TEASING - Montréal, 2048.

Une foule anarchique et cosmopolite fourmille le long de la rue sainte Catherine. L’armada populaire est multicolore de peau tandis que les corps sont de chair, de métal, ou bien encore métis. Homme et androïde, chacun est différent mais tous sont identiques dans la masse, individus trop pressés, croisant l’autre sans même le regarder. C’est une tourbe de bras et de jambes. D’identités.
Certains sont riches. D’autres sont pauvres. Loin du manichéisme, ils manipulent, écrasent. Grondent, se révoltent. Se soumettent ou subissent. Ignorent et se contentent d’avancer. Ils vivent, se confrontent et se répondent car cette foule polymorphe, insaisissable, est l’essence même du mouvement.
C’est la danse des humanités.
De notre société.
Staff
Léandre Luissier - L'Archiviste
DC : Johann Keegan - Logan Duval
Fondateur & graphiste - Présent

Les figures de l'ombre
Nouveautés

▬ 06/18 :Lancement de Human Outside, pour les deux ans du forum ! C'est un grand remaniement qui n'attend plus que vous ♥
Prédéfinis

tu me plaques comme une affiche au mur ⸺ charles
 :: Personnages :: Identification :: Validés

Mails : 8
Surnom : Charlie.
Emploi/loisirs : opérateur dans un centre de télécommunication d’un service de hotline.
Portrait robot : ٠ grand et élancé (1m88), physique assez atypique, peau souvent pâle, regard dur et perçant, silhouette très fine et traits presque coupants ;
٠ est en fait un gros nounours derrière cette apparence assez dure ;
٠ se cache parfois derrière des habits amples ;
٠ tombe amoureux au moins deux fois par semaine ;
٠ ressent les émotions puissance mille (et il préfère ça à ne rien ressentir du tout, même si ça apporte beaucoup d’inconvénients) ;
٠ vit au jour le jour et pour lui-même, sans tenir de l'avis des autres.
avatar
Ven 21 Sep - 18:19


NOM : Langelier.
PRENOM : Charles.
SURNOM : Charlie, « L’ange » par ses anciens camarades de classe. Il déteste ce surnom.
ÂGE : trente-deux ans.
METIER/OCCUPATION : il travaille dans un centre de télécommunication d’un service de hotline pour personnes en détresse. Ancien policier.
NATIONALITE : canadienne.

Humains

Caractère & Physique

Charles, c’est l’enfant qui a refusé de grandir, c’est l’adulte qui se sent encore un peu trop jeune, dans sa tête. Il cherche toujours à s’amuser autant qu’il s’amusait lorsqu’il était qu’un gamin, genou éraflé et pull qui sent comme Maman sur le dos. Souvent, on lui dira que c’est un défaut, qu’il est immature et qu’il n’a pas le sens des responsabilités – et que, par conséquent, il n’arrivera à rien dans la vie.
Fidèle à lui-même, Charles y répondra avec une grimace.
Il sait être sérieux lorsqu’il le faut. Et il ne voit pas ce que ça pourrait lui apporter d’être toujours sérieux, d’être toujours parfait en surface, d’être toujours sûr de soi et de savoir où aller. Charles, il ne veut pas d’une vie où on lui dicte tout, où il doit prendre de haut pour s’élever encore plus. Il ne veut pas tendre la joue et reste assis à son bureau en attendant les ordres. Alors, il reste le petit garçon qu’il a toujours été.
Capricieux, irresponsable, menteur, turbulent.
Curieux, ambitieux, honnête, généreux.
Même si c’est parfois mal vu. Même s’il sent les regards de jugement dans sa nuque.

Charles s’en fout de l’avis des autres.
Ce n’est pas ça qui va l’empêcher de vivre. Il lève un doigt d’honneur à quiconque souhaite le critiquer, avec le sourire.

Le sourire, il l’a bien souvent aux lèvres.
On lui a souvent fait la remarque qu’avec sa silhouette fine et aux bords presque coupants, avec ses cheveux ébènes et ses cernes noires, avec son regard perçant, il n’avait pas l’air d’être quelqu’un d’accessible, voire sévère. Et, Charles, ça ne l’intéresse pas d’être sévère – alors il contre cette impression de premier abord avec des sourires doux et des paroles chaleureuses. Comme s’il voulait toujours avoir l’air d’un homme ouvert et amical.
(En vérité, il a toujours été complexé par ce physique qu’est le sien. Une peau bien trop pâle, des yeux trop clairs, des lèvres trop pulpeuses pour un garçon, la peau sur les os et les cheveux qui partent dans tous les sens – le genre de physique qui vaut tant de remarques durant la toxique adolescence, lorsque Charles prenait trop à cœur les remarques des autres.
Maintenant, ce n’est plus le cas, et il détruit ces complexes avec son sourire, il ignore ce corps qu’il n’aime pas. Il rigole lorsqu’il reçoit ses remarques acerbes.
Et ça ne l’atteint plus depuis bien longtemps.)

Le plus gros défaut de Charles serait qu’il tombe bien trop souvent amoureux.
C’est un homme émotif, qui réfléchit avec son cœur avant de réfléchir avec son cerveau. Et ce cœur semble apprécier le torturer à la vue du moindre homme un minimum « beau ». Des coups de foudre, il en a eu des centaines – et il en aura encore tant d’autres. Le moindre petit détail fait chavirer son cœur, le fait tomber plus amoureux que jamais, le laisse avec ce cœur battant à tout rompre et un goût d’impatience sur la langue.
Et, heureusement, Charles n’est pas si différent lorsqu’il est amoureux. Peut-être qu’il est juste un peu plus collant et qu’il cherche à se faire bien voir – mais il ne perd pas toute sa tête. Il n’a jamais compris à quoi ça pourrait servir de cacher sa véritable personne pour plaire à quelqu’un, c’est juste idiot. Et Charles a toujours été quelqu’un d’honnête avec lui-même, avec ces sentiments et avec tout le monde. Il ne se cachera jamais de ressentir un petit truc pour quelqu’un – même si c’est le cinquième mec de la semaine avec qui il se voit déjà être marié avec deux enfants et un chien. Il a bien trop souffert d'avoir caché ses sentiments, alors maintenant, c'est fini.

Charles, il a toujours la tête dans les nuages.
Il rêvasse à longueur de journée, il est dans la Lune et peut-être aussi dans les étoiles. Il a du mal à revenir sur Terre et bien souvent, il rate tout ce qu’il se passe autour de lui.

Il rêve de tant de choses. De son passé et de son futur.
De son prochain mari.
De ses personnes qu’il pense sauver derrière le téléphone.
De ses choses qu’il a et n’a jamais fait.

Charles pourrait passer des heures à rêver et à se perdre dans ce labyrinthe que sont ses pensées.
Avec un sourire béat sur le visage.

Charles est un homme doux qui ne fera qu’effleurer de peur de briser. C’est un homme qui préfère chuchoter que crier, qui préfère l’obscurité calme à la lumière violente.

Un homme aussi doux que ces éternels sourires.

Informations en vrac


٠ Charles est daltonien. De type protanopie pour être précis, il ne peut pas voir le rouge et ses multiples nuances.

٠ Bien qu’il ait eu de nombreuses relations amoureuses, aucune d’entre elles n’a dépassé les deux mois.

٠ Charles croit toujours au « bon ». Il pense qu’un jour, il tombera sur un homme qui le fera chavirer au point d’oublier tous les autres et de ne voir que lui. Et là, il saura que c’est le bon. Il rêvasse souvent en s’imaginant à quoi il ressemble…

٠ D’ailleurs, il pense que cette manie à tomber amoureux à chaque coin de rue est une maladie. Mais il ne cherche pas à s’en soigner – ça le fait se sentir vivant et il préfère de loin ressentir puissance mille que ne rien ressentir du tout.

٠ Il ne sait pas s’il préfère les chiens ou les chats. Alors, il a dans l’idée d’adopter les deux et de prier pour que les deux s’entendent bien et qu’ils ne répondent pas aux idées reçues.

٠ Charles mange énormément lorsqu’il est stressé ou contrarié. C’est une habitude qu’il a adoptée lors de son adolescence, sans jamais savoir s’en détacher.

٠ Il a gardé son uniforme de policier, en guise de souvenir, mais il n’aime pas le voir. Alors, il l’a caché au fond d’une armoire qu’il n’ouvre jamais et qui prend la poussière.

٠ Charles n’a jamais connu son père. Militaire, il est décédé quelques mois avant sa naissance. Il a trouvé très peu de photos de lui dans l’album photo familial, il suspecte sa mère d’avoir brûlé la plupart des photos après avoir très mal réagi à l’annonce de sa mort, mais il n’a jamais été sûr. Et sa mère refuse toujours de parler de lui, alors Charles n’a jamais insisté.

٠ Il n’aime pas son prénom. Il fait trop « vieillot » à son goût.

٠ Sa crise de la trentaine a duré exactement trois jours. Puis, il s'est dit qu'en fait, il s'en fichait d'avoir trente ans et que ça le rendait juste un petit peu plus adulte.

٠ Il est très, très nul en calcul mental. Même pour de simples additions.

Avis sur les "faits" de société

Quel est votre regard vis à vis de la société et des humains ?
Charles est parfois un peu partagé.
Un jour, il débordera d'espoir pour cette société constamment en évolution, et un autre jour, il reniera cette société toxique et élitiste. Tout dépend de son humeur et de la journée qu'il a passée. Mais c'est comme tout, des cons, il y en a partout et même si Charles a appris à se pas tenir compte de l'avis des autres, c'est parfois dur d'ignorer ou de faire comme si nous vivions dans une utopie. La société à des qualités et ses défauts, et au final, Charles préfère rester neutre.


Que pensez-vous de la question des Androïdes ? Considérez-vous plutôt pour, contre ou neutre ? Croyez vous à la légende urbaine des androides doués de conscience ? Si oui, pourquoi ?
Charles n'a rien contre les androïdes, rien du tout. Et si on peut les aider à se faire mieux respecter, alors il faut foncer et ne pas les laisser se faire maltraiter sous prétexte qu'ils ne ressentent rien. Charles les voit un peu comme des animaux (pas de façon insultante...) : même s'ils ne sont pas comme des humains, ils ont le droit au respect et au bien-être, comme n'importe qui d'autre. Et puis, ils peuvent se rendre très utiles, en faisant des travaux dangereux pour l'Homme ou en l'aidant, alors à quoi ça servirait de les traiter comme rien d'autre que de la marchandise ?
Charles ne croit pas vraiment à la légende urbaine, mais il ne reste pas non plus totalement fermé d'esprit. Il se dit que, si des années auparavant, on considérait certains animaux comme dénués de sentiment alors que ce n'est pas le cas, alors pourquoi pas les androïdes ?


Histoire

Depuis que tu as appris à parler et à marcher, tu as toujours voulu être policier. Tu voulais être le héros qui sauve la veuve et l’orphelin, qui est acclamé de tous et qui se fait couvrir de fleurs à la moindre apparition publique.
Dans les cours de récréation, tu faisais des caprices dès que tu jouais au policier au voleur. Parce qu’il n’était pas question que tu sois un piètre voleur alors que tu pouvais être ce que tu souhaitais tant devenir. Dès qu’une voiture de police passait dans la rue, tu l’observais, admiratif, jusqu’à ce que les sirènes soient trop éloignées pour que tu puisses les entendre, des étoiles dans les yeux et des rêves plein la tête. Maman devait te retenir dès qu’il y avait des policiers dans la rue, car tu étais toujours tenté d’aller sauter dans leur bras.

Elle t’achetait toujours des petites voitures de police et des déguisements. Tu n’as jamais su si, à cette époque, elle t’avait pris au sérieux ou non – être policier, c’est un rêve commun à tant d’enfants que tu ne lui en voudrais pas si elle pensait que ça n’allait pas plus loin que ça.
Et lorsque tu te souviens de son air si surpris lorsque tu lui as annoncé que tu passais le concours, tu as un doute. (Quand tu y repenses, peut-être que le rêve aurait dû rester à l’état de rêve.)

Mais ça te faisait tant vibrer, tout au long de ta scolarité, tu as tenu à être exemplaire et digne de pouvoir être un gardien de la paix. Tu t’étais renseigné, tu harcelais la petite fille à l’école primaire dont le père était policier, tu regardais le commissariat avec envie dès que tu passais devant et tu savais que tu n’allais jamais abandonner. Pas avant d’avoir essayé.

Un jour, c’est toi qui allais conduire la voiture de police, sirènes hurlantes et pied au plancher.
Tu allais être un héros.


٠


Tu détestais le secondaire.
Monde de ragots et d’insultes gratuites, où les plus faibles se font écraser en un rien de temps. Visiblement, tu faisais partie des plus faibles. Pourtant, tu n’as rien fait de spécial pour t’attirer les foudres de la moitié de tes camarades de classe ; parfois, il suffit juste d’un physique atypique pour être la cible préférée des brutes. Parfois, il suffit d’avoir un « rêve d’enfant ». On se moquait de tes cheveux qui ressemblaient à un nid d’oiseau, de ta peau de vampire, de ta maigreur qui suffisait à se poser des questions sur ta santé mentale, on se moquait de ton envie de devenir gardien de la paix. C’est comme rêver d’être astronaute, c’est pour les gamins.
Et on te l’a rapidement fait comprendre.

Bien rapidement, tu n'avais plus aucun ami. Tu restais dans ton coin, visage baissé sur ton bureau, et tu attendais que la journée passe pour te réfugier dans ta chambre. Tu avais envie de vomir lorsque tu te regardais dans le miroir, tu croyais tout ce qu’on disait sur toi. Alien, cadavre, sac d’os. Tu enfonçais tes ongles dans ta peau jusqu'au sang pour te forcer à penser à autre chose, jusqu'à ce que ce ne soit plus suffisant. Des lignes de cette couleur qui t'apparaissait différente par rapport aux autres regards se multipliaient sur tes cuisses, comme si tu voulais te punir d'avoir un corps si disgracieux, comme si tu voulais lui faire comprendre à quel point tu le détestais. Tu as eu du mal à arrêter.
Maman n’a jamais remarqué que tu as commencé à manger beaucoup plus qu’avant.
Souvent, tu cachais tes bleus derrière tes vêtements ou sous le fond de teint que tu avais acheté avec l’argent pour la prochaine sortie scolaire. C’était un peu plus compliqué lorsque tu rentrais avec la lèvre éclatée ou un œil au beurre noir – mais tu regorgeais d’inventivité pour trouver des excuses. Maman ne s’est jamais doutée de rien – ou bien c’est le cas, mais tu ne l’as jamais su.

Puis, tu as rencontré Jordan.

Oh, Jordan.
Ton tout premier coup de foudre. La nostalgie te comprime la poitrine lorsque tu repenses à lui.

Tu as tout de suite su que tu allais bien t’entendre avec Jordan lorsque tu l’as entendu parler avec ses amis, lorsque tu as entendu qu’il voulait rentrer dans la police. Toi, le garçon aux os qui formaient des angles étranges, le garçon qui se cachait sous des tonnes de vêtements, le garçon avec un visage tordu. Tu avais dû te forcer pour aller lui parler, tant tu te trouvais misérable par rapport à lui.
Lorsque tu as entendu son rire pour la première fois, tu es tombé amoureux.
Lorsque vous avez échangé vos numéros, tu t’imaginais déjà te marier avec lui.

Vous êtes devenus inséparables. Il t’a aidé à reprendre confiance en toi, il était là lorsque tu en avais besoin, c’est lui qui t’a appris à sourire aux autres en guise de bouclier à toutes ses insultes et cette violence. Bientôt, tu seras plus fort qu’eux, tu te tiendras plus haut, tu pourras aider les jeunes qui sont dans le même cas que toi.
Servir et protéger.
Ça te rassurait d’être avec quelqu’un qui avait le même rêve que toi.

Jordan te faisait te sentir fort.
Oh, si fort.

٠


« Maman… je crois que je suis homo. »

Tu étais en train de faire la vaisselle.
Tu venais de mentir – non, tu ne « crois » pas, tu en es sûr. Sûr et certain. Tu ne peux pas tromper la façon dont ton cœur bat lorsque ton regard croise celui de Jordan, lorsque tu l’entends rire, lorsque tu es si proche de lui que tu peux sentir sa chaleur corporelle.
Maman reste silencieuse un trop long moment, et tu fermes les yeux en te disant que, s’il t’arrive quelque chose, tu sais que tu peux compter sur ton ami. Tu es majeur, tu peux aller où tu veux, où on t’acceptera, où tu peux être toi-même. Tu t’étais figé lorsque tu avais entendu la réponse de Maman.

« Et alors ? »

Et tu avais souri.
Au moins, elle ne s’énervera pas si tu lui présentes Jordan comme ton fiancé dans quelques années.

٠


Servir et protéger.
Grand sourire. Tu n’as jamais souri autant, si bien que tes joues te font mal.
Tu as passé le concours. Tu es pris. Tu es pris.
Tu as l’impression de redevenir ce petit garçon qui admirait les voitures de police qui passaient dans la rue. Jordan sourit, lui aussi. Vous avez passé le concours ensemble, et tout comme toi, il est pris. Tu n’as plus qu’à espérer que vous soyez dans le même commissariat, dans le même service, même si tu n’y comptes pas trop non plus. Ce serait trop demander.

Une histoire d’amour pleine de danger et d’adrénaline, n’est-ce pas ce qu’il y a de mieux ?
Tu ne lui as pas encore avoué tes sentiments, peut-être que tu devrais. Toutes tes relations amoureuses n’ont pas fonctionné car tu pensais plus à lui qu’à tes petits-amis. On oublie pas si facilement que ça son tout premier amour, et tu n’es pas encore prêt de l’oublier. Votre histoire ne fait que de commencer.

Tu lui diras. Bientôt.
Tu veux d’abord te concentrer sur ton rêve qui se réalise.

٠


« Je, eumh… Je t’aime. »

Voilà. C’est dit.
Tu as l’impression d’être l’adolescent que tu étais lorsque tu l’as rencontré, timide, socially awkward, joues écarlates et mains derrière le dos. Ton cœur pourrait exploser.
Jordan n’était pas dans le même service que toi, mais au moins, vous étiez dans le même commissariat et tu ne pouvais qu’être ravi. Vous vous voyez bien plus que tu ne pourrais l’espérer et tu avais finalement décidé de franchir le pas, alors que vous étiez en train de rentrer.

Jordan te sourit.
Mais ça ne te plaît pas.
Son sourire ne te plaît pas.
Il est exactement comme ceux de tes camarades de classe…

« Sérieux ? J’aurais jamais cru que t’étais pédé, Charles. »

Tu es sûr d’avoir entendu ton monde s’effondrer.

٠


Quelques mois après ta déclaration, Jordan est mort.
Tué en mission où tu étais, aussi. Une prise d’otage qui a mal tourné.

Toi, tu t’en sortais plus ou moins bien. Jordan ne t’avait plus adressé la parole depuis, et tu voyais toujours son sourire moqueur dès que tu pensais à lui ou que tu le voyais. C’était bien plus compliqué de le faire sortir de tes pensées que de le faire entrer. Mais tu y arrivais peu à peu, en ignorant les regards qu’il te jetait dès que vous vous croisez.
C’est lui qui t’a appris à n’en avoir rien à faire de l’avis des autres, après tout.

Tu pensais être passé à autre chose. Mais tu avais eu l’impression qu’un camion t’avait roulé dessus lorsque tu l’as vu tomber au sol, juste après le coup de feu. Lorsqu’il ne s’est pas relevé. Lorsque ta radio a hurlé « homme à terre ». Lorsque tes collègues se sont précipités sur lui après avoir abattu l’assaillant. Lorsqu’ils ont secoué la tête. Lorsqu’ils ont appelé une ambulance juste pour la forme.

« C’est fini. »

C’est fini.
Tout est fini.
Tu l’as perdu pour toujours.
Et tu t’étais rendu compte que tu n’étais absolument pas passé à autre chose. Tu t’étais rendu compte que tu avais encore du chemin à faire pour arrêter de penser à lui, pour pouvoir t’ouvrir à d’autres hommes, pour pouvoir te reconstruire complètement.
Servir et protéger.
Mais comment peux-tu prétendre à servir et protéger, lorsque tu n’arrives même pas à protéger ton meilleur ami… ?

Une semaine plus tard, tu quittais la police.

٠


Mais tu ne veux pas arrêter d’être ce héros que tu voulais tant être. Tu veux toujours sauver, tu veux toujours être utile, tu veux toujours te donner l’impression d’agir positivement sur la vie des autres. Alors, tu réponds au téléphone, tu réponds à ces gens qui composent le numéro dans l’espoir d’avoir le signe qui pourrait les faire changer d’avis. Et tu veux être ce signe.
Tu sers et tu protèges autrement. L’idée n’est pas si différente, c’est déjà ça.

Tu t’es reconstruit petit à petit, morceau par morceau, plus fort que jamais. Tu n’as jamais oublié Jordan, tu ne serais pas capable de pouvoir l’oublier. Et tu sais qu’il ne voudrait pas que tu l’oublies, tu sais qu’il aurait trouvé ça idiot et ridicule. Tu sais qu’il aurait préféré que tu continues ta vie à cent pourcent, pour toi, pour lui. Que tu ailles de l’avant sans penser au passé.

Alors, c’est ce que tu fais.

Et tu ne laisseras plus rien se mettre en travers de ton chemin. Tu es bien décidé à ne plus avoir de regrets, à ne plus te faire marcher sur les pieds.
Tu es bien décidé à sourire tant que tes lèvres le pourront.

Et tant pis si ça ne plaît pas.
Maintenant, c’est toi et toi seul.

Derrière l'écran

PSEUDO : acide.
ÂGE : bientôt la vingtaine.
OÙ AS-TU CONNU EXANTROP ? j’étais déjà là y’a un très long moment ! Mais j’ai coulé comme un caca et je m’en excuse, j’étais super débordé et j’avais plus le temps de rien et arghhh mais cette fois-ci je ne compte pas laisser tomber, j’aime bien trop ce forum et ce contexte pour ça !!
AVATAR : Sherlock Holmes ⸺ BBC Sherlock
UN PETIT MOT ? j’étais un peu surpris de voir tout le changement par rapport à Exantrop, mais je ne sais pas du tout déçu, le forum est d’autant plus beau et le contexte est très inspirant et je regrette de ne pas avoir été présent lors des MaJs, etc. mais j’espère que le forum restera encore très longtemps debout, parce que vous le méritez !!
J'AUTORISE UNE INTERVENTION SAUVAGE DU PLAISANTIN ? Oui !

Mails : 590
Double-compte : Georges Adams/logan Duval
Surnom : L'albatros
Emploi/loisirs : porte-parole d'Espérancia/ magistrat
Portrait robot : - psychologie basée sur l'obéissance
- Très anxieux. Lévres en piteux état, fume.
- prêt à tout pour être enfin reconnu et aimé par sa famille
- incapable d'aimer autrui et soi-même
- conservateur trés croyant
- pense que les androides sont des créatures déviantes
- belle âme au fond qui attend son envol
- homosexuel refoulé
- espére un jour être soigné
- attiré par Antoine Dastre

- Juge en DarkSlateBlue

avatar
Ven 21 Sep - 20:54
Charllleeess est chouuu ♥️ Encore un amoureux de la vie et des hommes. ♥️ Ils vont pouvoir s'entendre avec Eloi eheh (ils vont faire le club des coeurs sensible eheh)

Sinon re-bienvenue ici ! Tu étais qui avant? :)
En tout cas ta plume est jolie et Benedict Cumberbattccchhhhh **

Et puis, on a refait peau neuve ;) mais le fond n'a pas changé. On est juste légérement "mieux" !

Si tu as des questions ou a envie de rejoindre le discord, hésite pas ♥️
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Sam 22 Sep - 19:30
merci pour les compliments et tout !!
j'étais Claudia ):

Je pense avoir fini ma fiche, j'espère qu'elle sera pas trop ennuyante à lire et qu'il n'y aura pas de souci, désolé si c'est le cas ! D:

ps : Garnet aaaaaaaaaaaa love
Mails : 564
avatar
Dim 23 Sep - 11:18
Validation



Citation :
Jordan te sourit.
Mais ça ne te plaît pas.
Son sourire ne te plaît pas.
Il est exactement comme ceux de tes camarades de classe…

« Sérieux ? J’aurais jamais cru que t’étais pédé, Charles. »

Tu es sûr d’avoir entendu ton monde s’effondrer.

HEART BREAKING.
T_T

Bref, tu es validé ! Charles est un personnage simple mais touchant, en total opposition avec sa référence avatar XD
Je suis heureuse que tu sois de retour parmi nous en tout cas ♥️

Comme tu as l'air de connaitre SU (#fangirlhere), une petite musique qui va bien à Charles



Ps : en fait il y a une petite erreur dans ta fiche que je te laisse corriger

Citation :
Bien rapidement, tes seuls amis étaient les androïdes qui servaient les repas à la cantine et ceux qui s’occupaient des jardins de l'école.

Les androides ont été popularisé il y a une petite dizaine d'année et restent assez rares dans les écoles donc il n'y en avait pas dans la jeunesse de charles ;)



Voilà ! Maintenant tu es validé(e) ! Ton avatar et ton métier ont été ajouté automatiquement aux listes de référencement.

▬ Dans les plus bref délais ton dossier personnel sera créé ICI et tu pourras en faire ce que tu veux (explications).
▬ Si tu n'es pas SDF tu peux aller faire ta demande de logement.
▬ Et comme un androïde a normalement un propriétaire tu peux aller faire un tour sur ce sujet pour te trouver un propriétaire ou un androïde si tu es humain.
▬ Tu peux bien évidemment faire des demandes de RP, vérifie juste les demandes précédentes au cas où il y aurait compatibilité des demandes !
▬ Pour encourager les membres à s'impliquer dans le développement du forum, la partie secréte où sont gérés les events et les intrigues à venir t'est ouverte -selon ta volonté-. Tu peux ainsi donner ton avis, enrichir les idées ou juste regarder. Il suffit d'en faire la demande par MP à Léandre.
▬ Vous pouvez aussi participer aux différents petits jeux et événement hors IRL dans la partie Animation et gagner des dollars pour avoir des lots!
Mails : 68
Double-compte : //
Surnom : Eli'
Age du Montréalais : 33
Portrait robot :


°Carte d'Identité° °#3399ff°
avatar
Dim 23 Sep - 11:29
Trop choupi ce perso !
"Tu me plaques comme une affiche au mur" Un fan de BB Brunes :3

Bienvenue !


Merci !:
 
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Mails : 8
Surnom : Charlie.
Emploi/loisirs : opérateur dans un centre de télécommunication d’un service de hotline.
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٠ ressent les émotions puissance mille (et il préfère ça à ne rien ressentir du tout, même si ça apporte beaucoup d’inconvénients) ;
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Dim 23 Sep - 13:03
merci pour la validation, et here comes a thought aaaaahh c'est l'une de mes chansons préférées ;;
J'ai modifié l'erreur du coup, désolé ! j'ai mis que Charles n'avait aucun ami du coup, jpp

et merci Elijah !
Mails : 65
Surnom : Tom, Tommy
Emploi/loisirs : SDF - Sans emploi
Portrait robot : • Parfois camé.
• Souvent paumé.
• Musique en tête, l'Esprit en miette.

Fredonne en #e00030
avatar
Mer 10 Oct - 17:29
(re)Bienvenue officiellement ici !
J'aime beaucoup trop Charles, il est d'une simplicité touchante et tout, j'veux lui faire un câlin. Et ta plume lui va très bien, c'est un plaisir à lire.
Amuse-toi bien parmi nous, des bisous ♥️




A Fleur de Cœur
« Il faut qu’on se noie encore une fois Dans les nuits fauves Et les grands soirs Qu’on récupère un peu d’espoir. » Fauve - 4000 Iles ©.bizzle
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