TEASING - Montréal, 2048.

Une foule anarchique et cosmopolite fourmille le long de la rue sainte Catherine. L’armada populaire est multicolore de peau tandis que les corps sont de chair, de métal, ou bien encore métis. Homme et androïde, chacun est différent mais tous sont identiques dans la masse, individus trop pressés, croisant l’autre sans même le regarder. C’est une tourbe de bras et de jambes. D’identités.
Certains sont riches. D’autres sont pauvres. Loin du manichéisme, ils manipulent, écrasent. Grondent, se révoltent. Se soumettent ou subissent. Ignorent et se contentent d’avancer. Ils vivent, se confrontent et se répondent car cette foule polymorphe, insaisissable, est l’essence même du mouvement.
C’est la danse des humanités.
De notre société.
Le poids du silence [rp discord Antoine/léandre] 50x50
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Léandre Luissier - L'Archiviste
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Le poids du silence [rp discord Antoine/léandre]
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Mails : 614
Double-compte : Georges Adams/logan Duval
Surnom : L'albatros
Emploi/loisirs : porte-parole d'Espérancia/ magistrat
Portrait robot : - psychologie basée sur l'obéissance
- Très anxieux. Lévres en piteux état, fume.
- prêt à tout pour être enfin reconnu et aimé par sa famille
- incapable d'aimer autrui et soi-même
- conservateur trés croyant
- pense que les androides sont des créatures déviantes
- belle âme au fond qui attend son envol
- homosexuel refoulé
- espére un jour être soigné
- attiré par Antoine Dastre

- Juge en DarkSlateBlue

Le poids du silence [rp discord Antoine/léandre] 2a9l
$ : 871
Léandre Luissier
Mar 27 Fév - 19:37
Citation :
Ce rp est une retranscription et une adaptation d'un rp discord eu avec Antoine Dastre


Meaning, Cascadeur

Juin 2048
Trente jours. Il ne restait à présent que trente jours avant ce moment attendu et redouté où, Léandre, époux devant l’Eternel, se retrouverait bague au doigt, marié avec une femme dont il avait peine à s’intéresser.
Trente jours, tout petit mois où tout se précipiterait de façon anarchique, pressé de finir à temps. Trente jours éprouvant qui , sous la douceur du début d’été, commençait par une retraite loin du vacarme de Montréal.

C'est Antoine qui avait eu l'idée de cette courte pause pour se ressourcer et Léandre, sous un sourire, n'avait pu qu'acquiescer. Entre  milles lieux, il avait choisi le calme d’un monastère et l’Illusionniste, malgré son âme païenne, avait accepté.
Ensemble, ils étaient partis le samedi dans l’après midi et, bercés de paroles et d’espoir de repos, sereinement, avaient voyagés jusque dans la soirée. Arrivés, un diner rapide leur avait été servi puis les complies avaient sonnés. Il y avait eu les prières puis le  grand silence et tout deux, muets, étaient retournés dans leur petite chambre de quatre qui servait de cellule commune aux pèlerins .
Vingt-trois heures sonnait quand Léandre abandonna son écriture, posa carnet et stylo sur le rebord de son lit et, en direction de l’homme qui lisait au dessus de lui, brisa le silence intime de la pièce.

« Antoine ? »

Le nom raisonna dans la petite pièce spartiate et le concerné se décrocha de sa lecture, donna toute son attention.

"N'avez-vous donc aucun respect pour le voeu de silence ?"

Léandre sourit à peine, amusé de la remarque taquine, murmure une réponse, semblable à un de ces enfants bravaches  bien trop conscient de l’interdiction.

"Le seigneur me pardonnera cette infraction car cela me semble le meilleur moment pour m'épancher auprès de vous"

Il se tut un instant, à la recherche de courage, de mots pour formuler ce qui le tiraillait depuis des mois et qu'il avait jugé temps de révéler à cet ami.

"Je... Je suis heureux d'être ici avec vous. C'est... plaisant... J'aimerais vous remercier de m'avoir accompagné tout ce temps..."

Antoine sourit, bienveillant.
Dire qu'il fallait attendre de s'enterrer dans les confins du monde pour obtenir de Léandre des confidences que même un enfant serait capable de formuler.
L’illusionniste, sous la pensée, se demandait parfois pourquoi il avait autant d'affection pour lui. Le coeur était étrange.

"Il n'y a pas besoin de me remercier. Votre compagnie m'est plus qu'agréable également." Il ferma son livre et le posa à côté de son oreiller. Une occasion de discuter n'était jamais à ignorer "Dites vous cela parce que vous craignez que votre mariage nous empêche de continuer à nous voir ?"

La réponse était inattendue et Léandre s'en étonna. Il s'étonnait toujours de la place que pouvait avoir ce mariage pour Antoine, à croire que cette union réduisait leur amitié à néant.

L’Albatros se tut un instant, décontenancé. " Non pas du tout... J'espère que nous resterions amis.. et.. A dire vrai Antoine, je voulais m'excuser de ne pas avoir toujours été honnête avec vous... "

De ne pas avoir toujours été honnête comme Antoine ne l’avait souvent pas été, travaillant à garder son amitié par intérêt adverse. Comme il ne l’avouerait jamais aussi, gardant toujours le masque de l’Ami, de celui avec lequel Léandre pouvait dialoguer, tout dire jusqu’à trouver la faille pour le faire tomber.
Il inspira, dans le rôle.

"Je pensais pourtant que vous valorisiez l'honnêteté"
"C'est vrai..."

Léandre souffla.
"Mais il faut croire que nous mentons tous quand il est question des choses dont nous avons..." Il hésita un instant  "honte..." . Quelques secondes supplémentaires de silence étreignit l'endroit. [/color]

" Vous avez surement oublié cette conversation mais je vous avais dit un jour qu’adolescent, j'avais rencontré un garçon dont je m'étais lié d'amitié aux journées mondiales de la jeunesse. »

Sa gorge se noua et une boule vint se lover dans son ventre. Il ne savait comment formuler son aveu.
«  Vous... Vous aviez raison alors... »

Les mots étaient tombés et Antoine n’en parut pas surpris. Il se contenta de répondre, neutre.
"J'avais raison ? Au sujet de vos sentiments pour lui ?"
-Oui… »

Léandre avait déglutit.
« Ce n'est pas quelque chose dont j'aime parler. ça a été douloureux et j'en ai honte . Je..." Il se tut, la parole difficile, un début de détresse palpable dans la voix. " J'ai été soigné pour cela.. "

Le terme fit tiquer Antoine.  Il pouvait aisément imaginer par quoi Léandre était passé.  Lui aussi venait du même genre de famille et connaissait ces pratiques, la différence majeure étant qu'il avait fait le choix de s'en émanciper, influençant son avis sur la question, réponse qu’il n’épargnerait pas à l'Ami.

"Il est stupide de tenter de soigner ce qui touche aux sentiments, Léandre. Vous n'avez pas à avoir honte des personnes que vous aimez."

Il avait parlé avec douceur mais l’Albatros frissonna. Peu importe les mots et leur bienveillance, c’était toujours ainsi quand il y repensait. L'émotion gonflait jusqu'à se faire maître de lui.

"C'est une déviance Antoine. On aime une personne de même sexe comme on aime un ami, un frère ou une soeur. Pas de façon... " Il hésita un instant et  ses dents se crispèrent. " Sexuelle."

Le mot avait été balancé avec dégout comme on se débarrasse d’une chose indésirable et l’Illusionniste, sans s’offusquer, l’avait saisi avec calme pour en faire son arme, l’argument à exposer.

"Vous connaissez ma bisexualité Léandre et quand vous dites cela, vous considérez donc que je suis déviant parce qu'il est fait que j'aime sans distinction de genre ? Personnellement, je crois qu’il n'y a aucun mal à préférer les personnes de son propre sexe.  Par ailleurs certaines personnes vivent très bien leur homosexualité et leur foi. Il suffit de prendre le temps d'y réfléchir posément, et d'accepter qu'aucun dieu ne refuserait quelqu'un capable d'aimer."

Ils avaient déjà débattu sur le sujet par le passé et la réponse de l’Illusionniste avait été une piqûre de rappel, de celles qu’Antoine aimait à employer de temps en temps et qui,  toujours,  plongé Léandre dans une défense revêche et malhabile.

"Il n'y a aucun mal selon votre religion mais c'est une déviance vis à vis du seigneur et de ma religion... Nous ne sommes donc pas d’accord sur ce point donc laissez Antoine. N’en parlons plus. Bonne nuit  "

Il se renfrogna, éteint la petite lumière au dessus de sa couche pour clore la discussion.
Il voulait dormir à présent. Ne plus se confronter à l’Ami.
A sa contre-offensive à venir.
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Le poids du silence [rp discord Antoine/léandre] 2a9l
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Léandre Luissier
Mar 27 Fév - 21:43

Meaning, Cascadeur

"Léandre Vous êtes celui qui vouliez parler …Fuir ce genre de conversation ne vous aidera pas à aller mieux."

La voix de l’Illusionniste avait été douce.


Cela n’aidait jamais à aller mieux, oui, Léandre le savait. C’était vain, un simple retrait, une façade pour ne pas affronter la réalité. Il savait tout cela et Antoine avait raison.
Il soupira, las, partiellement vaincu et résigné.

"N'essayez pas alors de me raisonner. Vos croyances ne sont pas les miennes..."


Car il était question de croyances. Toujours. De devoirs, de règles, de choses auxquelles Antoine n’entendait rien et qu’il démontait pièce par pièce en écho à son cœur.

"Vous parlez de croyances Léandre, je vous parle de sentiment et de réflexion. Peut-être est-ce là où est le malentendu. Vous convaincre que vous ne pouvez pas faire cohabiter vos sentiments et votre religion ne vous causera que du malheur, Léandre. Essayez au moins d'y réfléchir, avant de tirer une croix sur une chance de vous sentir mieux. Vous en souffrez actuellement, je le devine, mais qu'une situation dure longtemps ne veut pas dire qu'elle est destinée à durer éternellement. Vous n'êtes pas obligé de lutter seul, vous savez. N'hésitez pas à solliciter l'aide de vos amis"

Plus qu’une proposition, les paroles d’Antoine ressemblaient à une demande. A changer, à faire confiance, à évoluer vers un chemin que Léandre auquel Léandre n’avait jamais voulu penser.
Il soupira.

"J'ai appris à solliciter mes amis vous savez ... Si j'ai accepté de vous avouer cela, c'est grâce à mademoiselle Fox. J'en ai longuement parlé avec elle... J'aimerais à présent en parler avec vous. Pas pour que vous essayez de me faire changer d'avis ou de travailler à votre bonheur mais pour que vous sachiez. Juste sachiez car ce mal est tellement enraciné en moi qu’elle est devenue une partie de mon être, de ce que je déteste et rejette et pourtant ne changera peut-être jamais… C’est une partie d’histoire que je veux vous livrer car  je souhaite être honnête avec vous... En tant qu’ami. Comprenez-vous cela ?  »

Antoine acquiesça en silence et le regard de Léandre devint las. Il connaissait assez l’Illusionniste maintenant pour savoir que cette absence de paroles n'était là que pour éviter un quelconque conflit.
Capituler, affirmer sans le penser, conscient que rien ne changerait malgré les batailles était une chose qui faisait souvent avec sa douceur d'âme. C’était une chose énervante et attristante mais l’Albatros n'arrivait jamais à lui en vouloir, peut-être parce que c'était cela au fond qu'il faisait qu'il était si pleinement "Antoine", son Ami .

Il alla à l’encontre de son ressentiment et Léandre reprit là où il s’était arrété il y a déjà plusieurs minutes.

"Après avoir rompu tous contacts avec mon ami de JMJ sous conseil de mes parents, je me suis senti mal pendant un temps. J'ai fait beaucoup de cauchemars... charnels… et j'ai compris que j'éprouvais plus que de la camaraderie envers cet ami. J'ai eu peur et je l'ai tu un mois à mes parents avant de leur en parler. Je suis allé voir alors un psychiatre et..."

Il s'interrompit, le malaise le reprenant, une nausée légère au cœur.

" J'ai suivie une thérapie pour me soigner de cette déviance... Des médicaments, une psychothérapie à base d'images et un traitement donnant des nausées quand des pensées malsaines me venaient. C'est... " Il hésita. " Une chose assez courante qui... a fait ses preuves... " Sa respiration alourdit "Ensuite..."  

Mais les mots ne vinrent pas, coincés dans sa gorge. Il se mordit la lèvre inférieure, les yeux humides.

"Excusez... Moi..."

Un moment de silence s’installa où chacun, dans son lit, songeait.
Léandre à ce qu’il avait vécu, Antoine à ce qu’il aurait pu vivre s’il n’avait pas rompu le cordon familiale et quitté sa maison. A la détresse que Léandre pouvait ressentir aujourd’hui aussi.

Il souffla, à peine, et l’Illusionniste se décida à descendre de la couchette supérieur.
Doucement, comme un parent prudent le ferait avec un enfant farouche, il s’assit sur le bord du lit de l’Ami, se tue quand celui-ci, par pudeur et gêne  se rabattit  vers le mur, tournant la tête vers celui-ci pour cacher son visage à l'ami, repliant ses bras sur lui-même pour les rendre inatteignables.

Léandre craignait d’être faillible mais ne voulait pas le montrer. Il devait être fort, maintenir les apparences. Il reprit, plus bas, la voix presque étouffée.

"Après ce traitement, je n'ai plus jamais désiré un homme ensuite... Dès que le sentiment grandissait, cela me donnait des nausées et me dégoutait... Je n'éprouvais pas non plus de désir envers les femmes... Envers personne à dire vrai. Les femmes m'indifféraient, les hommes me dégoutaient. Je me pensais à jamais incapable de ressentir de l'intérêt envers quiconque... Mais…"

Il se recroquevilla un peu, d’avantage mal à l'aise.

« Je crois que je suis trop attaché à vous… »
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Léandre Luissier
Mer 28 Fév - 9:29

Meaning, Cascadeur

La déclaration fut un coup de tonnerre.
Depuis toujours, Antoine s'estimait bon observateur et c’était une chose dont il  avait besoin dans son métier mais aujourd’hui les mots de Léandre en était une autre qu'il n'avait pas vu venir. Il tendit la main, à court de mot, mais la laissa en suspens, conscient de ne pouvoir se permettre un tel geste temps que  Léandre ne le lui autorisait pas. Il attendit donc, le reste des mots.

« Je suis désolé de vous annoncer cela comme ça... Cela doit vous gêner… Je l'ai réellement réalisé quand vous avez failli être blessé à la convention... J'ai eu si peur... Il y avait des blessés partout mais je ne pensais plus à rien d'autres que vous... »
Léandre se tordit les mains l'une dans l'autre. L’Illusionniste ne lui pardonnerait peut-être pas  mais au moins, il l'avait dit. Il avait été honnéte envers l'ami.
« Je suis désolé de vous imposer cette vérité... »
-Ne soyez pas désolé."

Antoine avait réussi à briser son silence et à articuler quelques mots et, dans un signe de pardon et de bienveillance, osa finalement poser sa main sur celles de l’Albatros, pour établir, peut-être, une connexion.

"Merci pour votre honnêteté."

Léandre frissonna au contact de la main de l’Ami. Il continua néanmoins à parler.

" Vous m'êtes précieux Antoine. Je me sens bien à vos côtés... Je... Je ne veux pas que ces sentiments déviants m'éloignent de vous ou que vous en ayez peur... Restons amis s'il vous plait. Comme depuis toujours. "

Il dégagea sa main de celle d'Antoine et vint à son tour la poser sur celle de l''Illusionniste, sentant ses phalanges sous la pulpe de ses doigts. Il caressa, à peine, les bosses et les creux, apaisé par la simplicité  de ce contact.

" Je ne veux pas de ces sentiments... Je vous promets qu'ils finiront par disparaitre."

Car léandre n’en voulait pas. Il les exprimait pour s’en exorciser et s’en débarrasser. Pour nier et fuir.
Pas pour avancer vers un avenir plus doux et l’idée même de cette auto-asphyxie  fatiguait Antoine. Il ne comprenait pas. Ne pourrait surement jamais. Ils étaient trop différents.  

"Pourquoi aurais-je peur de vos sentiments ? Pourquoi voudriez-vous les voir disparaître ?"
"Car vous êtes mon ami le plus précieux. .. J'ai... peur de vous perdre je crois ...comme j'ai perdu cet ami il y a des années. Je... ne veux pas de ces sentiments qui me font me sentir sale et me détester. Je préférerais ne plus rien ressentir au lieu de ressentir... ça . "

Ses doigts sur les phalanges de l'ami s'étaient crispés légèrement sous le mot. Léandre avait peur et Antoine le rassura. Il le ferait encore et encore même s’il devait y voir se défiler la nuit.

"Vous n'avez aucun risque de me perdre pour une telle raison, Léandre. Vous êtes le seul susceptible d'instaurer de la distance entre nous."
"Cela... me rassure..."

Léandre sembla hésiter. Il était le seul susceptible d'instaurer de la distance entre eux et il est vrai qu'il y avait pensé. Pour se préserver.

"Oubliez tous cela alors..."

Qu’ils oublient. Que rien ne change, enfermé dans la bulle de sécurité d’un doux mensonge.
Qu’Antoine ne cherche pas à la percer. Qu’il ignore même s’il ne le veut pas. Qu’il l’accepte
, espérait Léandre en vain quand l’Illusionniste répondit.

"Pourquoi me demander d'oublier sitôt après avoir fait de tels aveux ?" lui demanda-t-il, posé.  "Vous ne pouvez pas toujours me demander d'accepter de vous voir vous cacher derrière des rideaux pour ne pas voir la réalité, Léandre. Vous êtes rassurés de ma réaction et vous me demandez d’oublier mais seuls vos sentiments vous importent donc et non les miens ? Léandre, cessez donc de fuir mon regard s’il-vous-plait."

Et de toute les réponses, c’était celle que l’Albatros craignait le plus, qui fit que sa main quitta celle d'Antoine pour aller se recroqueviller contre sa propre poitrine. Il soupira longuement, pour se gorger de courage et se retourna vers Antoine, le regard bas, fuyant.

"Vos sentiments m'importent aussi vous le savez...
- Pourtant, je suis certain que vous ne voulez rien m'entendre dire qui ne vous confirme pas que je désire seulement rester un ami cher, et que je cautionne votre regard aveugle sur vos sentiments. On n'éprouve pas de désir pour ses amis, Léandre. C'est un sentiment d'une autre nature."

Un sentiment que Léandre ne voulait pas accepter et qui faisait battre son cœur d’une étrange détresse. Il se redressa légèrement, plongea ses yeux dans ceux de l'Illusionniste et répondit d'un ton froid d'affrontement qu'il employait si rarement.

"Je sais. Mais je n'en veux pas. Peu importe vos sentiments, Je ne veux pas éprouver cela envers vous. "
-"Pourquoi ?" fut sa simple question. La colère de Léandre ne l'effrayait pas. Antoine était un homme calme en toutes circonstances.
-"Vous le savez très bien…"
"Oui mais vous l'avez dit vous-même. Ce n'est pas du dégoût que vous éprouvez lorsque vous pensez à moi."

Antoine soutenait son regard, sans trêve entre eux et les dents Léandre se serrèrent, son regard se fit moins dur, plus fuyant.  Antoine avait raison. L’Albatros ne pouvait pas le reconnaitre néanmoins. Tout cela allait trop contre ses propres croyances.

"C'est vrai... mais ce n'est pas bien et ceci est une chose dont je suis sur. Demain à peine je serais marié et ..." il souffla, excédé. " Cela n'a aucun sens . Nous tournons en rond. " Il soupira cette fois. "N'en parlons plus s'il vous plait Antoine... Je n'aurais pas du vous en parler... Je suis désolé…"

L’Illusionniste sourit, à peine, un fond de résignation et de tristesse sur les lèvres.

"C'est amusant, comme les choses dont vous êtes sûr sont des choses auxquelles je ne crois pas."

Mais ainsi soit-il, il s'arrêterait là. Rien ne servait de se battre contre Léandre.

"Arriverez-vous à dormir ?
-Non… Je crois que je vais essayer d'aller fumer dehors en espérant ne pas me faire remarquer par un moine... Cette conversation m'a ébranlée..." . Il soupira.
-Avez-vous besoin de compagnie ?"
"Ca devrait aller, merci. "

Antoine se leva , Léandre a sa suite. L’Albatros attrapa son manteau et l'enfila, s'arrêta avant de sortir, se tourna vers l'ami.

"Antoine, quels sont vos sentiments vis à vis de tout ça ?"

Son regard était triste, las.
Il ne pouvait pas en vouloir à cet homme. C’était le seul après tout qui comptait à son coeur
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Léandre Luissier
Mer 28 Fév - 10:50

Meaning, Cascadeur

L’âme humaine était une chose étrange.
Elle se brisait sous la violence des sentiments et des paroles, tentait de fuir mais au moment de se rétracter, sentant déjà l’absence et le manque, revenait, cherchait de nouveau le contact, la connaissance et la compréhension. La Présence.
L’âme de Léandre cherchait celle d’Antoine.

"Antoine, quels sont vos sentiments vis à vis de tout ça ?"

Antoine regarda Léandre, étudiant sa question. Il n'en était pas vraiment surpris, davantage curieux de comprendre ce qui n'était pas clair dans tout ce qu'il avait déjà pu dire à Léandre.

"Vous connaissez très bien mon avis. Vous avez seulement tendance à le rejeter."

-Je ne parle pas de votre avis Antoine, mais de vos sentiments. Cela ne vous dérange pas qu'un ami vous dise vous aimer ? C’est une chose qui me gênerait personnellement. Si ma propre fiancée me le disait, j’aurais envie de la repousser. Je me sentirais illégitime. Comme si j’avais fait quelque chose de mal, que je l’avais perverti pour qu’elle veuille quelque chose que je ne peux lui offrir."

C’était une affirmation triste. D’autant plus dans la bouche de cet homme qui ne connaissait de l’amour que la douleur.
Antoine devait choisi ses mots avec soin car il y avait tellement plus de chances de froisser Léandre que le contraire. Il n'était plus un funambule sur une corde.

"Je ne crains pas l'amour Léandre. "

"Alors cela vous indiffère? "
"Non. Il n'existe pas que la crainte et l'indifférence." Tout un panel d'émotions, si difficiles à comprendre. "Je suis flatté, confus, et triste avant tout que vous rejetiez ce que vous ressentez."

Les mots de l’Illusionniste touchèrent Léandre et peut-être que ceux ci étaient ceux qu'il aurait aimé entendre dés le début. Ceux véritables et non les avis ou les demi-mesures.

" J'en suis désolé ... Il ne faut pas être triste pour moi vous savez. Accepter les sentiments que j'ai à votre égard ne m'apporterait rien et compliquerait et me blesserait plus qu'autre chose... Vous savez... " il réfléchit. " Vous avoir à mes côtés en tant qu'ami est la chose la plus importante pour moi. Cette amitié me comble pleinement. Elle m’apaise et fait que rarement je me sens seul comme cela était le cas avant. Si vous êtes là en tant qu'ami, je n'ai pas besoin d'amour, de femme ou de que sais-je...."

Le fond était toujours le même. Le refus, la satisfaction d'un rien. Il n’y avait pourtant pas l’essentiel.

"Peut-être est-ce une question de définition, Léandre. Ce que vous décrivez être de l'amitié, est ma définition personnelle de l'amour. »

Léandre sourit tristement.
« Peut être est-ce une forme d'amour en effet. J'avoue ne pas être familier de ce genre de sentiments... »

"Essayez d’y penser. Rien qu’une fois. Par exemple, que pensez-vous de mes propres sentiments ? Le fait que vous m'intriguez, Léandre, et que j'aime énormément votre compagnie, et que vous m'attirez. Je ne peux réellement dire que je vous aime, mais vous ne m'êtes pas indifférent."

De toutes les déclarations, à son tour, l’Albatros ne s'attendait pas à cela car chaque signe, chaque attention qu'Antoine avait pu avoir depuis leur rencontre avait été perçu avec l'innocence d'un enfant.
Léandre n'avait jamais pensé à rien d'autre qu'à ses sentiments, à la place qu'ils prenaient dans son coeur sans penser à ceux que pouvait véritablement ressentir Antoine. Peut-être ne l'avait il pas voulu inconsciemment. Pour se protéger.

Il se tut quelques secondes, le cœur serré, douloureux. Triste et empli d'un sentiment indescriptible. Il serra les dents avant de murmurer, le regard fuyant vers le sol. Les paroles de l'illusionniste le touchaient. Plus qu'aucune autre.


"Je suis désolé Antoine... Je ne savais pas..."

Désolé, comme souvent, oui, parce que Léandre n'acceptait pas facilement ce qui touchait aux sentiments. Antoine n'allait pas forcer.

« Préférez-vous ignorer mes paroles, ou voulez-vous poursuivre cette conversation ?
-Je n'ignore pas vos paroles. J'en suis touché ... je... Je ne saurais que vous dire...
-Il n'y a guère beaucoup à dire vous savez. Vous êtes bientôt un homme marié, et si je ne suis pas certain que ce mariage vous comblera de bonheur, je ne suis pas égoïste au point de me prétendre plus important que celui-ci pour vous.
[color=darkslateblue] - Vous l'êtes, Il soupira, Je n'ai aucun interet pour Anna mais ma famille a besoin de ce mariage. Je ne peux l'annuler. "

Antoine dût avouer être touché. Il avait imaginé la droiture de Léandre l'empêcher de placer un ami au-dessus d'autres formes d'intérêts.

"Mais vous, de quoi avez-vous besoin ?
- J'ai besoin de la reconnaissance de mes parents et de votre présence à mes côtés. Je suis un homme humble qui a besoin de peu. Je ne veux rien d'autre qu'une vie calme et paisible dans l'amour et le respect du seigneur. "

Son regard s'était redressé, doux et infiniment mélancolique. Il n'y avait pas grand chose à ajouter à cela. Ce que Léandre listait, il l'avait déjà, dans tous les cas partiellement. Tout ce qui pouvait être dit avait déjà été dit.

« Désirez-vous toujours aller fumer ?
-Cela me ferait le plus grand bien je crois. Accompagnez-moi si vous le souhaitez. »

Antoine sourit en acquiesçant, prit un manteau, ses cigarettes et le briquet que Léandre lui avait offert avant de le suivre dehors. Il faisait frais à cette heure-ci, mais il avait besoin de tabac, il le sentait. Il alluma sa cigarette, puis proposa le briquet à Léandre qui le saisit, fit de même avec sa cigarette avant d’inspirer une bouffée pour la recracher avec une sérénité étrange.

Il était déjà tard et les moines dormaient donnant au lieu une quiétude profonde.

"J'aime la paix indéfectible qui règne dans les monastères. Peut-être que ce que j'aurais aimé profondément c'est un lieu comme celui-ci, loin de tout, accompagné d'un frère d'âme dont l'attachement, l'amour et l'esprit serait assez grand pour transcender le palpable et les sentiments... Vous savez, je crois en a la communion des esprits et des cœurs comme forme ultime d'amour... C'est une idée très chrétienne je crois."

Il sourit légèrement, délicatement.

"Une idée très vous," confirma Antoine sans en dire plus. "Vous êtes quelqu'un tourné vers l'esprit et l’apaisement. Je ne vois pas ma vie loin de la ville et des gens personnellement.
-Une idée très moi en effet." Léandre rigola à peine mais sincèrement. "Je ne vous vois pas vivre loin de la ville et des gens non plus. Ca ne vous irait pas. Vous êtes trop solaire pour cela.
-Solaire ? J'aurais simplement dit social." Un éclat de rire s’échappa de la gorge du magicien "Ne le prenez pas mal, mais même avec votre compagnie, je m'ennuierais vite, coupé de la foule."
Léandre sourit en soufflant un peu de fumée.

" Je ne le prends pas mal ne vous inquiétez pas. Et vous êtes... Comment dire... Comme un soleil de printemps... Vous irradiez de quelque chose de doux... rassurant. Vous attirez les gens à vous et êtes séduisant... Vous verriez un bon prêtre vous savez et je crois qu’au fond, illusionniste ce n'est pas si éloigné... Prêtres et magiciens, vous venez tout les deux à l’encontre des gens pour leur offrir un peu d’espérance, de rêves et de sérénité… Les moines et moi même sommes plus comme les eaux paisibles, discrètes d'un ruisseau qui coulera à jamais. " Il soupira, en paix. " Vous devez penser que je raconte n'importe quoi... Cela doit être la fatigue.
-Vous voilà plus poète que moi," s'amusa Antoine "Vous n'aviez jamais dit, avant, que vous me trouviez séduisant. Votre langue se délie."

Léandre esquissa un sourire.

" Je vous l'ai déjà dit il y a longtemps. Je m’étonnais même de ne pas vous voir marier. Mon avis n'a pas changé depuis."
-Les hommes comme moi ne se marient pas. Je ne sais pas faire de promesse d'amour éternel et à l’état de mon appartement, je ne suis pas bon à marier."

Antoine souriait en disant cela. C’était une vérité dont il s’était détaché depuis longtemps et dont il ne gardait qu’une impression nostalgique et tendre. Léandre trouverait néanmoins surement quelque chose à y redire. Il l’avait toujours vu meilleur qu’il ne l’était réellement.

"L'amour ne va pas forcément de pair avec le mariage. Je n’aime pas ma femme et si vous n'êtes peut être pas bon pour tenir une maison, je suis convaincu que vous seriez un bon époux, présent pour l'autre. Vous l’êtes bien pour moi après tout.
-Difficile de ne pas être présent pour vous," Antoine rigola un instant, celui-lui là même où le cœur de Léandre, se serra, touché. "Vous occupez une grande part de ma vie Léandre
-Et j'en suis heureux. Un vide se créerait en moi si vous veniez à disparaître… Je ne devrais pas dire cela mais vous êtes davantage mon compagnon que ma propre femme. "

La réflexion fit sourire l’Illustionniste.

"Vous n'apprécierez pas si j'étais votre compagnon. J'embrasse mes compagnons."
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Surnom : L'albatros
Emploi/loisirs : porte-parole d'Espérancia/ magistrat
Portrait robot : - psychologie basée sur l'obéissance
- Très anxieux. Lévres en piteux état, fume.
- prêt à tout pour être enfin reconnu et aimé par sa famille
- incapable d'aimer autrui et soi-même
- conservateur trés croyant
- pense que les androides sont des créatures déviantes
- belle âme au fond qui attend son envol
- homosexuel refoulé
- espére un jour être soigné
- attiré par Antoine Dastre

- Juge en DarkSlateBlue

Le poids du silence [rp discord Antoine/léandre] 2a9l
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Léandre Luissier
Mer 28 Fév - 13:13

Meaning, Cascadeur

La réplique moucha l’Albatros.
Il se tut quelques secondes. Imaginer Antoine embrasser un homme lui semblait surréaliste mais l’image ne le dérangeait pas. L’illusionniste était spécial et de toutes les personnes qu’il connaissait, Antoine était surement le seul dont il pouvait accepter une potentielle homosexualité sans que l’idée ne le dégoute pour autant.
Il hésita à moment avant de demander. " Voudriez-vous m'embrasser ? … Je veux dire, en auriez vous l'envie ? Vous avez dit tout à l'heure que je vous attirais mais en quelles manières? "

Une telle question dans la bouche de Léandre était tout autant déstabilisante. Antoine le dévisagea un instant.

"Oui, je voudrais vous embrasser." Il souffla la fumée de la cigarette. "Je l'aurais déjà fait, si je n'avais pas conscience de vos réticences."

Un nouveau temps de silence s’installa, à la recherche du mot juste, une pointe légère de désir venant comprimer le bas-ventre de l’Albatros. Il n’en montra rien cependant , masquer ses sentiments étaient une chose où il était passé maitre en tant que juge.
« Je vois..., il reprit, la parole peut assurée, Je suis désolé et suis touché de vos considération et de votre respect à mon égard..."
-Ne soyez pas désolé. Je n'ai fais que répondre à votre question.

La parole d’Antoine avait été sereine et détachée et Léandre ne sut tout d’abord pas quoi répondre, tira une dernière bouffée de sa cigarette pour se laisser le temps de réfléchir avant d'écraser son mégot.

"J'espère qu'un jour vous trouverez quelqu'un, homme comme femme. Vous le comblerez j'en suis sur et qui sait, peut-être aurais je l'honneur d'être votre témoin à votre mariage, Il ne pouvait que souhaiter le bonheur de cet homme qu'il aimait mais ne pouvait pas combler, Nous pourrions alors regretter ensemble le temps lointain du célibat "

Cette dernière phrase, il l’avait dit avec humour et c’est avec cette même dérision que l’Illusionniste avait répondu.

"Vous désirez donc tant que ça me voir marié ?J'ai hélas peur que vous ne voyiez pas ce jour arriver. Je vieillis, ça ne plaira pas."
Il y avait pourtant tant à plaire. L’intonation sereine de sa voix, l’odeur de ses cigarettes, le mouvement de ses mains, l’éclat de son rire, la poésie de ses illusions, la bienveillance et la finesse de son esprit.
Il y avait tant à aimer. Antoine ne voulait juste pas le reconnaitre, engoncé dans l’idée qu’il vieillissait.
-Ne vous dévalorisais pas. Les ridules légères aux coins des yeux vous vont à ravir. Elle vous donne un air rieur. Si cela peut vous rassurer, la maturité d’un homme n’est pas un défaut pour beaucoup de femme et je pense que si j'en avais été une femme, vous seriez le genre d'homme que j'aurais aimé épouser."

C’était une affirmation curieuse que celle-ci, qu’Antoine saisit.
"Croyez-vous que les choses auraient été différentes, si vous aviez été une femme ?"
"Oui je le crois. Il est évident que je n'aurais pas été la même que l'homme que je suis actuellement. Cela peut vous paraître étrange mais c'est une certitude dont je suis sur. Je veux dire, la perception des choses aurait été différente déjà. Ce n’est pas que culturel ou éducationnel mais aussi hormonal et génétique. Après il y a l'ordre naturel des choses également que vous me refuserez surement. Vous connaissez mes sentiments à votre égard mais je vous avoue que l'idée de rapport entre deux hommes me dégoûtent alors que celui entre une femme et un homme, même s'il ne m'intéresse pas, me semble normal car il existe dans le but de procréer"

Antoine sourit sous le discours dépassé. Il n’y avait que Léandre pour penser et dire cela à leur époque. Il n’était pas totalement dans le faux néanmoins et certaines idées se valaient.
Il ne fallait mieux néanmoins ne pas en discuter au risque de retomber dans une confrontation inutile à cette heure où il serait bon qu’ils aillent dormir. L’Illusionniste choisit donc une répondre plus légère.

"Je me demande si je vous aurais considéré comme une femme ennuyeuse," rit-il. "Ou si vous auriez toujours eu votre caractère et votre esprit. Je ne suis pas homme à n'aimer que des corps."

Léandre réfléchit une fraction de secondes et haussa les épaules.

« Je ne sais pas. A dire vrai, je ne me considère pas vraiment comme un être d’intérêt particulier même en tant qu'homme. Je ne saurais dire ce qu’il plait chez moi…"
-Mhmm..." Antoine acheva sa cigarette avant de répondre. "Votre honnêteté. Votre culture. Votre ténacité, même si vous êtes parfois un peu trop têtu," rit-il. "Votre gentillesse, aussi. Et dans un autre registre, j'ai un faible personnel pour votre sourire et la franchise qu’il peut dévoiler."

Léandre rougit dans l'obscurité, assez peu pour que rien ne se remarque.
"Merci...Vous faites partis de ces rares personnes qui peuvent le voir... Je veux dire... Mon sourire… Je ne souris pas souvent franchement..."
-J'en suis honoré, dans ce cas, j'apprécie d'être capable de vous voir assez heureux pour sourire en ma présence."

En écho aux mots, l’Albatros sourit doucement, avec la timidité et l'innocence d'un enfant.

"Vous êtes un peu magicien pour cela aussi que voulez-vous..."

Il inspira l'air nocturne, s'imprégna de l'odeur de cigarette d'Antoine qui finissait de mourir.

"Je sens la fatigue m’assaillir. Je vous propose de rentrer. »

Antoine acquiesça et tout deux regagnèrent la quiétude de la chambre pour se débarrasser de leurs vêtements d’extérieur. Ils se déshabillèrent en silence puis se firent face quand Léandre se décida à parler pour clôturer cette soirée.

" Bonne nuit Antoine... Merci de m'avoir écouté. Cela m'a fait du bien, je me sens plus serein envers moi-même de vous l'avoir dit... Je n'aime pas vous mentir. Vous m’êtes trop précieux pour cela. "

L’illusionniste sourit paisiblement avant d’ajouter un « De rien. Je suis heureux d’avoir pu vous écouter Léandre. Bonne nuit. »
Il se décala et chacun rejoignit sa couche. Léandre au dessous, Antoine à l’étage. La lumière s’éteignit, la petite pièce de quatre lits seulement éclairé d’un rayon de lune.
L’Albatros, serein, inspira longuement, attentif aux bruits de couvertures froissées, sourit, amusé quand un bras vint pendre du lit du dessus.
Antoine dormait dans des positions étranges à moins que cette main tendue soit un dernier au revoir à saisir avant de rejoindre les bras de Morphée. Un dernier au revoir auquel Léandre s’accrocha, glissa les doigts. Une caresse au creux de la paume. Un geste de tendresse, comme une promesse.

Cinq secondes d’union avant la séparation.

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L'Archiviste
Mar 22 Mai - 15:00
RP terminé

Dans l’intimité d’un monastère, à à peine un mois de son mariage, Léandre a décidé d’avouer ses sentiments à son ami même s’il ne les accepte toujours pas.
C’est le temps des confidences et des remises en question.
Le dernier moment ensembles qu’ils partageront.
=> Suite dans « Dernier hommage"
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Le poids du silence [rp discord Antoine/léandre]

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