C'est pas l'homme qui prend la mer | ft. Azel
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Mails : 71
Double-compte : Chayton M. Wolfe
Surnom : Dem
Emploi/loisirs : Ambulancier, secouriste, bénévole ...
Portrait robot : – 29 ans, écossais et pas tout à fait bilingue, Demetri parle encore le français avec un fort accent. Longtemps secouriste sans frontière, il a beaucoup voyagé avant de se poser en tant qu'ambulancier à Montréal avec sa chienne, Horchata.

– Yeux bleus/gris, longs cheveux bouclés noirs et un mélange de taches de rousseur ou de peinture sur le visage, il possède une chaleur généralement communicative. Peindre est un de ses passe-temps favoris, il a longtemps rêvé de percer dans le milieu artistique et de vivre de ses toiles avant d'abandonner…

– Supporte très mal la solitude.
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Demetri McLagan
Mar 15 Jan - 23:02
C'est pas l'homme qui prend la merIl y avait des soirs comme ça. Des soirs où l'envie de boire, de danser et de s'oublier résonnait si fort dans ses tripes qu'il ne pouvait que bien volontiers y céder. Des soirs où tiré de douloureux rêves marqués par l'abandon et la solitude, l'envie de se plonger dans une foule bruyante, festive et agitée lui apparaissait comme la plus salvatrice des idées.  

Pas assez épuisé pour retourner se coucher, Demetri partit se changer sur une impulsion soudaine. Il enfila des vêtements propres et se passa un peu d'eau sur le visage pour terminer de retirer le sable qu'il avait encore dans les yeux, avant de partir checker où s'était étalé sa chienne. Il la retrouva dans la cuisine, paisiblement endormie contre le lave-vaisselle et ses paisibles ronronnements, et essaya de partir sans la réveiller ; la difficulté ne fut pas bien élevée, la machine avalant le moindre de ses bruits.

Attrapant son trousseau de clef, sa veste et un bonnet, il quitta la maison, ferma la porte à double tour et dévala les quelques escaliers le séparant de l'extérieur. Le froid et la neige l'accueillit sitôt le museau dehors, alors il s'empressa de mettre son bonnet et de fermer sa veste, pestant lorsqu'il coinça quelques mèches de cheveux dans la fermeture éclair. Autant Demetri aimait avoir ses cheveux longs, autant il se disait de plus en plus souvent qu'ils n'étaient pas pratiques et seraient peut-être mieux plus courts … 

S'enfonçant dans la nuit, il partit par habitude en direction d'un de ses clubs préférés, situé dans le port de la ville. De son petit nom Le Barberousse, il s'agissait d'une boîte de nuit profitant de l'air iodé des docks pour ajouter à son atmosphère festive digne des cales d'un navire de pirates imbibés au rhum ; en somme un endroit plutôt sympathique et reconnu pour son ambiance où se bousculaient jeunes comme moins jeunes avant d'immanquablement finir par dégobiller leurs entrailles dans le fleuve.

À peine entré, la moiteur et l'agitation de l'endroit l'envahit, balayant fatigue et cauchemars comme s'il les avait laissés aux vestiaires avec ses affaires. Au vu de l'heure, de nombreuses personnes remuaient et sautaient en rythme sur la piste de danse, déchaînés par la musique électro qui allait crescendo. Demetri ne tarda pas à les rejoindre, attiré par leur effervescence, et se noya avec amusement au milieu des corps pour ne faire plus qu'un avec eux. Se laissant complètement guidé par les battements de la musique qui pulsait à ses oreilles comme un second coeur, il dansa sans inhibition, tantôt seul tantôt avec de nouveaux venus ravis de partager un moment avec lui, ne quittant toute cette agitation que pour apaiser la soif qui lui démangeait la gorge.

Accoudé au bar, une Caïpirinha entre les doigts, Demetri se contentait d'observer de loin les danseurs en remettant un peu d'ordre dans sa tignasse. Quelques boucles lui collaient désagréablement au front alors, tout en trempant ses lèvres dans son cocktail, il se mit à les déloger une par une, y trouvant un côté très relaxant. Peut-être ne faisait-il que tromper sa solitude en venant se mêler aux fêtards au fond, mais il ne regrettait pas un seul instant d'avoir quitté la chaleur de son lit pour l'ivresse d'un club.

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Azel Lavoie
Mer 16 Jan - 22:38


"That's not funny, Tyler." Il râle. Grognon. Ses yeux encore embués de ce sommeil de plomb dans lequel il avait sombré. Avant que son idiot de meilleur ami ne débarque. Sourire aux lèvres et regard malicieux ; charmant dans sa belle chemise bleue mais bien décidé à le tirer de sa nuit. Commencée trois heures plus tôt, quelque chose dans le style. En rentrant de la boutique il s'était écroulé sur son lit. "What do you want, Ty ? You're not supposed to be here tonight." Tyler. Il devait sortir. Avec des amis, quelque chose dans le style. Où ça déjà ? Il fouille une seconde dans sa mémoire et laisse sa bouche se tordre sous la contrariété. Que provoque cette visite inattendue au beau milieu de ses rêves. "Barberousse, isn't it ?" Sa voix est pâteuse. Plus douce. Ne demande que ça, qu'il le laisse se rendormir. Mais non. Vu comme la bouche de Tyler se tord, il sait qu'il ne répondra pas aux questions. Et qu'il n'est pas venu jusqu'ici si bien habillé pour finir roulé en boule au fond de ses bras à discuter. "They stood you up. Your... friends." Des connaissances. Qu'il n'a jamais apprécié Azel parce qu'il se doutait que le fantasque Tyler finirait par être trop pour eux. Alors quand ce dernier acquiesce, le blond soupire. Vient prendre son visage entre ses mains pour essuyer une larme qui menaçait de se répandre, avant de poser un simple baiser sur ses lèvres. "Okay. Lemme time to get dressed." Et Tyler sourit de nouveau, et ça c'est ce qui compte pour lui. Ses lèvres s'étirent en réponse et il se laisse serrer fort au creux des bras de son frère.

Envers et contre tout après tout ! Azel enlève son haut lorsqu'il le lâche. Il laisse le regard brun courir sur sa peau et va fouiller son placard pour dénicher une chemise propre. "The white or the red one ?" Tyler s'approche et se colle à son dos, ses mains froides plaquées sur son ventre plat. Murmure à son oreille. "You're so hot in red." avant de s'enfuir à l'autre bout de la chambre dans l'un de ses rires étincelant qui le fait sourire un peu plus Azel. Il enfile la chemise à tire d'ailes et un pantalon noir, attrape ses bottines, une veste et un foulard qu'il noue autour de son cou.

Ils partent. Et le chemin est plein de rires, de cette connexion qui leur lie les corps ensemble depuis tant d'années maintenant. Comme deux ivrognes ils marchent d'un pas parfois chaotique, quand secoués de malice ils s'accrochent l'un à l'autre et zigzaguent dans les rues vides. Puis les docks, et le Barberousse qui se profile avec son ambiance pour laquelle Tyler a immanquablement craqué. Aussi farfelue que lui. Ils y entrent au bout d'une seconde et l'atmosphère les secoue, la musique fait sourire. Un regard entendu et une main s'agrippe à l'autre, le brun tire le blond vers la piste. "Come on Sweet Ass, let's go dancing !" Et il le mène. Il l'entraîne. Azel le laisse faire, réveillé maintenant, s'insère entre tout ce monde qui danse. Sans attendre Tyler s'enroule autour de lui, bouge avec ses mains sur ses hanches, puis ses bras autour de son bassin. Aguiche et s'amuse, et leurs rires reprennent. Il lui frôle la joue du bout des lèvres. Remonte vers ses lèvres puis les esquive pour s'aventurer près de son oreille. Où il murmure, presque, au milieu de la musique, les paroles de la chanson de l'instant. "She's up all night 'til the sun, I'm up all night to get some, She's up all night for good fun, I'm up all night to get lucky."

Et l'instant de nouveau se prête au rire. Au frisson d'un désir. Avant de disparaître, emporté par la lueur de leurs malices.
Ils dansent, ils dansent comme deux fous jusqu'à ce qu'Azel n'ait plus de souffle, se permettent un peu de calme ensuite au milieu des autres. Une fois la gorgée d'air avalée et l'inhalateur rangé. Une fois leurs deux rires calmés. Et la joue de Tyler posée contre son épaule, ses yeux fermés.

Il laisse les siens naviguer. Voguer sur la foule et s'amarrer, de temps en temps sur un visage, chercher, tout ou rien. Jusqu'à repérer une tignasse brune. Collée par la sueur contre ses tempes. Demetri. Un frisson lui agite le cœur et Azel embrasse le front de Tyler. Se baigne une minute de plus dans sa douceur, dans ses joies et ses malheurs, avant de glisser quelques mots à son oreille. "I'm going to see someone I know, is that okay ?" Le brun acquiesce bien sûr, et lui sourit. À ses prunelles qui brillent, Azel sait qu'il ira danser avec quelqu'un d'autre. Il ne se fait pas de soucis pour lui. Avance vers l'homme et se glisse, après avoir passé son foulard entre les passants de son pantalon pour réduire la brûlance qui lui dévore le corps. La politesse voudrait sans doute qu'il l'aborde de face, il hésite à le faire. Gagné par la pétillance de Tyler et sa joie de tous les jours. Il s'assied près de lui, sur le tabouret à sa gauche.

"Demetri !" Le ton est enjoué, et le souffle maîtrisé. Loin de la dysharmonie de la fois d'avant, quand tout s'emmêlait, sur fond de ciel étoilé. "I'm happy to see you again." Et il appelle le serveur pour qu'il lui serve un verre de rhum. Brun. Comme les pirates qu'ils sont ce soir, n'est-ce pas ? Pirate aux joues rouges et aux deux boutons du haut de sa chemise défaits. Au sourire étincelant de sa vie.
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Demetri McLagan
Jeu 17 Jan - 1:13
C'est pas l'homme qui prend la merSon regard fut aussitôt attiré par un mouvement à sa gauche, sur le tabouret de cuir noir jusqu’alors vide de tout occupant.  S’y hissa un jeune homme aux cheveux courts et clairs, aux yeux vibrants de vie mais surtout au souffle docile ; loin de fuir loin de ses lèvres charnues comme la dernière fois, il lui gonflait la cage thoracique et colorait ses joues d’un rouge prouvant l’effort. Azel.

Demetri le reconnut aussitôt, l’étonnement de le recroiser peint sur son visage. De tous les endroits possibles, il ne s’imaginait pas le croiser dans une boîte de nuit et encore moins totalement par hasard. Après tout, avant de s’en aller dans la nuit après l’avoir bordé, Demetri lui avait laissé son numéro de téléphone sur un bout de mouchoir parfaitement plié. Peut-être n’avait-il tout bonnement pas vu le tissu ou n’avait pas trouvé le temps de le contacter, mais il n’avait jamais eu de nouvelles après cette nuit passée en haut d’une paroi d’escalade, à guetter les flashs de l’ambulance.

Un petit sourire étira ses lèvres en le voyant s’installer et commander un verre, bien que le voir d’humeur si festive lui fasse étrange. Lui qui l’avait vu dans ses moments de faiblesse les plus marquants, il peinait un peu à le reconnaître si joyeux et plein de vie. Le changement était toutefois appréciable, évidemment, si bien qu’il ne parvenait pas à décoller ses prunelles de son visage, comme pour ancrer ce nouveau Azel dans ses rétines. « I’m happy to see you too, I was wondering how you were doing ! »

Levant son verre et le gratifiant d’un petit “Cheers !”, Demetri trempa ses lèvres dans son cocktail et en savoura le goût, le sentant lui réchauffer agréablement les entrailles à chaque gorgée. Il fit doucement claquer son verre contre le bar lorsqu’il l’y déposa et, toute son attention tournée vers le nouveau venu, lui fit instinctivement la discussion. Les questions venaient d’elles-même ; coincés en haut de cette paroi ou dans l’habitacle de l’ambulance, ils n’avaient pas vraiment pu apprendre à se connaître. Ça n’avait même pas été le but, puisque Demetri n’était rien de plus qu’un secouriste faisant son boulot …

Mais désormais loin de l’hôpital et de son odeur aseptisée, sa retenue s’était impitoyablement vue balancée au placard. Là, ils n’étaient que deux connaissances buvant un verre ensemble, avec les pulsations de la musique et les éclats de voix en fond sonore.

« You came alone ? I hope I’m not interrupting something…»

Avec une risette narquoise, les yeux plissés par l’amusement, Demetri indiqua d’un geste de l’index un jeune homme se tenant non loin d’eux. Il les observait sans grande discrétion comme pour s’assurer d’une chose, avant de tourner les talons et de s’enfoncer parmi la masse grouillante de danseurs lorsqu’il remarqua avoir été repéré. Amusé, il s’approcha davantage de Azel pour ne pas avoir à hurler, ses lèvres à proximité de son oreille et de sa gorge dénudée, et il s’enquérit avec malice : « A friend of yours? … He doesn’t have to look after you. I have pretty eyes and great teeth, but I’m not gonna eat his Red Riding Hood. »

Lui offrant un petit clin d’oeil, Demetri termina son cocktail et joua avec sa paille du bout des doigts, son autre main retournant fourrager dans son indomptable crinière. Son regard se perdit un instant vers le barman et les nombreuses bouteilles d’alcool et de liqueurs entreposées derrière lui, avant de revenir effleurer le jeune homme.

« I hope you dance better than you climb tho! » qu’il le taquina avec un petit rire, ravivant encore un peu son souvenir d’un Azel aux lèvres rendues bleues par le manque d’oxygène et la température ambiante. S’en rendant compte, une petite grimace remplaça toute trace d’amusement sur son visage alors qu’il s’empressa d’ajouter : « …Oh uh …I’m sorry, maybe you don’t want to remember that night after all. »

Décidément, la maladresse n’était en temps normal pas un de ses défauts mais il paraissait le devenir. Skyler lui répétait toujours qu’il ne fallait pas mélanger boulot et vie sociale, que les gens qu’ils sauvaient n’étaient pas des amis et qu’ils n’avaient pas à s’en soucier davantage après les avoir déposé en toute sécurité à l’hôpital, mais c’était plus fort que lui. Demetri ne pouvait pas s’empêcher de s’intéresser aux autres, de poser des questions et de donner de sa personne, peut-être dans une volonté inconsciente de voir tous ses efforts lui être retournés ou peut-être pour la simple idée d’être utile à quelqu’un. Quoi qu’il en soit, ce semblant d’amitié qu’il s’efforçait à tisser entre ses « patients » et lui pour les quelques minutes que durait le trajet jusqu’aux urgences ne lui permettait pas d’en connaître suffisamment pour parler librement, sans le risque de se montrer blessant ou intrusif. Qu’il était con aussi, à refuser de blesser inconsciemment les gens qu’il ne connaissait pas alors qu’en tant normal, il ouvrait la bouche sans n’y tourner ne serait-ce qu’une fois la langue ! Ce n’était pas comme s’il avait quelque chose à leur prouver, n’est-ce pas … ?

Un instant, l’effroyable sensation de solitude qui le hantait jusqu’entre ses draps le rattrapa et un long frisson parcourut l’intégralité de son épine dorsale. Il se mordit la lèvre, tourna la tête vers la piste de danse et chercha à s’imprégner de l’ambiance festive et de la présence de nombreuses personnes … dont Azel, toujours à ses côtés. Il s’apaisa aussitôt et lâcha le verre avec lequel il jouait, laissant par la même occasion l’opportunité au barman de le ramasser.

« By the way, do you wanna prove me I’m wrong ? »

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Azel Lavoie
Jeu 17 Jan - 23:10
L'alcool éclate dans sa gorge à la première gorgée qu'il avale. Une grimace remplace le sourire puis une seconde plus tard Azel redevient comme avant ; étincelle. Les joues pleines de rougeurs, que masquent les lumières du club. À ces quelques mots qu'il entend. Qu'il lui rend. L'homme avec qui il a partagé quelques instants, là haut, sur le toit d'un monde ; entre Ciel et Terre. Mis à nu Azel, avec son souffle court et ses peurs dévoilées, puis pas tout seul surtout. Il avait les mains de Demetri serrant les siennes – ou peut-être qu'il les a rêvées. Ses souvenirs sont flous. Ce soir là comme un songe. Avec comme simple preuve de son existence un mouchoir en papier soigneusement posé sur sa table de chevet. Il a hésité à l'appeler. Plus d'une fois à vrai dire. Sauf qu'il n'avait aucune raison de l'embêter. Juste quelques envies dans un coin de sa tête. De lui parler encore. D'entendre sa voix. Sur laquelle il avait fini par s'endormir cette nuit là. Alors il sourit encore. Un petit peu plus fort. Attrape une gorgée, une nouvelle, et laisse la main brûlante de l'alcool effleurer ses sens. Un peu rieur ; et ce rire est pur et franc. "Tyler is my best friend. And many other things." Tellement d'autres choses qu'il ne peut pas toutes les citer. "He just wants to make sure I'm not talking to a perv." Et l'ambre du rhum tourne dans le verre, s'aventure d'un trait au fond de sa gorge. Avant qu'il ne le pose en un claquement doux sur le comptoir juste devant. Un air faussement outré sur son visage d'ange.

"What a sassy boy !" Il rit de nouveau. Et chasse au loin l'image d'un corps sans souffle qui tremble et tremble de sentir la Mort trop proche. L'habitude n'a pas sa place ici cette nuit. Pourtant c'est ainsi qu'il se justifie. "It's okay, I'm used to it, you don't have to apologize. And if I wanted to forget, I wouldn't have come to see ya." Le regard reprend de sa malice. Il a ses doigts qui s'enroulent aux siens Azel. Comme à l'hôpital où il serrait si fort la main de Demetri pour chasser ces peurs de gosse de son esprit. "Okay come with me !"

C'est son tour. Il le tire et l'emmène et retrouve la foule. Les cœurs qui battent et les battements à l'unisson. Azel jette un regard à Tyler, lui sourit, et Tyler rit en retour. Alors un poids s'enlève de sur sa poitrine car il – ils – s'inquiète toujours malgré ce qu'il en dit ; il se laisse glisser sur la musique. Son regard ancré dans celui du Sauveur, provoque, tandis qu'il s'approche.

Se lover contre lui est facile. Azel adore à l'instant même la chaleur de son corps à travers ses vêtements. La senteur de sa peau quand il enlace son cou, y love une seconde le bout de son nez. Sans cesser de danser. Sans cesser de chanter. Près de son oreille. D'une voix contrôlée – d'un souffle un peu court – les paroles de ce qui les fait tous s'agiter. Les boîtes, après tout, il en a tellement fait. Avide de sa jeunesse et des limites que l'on repousse. Amoureux du monde, surtout, quand il est calme ou quand il est fou. Quand il s'évade, comme à l'instant. "I'm in love with the shape of you." Quand il s'échauffe et qu'il tourne. "We push and pull like a magnet do." Et dansent, dansent, dansent les hommes et les femmes, les cœurs et les corps, et toutes les âmes. "Although my heart is falling too." Danse Azel, tout contre lui. Sur ce rythme qui lui est propre, décalé, sans doute comme lui.

"I'm in love with your body."

Soufflé si bas qu'il pourrait ne pas l'entendre. Barberousse, isn't it ? Tyler. Il semble qu'il ait eu la meilleure idée du monde de venir le chercher.
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Demetri McLagan
Dim 20 Jan - 11:33
C'est pas l'homme qui prend la merUne risette de gamin effronté aux lèvres, Demetri haussa les épaules sur un petit« A perv ? I'm a gentleman ! » faussement indigné. Dans son regard pétillait une lueur de malice alors qu'il sentait ses doigts partir à la recherche des siens pour s'y emmêler, comme ils avaient pu le faire en haut de cette paroi. Le contact était toutefois très différent ; sa main était douce et chaude, loin de la froideur morbide qu'il leur avait connu. « I don't want you to be used to it… » Un petit soupire s'échappa de ses lèvres tandis que, le temps d'un instant, il se faisait quelque peu penaud, mais sa bonne humeur reprit vite le dessus. Après tout, s'il était sorti, ce n'était clairement pas pour broyer du noir !

Azel le tira bien vite vers la piste de danse et se pressa contre son corps, l'emplissant sans le savoir d'une agréable chaleur. Ce n'était que dans les bras de quelqu'un, à sentir ses mains glisser délicieusement sur sa peau ou son coeur battre non loin du sien, que la solitude se faisait moins vive, reculait même pour laisser un sentiment bien plus doux l'enlacer. Tout à fait détendu, Demetri plongea son regard dans le sien quand il faufila ses mains derrière sa nuque, glissant un des siens autour de sa taille pour terminer de le lover contre lui. Le nez qui lui frôla le cou lui arracha un petit frisson, cette zone étant particulièrement sensible pour lui, mais il ne bougea pas d'un iota, préférant accompagner Azel dans ses mouvements.

Quand il commença à chanter le refrain, un petit rire chaleureux lui échappa. Agrippant sa main, il s'amusa à le faire tourner avant de l'accueillir à nouveau contre son torse, ses yeux revenant inlassablement chercher les siens pour se perdre dans leur sourire. Parce que ses prunelles lui souriaient avec franchise, eux aussi. « I'm in love with your body. », qu'il chanta avec lui en lisant sur ses lèvres, chantant plus fort ce qu'il avait tout juste soufflé.

« You're a good singer and a good dancer … » Il le complimenta, entendant malgré la musique que son souffle se faisait plus rapide, erratique. Alors sa deuxième main se glissa derrière ses omoplates et il le garda tout contre lui, l'obligeant à suivre son rythme, plus lent, voire même plus sensuel, tandis qu'il venait susurrer à son oreille. « Do you want to get some fresh air after this ? » Dans d'autres circonstances, la demande aurait pu paraître sulfureuse, mais Demetri n'avait rien de plus derrière la tête que le désir de prendre soin de lui. Peut-être que lorsqu'il le regardait, malgré l'ivresse et la moiteur de l'endroit, malgré ses pas de dance et ses paroles enjouées, il ne voyait que le Azel blessé en haut de sa falaise, le petit colibri qu'il avait si désespérément essayé de tenir en vie et au chaud ?

Toutefois, le petit sourire facétieux de tout à l'heure ne tarda pas à revenir ourler ses lèvres, alors qu'il souffla contre sa nuque, juste sous son oreille : « Or maybe you want to dance one more with me ? » Il était joueur, Demetri, il oscillait entre inquiétude et provocation, entre le gamin au sourire plein de dents et le secouriste altruiste. Il donnait énormément, tendait son coeur sans jamais hésiter mais cherchait également à frôler celui des autres du bout des doigts, dans le but de sentir le vide qu'il ressentait se combler et palpiter au rythme de la vie des autres…

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Azel Lavoie
Lun 21 Jan - 11:39
"Thank you. I love how you move..." Il frissonne. Les joues rouges. Son sourire toujours plus grand sur sa bouche alors qu'il se remet à peine du Diable de cette danse. Éternel. Au milieu d'un souffle plus court. Qui s'échoue contre la peau, la peau brûlante de cet homme contre lequel il reste lové en suivant son rythme. De plus en plus lent. Doux. Et Azel n'a pas besoin des mots pour comprendre. Qu'il fait attention à lui. Et qu'il s'inquiète. Le souvenir de cette nuit là gravé ; ancré dans son esprit comme une marque au fer rouge sur le cuir d'une peau de bête. Il ne lui en veut pas cependant. Car il sait comme ça a été difficile pour sa pauvre maman de s'y faire. À cette nouvelle caractéristique. À cette fragilité dans son corps qu'ils pensaient tous si fort. Pour Tyler aussi. Jusqu'à ce qu'il pose les points sur les i pour le voir redevenir comme avant. Éclatant de sa folie et magnifique d'indécence. Alors pour un inconnu qui ne sait rien de lui il sait comme ça doit être difficile. Secoue la tête doucement. Quand les mots surviennent enfin. Une proposition prévenante, mais Azel ses poumons sont bien. Au milieu de la musique, du bruit et du monde. À valser sur quelques notes affolées, parfois, quand il en fait trop. Mais c'est ça vivre ; en faire parfois trop, et surtout se planter. Il est comme tout le monde. Il a le droit à ses erreurs lui aussi. Et il voudrait que les médecins le comprennent ça. Qu'il en fait souvent juste assez et que le trop n'est pas si fréquent. Que les efforts qu'il fait sont les même que les autres. Il prend le visage de l'homme entre ses mains. Murmure. "I'm fine, Dem..." Il va très bien. Et il caresse du bout des pouces les joues, son souffle tout mêlé au sien.

"I'm very fine."

Avant de rire. Tout doucement. Les paupières abaissées le temps que ça dure, tout aussi pleines d'éclats que lui. Oui. Il va très bien. Car ses poumons sont un bout de lui, sa maladie aussi, et il a appris à vivre avec. Avec ce souffle qui s'essouffle. Des fois juste quand il parle. D'autre parce qu'il court. Même quand il dort, lors des mauvais jours. Après tout c'est ça sa vie, des bons jours et des moins bons, comme tout le monde. Juste qu'il a plus de chance d'étouffer que de se faire renverser par un camion en traversant une rue sans regarder. "I just want to live okay ? Don't worry about me, please..." Ça ressemble à une supplique et peut-être que c'en est une. Pourtant son sourire est toujours aussi grand au fond de ses yeux. Il lâche le visage et replace ses bras autour du cou. Abandonne dans un soupir son front contre le sien. Son regard clair lové au fond de celui de Dem. "Dance..." Et son souffle l'effleure encore. Tandis qu'il continue dans son rythme. Dans la lenteur et la douceur, sur une musique qui s'y prête un peu plus.

Fredonne.

Ses doigts posés sur sa nuque tracent quelques notes. Quelques cercles tendres sur la peau si sensible. Et le fond de son ventre se noue lentement. Il sent son cœur battre plus vite. Son sourire s'agrandir. Comme s'il n'avait pas de fin. Comme s'il pouvait le lui dévorer, son visage tout en entier. Et rien ne pourra jamais le gâcher sans doute. Pas en cet instant et pas non plus demain.

Il se presse contre lui. Et son visage retrouve le creux de son épaule. Remonte vers la gorge qu'il caresse d'un souffle bas. Plus calme que ce qu'on pourrait croire. Puis vers son oreille. Dont il effleure le lobe de la pointe de son nez ; joue sans doute. Et chante encore. Toujours. Comme un rituel auquel il se prête. Loin de cet Azel agonisant. En haut de sa falaise. De ses mains froides et tremblantes. De ses lèvres bleues que la Mort embrassait sans cesse.
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– Yeux bleus/gris, longs cheveux bouclés noirs et un mélange de taches de rousseur ou de peinture sur le visage, il possède une chaleur généralement communicative. Peindre est un de ses passe-temps favoris, il a longtemps rêvé de percer dans le milieu artistique et de vivre de ses toiles avant d'abandonner…

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Demetri McLagan
Mar 22 Jan - 18:33
C'est pas l'homme qui prend la mer
Les mains d’Azel enserraient délicatement son visage. Elles étaient chaudes contre sa peau, agréables et bien réelles ; bien loin de l’étreinte fantôme que lui offraient des mains inconnues et immatérielles lorsque, au creux des nuits les plus pénibles, il se surprenait à rêver de tant de douceur. Ses yeux se fermèrent un bref instant, comme pour enregistrer et profiter de cette sensation au plus profond de lui, avant qu’il ne les rouvre sur le visage rieur de l’autre. « Good. » Demetri répondit avec une large risette enjouée, le rire chaleureux et communicatif d’Azel résonnant contre ses tympans et appelant le sien.

Là, entouré de gens, de lumières et de bruits, il lui donnait une image bien différente : celle d’être en pleine possession de ses moyens, empli par l’ivresse de la soirée et celle de la vie. Alors Demetri lui sourit et rit avec lui avant de l’entraîner pour une autre danse, le faisant lentement tourner au rythme de la musique qui, doucement, prenait des tons plus paisibles. Et avec sa peau colorée par les lueurs changeantes des projecteurs et son large sourire, il le trouvait beau. Beau et vivant. Son inquiétude commença ainsi à refluer pour gentiment disparaître et laisser place à un amusement le caractérisant bien mieux. Parce qu’avant d’être un secouriste, avant même d’être altruiste et de s’inquiéter des gens, Demetri demeurait un gamin malicieux et rieur.

Front contre front, seulement guidé par le rythme de la musique et de leur respiration, il s’abandonnait à son étreinte et à sa chaleur, cessant de se poser des questions pour seulement profiter de l’instant. Penser à autre chose n’était en rien difficile lorsque les doigts malicieux d’Azel pianotaient contre la peau extrêmement sensible de son cou, y dessinant des formes indistinctes. Un lourd frisson lui grimpa le long de la colonne vertébrale quand les doigts furent remplacés par un souffle chaud et joueur. Bien trop à son goût. Il était temps d’agir, lui prouver qu’il ne pouvait décemment pas faire ce qu’il lui plaisait de son corps …

Un large sourire taquin aux lippes, Demetri se défit de son emprise et l’attrapa fermement par les hanches afin de le retourner. Il ne lui laissa pas l’occasion de se débattre ou de faire quoi que ce soit, se pressant plutôt paresseusement contre son dos alors que ses mains conservaient leur poigne au niveau de ses reins. Les yeux brillants, ce fut à son tour de venir taquiner son oreille du bout du nez alors qu’il répliquait enfin : « I hope you enjoyed yourself, because it’s my turn. You wanted me to dance after all…»  Il se remit à danser sur ces mots, entraînant Azel à le suivre sans rechigner, balayant au fond de son esprit l'idée de laisser ses lèvres se perdre dans le creux de son cou.

Tout grimpait bien trop vite entre eux.
Jamais il n’aurait pensé revoir un patient et danser de la sorte avec lui. Pas que leur proximité signifiait grand-chose pour lui ; après tout, ils étaient là pour s’amuser avant tout, et Azel n’était pas venu seul. Demetri se voyait mal profiter de lui pour éloigner la solitude le temps d’une nuit, il ne désirait pas s’accrocher de la sorte à une personne avec laquelle il s’entendait si bien, dans laquelle il lui était aisé de se reconnaître, juste pour emplir quelques heures le vide qu’il niait posséder. Ce vide qui reprenait le contrôle lors de certaines nuits où, malgré la clarté apaisante des étoiles, il ne parvenait pas à fuir les cauchemars.

« I don’t know about you, but I’m not against some shots…»

Il sourit contre sa peau en arrêtant tout mouvement, la musique recommençant gentiment à changer pour quelque chose de bien plus saccadé et agité. L’instant venait de se briser, – ce qui n’était peut-être pas plus mal –, et appelait à autre chose. À un temps de beuverie ou de discussion, à un temps de rire et de camaraderie loin des étreintes et des souffles presque échangés qu’ils avaient partagé.

L'agrippant gentiment par le poignet, Demetri entreprit de les sortir de la foule de danseurs. Ce fut quelque peu difficile, à devoir pousser de l'épaule pour se faire un chemin, mais ils parvinrent entiers vers le comptoir, où quelques barmans pressés servaient des boissons rafraîchissantes. Il commanda deux consommations sans attendre, payant pour Azel et lui avec un petit clin d'oeil. « Slainte ! » Levant son verre pour trinquer –dans son bon vieil anglais écossais maternel–, Demetri but sans perdre le plus jeune des yeux. Au fond, il ne savait pas quoi faire ni quoi penser, ne savait pas davantage ce qu'il attendait de lui. « Thanks for this night, it's so much fun to dance with you. » La franchise était un de ses forts, mais il n'échangea aucune de ses interrogations, se contentant de son expression assurée et malicieuse habituelle.

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Azel Lavoie
Mer 23 Jan - 22:28

Azel son souffle s'affole d'un seul coup. Quand Demetri, taquin, le retourne. Se presse contre lui, avec ses mains. Ses mains au creux de ses reins. Qui provoquent un million de fourmillements, un tourbillon de désir au creux de son ventre. Qu'il contient comme il peut. Avec un tremblement. Qui ébranle son corps. Rend ses jambes faibles, l'instant d'une seconde, avant que ses doigts ne se posent sur les siens, qu'il rattrape le coup. Comme il peut. Une fois de plus. Danse. Danse contre lui de nouveau. La chaleur dans les membres, qui grimpe au fur et à mesure des minutes qui s’égrainent. Tandis que ses yeux se ferment. Que l'esprit s'abandonne. Prêt à rendre les armes parce qu'il est faible Azel. Faible face à la vie qui le prend dans ses bras. Danse. Jusqu'à ce que la musique change, et que les mots résonnent tout près de lui. Jusqu'à ce que l'instant se brise, et qu'il grogne un peu, à fleur de nerfs et les sens trop sensible. Ses reins brûlants. D'avoir été touchés de la sorte. Une pointe de quelque chose dans la poitrine aussi. De ne pas voir l'instant se prolonger. De voir Demetri s'en aller. Pas tout à fait, puisqu'il l'emmène avec lui, mais le sentiment s'étend. Enserre ses poumons et son cœur alors qu'il voudrait le retenir. L'en empêcher. De se glisser dans la foule pour les diriger vers le bar ; si loin de la folie de la piste. Alors qu'il a encore sur les lèvres ce "Okay" qu'il ne s'est même pas entendu prononcer.

Il s'assied. De nouveau il est à côté de lui et sa chaleur lui manque. Son souffle non loin de sa peau et ses mouvements contre les siens. Azel se sent incomplet, comme un alcoolique à qui on aurait pris sa bouteille sauf que cet homme il ne le connaît que depuis peu de temps. Pourtant il voudrait avoir le droit. De le prendre dans ses bras. D'embrasser sa nuque et de mêler ses mains à sa tignasse brune. Et danser encore, jusqu'à ce que les souffles se perdent et que ses poumons rappellent. Jusqu'à ce que la nuit tombe ; et le jour se lève. Jusqu'à plus, simplement, plus de tout ce qu'il veut bien donner, il est d'accord pour le prendre. Il le fixe. Un trop long moment. Puis leurs verres cognent sur la surface du bar et le blond sort de ce trouble. Un battement loupé sous la peur – peut-être – d'avoir été attrapé.

"I'll pay for the next one !" Le ton reste enjoué. Azel donne le change. Porte un masque comme Tyler le fait si souvent, de bonne humeur et d'insouciance, même si le quelque chose de sa poitrine se fait plus lourd. Ça porte sans doute le nom de frustration. "Cheers !" Il lève le verre. Et avale une partie de son contenu sans le lâcher des yeux cet homme. Qui a grimpé une falaise pour lui un soir d'avant. Dansé avec lui un petit bout de nuit. Devrait-il se comporter différemment ? Azel ne sait rien des convenances dans cette situation, elle ne s'est jamais produite. Mais les conventions ne sont pas ce qu'il préfère, loin de là. Il a toujours estimé qu'il n'a pas le temps pour ça. Alors ses yeux provoquent. Un peu. Ne le lâchent pas. Miroirs d'une âme pleine de malice et de désir. Qui rend ses mains fébriles, serrées sur son verre.

"J'ai failli t'appeler. Plusieurs fois. But I was afraid to disturb you." Il y pense. Au mouchoir qu'il lui a laissé. Sourit, presque doucement, avant de soupirer. "I'm very happy that Tyler dragged me here tonight." Tyler. Comme un souffle frais à chaque nouvelle journée qui passe. Tyler-croque-la-vie lui aussi. Toujours là. Comme Azel est là pour lui. "We can dance again afterwards. Or get some fresh air if you still want to." Il va bien. Il veut le hurler. Mais plus que lui, c'est peut-être Demetri qui en a besoin de ça. D'un peu d'air pour souffler. "Or maybe you just wanna leave..." Il sirote son verre. Ne détourne toujours pas son regard. Même si la frustration grandit encore. Et qu'il pourrait l'attraper, là, s'il le voulait, pour le plaquer contre lui et se noyer dans ces anciennes sensations.

Juste un peu plus encore. Quelques minutes accordées. Avant qu'il ne souffle ces mots, juste assez fort par dessus là musique qui joue encore.

"But I don't want you to leave again."
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– Yeux bleus/gris, longs cheveux bouclés noirs et un mélange de taches de rousseur ou de peinture sur le visage, il possède une chaleur généralement communicative. Peindre est un de ses passe-temps favoris, il a longtemps rêvé de percer dans le milieu artistique et de vivre de ses toiles avant d'abandonner…

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Demetri McLagan
Dim 27 Jan - 16:55
C'est pas l'homme qui prend la merIl se sentait con. La musique était bonne, les boissons étaient fraîches, l'alcool descendait en une douce brûlure le long de son oesophage et lui se prenait la tête pour des absurdités. Le manque de sommeil ne lui réussissait décidément pas plus que les semaines de boulot qu'il prenait à temps plein ; la frustration lui paraissait en ramper sous sa peau, tant il se voyait incapable de s'en débarrasser et prendre du temps pour quoi que ce soit. Il y avait toujours quelque chose à faire : que ce soit accompagner Skyler, s'occuper du véhicule ou faire des heures sup', Demetri se retrouvait à bouder ses pinceaux et ses toiles désespérément vierges parce que la fatigue lui grignotait toute inspiration.

Alors il se retrouvait là, dans cette boîte de nuit à ne plus savoir quoi faire ou quoi vouloir. Et lui qui, en temps normal, se sentait si libre de ses faits et gestes ne s'en retrouvait que davantage emprisonné. « Yeah, I'm not against some fresh air. »

Il sourit en se souvenant du mouchoir, lui répondant en secouant doucement la tête : « You won't disturb me, don't be afraid to give me a call ! » Des fois, le travail passait avant et il lui était difficile de répondre au téléphone, mais ce n'était pas une raison pour ne pas appeler. Demetri était toujours heureux de recevoir un coup de fil, il ne lui avait qui plus est pas laissé son numéro pour rien.

Azel lui paya la seconde tournée et il en fut ravi. Au fil des gorgées, sa bonne humeur revenait à mesure que son esprit se floutait et prenait en légèreté. Il avait le malheur de particulièrement bien tenir ses consommations, mais ça ne l'empêchait pas d'être de bien meilleure humeur qu'à l'accoutumée. « I'm not gonna leave now. You miss me already ? » Un petit rire s'envola de ses lèvres alors qu'il termina son verre cul-sec, le déposant sans grande délicatesse sur le bar. « I wanna go outside a wee bit, up to you to follow me ! »

Avec un petit sourire, Demetri se leva et finit par sortir. Il faisait froid, mais le vent lui faisait un bien fou, le défaisant de la moiteur du club et de la sueur, qui collait quelques petites boucles à ses tempes. Il emplit lentement ses poumons d'oxygène et, à chaque expirations, il lui sembla se débarrasser de ses tensions en même temps. Sortir était une bonne idée : loin de toute cette agitation, il se sentait un peu plus frais.

S'accoudant contre un des murs de l'endroit, il observa le fleuve avec une malice toute enfantine avant de relever les yeux sur le jeune homme : « We should return in the summer, when we can jump in the water without freezing to death. »

Azel l'avait visiblement suivi dans la nuit. C'était chou, en quelque sorte, mais Demetri se devait de clarifier quelque chose. Tournant un regard plus sérieux en sa direction – quoique jamais entièrement dénué de la facétie qui le caractérisait –, il souffla : « I dunno what you expect of tonight, but I'm not here for ya dobber... »

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Azel Lavoie
Lun 28 Jan - 10:25
Sur ses lèvres. Un sourire. Encore. Plus fragile peut-être. Mais qui redevient fort. Au fil du temps qui s'écoule ; d'un second verre qui lui coule. Au fond de la gorge, jusque dans ses veines. Étreint. Étourdit. Quelques secondes chacun de ses sens et puis retombe. Doucement. En une euphorie qui court, chaude et tendre le long de ses membres. En un frisson le long de son échine. Qu'il contrôle. Qu'il maîtrise. Comme il peut, le regard posé avec calme sur cet homme face à lui, dont la moquerie lui tire un léger rire. Alors que son cœur se serre malgré lui. S'il en manque ? Oui. Oui, il le veut contre lui, il a besoin de sa chaleur, de celle d'un autre et du monde, et ça lui tord le ventre. Il continue de sourire. Sans ciller parce qu'il est doué pour ça. Pour ne rien montrer de ses troubles. De ses failles. Il se refuse à inquiéter. Et lance juste un "Maybe !" qu'il veut enjoué et qui fait illusion. Parfaitement. À ce qu'il veut lui montrer Azel, et le seul capable de dire quand il ment c'est Tyler. Même sa mère il parvient à la berner.

Il finit son verre.

Ses pas suivent ceux de Demetri après l'avoir laissé filer pour une seconde. Il se fraye un chemin. S'accroche au regard d'un homme, à deux grands yeux bruns. Puis s'en détourne. Sans hésiter, et il retrouve l'air frais de la nuit. Attrape son foulard, toujours accroché aux passants de sa ceinture, l'enroule de nouveau autour de sa gorge fine. Manquerait plus qu'il prenne froid. Ça serait un désastre. Les rhumes toujours une catastrophe pour ses poumons épuisés. Il n'apprécie pas l'idée. Heureusement sa veste est chaude, assez pour le peu de temps qu'il passera dehors ce soir ; il cesse de s'en inquiéter pour s'adosser aux côtés de son sauveur. Le regard porté vers le haut, le ciel sans étoiles parce qu'elles ont du mal à briller sous toutes les lumières de cette trop grande ville. Il regrette une seconde d'être ici. Là où la nature n'a plus de droits, sur ces terres où les montagnes ont oublié de pousser. Quand quelques années auparavant ils seraient partis vers les hauteurs, Tyler et lui, et serrés l'un contre l'autre, une bière à la main, ils auraient observé la tête levée cette infinité lumineuse. Ils auraient été heureux. Heureux vraiment. Ils l'avaient souvent fait.

"I love that. Snow and cold. Winter. Frozen trees and sleeping nature..." Une pause. Puis le fond de ses pensées. "A few years ago I would have jumped into the water even at this time of year."

Il l'aurait fait parce qu'il avait cette folie chevillée au corps. L'insouciance de la jeunesse. Pas de poumons en carton. Aujourd'hui il pourrait toujours, sûrement, mais pas sans crainte de claquer d'une pneumonie deux jours après, ou d'une crise directement dans l'eau. Il grimace. Légèrement. L'esprit loin déjà des chansons d'avant. De la résonance des notes et des battements du rythme. Loin de sa jeunesse, presque, soudain trop vieux et trop sérieux. En écho à celui de Demetri, dont les mots posent quelques interrogations dans son esprit. Sous l'inconnu qui s'offre à lui ; il en fronce les sourcils. Tourne la tête vers l'homme et laisse courir son regard sur ses boucles brunes. Frustré. D'être privé de lui. De ne pas comprendre. D'un geste plus ancien, aussi, qui lui manque atrocement à cet instant. Un bâton de nicotine entre ses lèvres.

"What's that ? Dobber ?"

La frustration le rend agacé. Il tape légèrement du talon contre le mur. Les mains accrochées à ses poches arrières. Les coudes enfoncés contre les pierres. Soupire. Un peu. Les yeux de nouveau portés vers les eaux noires plus loin. Quelques années avant il aurait choppé une clope dans sa poche arrière droite et il aurait évacué cette frustration par la fumée frémissante entre ses lèvres. Mais plus aujourd'hui. Et même sept ans après il se sent parfois amputé de ces choses là. Déteste ces moments où il se sent anormal. Différent. Oublie même son sourire habituel. Durant cette seconde de battement où ses pensées s'emmêlent.

"Tell me please. I just wanna understand what you're trying to say to me."

Si c'est un reproche. Quelque chose d'autre. Il n'en sait rien et il n'aime pas ça. Qu'on ne dise pas les choses comme elles le sont.
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Demetri McLagan
Dim 3 Fév - 22:45
C'est pas l'homme qui prend la merIl était sur le cul.
Bien sûr, Demetri comprenait pourquoi Azel n'avait pas saisi. Tout le monde ne se doutait pas forcément de la signification des quelques mots écossais qui se glissaient par habitude entre ses lèvres. Sa langue maternelle, bien que diluée par l'anglais au fil des années, ne cessait jamais de se faire remarquer : que ce soit par ses roulements de r, ses prononciations parfois étranges et ses expressions, il passait toujours pour un touriste aux yeux des anglophones. Mais il fut surpris qu'Azel ne capte pas ce mot particulier, surtout dans ce genre de situation...

Ses yeux s'arrondirent sous le coup de la surprise avant qu'un éclat de rire particulièrement fort et riche n'éclate en lui. Il espérait ne pas vexer le plus jeune, mais c'était tout bonnement trop pour lui, il ne pouvait pas résister contre le tremblement de ses épaules ou le large risette pleine de dents qui lui mangeait le visage. Soufflant un coup pour se calmer, il lui offrit un sourire désarmant de complicité alors que ses yeux brillaient sous les idées facétieuses qui se faufilaient dans son crâne et qui, aidées par l'alcool, ne lui paraissaient qu'absolument tordantes.

Se détachant tout à fait du mur contre lequel il se tenait plus tôt, il se tourna complètement vers Azel et souffla : « Do you want to know so bad ? » Et le voyant tant frustré de ne pas le comprendre, Demetri ne pouvait que désirer le taquiner davantage. D'un mouvement rapide et précis, il attrapa une de ses épaules et plaqua le plus jeune dos contre le mur, se pressant avec une certaine malice contre lui. N'ayant rien pris pour se couvrir, il accueillit sa chaleur corporelle avec satisfaction.

« I'm gonna repeat, so prick up your ears... » Il commença en attrapant son menton entre deux doigts, lui tournant délicatement la tête pour avoir accès à une de ses oreilles. Ses paupières étaient à moitié closes, son regard joueur planté dans le sien, son visage si proche que son souffle s'échoua contre sa joue et son arc de cupidon lorsqu'il le manipula… « What I wanted to say was that… » Il aurait pu cesser là, le sale môme. Il aurait pu répéter avec d'autres mots et le relâcher. Simplement sourire de son innocence, de son incompréhension, et lui faire comprendre différemment. Il aurait pu. Mais bien trop amusé par la situation, ses lèvres se plaquèrent doucement contre son oreille, soufflant quelques mots contre son lobe et son cou. « I'm not here for ya cock. Ya willy. You understand me better ? »

Avec un nouveau petit rire –quoique plus malicieux que tout à l'heure–, il se détacha à nouveau de lui et le lorgna avec complaisance, visiblement très fier de lui. Le gratifiant d'un petit clin d'oeil, il s'excusa sans réellement être navré de quoi que ce soit. Sa bonne humeur était revenue au triple galop, à tel point qu'il lui était difficile de ne pas remuer le couteau dans la plaie.

« Sorry but bothering you was too tempting. »


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Azel Lavoie
Lun 4 Fév - 10:17
L'orage frémit. Au fond de son regard. Demetri est là. Si proche et si lointain à la fois, et Azel ne peut rien faire d'autre qu'attendre. Attendre les paroles qu'il voudrait lui arracher d'entre les lèvres. Les explications. D'un baiser, d'un peu de tentation, jouer lui aussi, comme son sauveur le fait. Parce qu'il n'a aucun doute quant à son attitude, quant à sa prise sur lui quand il le plaque au mur. Il sait. Que rien n'est sérieux. Pourtant il ne peut le retenir. Le frisson de nouer son dos. Et le nœud au creux de sa gorge, qui accélère à nouveau son souffle trop précieux. Bloody hell. Tyler le marmonnerait sans doute s'il était à cette place. Plus expansif. Mais lui reste muet, ses yeux clairs posés sur un point au loin, alors que la main l'enserre. Que la bouche est si proche de son oreille, son souffle échoué tout contre elle, sur le haut de son cou. Il déglutit avec difficulté. Les nuages qui voilent le regard s'éparpillent. Juste un instant, durant lequel le trouble se reflète, le doute aussi s'installe. Ses paupières s'abaissent. Et il se le répète en boucle, ce n'est qu'un jeu ce n'est qu'un jeu ce n'est qu'un jeu, et ça le tue un peu. De savoir qu'il s'amuse avec cette frustration qu'Azel ne cache qu'à peine, car ça fait trop longtemps qu'il n'a pas senti contre lui la chaleur d'un homme. Malgré tout il sourit. Même quand les mots heurtent sa poitrine. Comme un million de morceaux de verre qui se fichent en lui. Oui. Il sourit. Et ça vaut plus que toutes les paroles du monde. Cette lueur un peu boudeuse, un peu triste, qui brille dedans. Tandis qu'il s'arrache au mur. S'approche à pas tranquilles.

"Thank you Demetri. For translation."

Il pose sa main sur la hanche. Attrape entre ses doigts les tissus et se glisse, presque paisible, jusque dans son dos. Sans le lâcher. D'un calme effrayant, plus que mesuré. D'un piège qui se referme, doucement. Son bras se love contre le ventre. Son souffle se promène, caresse l'épaule en même temps que ses lèvres, légères, découvrent avec une sorte de pudeur le goût de la peau. Il se perd contre la nuque. Les cheveux repoussés de sa main libre et son torse, lové contre le dos trop peu couvert. Esquisse quelques pas, doucement. Le pousse vers l'avant, comme une danse lente qu'il mène d'une main de maître. Toujours souriant. Le calme. Avant la tempête qu'il a dû sentir se profiler Demetri. Depuis l'instant où il l'a enlacé.

Pourtant il n'agit pas tout de suite. Les laisse là, pas trop près du bord de l'eau mais pas assez loin non plus pour que le danger soit écarté. À inspirer l'odeur de sa peau. À observer la menace se profiler ; planer. Prête à disparaître, le temps de quelques secondes qu'il laisse filer. Puis se détache. D'un mouvement brusque ; et pousse du plat de ses mains de toutes ses forces sur les épaules. Pour l'envoyer vers l'avant. Droit vers les eaux sombres qui clapotent à leurs pieds. Et il garde ses yeux sur lui tout le temps que dure la chute. Écoute le corps se faire engloutir, puis s'approche encore. Droit debout sur le bord. D'une vengeance froide. Malgré les flammes qui dansent au fond de son regard.

"Dont even think about taking me down too." Un grondement au fond de sa gorge. Et il se penche, lui tend la main. "That's not why I'm here either." Sa voix est basse. En colère. Oh. Jeune et con. C'aurait été plus simple. À grands cris de joie il l'aurait rejoint. Façon comme une autre de désamorcer le conflit. "I'm not here for fuck with ya or another one. I'm here for Tyler, to dance and have fun. I'm not chasing after dick as you seem to think." Il l'aidera à remonter s'il lui prend la main. Vexé. Frustré. Mais pas rancunier. À peine.

Même s'il lui en veut un peu d'avoir pu penser ça de lui. Après tout ils ne se connaissent pas. Pas tant que ça. Et ça lui rappelle qu'avant ce soir, Demetri n'était qu'une ombre au fond de sa tête. Une ombre ayant sauvé sa vie, qu'il pensait ne jamais revoir. Parce qu'il n'aurait sans doute pas appelé. Aurait peut-être laissé un simple sms pour le remercier encore. Sans oser en demander plus. Un fragment d'amitié.
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– Yeux bleus/gris, longs cheveux bouclés noirs et un mélange de taches de rousseur ou de peinture sur le visage, il possède une chaleur généralement communicative. Peindre est un de ses passe-temps favoris, il a longtemps rêvé de percer dans le milieu artistique et de vivre de ses toiles avant d'abandonner…

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Demetri McLagan
Lun 4 Fév - 19:16
C'est pas l'homme qui prend la merIl était fier de lui, le môme. Son sourire canaille ne cessait de grandir, creusant de petites fossettes sur ses joues. Se laissant manier de bon cœur, le regard ancré dans celui d’Azel, il recula. Un pas, deux pas. C’était comme s’ils reprenaient leur danse de tout à l’heure. Alors, inconscient du danger qui flashait dans les prunelles de son vis à vis, il suivait. Trois pas, quatre pas. Et sans qu’il ne comprenne comment, Demetri se sentir tomber vers l’arrière. Il n’eut pas le temps de mouliner des bras ou de s’accrocher à Azel et se retrouva immergé dans une eau noire et glaciale.

Le souffle court, grelotant de la tête aux pieds, il remonta à la surface et nagea jusqu’au bord du fleuve, s’aidant des cordes normalement utilisées pour amarrer les bateaux afin de s’extirper de l’eau. Il n’attrapa pas la main tendue, sachant qu’il l’aurait tiré dans le fleuve sans pitié, et grimpa sur la rive. « Fuck, so cold. »

Frissonnant, Demetri essora ses vêtements comme il le put, venant ensuite frotter ses bras dans une tentative de se réchauffer. Claquant des dents, il jeta un sombre regard à Azel : « It was mean of ya! I’m gonna return to the club and leave, I’m freezing to death. »

Il ne lui en voulait pas. Ou juste un peu. Vu son air orageux, ils s’étaient mal compris : Demetri n’insinuait pas que Azel était uniquement la pour le sexe, ce n’était aucunement à prendre personnellement …  il s’était exprimé trop tard ou trop tôt. Comme souvent, il en faisait trop. « I didn’t want to hurt ya by saying that, you know. »

Avec un petit sourire, il retourna vers le club en le traînant derrière lui. Repoussant ses boucles trempées de son visage, un lourd soupir s’échappa de ses lèvres ; elles dégoulinaient désagréablement le long de son dos, ne lui donnant que plus froid encore.

Arrivé devant le club, les videurs ne voulurent tout d’abord par le laisser entrer. « Tu vas tout dégueulasser ! », qu’on lui disait avant même de s’inquiéter de ses lèvres bleuies. Leur faisant comprendre qu’il venait chercher ses affaires pour s’en aller, Demetri finit par pouvoir entrer. Il chercha sa veste et s’empressa de retirer sa chemise trempée, avant de l’enfiler et de s’emmitoufler à l’intérieur. La fourrure de sa capuche était chaude et agréable contre sa peau…

Retournant à l’extérieur, il balança son vêtement dégueulant d’eau sur Azel. « I’m leaving, I don’t think I can stay like this. … And I just want a warm shower right now. You want to go with me ? … At home, I mean. » Il lui offrit un clin d’œil, attendant de le voir acquiescer pour faire demi tour et rentrer chez lui. Bien qu’il ait retiré sa chemise, ses chaussures vomissaient de l’eau à n’en plus finir et son jeans se plaquait désagréablement contre sa peau. « If I get sick, it’s your fault. »

Son appartement n’était pas bien loin, mais le vent gelé qui soufflait ne faisait que lui attacher davantage de frissons. Les mains dans les poches, le visage enfoncé dans le col de sa veste, il continua de marcher à grand pas. Lorsqu’il repéra son immeuble au loin, une vague de soulagement l’envahit : il allait pouvoir se faufiler sous une douche bien chaude et se changer ! Entrant dans l’immeuble, il grimpa les escaliers en vitesse, s’assurant que Azel suive, et s’arrêta devant sa porte. Ses mains fouillèrent ses poches à la recherche de son trousseau de clef mais, une fois entre ses doigts tremblants, il ne parvint pas à ouvrir la porte. Agacé, il tendit les clefs au jeune homme : « Can you open the door for me ? »

Ses doigts tremblaient bien trop pour qu’il en fasse grand chose. Attendant que Azel prenne sa place devant la porte d’entrée, il le retourna et l’y plaqua tout contre sans attendre. « Don’t think I will be the only one wet. »

Demetri l’avait frustré toute la soirée, avait joué avec lui tant par volonté de le taquiner que par incertitude quant à ses désirs. Mais lorsqu’il regardait le jeune homme, il ne pouvait réfréner cette envie ardente de l’emmerder encore et encore … et ce désir qui lui échauffait les reins. C’était purement corporel, mais ô combien enivrant.

Alors avec un petit sourire joueur, loin d’avoir été refroidi par son petit plongeon dans le fleuve, il pressa ses lèvres contre les siennes. « The door ? » qu’il souffla avec taquinerie contre sa peau.

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Azel Lavoie
Lun 4 Fév - 19:48
Un haussement d'épaules. Puis Azel grogne tout bas. Siffle entre ses dents, un peu, d'entendre ça. Que c'était méchant. Lui qui voulait juste faire comprendre. Que les mots blessent ; et sa colère. D'être traité de la sorte. Comme s'il avait souhaité, au lieu d'une simple danse, l'envoûter pour bien plus que ça. Pourtant il acquiesce. Et le froid dans son regard se transforme en quelque chose de plus léger. Un grain de malice, juste un, qui revient l'habiter. "Yes. It was. But you deserved it a little." Ça l'a blessé. Même s'il l'a sûrement juste pris trop personnellement. Ce qui n'arrive presque jamais. Au dessus de ces choses Azel, des embrouilles pour rien, des vengeances de gamin. Rarement le temps pour ça, et pourtant ce soir c'est plus fort que lui. Il a beau tourner et retourner les mots dans sa tête il ne voit que ça, ce reproche qu'il lui envoie en pleine face.

Il grimace un peu. Demetri ne peut pas le voir, il a tourné le dos. Pour retourner dans le bar dans lequel il le suit. Et le temps qu'il se change, il repère au milieu des danseurs son meilleur ami. Se dirige vers lui et le kidnappe un instant aux bras d'un autre blond pour plaquer un baiser contre sa joue. Murmurer juste au coin de son oreille, en se gonflant de cette bonne humeur qu'il lui sent. "I have to go, Ty." Mieux qu'une poudre blanche qu'on se collerait dans le nez ; son sourire revient rapidement. "Have fun Sweetheart !" Alors qu'il s'en retourne vers la sortie il l'entend rigoler. De quoi brûler son cœur de bonheur. Même sourire un peu, à Demetri quand revient et lui jette dessus son vêtement trempé. Qu'il rattrape. Cale sur son bras.

Il hoche la tête à la proposition. À peine honteux. Même s'il espère qu'il n'attrapera pas la crève. Sa mère lui ferait sans doute un sermon pour avoir fait ça. Il ne pense pas à elle cependant. Chasse son visage de ses pensées. Et suit cet homme. Sans une hésitation. Après tout il l'a sauvé. Là haut sur un toit du monde. Il devrait se montrer plus agréable. "I''m sorry." Il finit par le dire. À voix trop basse. Sur le chemin, entre deux sons de leurs pas calés sur le même rythme.

Ils arrivent. Finalement. Les mains de Demetri tremblent. Azel le regarde se débattre avec le froid sans rien oser faire. Se saisit de la clé lorsqu'il la lui tend et sursaute un peu quand de nouveau son dos claque contre un mur. Une porte. À vrai dire. Frissonne. Quand l'eau s'infiltre dans ses propres vêtements. Tressaille. Les lèvres entrouvertes d'une question qui ne vient pas. D'interrogations. Encore. Qui affolent son cœur, son corps, ses sens. De mots. Tapis dans sa tête. Et qui y restent. Qui y restent. You drive me crazy. Sa respiration tremble. Il fermerait les yeux s'il le pouvait. Mais son regard reste accroché à celui de cet homme. Qui joue encore. Tandis que sa main s'accroche. Juste là entre eux, au niveau du col de la veste. What are you doing ? Rien ne sort. Rien. Il est muet, bâillonné. Par le désir qui lui noie les sens. Cette frustration immense. Il voudrait se pencher et l'embrasser. Juste comme ça. Par envie, sentir la texture de sa bouche contre la sienne, s'en abreuver.

Seulement Demetri a été clair non ? Azel ne sait pas. C'est la première fois. Qu'il ignore ce qu'il peut faire. Ou ne pas faire. Première fois qu'il est paumé comme ça.

Il resserre ses doigts sur le vêtement. Quand les lèvres trouvent le chemin des siennes. Ferme les yeux. À demi. Et s'abandonne. Rend les armes pour une seconde, une minute, un peu plus. Sans même prendre garde au tintement des clés contre le sol. Qu'il a fini par lâcher sans se rendre compte pour s'agripper à la hanche. Frissonne. Encore. Tandis que sa bouche lui répond et s'appuie avec tendresse contre la sienne. Sans chercher à atteindre plus. Pas une petite fois. Une fois détaché du baiser il n'entend même pas la commande. Étranglé du désir d'un peu plus. The Door. Qu'indique la voix. Non, il reste accroché à lui. Et comme un gosse capricieux il le ramène contre son torse, le colle. Vient lover son nez au creux de son cou en grognant doucement. "You're cold.... And that's my fault..." Perdu. Il réfléchit trop. S'écarte à peine un temps après pour ramasser la clé. Ouvrir la porte. L'estomac tordu et la gorge, mon dieu, sa gorge nouée tellement fort.

Il laisse la place à Dem. N'entre pas tant qu'il ne l'a pas indiqué. Mais curieux son regard se pose sur la chienne. Dont il voit seulement un bout de pelage, occupée à faire la fête à son maître de retour à la maison. "Maybe I should go home... I don't wanna bother you."
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Portrait robot : – 29 ans, écossais et pas tout à fait bilingue, Demetri parle encore le français avec un fort accent. Longtemps secouriste sans frontière, il a beaucoup voyagé avant de se poser en tant qu'ambulancier à Montréal avec sa chienne, Horchata.

– Yeux bleus/gris, longs cheveux bouclés noirs et un mélange de taches de rousseur ou de peinture sur le visage, il possède une chaleur généralement communicative. Peindre est un de ses passe-temps favoris, il a longtemps rêvé de percer dans le milieu artistique et de vivre de ses toiles avant d'abandonner…

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Demetri McLagan
Lun 18 Fév - 14:33
C'est pas l'homme qui prend la merSon petit jeu était peut-être allé trop loin. Demetri avait repéré les petits regards que lui lançaient Azel, remarqué à quel point il ne pouvait s'empêcher de vouloir se lover contre son corps à nouveau, senti son souffle s'accélérer lorsqu'il se faisait plus taquin encore … mais peut-être avait-il mal interprété tous ces signes ?

L'expression complètement perdue qu'affichait le jeune homme lui arracha toutefois un sourire amusé. Lui qui s'était montré sûr de lui toute la soirée – et qui l'avait balancé sans ménagement dans le fleuve!– semblait perdre pied face à ses taquineries. Décidément, Demetri se découvrait un côté quelque peu vicieux : ça l'amusait autant que ça le gênait d'autant embrouiller quelqu'un... et il n'était pas certain de ce qu'il en pensait, de ce qu'il pensait de lui-même. S'amuser était une chose, mais au dépend d'autrui…? Il n'arrivait pourtant pas complètement à regretter, pourchassant le fantôme de ses lèvres d'un coup de langue discret et instinctif.

Refrénant difficilement un violent frisson, Demetri attrapa Azel par le poignet et l'entraîna à l'intérieur de son appartement. Horchata était déjà dans l'entrée, l'ayant entendu arriver, et se faisait un plaisir de lui sauter dessus pour avoir quelques caresses qu'il ne pouvait que lui céder. Après lui avoir fait la fête et lécher les mains, elle le dépassa pour observer le nouvel arrivant et le sentir, sans aucune animosité. Au contraire même, elle ne montrait que de l'affection et de la curiosité. Sa chienne était décidément un amour, il ne regretterait jamais de l'avoir embarqué avec lui. « Her name is Horchata. » Il lui en avait déjà parlé, de son adorable boule de poils, mais il le lui répéta tout de même avec un large sourire.

« You don't bother me. Come, I'll make something… Do you prefer cocoa, tea, coffee ? » Refusant ses incertitudes d'un mouvement de la main, Demetri l'invita plutôt à entrer et se mettre à l'aise. Azel n'était pas trempé comme lui, mais il l'avait accompagné jusque chez lui et il ne pouvait pas le laisser sortir s'en s'être un minimum réchauffé. « Make yourself at home. I'm gonna take a shower and put some clothes on first, but you're welcome. Really. »

Délaissant ses chaussures trempes dans l'entrée, il retira également sa veste qu'il suspendit au porte-manteau, se retrouvant torse nu devant Azel. Plus jeune, il en aurait été gêné : son corps ne lui plaisait pas, à l'époque. Que ce soit à cause des vergetures, des nombreuses taches de rousseur ou encore de sa peau trop pâle, il ne voyait que des défauts en lui. Mais en grandissant, en faisant de nouvelles expériences et de nouvelles rencontres, il avait appris à aimer le corps qui était le sien. Et puis, il était de toute manière bien trop congelé pour s'en soucier.

« Drink something hot before going back home. If you are in a hurry, my kitchen is here. Otherwise, you can wait for me in the living room… Or you can leave, if you're really uncomfortable.» Demetri ne voulait pas le retenir ou l'obliger à quoi que ce soit. Il reconnaissait en avoir suffisamment fait pour aujourd'hui et une bonne douche allait terminer de le faire totalement reprendre ses esprits.

Il lui indiqua donc sa petite cuisine et son salon, la pièce centrale de son appartement qu'il avait coupé en deux. D'un côté se trouvaient une télévision, un canapé avec de nombreux coussins et une table basse tandis que de l'autre, quelque peu en désordre, s'étalait son matériel de peinture. Une toile encore vierge était posée sur son chevalet, attendant sagement que Demetri laisse libre-court à son imaginaire.

Alors sans plus attendre, après avoir indiqué sa petite cuisine et son salon à Azel, il partit se réchauffer sous une douche bien chaude –quoique rapide. Il ne voulait pas le faire attendre, s'il avait choisi de rester (quand bien même Horchata se serait fait un devoir de venir lui quémander quelques caresses). À peine sorti de la salle de bain, frissonnant à cause du changement de température désagréable et du froid qui courait le long de sa peau nue, il s'empressa d'enfiler des vêtements secs. Un sarouel et un pull firent son bonheur et, après avoir attaché ses cheveux encore un peu humides en queue de cheval, il partit à la recherche de Azel.  

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Azel Lavoie
Jeu 21 Fév - 20:50
"Coffee, please." Et Azel lui sourit encore. Éclatant. Le regard à la dérive sur les murs autour, le bout de pièce qu'il aperçoit. Et Horchata pour sûr. Devant qui il s'accroupit, pour faire glisser ses doigts dans le poil court, alors qu'avec douceur elle prend le temps de renifler ses joues. Vient nicher sa truffe mouillée contre sa gorge. Il frissonne, et dans un éclat de rire avorté relève les yeux sur Demetri, torse nu devant lui. Il n'en éprouve pas de gêne. Lui même peu pudique, mais aussi parce qu'il doit mourir de froid seulement vêtu d'une veste à la mi Janvier. Vraiment, le pousser ainsi n'était pas malin de sa part. "Don't worry about me, I won't run away. Why don't you go to the shower before you catch your death ?"

Il observe la peau blanche avant qu'il ne s'en aille vers la douche comme il l'a annoncé. Les tâches de rousseur. Les cicatrices qui courent à quelque endroit, sur lesquelles il ne s'arrête pas. Loin d'en être dégoûté ; il ne connaît pas d'homme parfait. Puis pour ne pas passer pour un pervers il s'en détache, reporte son attention sur la jolie dame dont le visage est encore contre ses mains, murmure. "Nice to meet you, sweet girl." Avant de se relever.

Au son de l'eau qui s'effondre il explore un peu. Visite ; vaguement. Le regard attiré par un paquet de clopes sur un meuble, puis par le balcon. Et le manque, en vieille amie, qui l'étrangle. Il se saisit d'une. La coince entre ses lèvres et attrape une veste qui traîne et qu'il enfile, par dessus ses propres vêtements, avant de se diriger vers le balcon sur lequel il sort. La chienne en profite pour le suivre, et il s'accoude là. Ses yeux clairs posés sur les lumières de la ville. La clope entre les doigts, avec laquelle il joue. Faisant taire un peu le manque ; et la frustration s'en va entièrement. Il la ramène à ses lèvres. Laisse s'abaisser ses paupières, longuement. Une main posée sur la tête de la chienne dont il caresse les grandes oreilles.

"He told me about ya, you know ? When we first met." Il lui parle. À la douce bête tout près de lui. Car ça lui semble important de lui raconter tout ça, ou peut-être bien de juste faire entendre sa voix. Il n'en sait rien. Il a toujours fait ça. Il parlait aux chèvres quand il s'en occupait pour le vieux Jack, au village au pied de ses montagnes. Elles aimaient à écouter ses histoires. "We were on a fake cliff, and I was dying, and... it was very frightening..." Elle lève le regard vers lui quand il le baisse vers elle. Et Azel apprécie. Sa façon d'être là, en silence. La chaleur de son crâne lovée contre la paume de sa main, qu'il garde là. "You're a good girl, Horchata." Il lui sourit, et avec son museau levé ainsi on pourrait croire qu'elle fait de même. Alors il rit. Il rit et c'est un éclat au milieu de la nuit, et il se penche pour embrasser le front puis se redresse. Son souffle s'est raccourci d'avoir juste fait ça.

"We're going to see Dem ?"

Il pousse la porte du balcon et la chienne se précipite à l'intérieur. Et Azel grimace quand il voit les traces de pattes sur le sol. Zut. À croire qu'il ressemble plus à sa mère  le voudrait, à coller le bazar partout où il passe. Il appelle la chienne mais elle est déjà allongée plus loin, et il grimace un peu.

"I'm sorry, I got the floor dirty..." qu'il marmonne dès qu'il lève les yeux sur Demetri. Avant de sourire parce qu'il l'a retrouvée sa bonne humeur. Sa clope toujours coincée entre ses lèvres.
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Demetri McLagan
Mar 26 Fév - 20:34
C'est pas l'homme qui prend la merPrendre une douche lui fit du bien. La chaleur de l'eau, qui ruisselait agréablement sur sa peau, ne tarda pas à éloigner pour de bon les désagréables frissons qui le malmenaient. Mais malgré son envie de rester de longues minutes dans la salle de bain embuée, il ne prit pas plus de temps que nécessaire.

Une fois vêtu, il chercha Azel du regard, le trouvant sur son balcon en compagnie de Horchata. La chipie ne pouvait pas s'empêcher de déguerpir à l'extérieur sitôt la porte vitrée ouverte, pour profiter des rayons du soleil ou attraper les flocons de neige. Marchant à leur rencontre, Demetri le vit se pencher et déposer un baiser sur le front de sa chienne, lui arrachant un sourire attendri.

Les laissant rentrer, il attrapa Horchata avant qu'elle ne parte trop loin, de quoi lui essuyer les pattes entre les mains. Bien sûr, ses traces de pas sont clairement visibles à l'entrée du balcon, mais il n'y prête aucune attention. Une fois ses pattes propres, il la gratifia à son tour d'un baiser sur le crâne, échappant un petit rire lorsqu'elle commença à jouer avec ses cheveux. « Yes, she's amazing. And don't bother yourself with that, I'll clean later. »

Laissant la chipie s'en aller, Demetri se redressa et vérifia d'un geste de la main que ses cheveux soient restés sagement attachés, lançant un petit regard jovial à Azel. Il n'avait pas tout entendu de leur discussion, ne s'y était même pas véritablement intéressé, mais le voir aussi affectueux avec sa chienne lui faisait plaisir. Il remarqua toutefois quelque chose entre ses doigts. Une cigarette ? Azel fumait-il ? Elle n'était pas allumée et, vu ce qu'il en avait déduit de son état de santé général, il pouvait se douter que ce genre d'habitudes serait plus dangereuse qu'autre chose. « You're a smoker ? But… » Un instant perplexe, il finit par s'approcher pour lui usurper la cigarette des mains, recouvrant sa taquinerie usuelle. « Not in my house though. Confiscated! »

Si seulement Azel pouvait faire plus attention à lui-même. Depuis le temps, il semblait prédestiné à devoir s'inquiéter pour lui ! Il espérait sincèrement ne pas avoir à embarquer de nouveau le jeune homme destination hôpital, une fois lui avait suffi…

« So… coffee. Come with me to the kitchen! »

L'entraînant à sa suite, Demetri ouvrit un de ses placards pour en sortir du café moulu. Il avait toujours préféré faire son café dans une cafetière italienne plutôt qu'à la machine, avec des capsules. L'odeur, riche et agréable, de la boisson ne tarda pas à emplir la petite cuisine. Ne restait plus qu'à attendre que l'eau se mette à bouillir pour servir … 

« You seems quite fond of animals … Do you have any at home ? »

Horchata était revenue, s'asseyant comme à son habitude sur ses pieds. Avec le temps, il avait arrêté de l'éloigner ou de la gronder pour qu'elle cesse : elle n'en faisait de toute manière qu'à sa tête et, bien trop attaché à elle, il ne pouvait pas lui refuser quelque chose longtemps. Jouant avec ses oreilles d'une main, complètement détendu, Demetri offrit un doux sourire à Azel. « Horchata is my first dog. I had one when I was a child, he's name was Simon, but I didn't know how to properly educate one. »

Une fois le café terminé, il le versa dans deux grandes tasses, ne relevant les yeux que pour lui demander : « How do you like your coffee ? » Sortant du lait pour lui-même, il s'en versa un peu avant d'en proposer à Azel, l'invitant ensuite à retourner se poser au salon. Le canapé était beaucoup plus confortable pour discuter…

Posant pour de bon ses fesses sur celui-ci, les doigts enroulés autour de sa tasse, Demetri se demanda un instant de quoi parler. « … I don't know much about you, Azel. What kind of job are you doing ? Tell me more about yourself! »

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Azel Lavoie
Mer 27 Fév - 22:49
La clope a quitté ses lèvres. Tourne entre ses doigts.

Azel joue avec. Comme il le ferait d'un stylo, de tout autre chose. Machinal. Sans même y penser. Que, peut-être, c'est inapproprié. Après le parc Jean Drapeau. Et sa mort lente, sous les étoiles brillantes. Sur tapis de ciel noir. L'ambulance. Aux hurlements. L'inhalateur ; le manque de souffle. Et l'inquiétude, qu'il a fait naître. Celle de sa mère, qui le tuerait sans doute de savoir qu'il en a besoin encore. D'un bâton de nicotine entre ses lèvres. Celle de Tyler, même s'il n'en dit jamais rien. Celle de Demetri. Peut-être un peu. Il n'en sait rien. Quoique les mots l'indiquent. Son début de pensée. Le fil d'un tracas. Qu'il ne lui expose pourtant pas, lui retirant la cigarette avec un sermon qu'une mère donnerait volontiers à son enfant. Il étouffe un rire. Lui renvoie sa malice. À travers un regard, et puis un sourire. Hausse les épaules. Sans protestations. Par vengeance peut-être, le laisse s'imaginer ce qu'il veut. Il le suit dans la cuisine. Laissant l'odeur titiller son nez. Les yeux pour une minute à demi fermés. Qu'il rouvre à la question posée. "No, I don't have any pets." Il regarde Horchata. Son sourire posé sur sa bouche, toujours. Et les souvenirs le prennent. "But I had a dog when I was younger, his name was Joey. He was a great dog. An amazing dog. He always helped us with goats in the summer." Joey. Dont il a déchiré le cœur. Quand il est parti pour Montréal. Azel, son visage s'assombrit. Le temps d'une seconde. "He died a few years after I moved to Montreal. He got a bad hit from one of old Jack's goats and he had to be euthanized."

Une pointe de tristesse. Au fond de sa voix. Il repense à ça ; il était rentré à cette époque là. Après deux années d'absence. Il avait pu lui dire au revoir, à Joey dont les yeux étaient restés posés sur lui jusqu'à ce que la mort l'emporte. Puis il avait retrouvé Tyler. Ses bras et sa chaleur. Avait mis du temps. Du temps pour cesser de pleurer, de s'en vouloir aussi. De l'avoir laissé comme ça derrière lui. À cause d'un simple diagnostique. Une erreur dans la machine. Une fissure dans les poumons qui l'avait forcé à être triste. Durant trop de mois ; il avait fini devant un psy. Plusieurs fois. Lèvres closes et regard buté, il refusait de parler.

Repenser à ça lui colle un coup dans le cœur.
Il les entend de nouveau. Les mots des médecins. Revoit leur compassion. Qu'il avait fini par haïr. Les entend. Toutes ces mises en garde. Frissonne. Il se concentre sur ce que dit Demetri. Ce bout d'enfance. Sourit. De se l'imaginer petit, avec sa cascade de boucles brunes et Simon près de lui.

"Horchata is fantastic anyway."

Et c'est la vérité. Chienne-Sourire. Qu'il observe du coin de l'œil. Assise sur les pieds de ce maître qu'elle aime tant. S'il avait un peu plus de temps, un peu moins de folie, peut-être qu'il en aurait un aussi. Un autre Joey. Mais les fleurs et la marche. Les trajets jusqu'en montagne. Ça prend presque toute la vie. Azel n'oserait pas imposer ça. Un maître comme lui.

"Sugar-free coffee please." Et il le suit jusqu'au canapé où il s'installe. En tailleurs, par habitude. Quoique gêné (un peu) par son pantalon serré. "So you want to know more about me ?" Il redevient taquin. Une lueur amusée dans le regard. "I am florist, I work with my mom and Tyler helps us a lot. And she'd really be disapointed if she found me smoking." Son rire résonne alors que son regard se pose sur la poche où la cigarette à été glissée. S'il n'y avait pas sa tasse il envisagerait certainement d'embêter Demetri pour la récupérer. "I can't smoke anymore." Est-ce qu'il doit lui dire ? Azel sait qu'il se doute. Mais il n'aime pas ça. Devoir parler de sa maladie, lui accorder de l'importance. Alors s'il ne peut l'éviter, il le fait au moins avec son nom. Ne le prononce presque jamais. Car il a remarqué. Que la pitié dans le regard des gens naît une fois la chose nommée. "I was 19 when they realized I was sick. I was no longer allowed to smoke. They tried to stop me from climbing. To protect my lungs."

Il avale une gorgée. Le café coule dans sa gorge, noir, sans sucre. Comme celui qu'ils emmènent dans des thermos jusque sur leurs sommets. Il prend une seconde de calme, avant d'enchaîner.

"I know you were wondering about it, so I'm telling you. But I don't want... you to start being afraid for me. I don't need to be protected. I just want to climb, walk in the mountains and dance. Do as everyone else does. Sell my flowers and just be... me." Un sourire. Grand éclat. Alors que les mots font siffler légèrement son souffle. Qui devient court. Il prend une inspiration. Le régule comme il sait le faire depuis trop d'années déjà. "Do you like flowers ? Or mountains ? I saw you were a good climber." Il prend la peine de demander. Parce que ça lui trotte dans la tête. Est-ce qu'il connaît ça lui aussi ? L'air glacé sur la peau, et la sensation d'être en haut du monde une fois en haut ?
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Demetri McLagan
Lun 18 Mar - 19:20
C'est pas l'homme qui prend la merIl pouvait facilement se construire cette image, celle d'un Azel embrassé par l'adolescence, occupé à jouer dans les prairies avec Joey et ses chèvres. À la nouvelle de la mort de son fidèle compagnon, Demetri pinça les lèvres sans trop savoir quoi dire d'autre qu'un petit "je suis désolé". Perdre un animal n'était jamais une chose facile, d'autant plus lorsqu'il fallait prendre la décision de l'endormir.

« Stop, She's gonna be big-headed ! » qu'il rétorqua à tous les adorables compliments de Azel sur sa chienne, bien qu'il en soit ravi au fond. Horchata était son soleil, elle rayonnait pour deux durant les jours de pluie et l'accompagnait dans ses périples lorsqu'il faisait grand beau. Elle était là, lors des nuits plus sombres où la solitude et la nostalgie s'emmêlaient au fond de sa gorge à l'en étrangler. Peut-être qu'il l'avait senti, lorsqu'il était tombé sur son adorable bouille au Mexique ; quelque chose en elle avait dû l'appeler, il devait en être conscient dès le départ. Leur rencontre avait un petit goût de prédestinée.

Installés au salon avec sa boisson chaude à la main, Demetri se sentait bien. Il n'avait plus froid et, bien que la fatigue se fasse doucement sentir, était en bonne compagnie. Azel se mit d'ailleurs à parler davantage de lui et, curieux, il l'écouta sans rien dire, se contentant de hocher par moment la tête pour signifier qu'il écoutait ou partageait ses inquiétudes. « Yes, I knew it. That you was sick, I mean. But I don't agree with the docs : yeah, you're sick but it's enough of a burden to live with. Do what you want... BUT with care. Not like the other time in Jean Drapeau for example. That was not good, Azel. »

Parler avec autant de sérieux, comme s'il grondait un petit enfant au fond, le fit se sentir étrange. Avait-il seulement le droit de lui parler de cette manière ? Il avait l'impression de prendre un rôle qui n'était pas le sien ; à peine ces mots se furent-ils échappés de ses lèvres qu'il sentit comme une amertume s'accaparer sa langue. Il l'avala avec une gorgée de café.

« Please… I'm not afraid of you, but I want you to take better care of yourself. You can climb, but slowly. I can imagine it's frustrating tho. Yes, maybe I was afraid or… rather was worrying too much about your health, but it's something I can't stop easily. » Si je n'avais pas été là, tu serais peut-être mort. Il voulut le dire mais préféra le garder captif entre ses lèvres. Au final, peut-être s'inquiétait-il vraiment trop et inutilement. C'était même extrêmement mal venu de sa part, étant donné le casse-cou notoire qu'il était. Et même si aucune maladie ne l'entravait personnellement, Azel était conscient de la sienne et vivait avec depuis des années, il savait s'occuper de lui-même.

Avec un soupir, il lui offrit un petit soupir. « I didn't imagine you as a florist but… it suits you. Yes, I do. Maybe I don't know their name as well as you do, but I think I'm pretty accurate. And I like climbing very much. It was not the first time I had to do it to help somebody tho, but usually I climb for myself. »

Après lui avoir répondu et sans trop savoir quoi ajouter, Demetri joua avec sa tasse, la faisant tourner entre ses doigts. Le petit fond de café qui demeurait au fond de sa tasse prenait des formes improbables qui, quelques secondes, eurent le don de l'amuser.

« Do you want another coffee ? Or something to eat ? It's late, but you can stay a little more if you want to. »

Toujours accueillant et bienveillant alors même qu'il avait été balancé dans le fleuve, il se montrait attentionné. La rancune ne faisait aucunement partie de ses défauts et il considérait Azel comme un ami. La soirée s'était terminée de manière inattendue – il n'aurait jamais imaginé jouer au chat et à la souris avec Azel après tout – mais la surprise ne se révélait pas mauvaise. Un peu étonnante et incongrue peut-être, mais certainement pas mauvaise.

« Or maybe you have another question ? I'm willing to answer. »

Avec un petit clin d'oeil, il posa finalement sa tasse sur la table.

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Azel Lavoie
Dim 24 Mar - 21:29
Un rire lui échappe. Pétale frais d'une rose sur le bord de ses lèvres, qui s'envole, qui s'échappe, qui vogue entre eux un temps d'allégresse. Puis Azel commence à raconter. Ses dix-neufs ans ; quand les blouses blanches et leur ballet incessant sont venues le lui dire. Mucoviscidose. Forme monosymptomatique. Les médicaments. Il met pas les détails bien sûr, mais un “en gros” suffira. C'est déjà beaucoup ce qu'il avoue là. Cette faiblesse dans son corps. Cette défaillance. Ce rouage cassé dans la machine de sa vie, qui l'oblige à la vigilance, au raisonnable. Et Azel comme il déteste ce mot, raisonnable, car trop de choses ne le sont pas, même si c'est souvent insignifiant. Courir un peu trop vite ; un peu trop longtemps. Rire à s’en exploser le ventre. Attraper un rhume d'être resté dans le froid sûrement trop de temps. Pas raisonnable. Toutes ces choses là. Mais seulement pour lui, pas pour Tyler, ni pour Demetri, juste lui parce qu'il est malade.

Il fait taire la rancœur venue chatouiller son cœur. Voudrait le répliquer, pourtant, que faire attention lui bouffe la vie. La prudence. Il était déjà avant. N'a jamais vu la grimpe comme une compétition, n'est jamais parti seul non plus. Pas sur de grandes parois. Jean-Drapeau a souvent été son exception. Comment pouvait-il prévoir qu'il tomberait, son inhalateur ? Qu'il aurait les mains trop tremblantes pour parvenir à le mener jusqu'à sa bouche ? Ça aurait pu être son téléphone, il n'aurait pas pu prévenir les secours. Et oui, peut-être qu'il serait mort là-haut, sur ces huit mètres ridicule. Peut-être. Des pensées noires qui n'empêchent pas son rire une nouvelle fois. Ni de nouvelles questions, sur ce ton enjoué qu'il a toujours ; auxquelles Demetri répond bien vite, après une remarque qui lui fait hausser un sourcil.

Comme ça il n'a pas la tête de l'emploi ?

Les fleurs font partie de sa vie depuis si longtemps qu'il a oublié ce qu'il était avant elles. Quoiqu'il devait simplement être lui. Être Azel. Et ça a le mérite de lui tirer un sourire aussi grand que son visage alors qu'il répond par quelques simples mots. “I love flowers and I love my job. I think I'm a pretty good florist.” Sa mère lui a toujours dit qu'il a ça dans le sang. Amoureux des plantes autant que de ses sommets, la différence étant qu'il manque de ces derniers quand il en est éloigné. “You’ll have to come climb with us one day ! In the mountains, because Jean-Drapeau est un peu trop bas pour s'amuser vraiment !”

Un brin de malice. Forcément. Parce qu'il est ainsi, Azel, il rit de tout même des pires jours. Faut dire que ça n'était pas le premier. Ça ne sera pas le dernier. Il connaît sa maladie, il a appris à vivre avec. Malgré les peurs de ses proches et celle des hommes de Blanc. Il est hors de question qu'il change.

“As you said it's late. No need to prepare something else, I'm going home.” Est-ce que Tyler est rentré ? Peut-être. Peut-être pas. Il suffira d'un coup d'œil à sa chambre en rentrant pour le savoir, même s'il ne fait pas de doute qu'il le rejoindra dès son retour pour raconter sa nuit (et connaître celle d’Azel). Pas de regrets en tout cas. Demetri est une charmante compagnie. Qui lui aura accordé la saveur d'un baiser dont il a encore le goût sur les lèvres. Sûrement trop court ; quoiqu'il ne pensait pas il y avoir le droit après le voyage dans le fleuve et leur petite accroche.

“Merci pour ce soir. C'était sympa.” La danse. La chaleur de sa peau. Trop proche. Trop lointaine. De rencontrer Horchata. Cette discussion de fin. C'est lui qui a le plus dévoilé mais il se rattrapera. Une prochaine fois. Car il compte à ce qu'il y en ait d'autres, il lui a dit, non ? Il voudrait bien l'emmener là-haut. Sur son paradis. Et il y songe lorsqu'il se redresse. Se relève. Son sourire sur les lèvres. “Feel free to leave me a message if you wanna see me again !” Ce qu'il aurait dû faire sans pour autant oser. Mais il compte sur le fait qu'après cette soirée Demetri se sente libre de le faire.

Il finit son café d'une traite. Et vient déposer sa tasse près de celle de son hôte sans trop savoir où la mettre. Le mouvement à pour effet d'attirer Horchata et il laisse sa main s'égarer sur le pelage court ; elle lui plaît définitivement beaucoup cette belle dame et Azel espère qu'il la reverra.
Car malgré lui tous les au revoir ont le goût des adieux à ses yeux. Il déteste ça.

“Good night, Demetri.”

Sourire en coin. Il passe près de lui, le frôle, s'enfuit déjà vers la porte parce qu'il ne sait pas faire ça, dire au revoir. Et s'il le retient il restera quelques minutes de plus. Sinon il s'en ira. Non sans oublier sur le chemin d'envoyer un simple sms.

“La prochaine fois j'éviterai de te jeter dans le fleuve ~ ;)”

Avec malice comme ce jour là sur la falaise. En redescendant plutôt ; quand le masque sur le visage Azel s'efforçait de faire des blagues. Il aura son numéro comme ça.
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C'est pas l'homme qui prend la mer | ft. Azel

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