TEASING - Montréal, 2048.

Une foule anarchique et cosmopolite fourmille le long de la rue sainte Catherine. L’armada populaire est multicolore de peau tandis que les corps sont de chair, de métal, ou bien encore métis. Homme et androïde, chacun est différent mais tous sont identiques dans la masse, individus trop pressés, croisant l’autre sans même le regarder. C’est une tourbe de bras et de jambes. D’identités.
Certains sont riches. D’autres sont pauvres. Loin du manichéisme, ils manipulent, écrasent. Grondent, se révoltent. Se soumettent ou subissent. Ignorent et se contentent d’avancer. Ils vivent, se confrontent et se répondent car cette foule polymorphe, insaisissable, est l’essence même du mouvement.
C’est la danse des humanités.
De notre société.
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Prédéfinis

Quand les dragons perdent leurs couleurs [Pv. Jake]
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Ven 18 Mai - 3:48


When the dragons lose their colors

Pv. Jake


Ah, Montréal. Quelle ville splendide. M’enfin, elle le serait pour n’importe qui; après tout, qui n’aime pas que toutes les nécessités soient à portée, à quelques pas seulement de chez soit? Tu sors sur la rue Sainte-Catherine et tout de suite, toutes les boutiques sont à peine à quelques mètres de toi. Vêtements, sports, meubles, électros, articles pour artistes… J’en passe. Il y a de tout, partout. Et pas que sur Sainte-Catherine, hein, non. Toute la ville, tous les quartiers sont arrangés de façon à ce que tout soit accessibles. Disons que cela m’arrangeait, mais que j’aimerais bien pouvoir être ailleurs.

Aujourd’hui était un jour comme les autres. Du moins, pour moi ce l’était. J’étais là pour tenir la boutique alors que la plupart des autres étaient rentrés. Après tout, on était en fin d’après-midi, c’était calme et y’avait pas eu beaucoup de clients au studio, comme d’habitude, quoi. Ca ne changeait pas vraiment. Autant on pouvait avoir des jours très achalandés, autant la majeure partie de notre temps est passé à sketcher dans nos cahiers à tenter de trouver de nouvelles idées de tatouages. C’était comme ça et, même si mes journées au boulot étaient longues, cela me plaisait. Ca me donnait l’occasion de me poser, de me concentrer sur autre chose que cette stupide dépression qui s’entêtait à me ronger le moral et me le mettre à plat. Au moins j’arrivais à faire quelque chose de productif.

Cela devait faire au moins trois heures que j’étais assise au bureau, à la réception, quand le dernier de nos artistes vint me saluer avant de quitter. Lui, je l’aimais pas vraiment. C’était le type qui me refilait le sale boulot, les trucs qu’il ne voulait pas faire, les clients de merde; il me les refilait et me laissait m’arranger avec. Tout comme il semblait incapable de s’occuper de ses propres problèmes.

«- Ah, j’oubliais. Tu pourrais pas aller nettoyer l’encre qui est tombée sur le plancher? Tu serais un ange.
- Are you fucking kidding me?!»

Je n’avais pu m’empêcher de m’exprimer dans ma langue maternelle. Les mots me viennent beaucoup plus facilement ainsi. Cet enculé profitait du fait que son quart de travail était terminé pour venir me dire qu’il avait renversé de l’encre? Non mais, il se prend pour qui lui?

«- You can fuck right off, that's what you can do!
- Merci Willow, t'es un ange! »

Quel enfoiré, celui-là. Je n’en reviens pas de voir, ni de connaître, des gens aussi culottés que lui. Ils me tapent tous sur les nerfs…

Enfin bref. De grandes inspirations, Willow, tu sais ce que ton psy’ t’a dit la dernière fois que tu l’as vu. Se détendre, éviter de s’énerver. C’est bon, je me reprends en main après quelques longues inspirations. Ca va, ca va.

Je me lève, en profitant pour adresser un beau doigt d’honneur dans le dos de l’autre con là qui attendait son autobus devant le studio, dos à la vitrine, avant d’aller chercher la vadrouille et un seau d’eau savonneuse. Je pouvais me le permettre, évidemment; il était tard, presque l’heure de fermer boutique, il n’y avait pas un chat dans la place. Alors que m’étais permise de mettre de la musique assez fort, fredonnant la mélodie et chantonnant doucement les paroles de l’une des chansons qui passaient à la radio.

J’étais tellement concentrée que j’entendis à peine la porte s’ouvrir et la clochette tinter, indiquant justement que quelqu’un était entré. J’eus seulement le réflexe de lancer un « Nous sommes fermés, revenez demain » assez sec et vite fait, sans même me retourner, terminant de nettoyer le dégât d’encre que l’autre connard m’avait laissé.

Évidemment, je ne m’étais pas rendue compte que la personne qui était tout juste entrée n’était pas ressortie.



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Sam 19 Mai - 14:34

Feat Willow & Jake

When the dragons lose their colors.


Toujours dur les fins de journées. Surtout quand on a le nez dans les moteurs de bagnoles toute la journée. C'est le genre de métier chiant et chelou au début, le genre où t'en peut plus de puer l'huile de moteur et l'essence à plein nez jusqu'au jour où tu te rend plus compte que tu te trimballes en permanence cette odeur toxico-dégueulasse et qu'il n'y a plus que ton entourage pour te le faire remarquer. Je compte plus le nombre de fois où on m'a dit que j'empestais le gazole. Mais vous voulez que j'y fasse quoi? Je vous jure que je suis pas un crado je me douche tout les jours putain de merde. J'suis un type manuel moi, suffit de voir l'état de mes mains et de certaines de mes fringues.

Toujours est-il qu'il était temps de fermer boutique. J'avais pas vu le temps passer, au point où j'avais totalement zappé que j'avais prévu d'aller voir une très bonne amie après le taf et également ma tatoueuse. A cette heure elle allait probablement  fermer son magasin mais bon, je pense pas qu'elle allait refuser de me voir. On s'entendait bien après tout. Elle risquait juste d'être d'humeur massacrante vu ce qu'elle avait pu me raconter à propos de son abruti de collègue. Je serais son patron à ce blanc-bec je lui aurait foutu le nez dans les cochonneries qu'il laisse derrière lui pour que les autres s'en occupent. Mais bon j'ai pas l'âme d'un tatoueur ni même d'un dessinateur, si j'arrive à dessiner un bonhomme bâton c'est déjà une bonne chose.

"Bagnole de merde!"

Je me tournais vers l'origine de cette insulte après avoir verrouillé la porte de ma boutique. Cookie sautillait sur son perchoir joyeusement avant de s'envoler pour venir se percher sur mon épaule. Il avait beau réutiliser mes grossièretés pour lui c'était une façon d'exprimer son bonheur et c'était comme ça à chaque fin de journée. Je lui frottais doucement le haut de la tête avec mon index.

"Ouais mon vieux je sais. Mais ce soir tu restes dans ta cage un petit moment j'ai des choses à faire."

Je me rendis alors à l'arrière boutique pour déposer le mainate dans sa cage, lui laissant au passage un peu de graines et une gamelle d'eau propre. Il exprima son mécontentement en poussant un cri strident avant de voleter jusqu'à ses jouets. Je levais les yeux au ciel avant d'aller me débarbouiller un peu puis je quittais le garage avant d'aller parcourir les rues de Montréal en direction du tattoo shop de Willow.

En arrivant non loin de ma destination je croisais son collègue en train de partir en toute impunité. Il me connaissait un peu aussi s'était-il permis de me saluer, ce à quoi j'avais répliqué en tirant la tronche, comme d'habitude.

"Ouais c'ça. Va nettoyer ta merde au lieu de la laisser aux autres et après tu m'causeras."
"Toujours aussi aimable Jake à ce que je vois. Enfin bon, à la prochaine vieux grincheux!"

Je grommelais une insulte avant de fourrer les mains dans mes poches et finalement pousser la porte de la boutique. Willow était là en train de nettoyer le sol, me tournant le dos. Elle ne m'avait pas reconnu évidemment et m'avait du coup envoyer chier en m'entendant arriver. J'allais m'accouder au comptoir sans broncher, tout en l'observant nettoyer la tâche d'encre par terre.

"C'est comme ça qu'tu m'accueilles hein? Sale gosse."

Un très léger sourire se dessina sur mes lèvres. Willow avec sa chevelure rousse avait toujours l'air d'une petite sauvage, mais c'était exactement pour ça que je l'adorais. Ses tatouages sont de qualité et en tant que personne elle est vraiment super. Et c'est rare que je pense ça de quelqu'un.

"L'autre couillon t'as encore fait chier?"
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Jeu 31 Mai - 6:28


When the dragons lose their colors

Pv. Jake


Je n’avais pas compris tout de suite pourquoi je n’avais pas entendu la clochette tinter de nouveau lorsque j’avais dit - d’un ton passif-agressif - au nouvel arrivant que la boutique était fermée. Je n’avais pas compris, du moins jusqu’à ce que j’entende une voix familière me traiter de ‘sale gosse’. Une insulte qui était rapidement devenue mon surnom, qu’une seule personne sur la face de la Terre avait le droit d’utiliser pour me désigner. Les autres? Qu’ils essaient, ce sera mon poing qu’ils se prendront à la tronche pour toute réponse. Je m’étais retournée, un gros sourire aux lèvres, tenant la vadrouille d’une main, l’autre fermée en poing que je pose sur ma hanche.

«- Well, si c’est pas mon mécano’ favori~ »

Je m’empresse de finir ce que je faisais, rangeant ma vadrouille et la serpillière avant de venir rejoindre Jake, un grand sourire radieux aux lèvres. Forte de mes origines britanniques et canadiennes-anglaises, ma voix présente son accent anglais très prononcé, chose que j’imagine Jake ne prend pas trop en compte vu les années que nous avons passées ensemble en tant qu’amis. Et encore, je ne le qualifierais pas d’ami, mais plutôt comme plus qu’un ami…

C’était vrai. Je le cachais autant que possible lorsqu’il était dans les parages, mais j’avais un sérieux crush sur lui. Certes, notre différence d’âge était considérable et nos intérêts véritablement opposés, mais quelque chose m’attirait vers lui. Il avait toujours eu cette lueur dans le regard qui m’avait captivée dès le moment où je l’avais vu entrer dans mon shop y’a six ans. Et à vrai dire, ces sentiments, cet amour que je ressentais pour lui ne date pas d’hier. Mais comme il ne m’a jamais rien dit à ce sujet, j’imagine que je suis la seule à ressentir une telle chose. Alors je n’en parle pas. J’aimerais éviter que mon coeur ne se brise.

Bref, une fois assise au comptoir, je me permets de poser mon cul dans le fauteuil qui y est installé, mon visage se déformant en une grimace aux paroles de Jake. Je m’accoude au bureau, l’observant d’un air aussi blasé que possible, quoique visiblement irritée.

«- You wouldn’t BELIEVE what that asshole puts me through everyday. J’ai toujours à ramasser après ce fucking idiot. »

Je me frotte le visage de mes mains avant de soupirer, prenant ensuite une grande inspiration afin de me calmer. Chose qui ne fonctionne qu’à moitié puisque je m’énerve de nouveau deux secondes après.

«- Il me laisse ses dégâts à ramasser tout le temps. L’osti de cave ne sait pas prendre soin de ses affaires et I have to pick up after that prick! Can you believe that?! »

Calme, Willow. C’est fini, he’s gone et t’as pas besoin de t’en préoccuper maintenant que ce con n’est plus dans ton champ de vision.

Encore une bonne grande inspiration. Cette fois, j’arrive à me calmer assez pour que mes pensées s’orientent vers autre chose. Je ne pouvais pas constamment me plaindre, après tout; Jake n’était certainement pas là pour m’entendre bénir l’autre fils de pute à la con qui était parti en me laissant son gaspillage d’encre à ramasser. Je n’allais quand même pas lui faire subir une telle chose pendant des heures, quoi. Il méritait mieux que de m’entendre me plaindre des heures durant. Et les dieux savent que j’aurais tellement de choses dont je pourrais me plaindre. Mais ce n’était pas le moment, aussi je finis par offrir un sourire radieux à mon ami, le sourire que je lui sers habituellement lorsque je le croise.

Après tout, pourquoi ne serait-ce pas un sourire heureux que je lui adresserais? Jake était ma personne favorite en ce monde. Il était mon seul ami, et même plus encore même si je ne lui en avais jamais réellement touché mot. Je ne pense pas que j’aurais le courage de lui dire un jour, même. M’enfin bon.

«- Qu’est-ce qui t’amène aujourd’hui, Jake? C’est rare que toi tu passes me voir au travail, I’m the one who comes to see you usually ~ »



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Dim 17 Juin - 19:35

Feat Willow & Jake

When the dragons lose their colors.


Je m'étais pas trompé en avançant qu'elle serait énervé. A peine arrivé voilà qu'elle insultait déjà l'autre abruti de tout les noms et me vidait son sac sur son comportement pourri qu'elle avait à subir tout les jours. J'y étais plutôt habitué en fait. Quand c'était Willow qui me payait une visite elle m'en parlait régulièrement. Il n'y avait qu'elle que je laissais se plaindre devant d'ailleurs. Je suis pas un geignard alors c'est quelque chose dont j'ai horreur en général. Mais si c'est la rouquine je laisse passer parce que je l'aime bien et que son collègue je le méprise autant qu'elle. Médire sur le dos des connards c'est toujours mieux à deux. Surtout quand l'interlocuteur a un langage aussi fleuri que le tien.

C'était le cas de Willow. Quand elle parlait de son collègue elle ne mâchait pas ses mots. Je trouvais ça pas mal amusant avec son accent et les différentes expressions qu'elle utilisait. Du coup je la laissais parler et vider son sac avant de m'approcher pour lui tapoter l'épaule doucement.

"Honnêtement Willow tu devrais laisser sa merde telle quelle pour qu'il s'en occupe lui-même. J'comprends pas pourquoi tu lui dis amen à chaque fois qu'il te laisse des saloperies à ramasser t'as mieux à faire qu'être sa bonniche."

J'étais pas mal sérieux en disant ça. Elle avait pas à se rajouter des charges de travail en plus parce qu'un abruti avait décidé qu'il avait trop la flemme de le faire lui même. Si je devais bosser avec quelqu'un un jour ce sera chacun une dose de travail équivalente, pas de place pour les flemmards. Sinon ce serait un coup de pied au cul bien placé. De toute façon je préférais largement travailler seul pour l'instant et pas m'encombrer d'un employé qui pourrait être un fardeau plus qu'autre chose. Ca finirait peut être par changer.

Willow m'avait ensuite demandé la raison de ma visite aujourd'hui. C'est vrai que j'étais pas venu pour médire sur l'autre à la base. Je lui désignais alors mon bras tatoué. C'était elle qui s'était occupé de cette beauté et j'aurais pas pu rêver meilleure tatoueuse pour me le faire.

"Ouais c'est vrai je viens pas souvent. J'suis venu te voir parce que je pense qu'il a besoin de retouches. Les couleurs commencent à passer un peu par endroits et ça me ferait chier qu'il se détériore autant."

J'y tenais à ce tatouage, peu importe si les gens le trouvaient cliché ou de type beauf du Québec. Il avait une signification importante à mes yeux et Willow avait su la retranscrire parfaitement. Je fixais ensuite la jeune femme dans les yeux.

"J'ai fini le taf un peu plus tôt c'est pour ça que je suis venu ce soir. Mais si t'as pas le temps d'y retoucher maintenant je passerais une autre fois c'est pas grave. Au moins on aura pu parler un peu ça faisait une paye."
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Mer 20 Juin - 17:55


When the dragons lose their colors

Pv. Jake


«- I know that, Jake, mais c’est de l’ENCRE que c’con a laissée sur le plancher and I can’t leave that there or else it’ll stain the damn floors!»

Oui, j’étais un peu vénère actuellement. J’suis sûre, un peu plus et je devenais toute rouge avec de la vapeur s’échappant de mes narines tellement j’en avais assez. Cet abruti de collègue que je me coltine presque tous les jours commençait réellement à me taper sur les nerfs. Pas qu’il était correct, mais ses agissements étaient de plus en plus audacieux. Comme ça, de laisser son encre se répandre partout au plancher quelques minutes seulement avant la fermeture, quoi. J’allais devoir aller chercher une nouvelle vadrouille tellement celle que j’avais entre les mains à l’heure actuelle était tachée de toutes sortes de couleurs. Au final, p’tet que Jake avait raison de me dire que je n’avais pas à faire la bonniche dans cet établissement. Mais encore, je ne pouvais quand même pas laisser de l’encre tacher ce si beau plancher.

Je soupire, allant ensuite ranger la vadrouille et la serpillère à leurs endroits désignés. Evidemment, j’écoutais mon pote parler en même temps que je faisais cela, l’observant d’un air un peu surpris lorsqu’il me dit vouloir quelques retouches sur son tatouage. Je n’avais pu m’empêcher d’approcher, lui attraper le bras afin d’inspecter les couleurs et tout le bazar sous tous les angles possibles à la recherche du moindre défaut. J’en écoutais presque plus Jake, à vrai dire, tellement je cherchais à voir de quoi il parlait. Hmm… Effectivement, quelques couleurs commençaient à passer, certaines étaient devenues plus ternes qu’elles l’étaient avant… Mon regard se pose sur l’horloge accrochée au mur devant nous. C’est pas comme s’il était bien tard, déjà… J’aurais certainement le temps de lui faire quelques retouches ce soir. J’hoche la tête à ma propre pensée avant de le laisser tranquille et d’aller verrouiller la porte d’entrée, ainsi qu’éteindre les néons et abaisser les stores afin que personne à l’extérieur ne voie ce que nous faisons ici. Ils penseraient certainement que le shop était toujours ouvert. Un léger sourire amusé vient se loger sur mes lèvres.

«- Tu me prends pour qui? Of course I have time to spare for you. T’es mon pote, after all. »

Je pars en arrière-boutique quelques minutes, le temps d’aller chercher les encres nécessaires à la retouche. Plusieurs petits flacons aux tons de bleu et de doré, de noir et de blanc trouvent leur place dans mes mains et, juste au moment où je vais quitter la pièce, un truc attire mon attention. Des LEDs subdermiques. Une idée germe alors dans mon esprit et, faisant attention à mes flacons d’encre, j’attrape les petites lumières, que je ramène avec moi jusqu’au salon où j’avais laissé Jake.

«- Alright, viens t’installer à ma station de travail. Tu sais comment on fonctionne avec tout ca donc je t’épargne le blabla habituel. »

Pendant ce temps, je place mes encres en les regroupant par couleurs, je sors mon désinfectant, mes aiguilles et tout le nécessaire, avant de poser mes lumières et mon anesthésiant local sur le petit plateau où reposent mes couleurs. J’enfile ensuite mes gants de latex. J’ai presque l’air d’une infirmière, si on ne compte pas ma tignasse décoiffée, l’absence de scrubs et de masque.

«- Comme t’es mon pote, I’ll offer you something. J’peux poser des lumières sous ta peau, pour faire illuminer ton tatouage. It doesn’t hurt or anything, I’ve specialized in that kind of thing. »

Je lui désigne les lumières.

«- J’te montrerai comment les activer et les désactiver tout à l’heure, quand j’aurai fini de les poser. J’te promets, they’re completely safe, otherwise I wouldn’t offer to do that. And I’ll do it for free! »

Je lui souris juste, attendant sa réponse. Bon, c’pas tous les jours que j’offre de faire une retouche ET la pose de lumières subdermiques gratuitement. Mais Jake était un ami bien spécial et je ne pouvais pas me permettre de passer l’opportunité de rendre ce tatouage encore plus spécial et significatif pour lui.



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