais également présente pour me permettre de garder à jour ma carte interne des lieux composant mon territoire. À l’arrivée de mon alpha, je le suivis jusqu’au coin de son choix. Il s’agissait d’un secteur légèrement à l’écart des humains, pour s’assurer que l’on soit tranquille. En prime, il nous offrait le vaste espace qui m’était nécessaire pour courir à ma guise.

Quand je remarquai que Grim se préparait à lancer ma balle, faisant des attraper sur place, je m’éloignai à reculons pour ne pas manquer un seul de ses mouvements. Lorsque je fus à un mètre et demi, je figeai pour patienter. L’envolée de l’objet ne se fit pas prier trop longtemps. Aussitôt qu’elle fila dans les airs, je me retournai vivement pour courser en direction du point d’atterrissage que mes circuits avaient calculé. J’arrivai même suffisamment rapidement pour effectuer un saut et l’attraper en vol quelques secondes avant qu’elle touche le sol. Mon jouet dans ma gueule, j’aboyai pour me faire entendre avant de revenir au pied de mon compagnon. Une sensation électrique me gagnait chaque fois que j’attrapais ma proie dans sa course. Était-ce que l’on appelait de la fébrilité? Dans tous les cas, c’était ce sentiment que je recherchais quand je jouais et l’attention que l’on me donnait quand je ramenais la chose.

Voyant que Grim ne me félicitait pas, je frôlai mon museau contre sa main pour qu’il réalise ma présence et récupère la balle. Par contre, étant curieux de son absence, je portai mon regard dans la direction que le sien prenait. Voyant l’autre chien pour lequel il s’intéressait plus qu’à moi, je me plaçai entre mon maître et cet indésirable. Je grognai aussitôt dans leur direction. Je ne laisserais personne me le prendre.

Invité
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Lun 19 Fév - 9:14
Joie ? C'était difficile à dire. Pouvait-on ressentir de la joie pour quelque chose d'aussi simple ? Est-ce que lui et Akela partageaient la même forme de joie ? Trop de questions qui finiraient par lui donner mal à la tête, façon de dire que ses circuits chaufferaient un peu trop. Malgré cela il considéra la question un moment avant de répondre d'un hochement de tête.

- Oui, joie.

Ce devait en être non ? Dehors, avec son chien pour lequel il développait une forme d'affection, que pouvait-on demander de plus ? N'était-ce pas ça au final la joie ? Les grands philosophes de ce monde auraient de quoi disserter pendant des heures. Grim jugea qu'une nouvelle caresse sur la tête d'Akela serait plus expressive que tous les mots qu'il pouvait employer.

A chaque fois qu'ils allaient au parc l'animal se lançait dans un rituel très précis. Il faisait toujours le tour, semblait examiner les lieux comme pour décider de s'ils lui convenaient ou non, puis enfin se préparait pour rattraper la balle. Il ne la manquait jamais. Est-ce qu'il en calculait la trajectoire ? Dans ce cas n'était-ce pas un peu tricher par rapport à un chien normal ? Non sans doute pas, parce que dans ce cas il en serait de même pour les capacités des androïdes humains. Or, les humains les avaient voulu ainsi. Donc c'était la faute de ces êtres de chair et de sang, CQFD.
Grim sentit une pression sur sa main. Akela avait déjà rapporté la balle alors qu'il observait l'autre bipède et son compagnon. Un comportement qui valut à son propre compagnon une réaction des plus étranges. Il se mit à grogner, à se montrer agressif, et l'autre canidé répondit à la menace.
C'était un berger dans le même style qu'Akela, à peu près la même taille, des poils bruns et noirs, des oreilles dressées et un museau long et pointu. Il se mit à aboyer lui aussi en tirant sur sa laisse, désarçonnant son maître. L'animal tira tant et si fort qu'il finit par échapper à la prise de l'humain. En quelques bonds il s'avança vers eux mais s'arrêta pour aboyer et grogner à nouveau. Comme Akela le faisait pour Grim, ce chien protégeait son maître. L'homme le rejoignit au pas de course avant qu'une bagarre n'éclate.

- Ca suffit Opium !

Grim nota le nom du chien, quelle idée de l'appeler par celui d'une drogue.

- Vous pourriez calmer le vôtre de chien ! s'écria l'homme en direction d'Akela.

L'androïde eut un moment d'égarement. Calmer son chien ? On pouvait faire ça ? Il n'y connaissait tellement rien en animal, et puis est-ce qu'on pouvait faire avec son compagnon comme avec n'importe quel chien ? Voyant que l'autre ne réagissait pas, l'humain menaça de s'énerver plus encore. Il se stoppa néanmoins en voyant que le chien qui énervait le sien était un androïde.

- Ca alors, c'est un androïde que vous avez !

Évidence même. Grim se contenta de hocher la tête. Il devait donner le change. Les humains le considéraient tout le temps comme l'un des leurs.

- Oui je l'ai récupéré il y a peu.

Voyant que l'homme calmait son chien par quelques caresses, Grim fit de même et vint poser sa main sur le flanc d'Akela.

- Je n'y connais pas grand chose en chien ceci-dit.

Il avait beau ne pas apprécier leur compagnie, peut-être que l'aide d'un mentor en comportement canin pouvait s'avérer utile. Opium s'assit aux pieds de son maître sous l'ordre de ce dernier, toujours méfiant vis-à-vis d'Akela cependant, et certainement aussi agacé de voir son humain s'intéresser à un autre chien que le chien-robot l'avait été de voir Grim porter son attention sur un autre canidé.

- Comment s'appelle-t-il ?
- Demandez-lui, il vous répondra peut-être.

Un chien qui parle ! L'homme se fendit d'un large sourire. Il s'agenouilla pour ne pas paraître menaçant.

- C'est quoi ton nom mon beau ?

Grim ne comprenait pas pourquoi les humains adoptaient une autre intonation en s'adressant aux animaux. Peut-être pour les mettre en confiance ? Allez savoir !
Mails : 42
Surnom : A'ke
Emploi/loisirs : Chien de garde de Grim
Portrait robot : - Fiche de présentation
- Résumé
- Androïde de type 3
- Parle de manière rudimentaire
- Se nommait anciennement Rex
- Apparence personnalisable
- Obéissance totale à Grim
- Intelligence instinctive et sensorielle
- Impossibilité de planifier sur le long terme
- Éprouve des sentiments humains non simulés
- Capacité d’attaque envers les humains
- À abandonner plusieurs de ses réactions canines programmées
- Déteste les humains

A'ke te parle en #9F8ACE
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Lun 25 Juin - 14:39
Ne t’inquiète pas
je suis facile à oublier


AKELA


GRIM


C’était une bête fière qui s’était élancée dans ma direction. Un animal confiant en lui et dont son propriétaire prenait grand soin de toute évidence. Ce n’était pas son pelage propre et soyeux qui allait démentir cela. Encore moins cette sensation de toilettage frais fait. Je percevais dans l’air les molécules d’un savon qui ne datait pas au-delà de deux jours. Un canidé parfait. Pas comme moi. Je n’étais que défaut pour les Hommes. Cela ne m’aurait pas étonné que ce berger fût participant à des concours. Tout cela… Tout cela faisait germer cette boule que j’avais en moi. Elle me déchirait de l’intérieur et me donnait l’envie irrépressible d’en faire tout autant avec mon adversaire. Elle prenait de l’expansion et enflait à une vitesse à laquelle je ne pourrais bien tôt plus la contenir. Elle engloutissait cette petite voix de bienséance que mon programme comportemental continuait de me faire entendre; la survenue du dysfonctionnement ne l’ayant pas fait taire.

Je percevais la voix de Grim et de l’humain, mais je ne l’enregistrais pas. Il n’y avait que cet aboiement incessant. Rauque, prenant, obsédant… C’était plus qu’une question de conserver mon droit sur mon maître. Il y avait autre chose qui s’était éveillé. C’était ce parasite qui me rongeait depuis mon abandon. Il n’était pas présent physiquement, pourtant je le ressentais. Je ne comprenais pas tout le temps ce qui se déroulait en moi. Encore cette histoire de sentiment?

Par coïncidence, à la caresse de Grim, je cessai d’aboyer. Le silence semblait s’être fait de mon côté. Cependant, ce n’était qu’en apparence. Par programmation de meute, j’avais commencé à émettre un bruit silant sous haute fréquence. On aurait presque dit un télécopieur. Un signal d’alerte pour confirmer l’identification  d’une menace avant de l’engager. Laquelle me direz-vous? Cet homme agenouillé face à moi et me parlant d’une voix enfantine? Ce berger assis qui n’émettait plus un bruit? Non. Le véritable ennemi était en moi. Je n’avais pas besoin de connaitre son nom pour qu’il soit là. La rancoeur. C’était cela qui me dévorait. Une blessure grandissante avec une souffrance semblant sans limites. Elle me rendait fou.

Sans le moindre son vocal, uniquement percevable par les bruits mécaniques de mon enveloppe, je poussa avec force l’humain qui me faisait face en usant de ma tête. Je le dégageais de ma trajectoire de la même manière qu’un éléphant déracine un arbre mort. Toujours avec ce silence de mort, je bondis sur le canidé que j’avais pris par surprise. Je ressentis son cou qui échappa à mes crocs. Petit chanceux. Il n’y a pas que les Hommes qui te sourient. La vie aussi. Cette salope d’existence. Ne crois pas que cela va durer. Tu tomberas toi aussi. Un autre plus joli prendra ta place puis tu termineras chez le vétérinaire dans un sac poubelle. Le même qu’ils utilisent pour leur restant de bouffe. Terminons ton histoire ici pendant qu’elle est encore heureuse. Comprends… Non. Ressens le déchirement de l’avarice des Hommes.

Du poil de son cou aux bords de mes babines, ma mâchoire solidement fermée, mes crocs aux travers de la viande de son épaule… C’était le début d’une histoire tragique. À moins que ce ne soit la morale à la fin d’un conte sombre? Une page de plus qui pourrait rejoindre les autres récits des frères Grimm.

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Surnom : L'Attachiant / Blanco
Emploi/loisirs : Officier de Police
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Albinos toujours prêt à êtres casse pied.

Plaisante en #24445C
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Ven 7 Sep - 2:56
Quand ce que l'on cherche, se trouve juste sous notre nez.
Un jour de repos ... Il fallait qu'il ait un jour de repos en pleins milieux d'une enquête. Certes, c'était obligatoire. La loi obligée que tout le monde ait au moins un jour de repos dans la semaine. En tant qu'officier de police, Lukas était mal placé pour ne pas se plier aux lois et ses supérieurs lui avaient déjà fait des remontrances comme quoi il travaillait trop. Oui, monsieur n'aimait pas la paperasse, mais c'était un adepte des heures supplémentaires. Et alors ?

Sauf qu'aujourd'hui ... L'Albinos n'avait rien à faire. Éloigner de son travail et obliger de se reposer, son appartement bien trop propre, il avait arrosé ses plantes il n'y a pas moins de dix minutes et n'avait rien de neuf à lire. Pourtant, il avait tout de même de quoi s'occuper. Mais non, il resta là, affaler sur son canapé, les yeux perdus dans le vide alors qu'il réfléchissait à son enquête. On lui avait donné pour mission de retrouver un androïde T-3 aux apparences de canidé et devenu agressif, ou plutôt "défectueux" malgré les lois de la robotique. Un convoi, c'était charger de l'amener vers une usine de recyclage avec d'autres "congénères" mais au lieu de ça, avait été détourné, certainement pour qu'ils soient revendus sur le marché noir. Après ça, Lukas avait dû se débrouiller pour enquêter, récupérer les pièces à droite et à gauche et mettre derrière les barreaux ces revendeurs douteux. Il avait travaillé plus que de raison, d'où les remontrances et la menace de mise à pied s'il ne respecter pas ses jours de congé. Mais c'était plus fort que lui, comment est-ce qu'ils voulaient qu'il reste tranquille alors qu'un androïde, voir même peut-être plusieurs à cause des pièces détacher, risquaient de mettre en danger des vies ? Pour lui, c'était une blague de mauvais goût.

Lukas fixa le plafond quelques secondes supplémentaires, secouant son pied au rythme d'une musique imaginaire avant de se relever brusquement. Il avait besoin de bouger, un petit footing ne lui ferait pas de mal et si ça ne réussissait pas à lui vider l'esprit, tant pis ! Il se remettrait au travail ... Discrètement.
C'est donc après avoir enfiler des vêtements plus adapter que ce vieux treillis qu'il se traînait chez lui et avoir pris ses affaires, qu'il quitta son appartement pour aller faire un tour. La distance ne lui faisait pas peur et il avait tout le temps devant lui, alors il alla trainer dans un parc un peu plus loin que d'habitudes. Il faisait chaud, même pour la saison et nombreux était les autres sportifs qui écoutaient de la musique pendant leurs séances d'exercice. À une époque ; Lukas aurait sans doute fait pareil, mais ce n'était plus le cas. Maintenant, il préférait rester en état d'alerte, en accord avec son environnement et il était loin de s'imaginer qu'aujourd'hui, cette manie allait lui être bien utile ...

Se vider la tête en courant lui faisait du bien, mais rapidement, une discussion qui s'envenima un peu plus loin capta son attention. Inconsciemment, il ralentit et se montra attentif. C'était deux hommes et leurs chiens qui ne semblaient pas s'apprécier un peu plus loin, rien de trop suspect pour le moment et le ton baissa, les deux canidés se faisant silencieux. L'albinos allait reprendre un rythme plus soutenu, tout en les gardant tout de même à l'oeil, quand tout bascula en un instant. Les aboiements, les grognements, le bruit mat de corps qui s'entrechoquent et se débattent...

Sans réfléchir, son corps bougea tout seul et il rejoignit les deux autres hommes en vitesse. Il se rendit compte à ce moment-là, que les plaintes ne venaient que de l'un des animaux et que l'autre n'était autres qu'un ... Androïde. Un androïde qui attaquait un autre chien visiblement sans raison et qui ressemblait étrangement à ce qu'il recherchait.
À mis chemin entre la montée d'adrénaline et un sang-froid exemplaire, il ne réfléchit même pas, ses gestes se faisant automatiques alors qu'il jeta son téléphone portable dans les mains de l'un des propriétaires, déjà sur le numéro des urgences dans l'espoir qu'il aurait l'intelligence de s'en servir. De toute façon, il était bien conscient que dans ce genre de situation difficile, il valait mieux faire parler son instinct tout en restant calme, les moments d'hésitation se montrant souvent fatale. Il tira l'androïde par les pattes arrières pour attirer son attention après lui avoir donnés un coup de sac à dos à la tête pour lui faire lâcher prise. Pestant intérieurement contre la résistance propre aux androïdes, il savait bien que ; ne faisant pas partie de l'escadron spécialiser et étant en jours de congé, il n'avait rien pour contrer cette machine. Sauf peut-être son taser ... Ces petites merveilles étaient aussi efficaces sur les androïdes que les êtres humains, même si les effets n'étaient pas exactement les mêmes. Sauf que là, tout de suite, il n'avait pas vraiment le temps de fouiller son sac pour le récupérer ...



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Mails : 42
Surnom : A'ke
Emploi/loisirs : Chien de garde de Grim
Portrait robot : - Fiche de présentation
- Résumé
- Androïde de type 3
- Parle de manière rudimentaire
- Se nommait anciennement Rex
- Apparence personnalisable
- Obéissance totale à Grim
- Intelligence instinctive et sensorielle
- Impossibilité de planifier sur le long terme
- Éprouve des sentiments humains non simulés
- Capacité d’attaque envers les humains
- À abandonner plusieurs de ses réactions canines programmées
- Déteste les humains

A'ke te parle en #9F8ACE
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Mer 19 Sep - 16:06
La colère est une bête cruelle et furieuse


AKELA


GRIM

La rancoeur, la colère, la rage…
Tous semblables par la puissance incontrôlable qu’elles peuvent générer en nous et pourtant à la fois si différentes. La première est comparable au geste de croquer dans un fruit amer. Supportable, mais sur le long terme on le devient à notre tour. Suis la colère. On y succombe à la moindre interférence mineure. Lentement et avec assiduité, elle gruge ce que nous sommes pour ne laisser sur son passage qu’une rage aveugle. Une haine contre le monde et la vie. Une poudre noire qui créer un brasier en un instant lorsqu’une minuscule étincelle l’allume. Un feu dévorant qui perdure jusqu’à la consommation, à son tour, de son ôte ou, par un quelconque miracle, lorsqu’il trouve une source salvatrice qui l’apaise et reconstruit son âme meurtrie.

Engloutis par cet incendie, mes crocs étaient ceux de la hargne. Je suivais ce que mes sentiments me dictaient. Je n’avais pas besoin de connaître leur nom pour cela.

J’avais entre ma mâchoire cette pièce de viande couinante qui se débattait. Elle essayait de mordre mon cou, mon épaule, mon oreille et tout autre parti qui étaient à sa portée, mais aucun de ses ridicules assauts ne fonctionnait contre mon corps synthétique. Pris par le désir de vivre, elle vint à se blesser elle-même à force de croiser sa dentition avec mon armure. Du sang se mit alors à couler de sa gueule. Ses babines en furent rapidement recouvertes ainsi que des sections de mon corps puisqu’il ne cessa pas ses attaques pour autant.

Il était impuissant. Comme je l’avais été. Sauf que lui, les Hommes décidèrent de lui venir en aide au lieu de contribuer à sa noyade. Le premier à intervenir ne fut pas son maître. Il était trop sonné et sous le choc de l’agression pour cela. Il ne trouverait pas la force de ce relevé avant un moment. La scène environnante ne l’aidait guère non plus. Il y avait de petites flaques rouges qui recouvraient le gazon autour de nous et des touffes de poils partaient à la moindre brise. Sans parler des gouttelettes sanguines qui avaient été propulser un peu partout dans les environs à cause de mes violents mouvements de tête qui agitait et déchirait le corps du canidé. Lui et moi étions désormais le centre d’une toile d’art abstrait.

La personne qui vint à la rescousse, des futurs restes de l’animal, n’était de prime abord qu’un passant. Un « bon » samaritain qui jugea efficace de m’assommer avec son sac. La bonne blague. Je n’étais pas assez bête pour changer de cible, aussi facilement, contre un objet inanimé. Tout de suite après l’impact, je lui adressai un regard froid avant d’émettre un grognement. Le premier depuis le début de ce carnage. Il avait pour utilité, unique, de lui transmettre mon mécontentement dans son implication. Ce bruit n’était qu’une synthèse vocale, mais il était possible d’y dénoter des pointes d’agressivité. Il se retrouverait cul par-dessus tête à son tour s’il le fallait. Cependant, pour l’heure, vu son faible niveau de menace, je détournai mon attention de sa personne pour me concentrer sur l’animal. Erreur. Mon corps se retrouva rapidement au sol. J’avais perdu mon équilibre à cause de leurs actions simultanées. Entre ce type qui gardait l’un de mes points d’appui hors contact du sol et ma proie qui se débattait, il n’en avait pas fallu plus pour déstabiliser ma mécanique rafistolée.

Une fois étalé dans l’herbe, j’ouvris ma gueule, libérant ainsi l’animal, puis je commençai à agiter brusquement ma patte arrière dans l’espoir de récupérer mon membre. Avec ou sans celui-ci, je pris l’initiative de me lever. Cette fois, la situation me força à écouter ce que mes systèmes m’envoyaient comme information. Le tout s’effectuant en l’espace de quelques secondes.

Officier de police. Matricule…
Connexion perdu.
Connexion aux réseaux.
ID at3rex0p
MDP *************
Erreur. ID bloqué.
Accès backdoor 5.
Accès réussi.
Donnée matricule bloquée. Lukas Weidmann. Hors service. Alliés.


- Non. Pas alliés. Ennemis. Lukas Weidmann hors service. Pas interférer.

Lukas Weidmann. Menace identifiée utilisateur.
Lukas Weidmann. Troisième loi modification T3.
Autorisation d’attaque en cours…


Il y avait des choses quasi immuables qui était impossibles de contourner, mais avec le temps, j’avais su prendre des chemins secondaires pour retrouver ou manipuler certaines de mes fonctions à ma convenance. C’est cela que mes sentiments, ma prise de conscience, m’avaient permis de faire. Être plus que ce qui avait été programmé. Être une machine qui peut se contrôler elle-même. Il se déroulait énormément de choses dans mon petit corps. Une infinité comparé à n’importe quelles autres. J'étais au-delà de ce que mon apparence stoïque laissait transparaitre.

Signal capté. Récepteur du signal : force de l’ordre.

Pour la seconde fois, malgré le risque, je ramenai mon attention ailleurs. Mes oreilles s’agitèrent pour localiser la source de l’émission. Au début, elle me parut être unique, provenant de ce téléphone que l’agent avait confié, puis je réalisai que les émetteurs étaient multiples. En cernant l’étau qui se resserrait, je m’engageai sur le chemin d’action logique : la fuite. Au premier parcourt sans obstacle que je repérai, je m’élançai sur ce tracé à pleine vitesse.
Mails : 84
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Mer 31 Oct - 19:17
Traquenard!

Sang. Il y avait du sang, de l’horreur, de l’imprévu dans le tableau charmant du parc calme.
Contre toute attente, un canoïde de prime abord inoffensif, c’était jeté sur un chien de chair et d’os. Il l’avait saigné. Sous la vue de tous.
Personne n’avait compris. Les figures dans le parc s’étaient stoppées, saisies. Toute sauf une qui, réactive face à l’urgence, avait quitté sa course pour s’interposer.
Laissant le soin au propriétaire du chien exsangue d’appeler la police, l’homme avait frappé l’animatronic en vain puis attrapé ses postérieurs. Surement habituée aux situations de lutte, il avait fait chuter la bête mécanique, délivrant de sa gueule la pauvre créature paniquée, qui libérée, s’était sauvé en jappant de douleur sous les yeux paniqués de son maître. Il ne la récupérerai pas ou bien plus tard et personne déjà ne faisait plus attention au chien, chaque âme trop occupée par la suite de l’action qui se déroula en deux temps très succinct: La relève précipitée du robot et sa fuite. Sa poursuite par l’homme qui s’était interposée.

L’androïde traversa tout le parc, détala dans les rues en direction opposée d’où venaient les renforts de police alertée. Il courut courut courut jusqu’à se penser en sécurité. Peut-être se pensait-il d’ailleurs loin de tout danger quand six hommes , figures sombres et silencieuses munies de tasers, avancèrent dans le boyau étroit de la ruelle sombre, le prirent en tenaille.
Ces hommes encagoulés de noir qui l’avaient retrouvé, ce n’était pas des policiers. C’était des bandits, des scélérats. De ceux qui avec une habileté presque savante, débusquaient les déviants pour se faire nouveau maître d’eux, les envoyer dans l’arène ou les dépecer, revendre leurs pièces sur quelques marchés.
Ces hommes, ces braconniers, surement étaient-ils même pire que les forces de l’ordre car aucune morale ne sommeillait en eux hormis, peut-être, celle de l’argent et de la violence. De leur réussite.

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