TEASING - Montréal, 2048.

Une foule anarchique et cosmopolite fourmille le long de la rue sainte Catherine. L’armada populaire est multicolore de peau tandis que les corps sont de chair, de métal, ou bien encore métis. Homme et androïde, chacun est différent mais tous sont identiques dans la masse, individus trop pressés, croisant l’autre sans même le regarder. C’est une tourbe de bras et de jambes. D’identités.
Certains sont riches. D’autres sont pauvres. Loin du manichéisme, ils manipulent, écrasent. Grondent, se révoltent. Se soumettent ou subissent. Ignorent et se contentent d’avancer. Ils vivent, se confrontent et se répondent car cette foule polymorphe, insaisissable, est l’essence même du mouvement.
C’est la danse des humanités.
De notre société.
Staff
Léandre Luissier - L'Archiviste
DC : Johann Keegan - Logan Duval
Fondateur & graphiste - Présent

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▬ 06/18 :Lancement de Human Outside, pour les deux ans du forum ! C'est un grand remaniement qui n'attend plus que vous ♥
Prédéfinis

Savoir faire des concessions [ft. Herr Lukas W.]
 :: Montréal :: Quartiers résidentiels

Mails : 5
Surnom : Snake
Age du Montréalais : 19
Emploi/loisirs : Policier/Agent de cyberpolice
Portrait robot : Simple. Inintéressant mais intéressé. Calme et attentif.

J'espère que votre adresse IP est protégée ;)

- 1m75 - Brun - Costume cravate -
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Sam 18 Aoû - 23:36

 

06:00.

L'ordinateur s'allume alors que l'aube prend du retard. Les employés ne sont pas arrivés. A l'étage, personne n'a ouvert les rideaux. Le bâtiment est encore plongé dans le silence et l'obscurité. Les derniers occupants sont partis il y a moins de trois heures, les bourreaux de travail qui ne s'arrêtent pas avant d'avoir bouclé leur dossier ; mais il y a toujours une pause dans le labeur constant des forces de l'ordre, entre trois et six heures du matin, où il n'y a pas âme qui vive sur les lieux.
Pas âme qui vive, mais quand même du mouvement.

L'écran projette une lumière bleue sur les fournitures de bureau impeccablement rangées à leur place. David tire la chaise et s'assoit face à lui. Le sous-sols est bondé d'ordinateurs, des tonnes et des tonnes de tours, d'écrans, de fils, de serveurs, d'archives. C'est là qu'on a installé son service. Ses collègues râlent qu'on a « foutu les geeks au sous-sol avec toutes les machines », mais David ne voit pas le problème. La lumière du soleil projette souvent des reflets sur les écrans, ce qui n'est pas l'idéal pour travailler. Ici il peut travailler sans ce désagrément, et même sans lumière tant qu'il est seul. Cela évite les dépenses d'électricité inutiles.

Après avoir posé sa veste sur le dossier du siège de bureau, il remonte légèrement les manches de sa chemise d'un geste minutieux, porte une main au dessus du clavier, l'autre au dessus de la souris. Dans un silence d'église, il reste immobile une seconde. Deux secondes – l'ordinateur crachote un peu, il n'est plus bien jeune, il signalera cela afin de le faire remplacer – trois secondes – l'ordinateur se tait et se stabilise enfin.

Dans la demi-seconde qui suit, sa main gauche s'agite frénétiquement au dessus du clavier, cadencée par un clac clac clac clac, tandis que la souris vole d'un coin à l'autre de son tapis. Il n'y a pas de temps à perdre. Énormément de données restent à traiter et il n'a que deux heures avant que ses collègues – humains – n'arrivent et se mettent à le solliciter pour des tâches triviales, souvent motivées par la « flemme », une sorte d'émotion que l'on ressent physiquement. Il doit abattre le plus de tâches possibles avant d'être interrompu.

Se connecter. Commencer à recueillir les données. Les classer par ordre d'importance. Les traiter. Recommencer. Vérifier les canaux de discussion avec les cibles. Est-il démasqué ? Toujours pas. (Comment les gens peuvent-ils avoir tant de mal à faire la différence entre un androïde et un être humain lors d'un dialogue en aveugle ? Les imiter est plutôt simple, mais certains signes ne trompent pas ; David a un taux de réussite de 100 % là dessus, en tout cas.) Sauvegarder régulièrement la mémoire et l'envoyer à la base de données pour qu'elle soit archivée (son travail est suivi de près par ses créateurs, rien ne leur échappe, il classe tout ce qui voit et fait, et eux lisent tout. Il est un des premiers modèles de ce type mis en service, alors il faut s'assurer que tout se passe bien.)

Recommencer. Recueillir les données. Les classer par ordre d'importance. Les traiter une par une.
(S'interrompre deux minutes et quarante seconde et vingt-deux millisecondes pour considérer cette vidéo à propos de la domestication du mouton par l'Homme.)
Recommencer...

08:02.

L'officier du service a un petit peu d'avance. Il ouvre la porte du sous-sol et traverse cahin-caha le local avec un soupir. Les autres ne tardent pas à arriver. La cyberpolice ne compte pas énormément d'employés et cela suffit généralement, mais David est conscient que, sans lui, il faudrait quinze personnes de plus.
« David. Changement de programme aujourd'hui. »
Il détache ses capteurs visuels de l'écran, qui affiche une toile complexe de lignes de codes, et reporte son attention sur le sergent.
« Ils ont une affaire à l'étage qui va nécessiter tes services, tu vas aller leur filer un coup de main.
- C'est dans cette tâche que je suis le plus optionnel, sergent, répondit-il avec une voix monocorde. M'en confier d'autres pourrait donner une baisse des résultats. »
Le sergent doit avoir mal dormi cette nuit, car il se frotte les yeux avec une expression des plus fatiguées.
« Écoute, va voir ce qu'ils ont à te dire et fais pas chier. » Il lui donne le numéro de la salle et retourne vaquer à ses occupations.

David s'immobilise. Cela fait un mois exactement qu'il a été placé à ce poste. Devoir changer si brutalement est... un changement brutal. Mais il a été doté d'une capacité d'adaptation assez efficace ; pas SI efficace, beaucoup d'androïdes le surpasseraient dans ce domaine, mais cela peut suffire.

Il se trouve déjà dans la salle qu'on lui a indiqué lorsqu'il achève cette réflexion. Assis à une table, on lui a dit qu'un autre policier viendrait le rejoindre, et qu'ils devraient peut être travailler ensemble. Que veulent-ils dire par « peut être » ? Cela peut signifier « 10 % de chances » comme « 80 % de chances ». C'est confus. David est confus. Il n'est pas contre travailler avec un autre androïde, cependant. Leur efficacité serait ahurissante. Oui... Un partenaire aussi organisé, clair, et minutieux que lui, cela ferait des merveilles.



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Surnom : L'Attachiant / Blanco
Emploi/loisirs : Officier de Police
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Albinos toujours prêt à êtres casse pied.

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Dim 9 Sep - 21:41
Une bouille d'ange comme partenaire
06h30 : la sonnerie stridente du réveil se fait entendre.

Lukas se releva dans un bâillement et éteignit ce "bip, bip, bip" incessant avant de sortir du lit sans problème, il avait l'avantage d'êtres matinal. Il s'étira et lança un peu de musique pour bien commencer la journée, le rythme entrainant des morceaux de P!nk comme "Raise your glass" le suivant, alors qu'il faisait son petit rituel matinal. Gare à celui qui oserait lui dire que c'était ringard ! Même si, effectivement, c'était plus vieux que lui.

Quelques entraînements de musculation pour s'entretenir, un bon petit-déjeuner pour tenir toute la journée et une bonne douche pour se revigorer. Une fois prêt et la musique finalement éteinte, il s'amusa à lancer ses clefs et les rattraper avec un sourire, satisfait que comme d'habitude, tout était parfaitement en ordre, tout comme son timing. Il quitta son appartement et descendit les marches a pas de course, jusqu'au petit sas d'entrer qui donnait sur la rue tout en prenant soin, au passage, de ne pas trop faire de bruit par respect pour le voisinage. Lukas était conscient que d'autres voulaient encore dormir parce qu'ils travaillaient plus tard dans la journée, ou de nuit, ou tout simplement parce qu'ils avaient prévu de faire la grasse matinée.

Au commissariat, il n'était pas surprenant qu'ils fassent partis des premiers arriver, l'albinos était toujours un peu en avance, mais il prenait son temps pour saluer ses collègues et se rendre aux vestiaires enfilés son uniforme. Il n'avait pas spécialement envie qu'on l'accuse de passer sa vie ici, les gens allaient croire qu'il n'était rien d'autres qu'un accroc au travail. Non merci ! Il valait mieux que ça. C'est pour cette raison qu'il arriva à huit heures piles à son bureau, là où l'attendais sagement son enquête de la matinée. Sauf qu'au lieu que ce soit une affaire qui lui prendrait quelques jours ou quelques heures, voir même, une qu'il réglerait deux fois plus vite que ses collègues, il s'agissait d'un cas spécial qui exigeait qu'il travaille avec un agent de la cyberpolice, un domaine qu'il ne maîtriser pas du tout et ... Ho joie. Il s'agissait d'un androïde. Sans s'en rendre compte, l'officier fronça les sourcils face à cette nouvelle, un petit peu agacer de devoir travailler seul à proprement parler et du fait qu'on ne l'ait pas prévenu. Plus curieux qu'en colère, l'albinos attira l'attention de son collègue le plus proche.

- Hey Nick, je peux savoir ce que c'est que ça ?

Le concerner lui répondis sans même lever les yeux de son propre dossier, mais avec un léger sourire qui trahissait son amusement face à la situation de Lukas.

- Le commissaire pensait que tu aimais les surprises ?

Allez savoir pourquoi, cette réponse réussit à le détendre et il lui sourit, même sans contacte visuel.

- J'adore les surprises.

C'était un sarcasme a mis chemin de la vérité, même s'il aimait ça, il y avait "surprise" et "surprise". Lukas était peut-être indifférent face aux androïdes, mais c'était toujours plus agréable de pouvoir plaisanter avec son collègue ou de passer du bon temp et boire ensemble une fois le service terminé. Quand il se détourna de son bureau pour se rendre là où l'attendais son futur partenaire, le brun ne pus s'empêcher de rajouter dans son dos, toujours sur le ton de la plaisanterie.

- De toute façon, il n'y a qu'un Androïde pour pouvoir te supporter.

L'albinos, amuser, lui adressa un signe de main sans se retourner et lui répondis d'un ton faussement outré.

- Tu plaisantes, je suis adorable !

Il ne se rendait pas compte à quel point l'autre officier pouvait avoir raison, son côté maniaque avait déjà joué avec les nerfs de pas mal de ses collègues alors peut-être qu'un androïde y résisterait. Ou de son point de vue, reconnaîtrait son génie.

Quand on parle de loup, il put voir a quoi il ressemblait dans la salle qu'on leur avait indiquée, quelque chose a mis chemin entre ce qu'étaient son bureau et le repaire d'un hacker. Heureusement que c'était le seul à l'attendre là, parce que sinon, il ne l'aurait peut-être pas pris au sérieux. Avec ses airs de jeune cadre dynamique, l'albinos commençait à se dire qu'il fallait vraiment que les designers arrêtent, parce que même quand ils essayaient que leurs machines aient un physique basique, ils commençaient à ressembler à des mannequins. Par habitude, il s'approcha de lui pour lui serrer la main avec un grand sourire.

- Inspecteur Weidmann, à ton service ! Mais tu peux m'appeler Lukas. Je suppose que c'est toi la bouille d'ange qui va être mon partenaire pour cette affaire. Je te préviens, je ne suis pas un Geek, mais j'apprends vite.

À sa dernière phrase, il s'était installé devant le double bureau, visiblement impatient de se mettre au travail. Le dossier de leur affaire avait dû être transféré jusqu'ici, l'avantage d'utiliser de moins en moins de papiers, c'est que les informations étaient plus faciles d'accès sans qu'on ait à se balader avec toute une tonne de paperasse. Il se pencha légèrement sur le fauteuil en direction de monsieur "bouille d'ange", ne le quittant pas du regard.

- Alors ? On vient voir a qui on a affaire ?



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