Event 4 : La galette du coeur
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Mails : 120
$ : 268
Le Plaisantin
Jeu 31 Jan - 20:29
La galette du Coeur





Kings and Queens, thirty seconds to Mars


10 janvier 2049, église saint Jax, Rue sainte Catherine, environ 15h30. Temps clair.

Amplifié par la voute de bois de l’édifice un brouhahah joyeux résonne dans le sanctuaire de l’église Saint Jax. Deux cents personnes au bas mot se sont réunies à l’occasion de cette épiphanie particulière et regroupé en petits groupes compactes, l’atmosphère est  chaleureuse et bon enfant malgré le froid extérieur s’engouffrant par la porte grande ouverte.
Des odeurs de frangipanes, de sucre et de pâte dorant au four émanent de la cuisine et quelques estomacs gourmands commencent à se manifester.
Chacun est impatient de voir comment l’événement va se dérouler même si l’annonce les ayant amenés ici décrivait déjà en détail le cours de l’après-midi.
Sociables mais trépignant, les convives attendent donc, discutent ou rigolent, lancent des regards vers les autres invités à la recherche du chef de cérémonie.
Celui-ci, un bel homme d’une quarantaine d’années en costume sombre, finit par arriver, salue ses convives et leur demande de s’asseoir autour des longues tablées emménagées pour l’occasion.
Chacun se met en branle et quand le silence est revenu, l’homme reprend la parole pour présenter l’événement.

« Mesdames, Messieurs ! Bienvenue à « la Galette du Cœur ». Vous voir aussi nombreux pour célébrer l’amour, les rencontres et le partage me remplit de joie.
Comme vous le savez, cet événement a été co-organisé par le site de rencontre Meetic-Québec et l’association anglicane « Together ». Tout les fonds récoltés seront reversés à l’aide aux sans-abris et nous accueillons aujourd’hui quelques figures de notre Foyer d’aide dans le but de faire cesser leur invisibilisation et leur solitude. Nous souhaitons en effet vous rappeler que ces hommes ou ces femmes sont avant tout nos semblables et ont le droit à des moments de bonheur loin de la marginalisation de leur statut. »


Un élan d’applaudissements retentit et quelques regards curieux balayèrent la salle à la recherche de « SDFS » qu’ils ne trouvèrent pas. L’homme en costume sourit puis reprit.

« Je vois que quelques personnes ici cherchent  nos invités spéciaux mais inutile de les chercher, car chacun ici est égal à son prochain peu importe son origine, son statut social, sa foi ou sa sexualité. Aucune différenciation n’a été faite  et je vous demanderais de garder l’esprit ouvert, tourné vers l’autre, bienveillant envers ce qu’il est. »

Temps de silence.

« Nous allons dans quelques instants vous distribuer nos délicieuses galettes en forme de coeur cuisinées par nos petites fées du Foyer. Dans chaque galette, une fève a été cachée et il sera au porteur de la fève de choisir un roi ou une reine parmi les autres participants. Ces deux personnes seront alors en devoir d’échanger ensemble jusqu’au 14 février, jour qu’ils partageront tout les deux en accomplissant une action sociale choisie au cœur de Montréal et en contact de ses habitants.  
Sur ce, je vous souhaite un bon appétit et place à la galette ! »


L’homme frappa dans ses mains et plusieurs personnes en tablier commencèrent à faire le service.
Les festivités pouvaient commencer.



INRP

=> Vous avez pu entendre parler de l’événement sur internet, dans des journaux, du bouche à oreille… Votre personnage aura du néanmoins s’inscrire à l’événement et débourser 10 $.
=> Le systéme de « Rois et Reines » n’étant pas limité à la formation de couple amoureux, vous pouvez venir seul.e ou accompagné.e d’un.e ami.e ou d’un.e conjoint.e, néanmoins vous ne pourrez pas le.a choisir en tant que binôme si vous tirez la fève.  
=> Si votre personnage est un sdf, des vêtements et une douche ont pu lui être offerts au Foyer. Il aura été mis au courant de l’événement grâce à lui.
=> Tout personnage humain de + de 18 ans peut participer à l’event. Les androides ne pouvant manger ne peuvent néanmoins pas y assister. Un autre event non-excluant sera bientôt mis sur pied ;)
=> Il y a aussi du café, du jus de fruit et du chocolat au lait sur les tables en boisson!

Dates :

Du 31 au 14 février à 19h (soit 2 semaines) : Round 1

Premier tour de l’event avec vos messages d’introduction. Vous n’avez pas d’ordre établi et de limite de réponses rp (mais on évite de trop spammer quand même XD). Si vous ne vous êtes pas inscrits au préalable, vous pouvez le faire encore pendant cette période, jusqu’à la veille du 14.
En matière de contenu, vous pouvez d’écrire votre arrivée, le moment où vous mangez la galette…

Mails : 147
Surnom : Weirdos
Emploi/loisirs : Pirate
Portrait robot : — Hyperesthésie.
— Tremblement essentiel
— Intolérant au gluten.
— Phobie sociale.
— Mauvaise motricité.
— S'exprime via son smartphone
$ : 2704
Numa Maggiorano
Jeu 31 Jan - 22:27
Trop. De. Monde.

Trop de discussions, trop de voix raisonnant contre les murs de l'église, trop d'odeurs de sucre, de parfum et de transpiration. Trop de gens. Trop d'humain.

Numa était tassé dans un coin, la capuche de son sweat était relevée sur sa tête ; on voyait à peine son visage. Des mèches rousses dépassaient, glissant sur son front, encadrant sa ligne de mâchoire. Il écoutait d'une oreille ce qu'on disait, les yeux rivés sur son téléphone. S'il était ici, c'était au prix d'un couteux effort. Crises d'angoisses, sentiment de paralysie, étouffement. Il avait fallu des semaines pour se préparer, en compagnie du centre et de son psychiatre. Hors de question de le normaliser dans cet exercice, mais de l'habituer aux foules. Il sentait le vent glisser contre ses jambes, il avait défait ses affaires pour être plus à l'aise, mais ce vent retenait son attention. Numa avait été mis au courant par les infirmières de son centre, puis elles en avaient parlé entre elles, l'histoire avait zigzagué entre les murs. Jusque là, Numa avait pensé y échapper, puis on lui avait dit « et ça serait bien que vous y participiez ». Faire une galette des Rois, sans gluten, se pavaner comme des monstres à la foire. Voilà les idées que le nerdz remuait.

En vérité, Numa et ses comparses se fondaient dans la masse. Après tout, on disait que 80% des handicaps étaient invisibles. Alors dans la masse, ils se fondaient. On ne faisait pas attention à ses stéréotypies, il se balançait d'avant en arrière, il souriait, dissimulé par sa capuche. Ses mains tremblantes s'accrochaient à son smartphone, tandis qu'il lançait des coups d'oeil inexpressifs vers les gens. Il se concentrait pour écouter, pour ne pas sentir la nausée remonter le long de sa gorge ; l'hyperesthésie lui gâchait aussi la vie dans ces moments-là. Partir. Partir. Non... attendre que ça passe, attendre que ça passe. Il coinça une main entre ses jambes, alors qu'il continuait de se balancer d'avant en arrière. Lorsque les festivités commencèrent, ce qui était pour autrui un moment de joie fut une torture. Les bancs en train de crisser sur le sol lui déchirèrent les tempes. On était en train de distribuer les galettes, lui, il restait avec les monstres pour attendre la sienne, sans gluten.

Spoiler:
 
Mails : 42
Double-compte : Aramis Asha Atkins
Surnom : Az - Azou - Zouzou
Emploi/loisirs : Fleuriste
Portrait robot : Azel rit, vit et meurt en #cc9900
$ : 1612
Azel Lavoie
Dim 3 Fév - 17:54
"Wake up, Sweetheart." Il grogne encore. Et ses paupières sont closes. Douloureuses. Sous les rayons du soleil qui perce à travers la fenêtre entrouverte. Pour laisser passer le vent aux senteurs enivrantes, comme Azel aime tant. "I know you're tired Love, but -" "I told you to wake me up at 2pm..." qu'il marmonne. La voix froissée de sommeil et le visage enfoui sous la couette. Un soupir. Frémissant sur ses lèvres. Mais pas le moindre mouvement. À part ces quatre petits mots de plus qu'il pose au creux d'un souffle lourd. "One more second please..." Celle que Tyler lui offre, en glissant ses doigts dans ses mèches blondes. Peut-être un peu plus. Des minutes qui s'égrènent. Durant lesquelles il fredonne et caresse ses joues. Le contour de sa mâchoire puis le coin de la lèvre ; le découvre comme la toute première fois, avec tendresse, avec amour, avec la patience de celui qui pourrait l'attendre des jours. Jusqu'à ce que les paupières se soulèvent sur la douceur d'un sourire qu'il admire un simple temps de plus. Avant de se redresser. Dans une grimace de voir tout le bazar qu'il a collé. "Can you tell her I'm okay ?" Tyler hoche la tête puis s'enfuit de la chambre. Et il reste là. Bêtement assis sur son propre matelas. Ses yeux vissés sur le nébuliseur, abandonné en vrac au pied de la table de chevet. Sur les trois aérosols juste un peu plus loin. Le téléphone parti sous le lit. Toutes ces choses qu'il a envoyé valser d'une main paniquée.

Il soupire. Sa main passe sur son visage puis il se penche pour ramasser les dégâts de cette nuit passée. Une fois fait il passe à la douche, y reste un petit moment tandis que l'heure tourne. 14h35. Il laisse s'échouer son front contre le mur. 14h41. Serre les dents sous l'avalanche des souvenirs dans son esprit. 14h45. Les chasse avec violence ; il a fait assez peur à Tyler cette nuit pour culpabiliser encore. 14h46. Il tremble et frappe la faïence du plat de la main. 14h51. Le voilà qui sort enfin. Enfile des vêtements propres puis descend l’escalier à toutes jambes. Juste le temps de poser un baiser sur la tempe de sa mère, "I'll see you later.", avant de rejoindre Tyler qui l'attend dehors.

"Let's go !"

Sans questions sur le chemin. Juste le son de leurs pas et celui de leurs rires, car tous les deux ils savent le faire masquer leurs inquiétudes au profit des sourires. Ils ne pensent même pas à la crise. S'y refusent et respectent son choix. Même si elle l'a réveillé d'un seul coup au beau milieu de la nuit. Étranglant ses poumons tellement fort que si Tyler n'avait pas été là pour l'aider il ignore ce qui se serait produit. Ne pas en parler. Oublier, oublier, oublier. C'est tellement plus simple.

15h25. Ils arrivent à l'heure. Et près de lui Tyler commence à s'agiter. "Bloody hell..!" Il rit Azel. Jette un coup d'œil vers lui et s'amuse de son visage illuminé. Tant par l'odeur des galettes en train de sortir du four que par leur vue juste un peu plus loin. "Did you see that ? Do you think I could have two ?" Il secoue la tête. "I don't think so, Ty. But you can ask." Réponse suffisante pour Tyler dont le sourire éclate. Ils vont s'installer à deux places libres et attendent leurs parts, en discutant de tout ce qui leur passe par l'esprit.

Résumé:
 
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Lun 4 Fév - 19:42
La galette du coeurIl se sentait un peu faible.
Une écharpe en laine rouge autour du cou, il descendit rapidement les escaliers de son immeuble, la tentation de pouvoir manger de la galette avec un bon chocolat chaud ayant suffi à le motiver pour sortir du lit. Johann lui avait qui plus est envoyé un message en lui proposant de se déplacer à l'église ensemble –rdv devant chez lui en plus–, terminant de lui donner l'énergie nécessaire à sortir de son lit. Demetri avait donc laissé Horchata derrière lui, incertain quant à l'acceptation des animaux de compagnie dans un lieu de culte ; et puis il la préférait à la maison à squatter son canapé bien sagement, plutôt qu'entourée de gens et de nourriture.

Depuis qu'il était rentré trempé de sa soirée avec Azel (qui n'avait rien trouvé de mieux que de le balancer dans le fleuve), il se sentait faiblard. Il avait constamment froid et vidait paquet de mouchoirs sur paquet de mouchoirs, à tel point qu'il devait en avoir une petite pile sur sa table basse de son salon. Il espérait sincèrement ne rien couver de plus qu'un rhume... Il lui ferait payer, sinon.

Une fois sorti de son immeuble, il partit à la rencontre de Johann, qui l'attendait non loin de l'entrée. « T'as pas attendu trop longtemps ? » il le salue avec une risette pleine de dents, malgré son air quelque peu fatigué. Le voir lui faisait du bien, ils ne se voyaient pas assez souvent… mais Johann avait une aura apaisante, une petite étincelle dans le regard qui ne pouvait que le mettre de bonne humeur. Ils partirent donc ensemble, discutant de tout et de rien jusqu'à atteindre le fameux lieu de rendez-vous.

Entrant dans l'église, il fut accueilli par une douce chaleur et une agréable odeur de frangipane qui lui mit aussitôt l'eau à la bouche. Il se délaissa de sa veste mais conserva son écharpe, celle-ci ayant le mérite de le garder au chaud tout en maintenant ses boucles indisciplinées en arrière. Et sans pouvoir s'en empêcher, complètement guidé par sa gourmandise, il partit vers le buffet en premier afin de se servir un chocolat. La boisson était chaude entre ses doigts, fumante et odorante, il en ronronna de plaisir. Demetri en aurait bien proposé à Johann, mais celui-ci était parti après un petit « je reviens ! » tout à fait douteux.

Une fois servi, il laissa son regard s'égarer sur les autres participants, recherchant un visage connu dans la foule. Assis à une table se trouvait Azel, visiblement occupé à babiller joyeusement avec quelqu'un ; il ne le remarqua donc pas, malgré sa tentative de le saluer de la main. Mais en observant un peu les coins de la pièce, il repéra un jeune rouquin se balançant d'avant en arrière. Il le reconnut aussitôt, ce tic faisant renaître des souvenirs sous son crâne. Numa. Difficile de faire autrement, il s'agissait d'un gamin particulier : il se souvenait parfaitement de leur rencontre, dans une ruelle non loin d'une bouche de métro bondée qui voyait défiler de nombreux passants. Numa avait été le seul à réagir en tombant sur un blessé au sol, malgré ses difficultés sociales plus qu'apparentes. S'approchant de lui, il lui adressa un petit sourire, restant à distance : « Salut ! Comment tu vas depuis la dernière fois ? … Tu me reconnais ? »

Sans ses vêtements d'ambulancier, les cheveux en vrac, le nez un peu rouge et le visage emmitouflé dans une écharpe, il n'était pas certain d'apparaître sous son meilleur jour. Lui pointant son chocolat chaud de l'index, il continua : « Tu ne veux rien ? Le buffet est encore accessible, faut en profiter ! » D'autant plus qu'il n'avait pas encore chapardé de part de galette…

Rieur, il attendit sa réponse pour savoir s'il valait mieux s'installer à ses côtés –sans le toucher– ou le laisser tranquille.

Résumé:
 

©️ 2981 12289 0
Invité
Anonymous
Mar 5 Fév - 15:14

you can be queen

Xi Mu ne se rappelait plus très bien pourquoi elle avait décidé de se rendre à la fête. Elle n’aimait pas ces trucs-là ; elle les connaissait assez pour savoir qu’ils se cachaient derrière une fausse compassion mais que les sourires relevaient plus du masque qu’autre chose. Elle soupira. En fait, la raison était simple : sa mère. Elle adorait ces rassemblements à la con où les riches faisaient semblant de se soucier du sort des SDF, des pauvres et des faibles. Depuis que la jeune femme avait été amenée à vivre dehors par fierté, sa génitrice militait doublement.
Elle espérait sûrement que ses efforts, que les choses données aux associations, que l’argent versé, serviraient d’une manière ou d’une autre à Xi Mu. Or, la concernée n’y allait jamais. Elle ne demandait pas d’aide, ne cherchait pas le secours des refuges ou la sécurité des bénévoles. Elle préférait se battre toute seule pour préserver son sentiment de n’avoir besoin de rien, de personne.

Elle s’était habillée soigneusement, s’incrustant chez un « ami » pour utiliser sa salle de bains. Elle prenait garde à son apparence depuis toujours ; pas spécialement pour plaire mais davantage pour ne jamais attirer la pitié sur elle. Elle avait donc « emprunté » un très joli pull noir incrusté de petites pierres brillantes à la copine de son pote, un jean bleu sombre pour ne pas avoir l’air trop formelle, puis avait ajouté ses Docs Martens, le seul truc précieux en sa possession.
Elle avait même chopé de grosses boucles qui pendouillaient mollement à ses oreilles. Ses cheveux avaient été déteints récemment, les racines se faisant voir de plus en plus. Ils étaient désormais blonds. Elle avait laissé tomber le rose quelques temps mais y reviendrait bientôt. Elle écouta vaguement le discours, les tympans creux. Depuis son coin de la salle, Xi Mu cherchait sa mère des yeux. Elles ne s’étaient pas vues ces dernières semaines. Elle avait essayé de l’appeler mais la jeune femme avait refusé de répondre — pour caresser son ego dans le sens du poil, encore. En blessant les autres, Xi Mu se faisait du mal aussi. D’une façon ou d’une autre, il était préférable d’éloigner ses proches. Qu’ils réalisent qu’ils n’avaient pas besoin d’elle.

Elle soupira sans prendre part aux festivités. Elle refusa même de manger. Les odeurs sucrées des galettes lui donnaient un peu la nausée. Elle ne s’expliquait pas bien pourquoi mais ces derniers jours lui laissaient entendre qu’une chose clochait. Elle ne se sentait pas dans son assiette.

Résumé:
 

Halloween
Mails : 32
Double-compte : Thomas Loiseau
Emploi/loisirs : Chanteur lyrique
$ : 438
Céleste Francoeur
Ven 8 Fév - 0:23
ft. des gens
La Galette du Cœur.

Céleste est peu être un peu trop élégant pour ce genre d’événement. La question ne l’intéresse pas cela dit, il préfère écouter la conversation de cette petite dame, une amie de sa grand-mère qui passe prendre des nouvelles. Elle a un sourire sucré et le ton trop enjoué, qui lui tire un rire léger et poli, mais non feint. Son café à la main, l'autre enfoncée négligemment dans la poche de son pantalon bleu foncé bien taillé, il donne la réplique à ce petit bout de femme enthousiaste qui ne tient pas en place, trop heureuse de voir ce genre de rassemblement se faire, pour la bonne cause, pour l'amour, pour la joie. Ça lui donne foi dans le monde, qu'elle dit en lui tapotant le bras. Céleste hoche la tête, pas forcément d'accord mais presque convaincu. Puis il la laisse filer de son pas guilleret, tandis qu'il finit son gobelet en veillant à ne pas en reverser une goutte sur sa chemise immaculée.
Bien qu'il soit venu seul, le chanteur n'est pas en terrain inconnu. Certains visages le reconnaissent et le saluent, d'autres engagent la conversation. Il y a des voisins qui sont venus, des gens qu'il a connus avant. D'autres qu'il rencontre maintenant. Il aime ça, le bruit, les odeurs, le son qui résonne dans l'église. Si le lieu aurait pu paraître incongru, c'est au final un très joli cadre. Et pour en fréquenter certaines pour des concerts, il sait aimer ce qu'elles dégagent et s'y sent à l'aise. Détendu.

- ...Non mais je ne peux pas vous laisser dire ça ! Quelle honte !

Un éclat de rire générale parcourt leur petit groupe, la question est de savoir si le lait doit être mis avant ou après les céréales. Sans trop d'avis sur le débat et pour s'occuper les mains maintenant libres, Céleste enlève son long manteau de laine noir et le porte sur son bras. Il ne se sent pas concerné par ce sujet, qui lui tire une grimace amusée, mais s'il se tait c'est surtout pour reposer sa voix. Si elle va un peu mieux, il reste que tout cela est encore abîmé. Alors il ne parle que lorsque nécessaire et, déjà qu'il n'est pas d'un naturel très bavard, maintenant ses mots se font rares. Cela ne l’empêche pas de participer à la conversation lorsqu'il se profile quelque chose d’intéressant. Pour l'instant ce n'est pas le cas. Jusqu'à ce que le discours se fasse. La voix est claire, porte dans l'église et l’écho s'est à peine tu que déjà le brouhaha s'élève à nouveau. Céleste reprendrait bien un café avant que la galette ne soit servie, bien que sa préférence aille au thé. Mais en absence de choix, et parce qu'il a besoin de quelque chose de chaud, il prend sur lui. Le chocolat lui fait de l’œil cela dit. Un signe de tête pour signifier son départ, et il s'en retourne se resservir, son regard se posant sur chaque visage qu'il croise. Une jeune femme blonde semble rester seule dans son coin, bien loin de la chaleur du moment, alors il dévie son chemin et s'avance jusqu'à elle.

- Bonjour, tout va bien ? Puis-je vous rapporter quelque chose à boire ou quoi que ce soit ?

Politesse d'usage, bien qu'il soit sincère. Le ton plutôt bas, qui porte malgré tout. Un calme distingué, alors qu'il scrute la demoiselle avec attention. Qu'elle lui réponde ou non, il ne lui en tiendra pas rigueur, mais s'il peut faire en sorte de lui tirer un léger sourire en passant, ou bien un visage moins contrarié, ce sera déjà ça de gagné. Surtout que les galettes arrivent.

Résumé:
 


W. Shakespeare - Le Songe d'une nuit d'été.

If we shadows have offended, Think but this, and all is mended,

That you have but slumbered here While these visions did appear.   by lizzou .
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Invité
Anonymous
Ven 8 Fév - 13:32




LA GALETTE
DU CŒUR.

« Bonjour, Cecil. » Cette voix lui glaça le sang. Sans parler du sursaut qu'il eut en entendant ces mots froids et durs prononcés dans son dos. Aussitôt ils furent prononcés, il sut qui était cette personne, sans même avoir besoin de se retourner. Pourtant, il le fit, lentement, essayant de se calmer... même s'il ne pouvait plus réellement se cacher à présent.

Pourquoi est ce qu'il était venu ? Déjà ? Il ne se souvenait plus très bien le déroulement des évènements qui avaient précédés. Sa raison avait décidé d'élire domicile sans doute ailleurs que dans son cerveau, car à cet instant, à part fixer cette expression révulsée sur le visage de son ex-femme, et entendre les battements paniqué de son cœur, plus rien ne lui passait par la tête ... il aurait dû pourtant se préparer à une telle éventualité non ? C'était on ne peut plus logique.

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« Moi ? A cet évènement ? Non je n'avais pas prévu d'y aller il faut que je termine mon—» « Oh allez, Vallières, tu ne vas quand même pas te défiler. Ce n'est pas une galette qui va te manger!» Évidement. Cela lui avait parut logique aussi. Les paroles de son psychologue lui revenant en tête, avant qu'il ne décide de s'y rendre aussi. Voilà. S'ouvrir. Se sociabiliser. Rester entouré. Faire des rencontre. Il était resté bien trop longtemps cloitré, tout seul, sans parler à personne. Et quand il était retourné travailler aux contacts des autres, il avait suffit d'une fois pour le convaincre de faire un effort. Même s'il savait à quel point il pouvait lui coûter. Et pourtant, il était loin, loin d'imaginer qu'il pourrait croiser son ex-femme... aussitôt après le divorce.

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Les mots ne parvenaient tout simplement pas jusqu'à ses lèvres, et il eut bien du mal à la saluer en voyant à quelle point elle semblait ne pas apprécier sa présence. Bien qu'il ne comprenne pas tout de suite pourquoi...

Ce n'est qu'une fois qu'il s'installa quelques minutes plus tard et écoutant le discourt de maître de cérémonie qu'il comprit le piège. Evidement. Personne ne lui avait dit que cet événement tournait autour de l'amour. La galette du coeur. Meetic. L'amour. Les couples. La saint valentin. AH. Autant dire qu'il se sentait de plus en plus mal à l'aise d'être tombé dans ce coup monté. Evitant à tout prix de chercher du regard quiconque, de peur de croiser les yeux de son ex-femme.

Il commença à manger sa galette, la gorge serrée, baissant les yeux, même s'il écoutait d'un air distrait les conversations des gens alentours, essayant de se faire le plus petit possible et ne pas attirer l'attention.

C'est bête. Elle était bonne cette galette.



Résumé:
 
(c) SIAL ; icons Enael




Mails : 113
Double-compte : Céleste Francoeur
Surnom : Tom, Tommy
Age du Montréalais : 24
Emploi/loisirs : SDF - Sans emploi
Portrait robot : • Parfois camé.
• Souvent paumé.
• Musique en tête, l'Esprit en miette.

Fredonne en #e00030
$ : 2721
Thomas Loiseau
Dim 10 Fév - 22:45
La Galette du Cœur

Il y avait eu le Foyer. Obligé d'y passer. Après ses déboires, après son sale coup de l'autre soir, quand il n'a plus que nulle part. Il y était allé. Discrètement, honteux. Comme à chaque fois qu'il y passe. Il y avait dormi, puis avait discuté, avec les autres. On lui avait parlé d'un autre événement. Le souci, c'est le souvenir de comment ça s'est fini la dernière fois. Comment il a fuit gentiment devant les gens. Alors il ne sait pas trop Thomas, ce qu'il doit faire. Ce qu'il veut surtout. Un contact chaleureux. Ou la tranquillité de sa solitude. Au final, alors que le froid de l'hiver se fait sentir, il se dit que ça ne peut pas être si pire. Qu'il y aura de la joie, de la nourriture -encore-, et des gens. Surtout. Et qu'il est en manque de gens. Parce qu'il les évite un peu, parce qu'il a peur d'aller vers eux. Comme bien souvent. Surtout qu'il a encore sur le visage quelques légères couleurs et pas que, de sa sale rencontre de l'autre fois. Ça a laissé des traces. Il est peut-être temps de se reprendre, de reprendre une autre vie, un nouveau cycle. Alors allons se cogner à la foule, en espérant tenir plus longtemps. En espérant que tout se passe bien. Peut-être y aura-t-il un visage connu, ou une opportunité à saisir, ou rien du tout. Trop de question. Thomas préfère aller se préparer, bien qu'il soit beaucoup trop tôt, à peine le petit matin.

Il y a du monde. Qui arrive petit à petit. Des petits groupes se forment, les conversations s'élèvent peu à peu, jusqu'à emplir toute l'église. Tout comme l'odeur des galettes qui cuisent. C'est convivial, Thomas regarde tout cela se faire de loin. D'aussi loin qu'on puisse être dans un espace clos. Arrivé tôt et posé dans un coin, il a un petit sourire plaqué sur le visage et il observe. Silencieux. Salue d'un signe de tête ce qui lui font signe, ses bras croisés contre son torse pour faire disparaître ses mains dans le large pull de laine clair et confortable que l'association lui a donné. Ainsi qu'un jean propre et à sa taille, ce qui n'est pas négligeable. Avec ça et l'écharpe bleue qui pare son cou de trois tours, il est bien, au chaud. Presque serein. Et ça fait du bien. Jusqu'à ce qu'un éternuement le sorte de sa contemplation. La personne qui passe lui tend un mouchoir propre avec un léger rire, ça lui tire un « Merci » avant qu'il se se mouche, puis qu'il se rapproche des gens pour éviter les courants d'airs.

C'est l'heure du discours de toute façon, alors il s'assoit comme tout le monde, écoute l'homme faire la présentation de l’event. Son visage est sans doute un peu trop rouge, il a bien vu les regards dans la salle, ceux qui ont cherché les gens comme lui. Il s'est fait tout petit, deux secondes, le temps de se reprendre. Puis lorsque tout est dit, Thomas sort enfin ses mains, pour récupérer un chocolat chaud et se brûler la langue au passage. Il n'y a encore pas grand monde installé à côté de lui, et il n'ose pas engager la conversation n'y se diriger vers qui que ce soit. Il attend simplement sa galette, comme tous ceux présents aujourd'hui. Les conversations ont repris, il sourit. Sourire qui se fige en voyant un visage connu. Il n'est pas tendu, se demande simplement si l'autre l'a reconnu. Dans le doute, il ne l’apostrophe pas. Pour lui dire quoi de toute façon ? Et puis Johann a sûrement d'autres gens à voir de plus intéressants. Alors il baisse les yeux dans son chocolat qu'il porte à ses lèvres.

Résumé:
 



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A Fleur de Cœur
« Il faut qu’on se noie encore une fois Dans les nuits fauves Et les grands soirs Qu’on récupère un peu d’espoir. » Fauve - 4000 Iles ©.bizzle

Event 4 : La galette du coeur Krkrkr
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Invité
Anonymous
Mar 12 Fév - 21:54
J’était un peu faible aujourd’hui, ayant eu du mal à dormir cette nuit à cause des quelques cauchemars que je faisais encore de temps en temps. Mais être réveillé par Nicolas m’avait cependant mis de bonne humeur.  On s’était levés tôt, voulant être prêt pour la sortie de cette après-midi. J’avais réussi à convaincre Rowtag d’aller à « la Galette du Cœur » et cet événement a lieu cette après-midi. Après m’être assuré qu’on irait bien là-bas, j’avais envoyé un message à Max’ pour lui dire de nous y rejoindre, ne voulant pas risquer une dispute entre Row et lui si je venais à le rejoindre avant d’aller à l’Eglise saint Jax. Il était l’heure d’y aller si on ne voulait pas être en retard, je partis donc chercher nos vestes et aida Nic’ à enfiler la sienne.

« Les gars, on doit y aller, il est déjà 14h30 ! »

Ne prenant même pas le temps d’attendre une réponse, je prends la main du fils de mon chéri, de mon presque fils, et je franchis la porte de l’appartement avant de jurer car il fait quand même plus froid que ce que je pensais. Prenant le temps de bien fermer mon manteau, je laissais ainsi un petit temps à mon chéri et son frère pour nous rattraper. Au bout d’une dizaine de minutes de marche, nous étions enfin arrivés et je pouvais voir la bouille blonde de mon meilleur ami qui semblait désespéré. Confiant Nic’ à Rowtag, je m’élançais vers Max’ et le prit dans mes bras sans rien dire. J’étais heureux de le revoir après ces quelques jours où il était parti rendre à sa famille et je ne pouvais m’empêcher d’aller dans ses bras. Mais je n’y suis pas resté longtemps, sachant que cela pourrait énerver mon homme et, surtout, que nous pouvions être en retard si je me laissai aller.

Nous voilà dans l’Eglise et il y avait déjà plein de monde, ce qui m’oppressait légèrement car j’avais peur de voir l’un de ses hommes…. Repérant une table pas encore pleine et qui pouvait tous nous accueillir, je m’y dirigeai en faisant signe aux autres de venir. Il y avait de tout niveau nourriture et boissons mais je choisi une part de galette au chocolat ainsi qu’un chocolat chaud, espérant pouvoir gagner des forces grâce à ça. Je m’étais assis et j’étais entouré de Max’, à ma gauche, et de mon homme, à droite, mais je ne les regardais pas car je cherchais si je voyais des personnes que je connaissais. Je reconnu au loin Demetri mais il semblait occupé donc je passai rapidement à autre chose en me disant que j’irai lui parler tantôt.
Invité
Anonymous
Mer 13 Fév - 21:51
La galette du coeur •••

  •••


L'océan de ses yeux reflétait ces visages, eaux troubles qui se faisaient miroirs. Bacchus se plaisait à observer, adossé contre un mur alors qu'un léger sourire flottait sur sa peau pâle.
Esquisse de bienveillance.
Bacchus était de ceux qui semblaient promettre beaucoup par de simples commissures étirées. De ceux qui semblaient vous inviter et qui vous tendaient la main sans un mot, celle que vous prenez sans hésiter. Parce que Bacchus était certainement de ceux sur lesquels votre regard s'accroche, peut-être un peu trop, s'agrippant parfois à vos dépends sans jamais pourtant imaginer ce qu'il y avait vraiment derrière ses yeux un peu trop bleus et ses lèvres un peu trop gercées par les mots. 
Bacchus ne mentait pas.
C'est ce qu'on aimait croire.
Peut-être diront nous alors que Bacchus cachait, mussait sous de délicieuses paroles ce qui semblait être inavouable. L'indicible réalité. Mais il y avait bien des vérités, parmi elles et sans doute la plus forte, le besoin d'aider. Un besoin dévorant, viscéral, celui qui le prenait au ventre, celui qui le rendait malade, quand le cœur était rongé par une culpabilité restante, celles de ces années passées qu'il ne pourrait effacer. Bacchus avait alors tenu à participer à cet événement pour les actions sociales qui y seraient menées, content que les sans abris y soient invités. L'égalité était de mise et Bacchus y tenait, mot qui résonnait à présent en lui, douce promesse utopiste pour certain, vœu qu'il souhaitait voir se réaliser pour lui. L'égalité était ce feu, flamme ardente qui fallait alimenté, celui qui réchaufferait le monde et l'illuminerait.
Cela était peut-être encore la seule chose en laquelle Bacchus croyait.
Des cernes bleues ornaient ses yeux malgré tout brillants, scintillement à la surface de l'eau, simplement heureux, simplement présent. La nuit avait été dure, son corps ayant été enivré par des courbatures, douleurs vives et chroniques auxquelles il y était habitué. Ses yeux continuaient de glisser sur ces visages singuliers, regardant alors l'assemblée, humains et inconnus, les sondant sans le vouloir, sans le remarquer, mauvaise habitude ou bon réflexe.
C'était les corps lâchés, foule où souffles se mêlaient, doutes et peurs, sourires et mains tendues.
C'était les émotions qui s’encraient sur leur épiderme, quand il y a le dos voûté, tête qui bascule. Quand le trop de monde fait peur. Quand il y a les angoisses et terreurs au cœur du ventre, ce qui serre et lacère.
Il y avait aussi les perdus peut être, entraînés certainement, amis et proches qui les avaient embarqués. Et puis, les yeux qui s'illuminaient quand enfin ils rencontraient un visage familier.
Chocolat chaud en main, Bacchus continuait de regarder, sans rien dire, lèvres closes, laissant la vie aller. Les choses se faire ou se défaire. Pour une fois en retrait. Pour une fois discret. Pour une fois distrait.
Bacchus était allé pour s'installer, choisissant une place libre en s'assurant que ses voisins de table n'attendaient personne. Et puis les voix s'étaient baissées, discussions éteintes pour écouter le discours, présentation faite. Bacchus souriait, appréciant celui-ci, l'approbation lui faisant hocher la tête. Les parts avaient commencé à arriver, invités servis, certains lorgnant sur les assiettes, attendant avec impatience d'avoir la leur, papilles ne demandant qu'à goûter à cette frangipane ayant embaumé l'air. Un léger rire avait effleuré ses lèvres à l'entente d'une discussion, la gourmandise parlant, espoir d'obtenir une deuxième part de la galette dont les effluves enivraient les narines
Compréhensible.
Bacchus ne l'aurait pas contredit, espérant peut-être que cette douceur sucrée viennent chasser l'amertume qui lui restait au fond de la gorge depuis des années.

Résumé:
 
Mails : 120
$ : 268
Le Plaisantin
Jeu 14 Fév - 21:03
La galette du Coeur : Partie 2





Kings and Queens, thirty seconds to Mars


La porte de la grande salle s’est refermée et dans l’église, le froid de l’hiver se trouve diluer par la chaleur des cœurs.
L’ambiance est conviviale et quelques acclamations ravies éclosent dans l’intimité d’un brouhaha joyeux et chaotique. La galette est bonne. Fondante, sucrée, douce.
Elle est appréciée même par les plus connaisseurs et vite devient le sujet de quelques éloges dithyrambiques bien vite remplacées par des « oh » de surprise et de triviaux « Ostie ! J’ai la féve ! ».
Les premiers rois et reines rient, félicités par leur voisins proches tandis que d’autres, encore quelques instants à leur suspense, soufflent de déception ou crient de satisfaction.
Bientôt, tout le monde a fini son gâteau et les regards se tournent vers le chef de cérémonie  qui, debout, immobile, un sourire de Joconde sur les lèvres, trône sur la petite estrade de bois sombre.
Il attend, imperturbable que chaque participant ait son entière attention et d’un geste lent, travaillé, saisit le micro, travaille son suspense, jouissant de voir chacun pendu à sa lippe, regroupement de grands enfants impatients de connaitre la suite de la célébration.

« Chers participants ! J’ai ouïe dire que quelques âmes ici avaient reçu des fèves… Je les invite donc à venir me rejoindre ici que nous puissions les célébrer et qu’ils puissent voir la salle entière et choisir leur rois ou reines. »

Suite à cette première déclaration, des murmures glissent entre les chaises et des silhouettes se lèvent timides ou ravies, se faufilent bon-gré mal-gré entre les tables pour rejoindre le chef de cérémonie qui, une fois toutes ses ouailles recueillies, théatral et charismatique, explique à la petite foule la procédure à venir.
A tour de rôle, chaque participant choisira un partenaire dans le groupe des personnes n’ayant pas tiré de fèves et le roi ou la reine nouvellement choisi.e, tirera au sort l’action sociale qu’il.elle devrait effectuer le jour du 14 février avec son binôme.  Cela fait, les participants devront s’embrasser, s’enlacer ou se serrer la main, selon le choix de chacun, « un bisou faisant néanmoins d’avantage plaisir à chacun ici. ».

La précision mutine du chef de cérémonie fait jaillir des gorges rires et sifflements puis sous les applaudissements d’encouragements, les tireurs de fèves, tantôt tout au jeu et en sourire ou plus réservé et gênés vont chercher l’âme sœur parmi les tablés, tendent la main vers celle ou celui qu’ils ont choisis pour cet événement si particulier.
La célébration bat son plein et à chaque couple choisi, action sociale tirée, sous la voûte de l’église s’éléve en un seul chœur un hymne unique, chant des passions par delà les âges et l’apparente maturité : « LE BISOU ! LE BISOU ! LE BISOU ! ».

C’est là l’appel de l’amour.


Binômes et action sociales :

Rowtag et Azel


Organiser un spectacle participatif au choix sur un thème "positif." (Amour/paix/liberté...) pour des enfants de maternelle. Votre personnage devra y participer.

Xi et Numa


Distribution de capotes et de digues dentaires dans la rue + prévention sexuelle et sensibilisation lgbt

Celeste et Léandre


Maraude auprès des SDF et des prostituées

Thomas et LIBRE


Atelier cuisine dans une maison de retraite

Johann et Benjamin


Bain et ballade des chiens de la SPA

LIBRE


- Atelier sensoriel (toucher et son) auprès d’aveugles.
- Atelier artistique dans un centre de "jeunes difficiles"


Déroulé

(du 14 fév au soir au 3 mars au soir (environ))


- Organisez vous dans votre binome pour répondre l’un après l’autre  ;) Le tireur de féve répond en premier en écrivant sa réaction, le moment où il monte sur l’estrade puis va chercher son partenaire. Le partenaire répond ensuite avec sa réaction, le moment où il tire son action sociale et s’il souhaite embrasser/serrer la main/autre le tireur de fêve. Le tireur de féve peut répondre après et le partenaire aussi (pas plus de 2 réponses par personne !)
- Les binômes ne sont pas obligés de répondre dans l’ordre du tirage de féves ! C’est au premier binôme prét à poster eheh
- On oublie pas les résumés et si vous avez des questions, c’est dans le sujet d’inscription !

Mails : 626
Double-compte : Georges Adams/logan Duval
Surnom : L'albatros
Emploi/loisirs : porte-parole d'Espérancia/ magistrat
Portrait robot : - psychologie basée sur l'obéissance
- Très anxieux. Lévres en piteux état, fume.
- prêt à tout pour être enfin reconnu et aimé par sa famille
- incapable d'aimer autrui et soi-même
- conservateur trés croyant
- pense que les androides sont des créatures déviantes
- belle âme au fond qui attend son envol
- homosexuel refoulé
- espére un jour être soigné
- attiré par Antoine Dastre

- Juge en DarkSlateBlue

Event 4 : La galette du coeur 2a9l
$ : 923
Léandre Luissier
Dim 17 Fév - 15:43




Remeniscence, Olafur Arnalds


Dix mois et huit jours.
2 aout 2048. 10 janvier 2049.
L’été, l’hiver. Une demi-année d’incompréhension, de détresse, de manque, de vide  que l’on essaye de diluer sous l’alcool chaud, de remplir sous une effervescence maladive et un sourire tordu.
Soixante-et-onze jours que Léandre n’a jamais cessé de compter, les doigts agités, nerveux, tremblants, rejouant sans cesse, comme un disque rayé, cette fraction de temps où la vie a été volé à l’Ami.
Arrêt cardiaque. La voix de Dastre Père, le Choc lui reviennent souvent à la mémoire et l’Albatros serre les dents sur son cœur à la renverse, s’agite d’autant plus pour ne pas succomber au naufrage.
Il enchaîne les procès, enivre ses nuits dans l’espoir de ne pas rêver, s’épuise pour ne pas penser et visiter celui qui à présent l’attend là bas, entre mille tombes.
Il fuit la réalité, le deuil qu’il ne veut pas faire de peur de mourir sans la présence de l’Ami, de réussir finalement à vivre sans lui.
Il craint cette souffrance et cette résignation. L’amour destructeur et la culpabilité de l’oublier.
Il se concentre sur milles autres choses pour mettre Antoine de côté mais entre deux respirations, ses pensées, mécaniques, reviennent toujours vers lui.
À bout de souffle, le cœur en arythmie, il se résigne alors, accepte les illusions fanées, monte la côte de Notre-dame-des-Neiges, va fleurir le marbre sous lequel repose l’ami.
Il lui parle, soupire, s’excuse de n’avoir compris que trop tard, de ne pas avoir vécu pleinement et profiter.
Il rêve de lui le soir, imagine dans l’intimité de l’obscurité un futur commun qui n’éclora jamais. Il s’autorise à aimer une chimère, un fantasme et ses mains sur ses chairs deviennent les siennes, ses baisers sur sa peau, ceux de l’ami, sa peau tiède sous ses lèvres celle d’Antoine. Il joue Léandre, mime douloureusement ce que son corps en carence supplie, pleure quand le songe se délite et que la sueur se refroidit entre les draps tièdes d’agitation vaine et de solitude.
Il se perd, oublie en ces rêves, survit à ses journées grâce à ces soirées où les morts sont ressuscités.
Il garde la tête hors de l'eau grâce aux souvenirs mais aussi grâce à la présence de Neliya. A ses appels quotidiens de vingt-et-une heure. Attentive, trop peut-être, elle prend des nouvelles et le geste anodin est devenu leur rituel, leur promesse. Leur moment intime, où mis à nu, chacun parle sans mensonge ni fard, déleste les maux par des mots, accepte la laideur et les faiblesses de l’autre. C’est trente minutes qui font du bruit dans les silences des gorges serrées d’émotions, du bien par le partage de la douleur.
Une demi-heure qui se transforme en heures puis en journées, en longues sorties que Léandre propose toujours et que Neliya ne refuse jamais.
L'albatros, chaque semaine, la sort, la gâte. Il lui offre le cinéma, le restaurant, le théâtre et l’opéra. Des affaires de prix qui lui vont à ravir et auxquelles elle n’arrive pas à dire « Non. » Elle n'apprécie pas cette débauche de bonté mais voit que cela fait plaisir % l’ami, compose avec ses principes. Léandre le sait, l’en remercie, redouble d’attentions.
Il a tant à lui donner, tous ces présents, ces moments et ces sourires qu’il aurait aimé donner à Antoine. Il pense à lui quand il lui offre à elle, s’accroche doucement à son bras, sourit, parle de choses triviales qu’il veut partager. Il l’aime avec une douceur cruelle, vit à travers elle, se force à la légèreté et au bonheur de l’instant présent pour ne pas sombrer face aux figures passées.
Il s’agite à ses côtés Léandre, l’adore en remplacement pendant qu’elle aime et rêve sans y croire, se contente des artifices, de la place assignée, consciente de n’être que l’amie, le substitut de celui disparu.
Il l’aime, ils s’aiment comme des survivants, avec la délicatesse et la douleur des amours ayant germés dans l'espoir de recouvrir les vestiges de ce qui ne reviendra jamais.

Il s'aime, ils s'aiment et doucement laissent le temps s'égrainer, les sourires se réchauffer, les relations de substituts s'effacer pour laisser place à la personne et non au reflet de celui qu'on ne veut pas oublier.
Ils acceptent d'avancer malgré ce qui a disparu, se sont promis d'aimer de nouveau. Indépendamment.
Chacun de leur côté pour s'épanouir, loin de leur peine commune.

Un sourire doux, légèrement tendu éclot sur les lèvres de Léandre quand il serre entre ses phalanges les doigts de Neliya à la recherche de courage.
Participer à cet événement était son idée mais face à cette foule, il est aujourd'hui tendu, incertain. Cela ne fait que quelques mois que son deuil a commencé et chercher à s'ouvrir de nouveau lui semble maintenant précipité.
Il voudrait faire demi-tour mais la présence de l'amie le retient. Elle aussi le fait pour lui. Il reste pour elle, pour son effort, accepte la fausseté de ce moment de joie commune avec des inconnus, sourit aux figures qui le reconnaissent, partage quelques mots à cette vieille dame tendre qui demande si la jeune femme et lui sont ensembles.
Il répond que ce n'est qu'une amie alors qu'ils ressemblent tant à un couple, les mains ainsi enlacés, la salut, le cœur serré.
Cette question lui fait mal, lui qui peine tant à se sentir légitime, se ressent comme une imposture. Le doute trouble son visage et fronce ses sourcils mais déjà Neliya lui murmure quelques mots pour le tirer de ses pensées, lui indique une table.
Ils s’installent et la conversation reprend, badine, tournée vers l'attente.
Le maître de cérémonie arrive, les silhouettes se meuvent, s'installent. Les galettes sont servies, attaquées et englouties avec voracité. Le moment est plaisant, chaleureux, léger et sucré et Léandre se surprend à sourire, sincèrement.
Il prend plaisir à l'instant et les fèves sont dévoilées, leur tireurs invités à venir se présenter sur scène. Il applaudit quand son cœur rate un battement, se serre sous la vision d'un visage familier aux traits fins, masculins. Ses cheveux sont blonds et longs, ses yeux azuréens. Profil androgyne et arien.
Swan. La figure d'un rêve, d'une vie que Léandre croit avoir vécu avant la sienne et qui a chamboulé sa foi, la croyance qu'il avait de l'éternité.

Le visage tendu par la surprise, l'Albatros fixe cet homme (in)connu qui, s'il ressemble tant à l'androïde ou au garçon du rêve d'avant, se semble aussi plus vieux.

Il le dévisage, murmure quelques mots à l'oreille de Neliya et quand l'homme croise son regard, abaisse les yeux.

Dans cette salle où tout est à la joie, un temps étrange, entre pluie et éclaircie gronde dans la poitrine de l'Albatros.
Il y tonne un malaise vif, un amour trop plein jusqu'à la douleur et s'asphyxie. Un de ces sentiments terribles qui naissent sous les coups du Destin, lors des retrouvailles de ce que l'on pensait perdu.


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Invité
Anonymous
Jeu 21 Fév - 17:37

you can be queen

« Tu pourrais être reine » gloussa quelqu’un dans son entourage immédiat. La jeune femme coula une œillade à la personne concernée : un homme d’âge mur, bien habillé, qui parlait contre le lobe de sa « compagne » — ou bien était-ce sa fille ? Difficile à dire. Elle portait des diamants. Des vrais diamants, putain. Pourtant, ses boucles avaient beau d’être en toc, Xi Mu se sentait moins fausse que la brune aux grosses anglaises trop soigneusement bouclées pour être naturelles. La bouche plissée, la coréenne se détourna de la scène écœurante. Ces choses-là lui rappelaient sans cesse sa mère.
Sa mère introuvable, au passage.

Elle piétina le sol carrelé avec impatience, jaugeant les invités avec un regard absent. Seule la tignasse noire de sa génitrice pourrait la ramener parmi les vivants, apparemment. Ou peut-être pas. Elle sursauta quand l’obscurité se répandit provisoirement dans son champ de vision ; elle venait d’assister à une éclipse ? Non, pas vraiment. Un type venait simplement de se planter-là comme s’il avait des droits sur elle. Xi Mu le jaugea, un sourcil arqué. Elle s’attendait à des remarques acerbes sur sa dégaine, sur son manque évident de classe. Puis, la jeune femme se rappela d’une chose : ses cheveux n’étaient plus roses. Elle était de nouveau « normale ». En plus, le blond étant sa couleur naturelle, il ne semblait sûrement pas artificiel sur sa peau de porcelaine. Elle se mordilla la langue, mécontente. D’une certaine façon, le mépris inspiré par son refus des codes lui faisait du bien — il lui donnait une raison de haïr les gens.
Elle s’étonna de le trouver beau. Plus que la majorité des autres hommes, en fait. Il était gracieux, avec un visage doux. Quasiment éthéré, en réalité. Elle se radoucit, ses traits passant de la défiance à la neutralité. Elle s’attendait à ce qu’il engage la conversation sur des banalités, ou qu’il lui annonce connaître son beau-père, ce merveilleux sénateur. Néanmoins… sa sollicitude la troubla. Elle le regarda franchement, l’air perdue. Elle ne comprenait pas ses élans. Un mec qui avait des choses à racheter et faisait la charité dans le but de nettoyer son karma ?

Elle se força à sourire poliment, dévoilant quelques dents très blanches.

— Je vais bien, merci. (L’assurance de sa propre voix la choqua.) Et vous ? Ah, c’est gentil mais je ne pense pas pouvoir avaler quoi que ce soit.

Elle haussa les épaules avec désinvolture. N’empêche, ces drôles de symptômes la déroutaient un peu. Elle ne se rappelait pas avoir bu la veille, donc ça ne pouvait pas être son amie la gueule de bois. Non, ce sentiment troublant était neuf. Elle n’avait jamais éprouvé un tel malaise auparavant, comme si son corps ne lui appartenait plus vraiment.

— Je couvre sûrement un début de grippe, précisa-t-elle, songeuse. Vous ne devriez pas vous approcher trop près, au cas où. Je m’en voudrais si je vous refilais mes microbes.

Elle s’apprêtait à ajouter quelque chose au moment où sa mère — ouais, la très attendue — déboula. Le visage à peine ridé s’illumina. Elle se glissa en jouant des coudes, bousculant presque le joli minet aux longues mèches cendrées. Xi Mu s’excusa silencieusement d’un sourire gêné avant de laisser sa génitrice la serrer âprement dans ses bras.

— Tu m’étouffes, maman. (Elle la repoussa gentiment au bout de quelques secondes.) Tu es seule ?

Un soupir de soulagement lui échappa — bon gré, mal gré — quand sa mère hocha vivement la tête. Sans prendre en compte les protestations de Xi Mu, elle l’entraîna dans la houle des corps jusqu’à la première table recouverte de bonnes choses. Son malaise grandit, muet, alors que la jeune femme fronçait les sourcils. Sa mère lui enfonça presque un bout de gâteau dans le gosier, la faisant légèrement tousser. Une nausée l’étrangla. Elle se força cependant à manger par petites portions, consciente que sa génitrice était plus dangereuse qu’une lionne quand il était question de la gaver.
Sa dent rencontra quelque chose de dur, l’obligeant à tirer l’objet concerné de sa bouche pleine de frangipane. La fève. Super !

— Oh, ma chérie ! C’est génial.

D’autres personnes autour commencèrent à s’enthousiasmer aussi. Certaines étaient des connaissances de sa mère, voire carrément des amis. Elle poussa un râle lorsque le maître de cérémonie les encouragea à monter sur scène. Elle n’aimait pas ce genre de choses, bordel. Poussée par la harpie qui lui avait filé ses gènes, Xi Mu grimpa néanmoins sur l’estrade. Elle remarqua alors Demetri dans l’assemblée, ce qui la laissa un moment décontenancée. Avisant le jeune homme à ses côtés, Xi Mu le désigna pour être son roi.

— Allez, viens. Ne me laisse pas là comme une conne, toute seule. C’est assez humiliant comme ça, déclara-t-elle d’une voix rieuse.

Résumé:
 
Halloween
Mails : 147
Surnom : Weirdos
Emploi/loisirs : Pirate
Portrait robot : — Hyperesthésie.
— Tremblement essentiel
— Intolérant au gluten.
— Phobie sociale.
— Mauvaise motricité.
— S'exprime via son smartphone
$ : 2704
Numa Maggiorano
Jeu 21 Fév - 21:43
Cinq ou six secondes, ce fut grosso modo le temps que Numa prit pour capter qu'on lui parlait. Il releva lentement ses yeux sur l'inconnu. Impossible pour le jeune homme de le reconnaître, sans la blouse et les cheveux mis correctement. Il l'observa de côté, le regard posé pas réellement posé sur son visage. Il ne disait rien, il se contentait de se crisper encore et toujours sur son téléphone portable. Il n'affichait aucune émotion, si ce n'était qu'il se balançait davantage d'avant en arrière. Im-possible. L'angoisse remontait dans sa gorge, son estomac se serrait ; Numa, c'était un chihuahua névrosé qui faisait des crises d'angoisse pour tout et n'importe quoi. Les choses les plus anodines provoquaient chez lui de grosses crises d'anxiété, même lorsque ce n'était que des pots de fleurs changeant de place dans son immeuble. Alors ! Quelqu'un qui prétendait le connaître, faisant appel à un souvenir désagréable ? Ça comprimait sa poitrine. Et le fait d'être incapable de replacer l'inconnu ne faisait qu'augmenter l'angoisse. Il ne voulait pas faire de bourde, il ne pouvait pas parler, et encore moins avouer que non, il ne se souvenait pas de lui. Numa s'emmura dans le silence, souhaitant par-dessus tout disparaître.

Un mouvement derrière lui, un autre jeune en pleine crise le fit se soulever brusquement. Comme sur des ressorts, le garçon bondit en avant. Numa se rappela soudain avec qui il était. Eux. Lui. Les neuroatypiques, les stéréotypies, les autres comme lui. Et il eut brusquement honte de ce qu'il était, de ce qu'ils formaient. Il approuva d'un mouvement de tête les paroles de l'Homme-Sans-Nom, et il désigna de l'index la table. Prendre quelque chose, n'importe quoi, et s'éloigner pour ne pas être mis dans la même case que les autres. Les bizarres, les saugrenus, les simplets, les handicapés mentaux. S'en éloigner, c'était se décoller cette étiquette profondément encrée dans sa peau, par peur d'être jugé une énième fois comme étant le taré de service.

Numa trouva le courage de répondre à l'Homme-Sans-Nom via son téléphone portable. Il ouvrit un outil de texte, et il écrivit  :

 « Oui. Je me souviens. »

Pas du tout. Il ajouta :

 « Je veux bien quelque chose à boire. Ils ont des trucs sans gluten ? »

Toujours sans le regarder. Crispé, il avait littéralement un balai dans le cul. Il avait des bouffées de chaleur dues à l'angoisse, ses mains tremblaient. Il avala sa salive, puis il s'arrêta vers le buffet.

Arg. Le micro. Numa serra la mâchoire, tandis qu'il sentait le son percer ses tympans. Il rentra la tête dans les épaules, et il ne bougea plus. Il essaya d'écouter, en dépit de la douleur physique. Il ferma les yeux, puis il se concentra sur son téléphone portable, en continuant de se demander ce qu'il foutait ici. Puis, on alla se servir, on bougea, et il se tassa encore sur lui-même autant que possible. Il perdait l'Homme-Sans-Nom des yeux, et il manqua de tomber quand quelque chose le toucha. Il recula, puis il parvint à retrouver l'Homme-Sans-Nom, il tapota sur son smartphone :

 « Je n'ai pas encore eu le temps de... »

Hein ? HEIN ?

Numa tourna la tête dans toutes les directions, sur la droite, puis la gauche, de nouveau sur la droite. Il fixa la jeune femme qui l'avait désigné sur l'estrade, sans parvenir à totalement comprendre ce qu'il se passait. Mais ce que son cerveau cassé parvint à saisir fut suffisant : elle était jolie. Et elle voulait qu'il monte avec elle. Il avala sa salive, un peu impressionné par ce qu'elle dégageait. Il ne bougea pas, on continua de l'encourager, et quand on se rapprocha de lui, il fila.

S'il avait été en mesure de rougir, il serait devenu cramoisi.
Numa se faufila dans la foule, il alla se cacher sous le buffet.

À l'abri des regards, à l'abri des autres, il ramena ses genoux sur sa poitrine, et il se balan_a d'avant en arrière. Il avait la gorge nouée, il ne se sentait pas bien.
Spoiler:
 
Invité
Anonymous
Sam 23 Fév - 16:39

you can be queen

Xi Mu poussa un soupir excédé en voyant la foule se presser, s’amasser presque autour du pauvre homme perturbé. Laissez-lui le temps, merde. Le ciel vient de lui tomber sur la tête ! Les ahanements excités finissaient l’œuvre des mains intrusives : le garçon émacié se dépêcha sous une table. Quelques regards désapprobateurs fusent, les encouragements redoublèrent. La jeune femme arracha soudainement le micro au maître de cérémonie.

— Mais vous allez lui foutre la paix ?! Vous voyez bien que vous foutez tout en l’air ! gronda la blonde, les sourcils froncés.

Elle balança le micro vers son propriétaire — priant pour qu’il ait de bons réflexes — avant de descendre nonchalamment l’estrade de sa démarche féline ; ses gestes mêlaient paresse et arrogance, la tête portée haute. Elle fendit la foule, se prenant un peu pour Moïse, avant de s’accroupir près de la table. Xi Mu se para d’un sourire engageant et tendit doucement sa main vers le jeune homme.

— Ça va bien se passer, je te le promets. Ce sera rapide. En fait, dès qu’on sera sur l’estrade, on comptera jusqu’à dix. (Elle entortilla une mèche de cheveux blonds autour de son index libre.) Ta mission, si tu l’acceptes, ce sera de récupérer un papier dans l’urne sans paniquer. Tu me donnes le papier et tu pourras descendre. Je m’occuperai du reste.

Elle lança un regard mauvais sur sa gauche en remarquant qu’un badaud essayait de s’approcher. Elle découvrit ses canines, retroussant la lèvre supérieure comme un animal acculé. Il recula aussitôt en levant les paumes en signe de reddition. Connard. Elle reporta ensuite son attention sur son cavalier pas super rassuré, recommença à sourire gentiment, puis lui adressa un petit geste de la main l’invitant à approcher.

— J’aime bien la planque, en tout cas. C’est une bonne idée de se foutre là. Personne ne penserait à regarder sous les nappes.

Elle le pensait vraiment, en plus. Si elle avait été du genre à vouloir disparaître des radars, elle irait en-dessous aussi. Mais elle, elle était plutôt de la branche à casser la gueule des vilains garçons.
Chacun ses défauts.

Résumé:
 
Halloween
Mails : 147
Surnom : Weirdos
Emploi/loisirs : Pirate
Portrait robot : — Hyperesthésie.
— Tremblement essentiel
— Intolérant au gluten.
— Phobie sociale.
— Mauvaise motricité.
— S'exprime via son smartphone
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Numa Maggiorano
Sam 23 Fév - 17:17
Comment on fout la paix ?

Question épineuse, il s'était souvent posé la question. Comment on foutait la paix ? Parce que pour foutre quelque chose, il fallait que ce quelque chose soit tangible, mais la paix n'était pas une chose tangible. Son cerveau carbura à réfléchir sur cette question, tandis qu'il rentrait la tête dans les épaules en continuant de se balancer d'avant en arrière. Si pour beaucoup, cela était un comportement aussi ridicule qu'étrange, c'était une façon pour lui de faire aux angoisses. Monter devant des gens qui allaient le regarder comme un animal de foire ? Non. Parler alors qu'il bégayait et qu'il ne comprenait pas les sous-entendus ? Non. C'était bon, il avait déjà été suffisamment affiché avec les handicapés invités à la fête pour ressentir le besoin qu'on en rajoute une couche. Elle voulait l'humilier. CQFD.

Un peu comme une fille, très jolie, durant ses années de collège qui lui avait fait croire qu'elle avait des sentiments pour lui. Puis, il y avait eu le reste. Les filles, Numa en gardait une image de violence et de mesquinerie. Même si la blondinette était jolie, elle était forcément comme les autres.

Le jeune homme cala sa tête entre ses genoux, entourés de ses bras. Il jouait avec ses mains tremblantes, il tirait sur ses doigts, chacun leur tour, pendant que les battements de son propre coeur s'écrasaient contre ses tympans. Difficile de s'entendre penser, difficile de percevoir les bruits alentour. Il inspira, puis il l'entendit parler. Il releva la tête sur elle, sans une seule expression sur le visage. Il ne semblait pas paniqué, il semblait vide surtout ; il la regardait en biais, pas dans les yeux. Morne, il ne bougea pourtant pas. Il prit seulement son téléphone au bout d'une longue minute, agacé au fond. Il écrivit à l'intention de la jeune femme :

« Je ne suis pas un enfant. Ce genre de discours, ça ne marche pas avec moi. J'ai bien compris ton jeu. »

Si Numa avait parlé, s'il avait eu des expressions similaires aux neurotypiques, il aurait probablement employé un ton sec, accompagné d'un regard noir. Il remonta sa capuche, et il se cacha du mieux qu'il pouvait dedans en la rabattant sur son visage.

Numa comptait même rester sous la table jusqu'à la fin de ses jours ; de toute façon, sa vie ne serait pas longue. Il avait déjà la sensation d'être mort quelques fois. Il était bien là, il ne pouvait pas les voir, il pouvait seulement les entendre. Il avait la gorge nouée, et en réalité, il était certain que s'il montait sur l'estrade, le stress allait le faire vomir. Comment on fout la paix ? Autour du buffet, il entendait les gens ricaner, commenter, pendant que les internes de son centre s'inquiétaient surtout. Ce qui le fit sortir de sous la table, ce fut une petite phrase, anodine, qu'il entendit dans la foule.

« Il faut arrêter de faire son auti... »

Numa se redressa, il se cogna le crâne, sans exprimer la douleur. Il tapa sur son téléphone :

« Si tu me fais un sale coup, tu le payeras. »

La méfiance. C'était gratuit, un peu méchant, mais il ne pouvait pas ressentir les choses autrement. Il était naturellement naïf, il s'était fait avoir beaucoup de fois, et il n'avait plus parlé avec une fille depuis des années ; si on ne comptait pas les infirmières qui faisaient surtout office de figures maternelles. Il sortit de sous la table, à regret, il continua de dissimuler son visage sous sa capuche. On commenta encore. La haine et la honte se mélangeaient, c'était douloureux, il ne savait pas gérer son hyperémotivité.

Numa monta sur l'estrade, il ferma les yeux. Lorsqu'il put piocher et faire ce que l'inconnue lui avait demandé de faire, il le fit. Il regarda ce qu'il y avait d'écrit.

Ouais.

Ils ne changeaient pas.

Numa lui tendit alors le papier du bout des doigts, afin d'éviter le moindre contact physique.

Spoiler:
 
Invité
Anonymous
Lun 25 Fév - 16:59

you can be queen

Elle l’observa en gardant le silence. Il bougea, ses doigts frénétiques malmenant l’écran de son téléphone. Elle haussa un sourcil inquisiteur avant de lire avec intérêt. Au moins, il ne l’ignorait pas purement et simplement. Elle gloussa malicieusement. Chassez le naturel et il revient au galop. Xi Mu coula un regard désolé au jeune homme. Elle n’avait pas cherché à le diminuer en prenant ce ton doux, seulement à le rassurer. Tant pis pour lui. S’il voulait être considéré comme un homme, ça ne lui posait pas de problème.
Pas sûre qu’il apprécie toujours, cependant. La jeune femme pouvait être cinglante avec ses semblables majeurs et vaccinés.

— Il faut arrêter de faire son auto…

Dans un mouvement d’une lenteur infinie, Xi Mu décrocha ses yeux verts de la silhouette creusée d’angles compliqués pour reluquer les amassés. Elle n’eut pas trop de mal à reconnaître celui qui avait parlé, il se tenait fièrement au milieu de l’assemblée. Elle se pinça les lèvres d’une canine, signe que sa patience fondait comme neige au soleil. Elle haïssait viscéralement les cons capables d’émettre des jugements. Ils oubliaient trop souvent de se regarder dans une glace. Elle lui lança un regard noir jalonné de promesses sanglantes s’il osait reprendre sa phrase laissée en suspens. Sans un mot de plus, elle se déplia. Elle accorda de nouveau son attention à son cavalier, une nouvelle fois impressionnée par son langage muet particulièrement agressif.
Lui, au moins, assumait ses pensées les plus noires. Elle le devança vers l’estrade avec un sourire arrogant qui dévoilait ses dents.

— Payer, moi ? (Elle rigola tout bas.) Ce serait bien la première fois. D’habitude, c’est plutôt les mecs qui ouvrent la bourse en me voyant.

Elle haussa les épaules avec indifférence. Une crampe dans son ventre l’encouragea cependant à y poser une main, à froncer les sourcils avant de reprendre contenance. Elle grimpa sur le piédestal, ne feignant même pas d’aider son camarade. Un grand garçon devait savoir se débrouiller seul. Xi Mu s’arrêta à proximité de l’urne, récupéra le papier tendu par son « roi » dégingandé. Elle s’appliqua à ne pas le toucher ; non pas parce que les autres la dégoûtaient mais parce qu’il semblait si fragile et si pur qu’elle pensait pouvoir le salir. Il était vraiment inexpressif, lui. Différent. Elle le dévisagea intensément durant quelques secondes, cherchant une fissure dans son masque, puis parcourut les lignes sombres de l’encre. Elle grimaça.

— Ah, le karma, murmura-t-elle doucement. « Distribution de capotes et de digues dentaires dans la rue et prévention sexuelle, sensibilisation LGBT ».

Sa voix résonna un moment dans la salle avant de s’éclipser. Xi Mu se dépêcha de descendre, faisant signe à son congénère de la suivre. Elle lui glissa quelques mots sans le frôler.

— Si on survit à ces engagements-là, je m’offre un verre de whisky. Il faudra au moins ça pour faire disparaître le goût des sermons que je vais débiter comme une sainte. (D’habitude, Xi Mu encourageait plutôt les gamins à se perdre dans la luxure et dans l’insolence, pas dans la prudence et la sagesse.) Voire même une bouteille.

Elle lui refila son numéro gribouillé sur un bout de serviette en papier avec son nom et son prénom, puis décampa de l’édifice sans demander son reste. Elle allait bientôt vomir si les parfums des invités, de la bouffe, les bruits assourdissants et les contacts effleurés continuaient de la submerger. Promis, la semaine prochaine je vais chez le médecin.

Résumé:
 
Halloween
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$ : 438
Céleste Francoeur
Lun 25 Fév - 19:22
ft. des gens
La Galette du Cœur.

Il y a cet instant de défiance, un éclair de crainte qui se loge dans les prunelles vives de la jeune femme. Avant que le visage ne s'adoucisse, sans que Céleste ne soit certain d'en être la cause. Il reste calme, le sourire avenant, alors qu'il la sent perturbée par son envahissement. Il ne s'en excuse pas, tout de même assez heureux de ne pas s'être encore fait jeté. Un sourire lui est retourné, cela refait presque sa journée. Elle ne sera pas perdue, même si cela n'est qu'une politesse superflue. Au final, elle décline sa proposition et il lui répond un « Tout se passe bien pour moi aussi, merci. » Et la jeune femme semble finalement plus bavarde qu'elle ne le paraissait, puisqu'elle continue la conversation, bien que pensive. Il aurait voulu lui répondre, s’enquérir tout de même de ce début de grippe, mais il se fait à cet instant gentiment bousculé par une femme, qui, il comprit après que la demoiselle l'ait salué d'un sourire gêné, semblait être sa mère. Un signe de tête alors qu'elle disparaît, puis Céleste retourne à ses affaires, à savoir un café. Ou un chocolat chaud, grand débat. Qu'il tranche rapidement puisque les galettes arrivent enfin.
Il s'en retourne donc à sa place, le liquide chaleureux à la main, et se coule entre ses voisins de tablée à la discussion joyeuse. Chacun se souhaite bonne chance, il le leur rend, prend une première bouchée qu'il savoure avec plaisir. Il ne faut que quelques secondes pour qu'un cri surpris ne retentisse sur sa droite. Le groupe rit, l'heureux gagnant ayant été parmi les premiers à s'exprimer, et donc parmi les plus gourmands à s'être jeté sur sa part. « Félicitation mon ami. » L'homme, deux places plus loin, se lève avec un grand sourire, tout heureux de la fève qu'il vient de découvrir en dévorant sa galette. Chacun du groupe le congratule, puis un second éclat parcourt leur table, lorsque c'est à son tour de dévoiler l'objet convoité. Un grand sourire étire ses lèvres, il se prête trop facilement au jeu pour ne pas être sincèrement heureux des rires et sourires qui l'entourent. Cela ne l’empêche pas de finir calmement sa part et de nettoyer la babiole souillée de frangipane. Sa voisine le taquine, il lui répond sur le même ton, et c'est dans ce joyeux capharnaüm que se finissent les assiettes, avant que chacun ne relève la tête. Le maître de cérémonie savoure le silence, profite du pouvoir qu'il a sur son public, entièrement tourné vers lui dans une fébrile attente. L'annonce de la suite se fait désirer, Céleste sourit, amusé de savoir à quelle sauce ils vont se faire manger quand, enfin, la parole est prise. Beau joueur, le chanteur se redresse, s'incline vers ses amis puis suit le mouvement des quelques nombreux chanceux qui, comme lui, vont devoir choisir une tête à couronner. En se glissant entre les chaises qui jalonnent son chemin jusqu'à l'estrade, il croise le sourire pétillant et le regard malicieux de sa vieille amie, qui lève un pouce dans sa direction pour le féliciter. Il lui répond par un clin d’œil complice et grimpe à son tour la marche, retournant les félicitations des bienheureux comme lui. On précise un peu plus le déroulement des festivités, ce qui provoque des éclats de rire, encore, ainsi que quelques sifflements moqueurs. Ça fait pétiller ses yeux, trop heureux dans cette ambiance bonne enfant. Cela faisait longtemps, il savoure l'instant.
Vient le moment fatidique du choix. Certains s'expriment déjà, d'autres restent en retrait et élisent leur moitié plus discrètement. Il y a un peu de grabuge, qu'il regarde de loin, sans s'y intéresser plus que ça. Une main dans la poche, Céleste n'est pas forcément anxieux, ou peut-être un peu nerveux tout de même, alors il profite des quelques instant de répit pour parcourir la salle des yeux calmement, cherchant le soutient de sa vieille dame du regard. Pour en croiser un autre, non loin d'elle, éclat furtif qui disparaît bien trop vite pour ne pas attiser sa curiosité. Vif intérêt pour cet homme un peu en retrait. Accompagné par la jeune femme à ses côtés ? Céleste ne sait pas, continue de survoler les gens, les visages, mais au final retourne son attention sur la silhouette élégante qu'il devine là-bas. On ne se refait pas et, même si la posture de l'homme est loin d'être détendue, il sait reconnaître le raffinement d'un être. Encore quelqu'un qu'il voudrait faire sourire, ce sera son deuxième essai de la journée, qu'il espère concluant. Alors à son tour, il désigne un inconnu, tend la main vers cet homme avec la douce assurance qu'ont les âmes familières d'être dans la lumière.

-M'accorderiez-vous l'honneur de votre compagnie ?

Sourire en coin, un peu incertain peut-être. Il voit la petite dame lever les deux pouces en l'air cette fois-ci, sûrement très contente de son choix, et ça lui fait lever les yeux au ciel et presque pouffer de la voir ainsi s'enthousiasmer. Sûr que les ragots vont filer très rapidement jusque dans la chambre d’hôpital de sa grand-mère et que ces deux là vont comploter. Il secoue la tête, quelques mèches claires dansent autour de son visage, alors qu'il retourne son regard ciel sur son potentiel Roi, dans un contexte bien trop formel au milieu de toute cette bonne humeur. En espérant ne pas se tromper et passer un bon moment avec quelqu'un d’intéressant. Au pire, tant pis. Cela n'allait pas changer sa vie.
Résumé:
 


W. Shakespeare - Le Songe d'une nuit d'été.

If we shadows have offended, Think but this, and all is mended,

That you have but slumbered here While these visions did appear.   by lizzou .
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Mails : 626
Double-compte : Georges Adams/logan Duval
Surnom : L'albatros
Emploi/loisirs : porte-parole d'Espérancia/ magistrat
Portrait robot : - psychologie basée sur l'obéissance
- Très anxieux. Lévres en piteux état, fume.
- prêt à tout pour être enfin reconnu et aimé par sa famille
- incapable d'aimer autrui et soi-même
- conservateur trés croyant
- pense que les androides sont des créatures déviantes
- belle âme au fond qui attend son envol
- homosexuel refoulé
- espére un jour être soigné
- attiré par Antoine Dastre

- Juge en DarkSlateBlue

Event 4 : La galette du coeur 2a9l
$ : 923
Léandre Luissier
Mar 26 Fév - 21:59




Vedrò con mio diletto , Vivaldi[/url]


“l'amour naît d'un regard et un regard, c'est la durée d'un éclair.”

George Sand


Tout avait commencé par un regard jeté sous le battement manqué d’un cœur surpris, œillade trop spontanée que Léandre n’avait ensuite pu rattrapée, le geste appartenant déjà au hasard d’un échange , à la rencontre de deux nuances d'iris reflétant celles de l'Âme . Bleue et grise.  Azur d’été et ciel clair d’hiver. Céleste et Léandre.
L'artiste, l'extraverti, le solaire. Le pieux, l'introverti, le lunaire.
Pole opposé qui s'attirent inexorablement.
En un seul regard volé. Le temps d'un éclair.

Un frisson, électrique, et l'Albatros se détourne, espère que l'intensité à scruter et la vivacité à fuir de son regard n’ont pas été remarquées, que les yeux clairs de l'homme ne reviendront pas à lui.
Il se croit rechapé un instant des griffes du destin quand l'autre continue de parcourir la foule puis, sent l'inquiétude affluer en lui quand celui-ci quitte son piédestal, sillonne entre les tables, s’approche jusqu’à se stopper à ses côtés, tendre sa paume ouverte vers lui pour l’accueillir à venir.“l'amour naît d'un regard et un regard, c'est la durée d'un éclair.”
George Sand
Tout avait commencé par un regard jeté sous le battement manqué d’un cœur surpris, oeillade trop spontanée que Léandre n’avait ensuite pu rattrapée, le geste appartenant déjà au hasard d’un échange , à la rencontre de deux nuances d'iris reflètant celles de l'Âme . Bleue et grise.  Azur d’été et ciel clair d’hiver. Céleste et Leandre.
L'artiste, l'extraverti, le solaire. Le pieux, l'introverti, le lunaire.
Pole opposé qui s'attirent inexorablement.
En un seul regard volé. Le temps d'un éclair.

Un frisson, électrique, et l'Albatros se détourne, espère que l'intensité à scruter et la vivacité à fuir de son regard n’ont pas eté remarquées, que les yeux clairs de l'homme ne reviendront pas à lui.
Il se croit rechappé un instant des griffes du destin quand l'autre continue de parcourir la foule puis, sent l'inquiétude affluer en lui quand celui-ci quitte son piédestal, sillonne entre les tables, s’approche jusqu’à se stopper à ses côtés, tendre sa paume ouverte vers lui pour l’accueillir à venir.


“M'accorderiez-vous l'honneur de votre compagnie ?”

Moment de silence et de tension sans réponse où aux oreilles de Léandre, seul son cœur semble cogner.  Il bat régulièrement mais le rythme est pesant, douloureux, fait pulser dans ses veines une impression de trop plein et d’étouffement qui enserre tout son corps sous l’émotion, rend ses membres lourds, entrave son visage sous l’apparence lisse et fermée de la concentration, noue la lucidité des paroles dans sa gorge.

Il se fige un instant et face à l’homme et à sa main tendue, ne peut que poser sa paume, si légèrement, sur celle de l’autre, murmurer un « merci » tendu, peindre sur ses lèvres un sourire de circonstance, poli et factice, légèrement tordu. Il se lève grâce à l'appui et debout, sa main quitte bien vite celle de l'homme, vient se nicher avec la même pudeur gênée dans l'ovale d’un coude offert.


Passif sur le chemin de croix de la table à l’estrade, il respire longuement, compte mentalement les secondes de chaque souffle, s'enferme en lui-même pour ne pas être là.
Il se laisse guider par le lien tenu de ses doigts sur le bras de son roi, avance entre les convives, fixe le maître de cérémonie au loin pour ne pas voir les réactions de la foule, lire dans leur yeux que ce couple d'opposés ressemble aux jeunes épousés d’une noce protocolaire où l'amour et la vie ont cédé leur place à la bienséance et l'obéissance.
Léandre, s'il n'avait pas annulé son union, aurait d'ailleurs sûrement défilé de façon identique avec Anna à son bras. Il y aurait eu cette même angoisse étouffée, cette indifférence apparente, ce regard droit, tourné vers le but et qui ne voit rien d'autre que la fin à venir.
La scène aurait été similaire même si l'homme à ses côtés le trouble et enserre son ventre de sa présence là où Anna n'avait jamais éveillée chez lui que l'ennui.

Il souffle lentement dans l'espoir de se calmer quand il grimpe sur l'estrade, tremble imperceptiblement lorsque sa main quitte le bras de son hôte, plonge dans l’urne et déplie le bout de papier qui décidera de son 14 février.
Il appréhende, craint, en entendant l'action sociale du premier binôme et son regard s’attarde sur les mots qu'il vient de tirer quand s’esquisse sur ses lèvres un sourire sincère et discret de joie tendre.
“Maraude auprès des sdfs”.
Il est rassuré, ne pouvait pas tomber mieux.
Il se retrouvera dans son élément. Sa zone de confort.

Il pourra au moins partager cela avec son roi désigné auquel il tend le papier pour qu'il le lise à son tour.

“Tenez”.

La note change de possesseurs et Léandre, pour la première fois, en un regard jeté, observe vraiment les mains qui accueille son présent.
Elles sont belles et soignées, les doigts fins et élancés, les phalanges saillantes, la peau fine, laissant transparaître les lignes bleutés des veines. Sans artifice quelconque, dans leur façon naturelle de se placer et de se mouvoir, elles dégagent cette grâce des mains de pianiste ou d’illusionniste, appellent sur leurs paumes, leurs dos ou leurs poignets, les baisers délicats, pieux, à peine posés, de crainte de flétrir la pureté de ces lys de chair.

Nouveau frisson et Leandre chasse sa pensée, pince ses lèvres, s'excuse, honteux.

“Veuillez m'excuser… Le froid…”

Il glisse sa main gauche dans la poche de sa veste et laisse l'autre retomber sur ses hanches, sonder les quelques centimètres d'espace entre celle de l’homme, positionnée en miroir.
Il pourrait la saisir, y chercher du soutien comme il l'a déjà fait avec Neliya, Monseigneur Generose ou Antoine, mais ne le fait pas. Cela ne serait pas correct. car il ne connaît pas cet homme. Ce n'est ni une connaissance, ni un ami. Rien.
Ils sont si proches néanmoins. Leurs mains, leur épaules qui se frôlent presque.

L'Albatros ferme les yeux, inspire une nouvelle fois à la recherche de contenance et de calme, tourne son regard vers le premier binôme, cette adolescente nonchalante et ce jeune garçon qui semble vouloir fuir. Portrait est atypique.
Il se détourne, laisse glisser ses yeux vers la foule.
Dans la salle, les demandes de baisers se répètent à tue-tête pendant qu'une voix reste muette, attentive, tendue par empathie.
Neliya.
Leandre aurait préféré qu'elle soit à sa place, belle au cœur à prendre. Elle le méritait.
Lui n'avait rien à faire là. Il pensait aujourd'hui encore trop à l'ami pour croire à l'amour.
Il n'était pas prêt, intrus trop pudique devant des voix à la recherche de geste de tendresse et qui, de sa part, n'auraient pas ce qu'elles souhaitaient.
Ainsi son cœur enrayé était il fait.
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Céleste Francoeur
Mer 27 Fév - 19:16
ft. des gens
La Galette du Cœur.
Il y a une pause, un creux. Un vide, silence, doux, mais presque pesant. En attente d'une réponse et le sourire de Céleste s’éteint doucement, il se demande s'il a bien fait, si sa proposition est acceptable. Peut-être pas, il ne réfléchit que maintenant. Dans ces quelques secondes qui s'étendent, s'étirent inexorablement, il se dit qu'il n'aurait pas dû, sûrement pas, un inconnu, un homme de surcroît, cela ne se fait probablement pas. Il ne sait pas, se dit qu'il l'a mis dans l’embarras, que sa demande a des formes bien trop galantes pour un événement comme celui-ci, la Galette du Cœur, demander un Roi, idée des plus saugrenues, il aurait dû y réfléchir par deux fois. Cela ne se fait pas. Mais il y avait un regard, des yeux trop clairs, une âme à saisir et Céleste est captivé. Alors le temps suspendu reprend son rythme, quand dans sa main vide se pose le fantôme des doigts de son inconnu. Ce n'est qu'effleuré, bien trop léger, tout comme le remerciement délicat qui se perd dans le brouhaha. A peine plus appuyé lorsqu'il se lève, sourire presque feint sur les lèvres, et le chanteur sent la caresse se retirer, il craint que ce ne soit tout, alors que l'autre est débout. A ses côtés. Son coude est saisi, calmement, presque naturellement, et il retrouve le sourire, moins appuyé qu'en arrivant peut-être. C'est que l'être à ses côtés a ça de troublant, d'être à la fois présent, mais délicatement indifférent. Presque absent.
Il n'est pas blessé, Céleste, alors qu'il s’avance dans l'allée, cette fois-ci accompagné. Mais face à la joie effervescente des instants précédents, cette douce retombée est perturbante. Il ne sait si c'est la timidité face aux gens, si c'est le fait d'accompagner un autre homme à cet événement, ou si c'est tout autre chose qui perturbe son cavalier. Ou alors ce n'est qu'un désintérêt non feint, il n'en sait rien. Sait juste que dans le doute, il n’insistera pas plus, ne souhaitant pas embarrasser de trop cet homme dont il surveille le profil du coin de l’œil, avant de grimper sur l'estrade et de se poser à ses côtés.
L'annonce de l'action non loin d'eux lui tire un sourire en coin, il n'aurait peut-être pas apprécié, son Roi peut-être encore moins. Mais ce ne sera pas à sa main de tirer et, s'il aurait pu attendre avec impatience l'intitulé de leur action, son regard se perd sur le visage anguleux, marqué, qui se détend en lisant le simple bout de papier. Qui s'illumine un peu, fragile lumière qui apparaît dans le sourire sincère qui éclaire enfin ses traits. Céleste s’oublie un instant dans cette fugace apparition qui détend imperceptiblement l'homme à ses côtés, et ce sont quelques secondes de retard qui témoignent de son inattention, quelques secondes pour qu'il se saisisse du présent offert.

-Vous êtes tout pardonné. J'ai mon manteau posé à ma place, si vous souhaitez l'emprunter pour la fin de l'après-midi.

Sourire avenant, puis il pose son regard sur leur action du 14. “Maraude auprès des sdfs.” Cela n'est en rien sa tasse de thé, milieu tellement différent, il n'en connaît rien. Ne sait même pas ce qu'il pourra faire ce jour là. Qu'importe, c'est le jeu et si son compagnon y a trouvé un certain réconfort, alors il s'y prêtera de bon cœur. L'idée est d'aider, il fera de son mieux. Il relève les yeux, croise ceux posés sur eux, prend conscience du public, toujours aussi joviale. Et s'il est d'humeur à rire, il l'est moins face au Roi mal à l'aise à ses côtés, c'est tout ce qu'il croit ressentir de lui en tout cas. Il hésite à le taquiner, à céder à la demande de leur public, mais a surtout peur de le froisser, de l’embarrasser. Ils ne se connaissent pas après tout. Et il doit composer avec.

-A vous de m'excuser, je vous prie.

Il cherche à croiser ces prunelles claires qui l'avaient ravi, guettant une muette approbation ou rien qui ne se rapproche du dégoût ou de la peur. En l’absence de ces dernières, Céleste prend délicatement entre ses doigts la fine main de son Roi, et avec un sourire en coin se permet un rapide baise-main. Cela dû suffire puisqu'il y eu quelques sifflements, avant qu'ils ne passent au suivant, les laissant enfin en paix pour le moment. Il laisse sa main retomber doucement, prenant le temps de se défaire de celle qu'il tient.

-J'espère ne pas vous avoir trop incommodé...

Il aurait voulu continuer, se justifier un peu pour tenter de détendre l’atmosphère, mais sa voix se casse et il perd ses mots dans un souffle. Mine contrite, il soupire et hausse les épaules. Voilà bien sa veine, à trop user de ses cordes, elles se fatiguent trop aujourd'hui. Et lui se retrouve sans mot, alors il articule un « Sorry » muet, et se tait, gêné d'avoir failli. Alors il se redonne contenance, détourne le visage, enfonce ses mains dans ses poches et reste impassible, comme si tout est normal. Et ça l'est ces dernières semaines, avec cette constant gène dans la gorge, qui parfois lui fait mal. Dommage pour lui, il aurait voulu lui demander son nom. Cela attendra sa voix.
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W. Shakespeare - Le Songe d'une nuit d'été.

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Event 4 : La galette du coeur 2a9l
$ : 923
Léandre Luissier
Dim 3 Mar - 15:53




Memories, Cascadeur


« La bienveillance est, par excellence, la vertu d'un ami. Seul, il connaît notre véritable personnalité et nous aide à la conquérir.

Francesco Alberoni


Celeste est bienveillant. Prévenant.
Quand, pour cacher son trouble, Léandre prétexte un frisson dû au froid, l’homme s’inquiète, propose, offre et ses mots semblent être évidence entre ses lèvres, l’expression d’une nature profonde. Il est bon,doux, et apaisant. Comme une éclaircie dans le ciel gris de l’hiver.
Comme l’Ami disparu.
Léandre l’a remarqué dés le premier instant et son cœur s’est serré d’autant plus fort. Jusqu’à éclater et s’empêcher de respirer

« Ne vous en faites pas, cela ira. »

Il refuse poliment la proposition sous un murmure, détourne son regard pour ne pas affronter, noie son attention sur la foule et sa Bien-aimée parmi eux.

Il rentre en lui-même, présent physiquement et mentalement absent, rate l’excuse par anticipation de son Roi, ne réalise pas tout de suite quand celui-ci attrape sa main, baise son dos de ses lèvres.
Sous le contact, sa peau s'alarme et l’Albatros frisonne par automatisme. Il n’a néanmoins ni le temps de retirer sa main ni celui de réagir que déjà l’autre relâche sa paume, ses doigts retombant le long de ses hanches pour retrouver leur position initiale.

Léandre, de l'instant volé, n’a pas tout réalisé et la surprise a cassée l’émotion qui aurait du s’emparer de lui sous le baiser. En toute réaction, ses sourcils se lèvent et sa bouche s’entre-ouvre, à peine, en mal de repartie, tout en silence palpable, lourd de sens.
C’est son Roi qui, en premier, brise le mutisme de la scène, parle, s’excuse sous une parole prononcée, brisée en sa fin par un mot étouffé.
Voix cassée. Sorry soufflé. Mouvement d’épaules fatalisme et l’autre se détourne comme si son geste, son attention envers Léandre n’avaient été que des actions sans importance. Sans conséquence.
Pour lui.

Pas pour l’Albatros dont le ventre est toujours noué et qui face au manque d’attention soudain de l’autre, songe à se  détourner totalement de même, à oublier le visage empreint de douceur, l’intimité du baisemain.

Sans importance , essaye-il de se convaincre  pour lui-même quand il croise dans la salle ces visages froissés d’incompréhension qui, sous des murmures, s’interrogent sur ce qu’il se passe dans le jeune couple fraîchement désigné.

Ces gens extérieurs, cette foule, ils ne comprennent pas eux non plus, semblent tout autant perdus, déçus.
Léandre le perçoit dans leurs regards, reconnait ce qu’il a tant lu dans ceux de ses proches...

Pourquoi ? Pourquoi ces caprices, cette incompétence, cette désobéissance.
Pourquoi n’est il pas le fils parfait, le porte-parole qu’ils attendaient de lui. Pourquoi les décevait-il toujours alors qu’ils avaient tout donné pour lui ?  

Pourquoi ? et c’est le sentiment d’illégitimité et de médiocrité qui enserre son  ventre, fait remonter une nausée dans sa gorge, trembler le bout de ses doigts d’anxiété.
Pourquoi ? et Léandre, pour disperser les interrogations, redevient le garçon obéissant, celui qui, vivant au travers du regard d’autrui, réalise ce qu’on attend de lui.  

Il se concentre, contrôle le tremblement de ses mains, pose sa paume sur l’épaule de son cavalier pour attirer son attention, articule et retient les mots qui tout à la fois restent bloqués et veulent se précipiter hors de sa bouche pour se disperser le plus vite possible.

« Je vais annoncer notre action à la salle. »

Il l’a dit et sa voix n’a affiché aucun signe de trouble, artifice de contenance qu’il a travaillé pendant tant d’années lors de ses études de droit.

« Pouvez-vous m’écrire votre nom ici ? Je saurais ainsi quel nom annoncer. »

Il sort de sa poche son portable, appuie sur « nouveau contact » dans le répertoire et tend l’objet à l’homme qui sans contestation s’exécute, rend le bien à son propriétaire qui semble se figer en voyant les champs remplis.

"Céleste Francoeur."

Céleste comme le garçon de ses rêves, celui-là même qui, dans la réalité est mort il y a trente-deux ans et qui ressemblait tant à l’homme à ses côtés.
Céleste comme ce même gosse de dix-sept ans trop mature pour son âge et qui, suite à une brûlure à l’acide sur son visage parfait, avait tenté de se suicider n’étreignant que le coma, passant quatre ans en état végétatif avant d’être débranché.  

Un même prénom pour un même visage à deux âges différents.
Un hasard qui ne peut en être un, réveille l’anxiété à peine contenue chez l’Albatros qui souffle et inspire, serre  les dents, raidit son corps, étouffe l’expression de son émotion pour ne la rendre que plus impérieuse dans l’intimidé de sa pensée.

« Ca va… »

Il  murmure les mots à destination de son cavalier, précède les questions d’inquiétude muette qui s’esquissent sur son visage.

« Je vais bien… »

Sa main se lève et il hèle le maître de cérémonie, demande un micro. On lui apporte  et  l’attention de l’assemblée se tourne vers lui et son visage tiré, ému.
Il le sait, l’ignore, assemble les mots dans sa pensée, dresse la façade de sa parole d’homme rhéteur.

« Bonjour Mesdames et Messieurs. » Sourire pâle. « Céleste Francoeur…  et moi-même, Léandre Luissier, sommes heureux d’avoir été choisis pour soutenir la cause des sans-abris en participant à une maraude le 14 février. En effet, dans la volonté de briser leur solitude, nous offrirons conjointement boissons, nourritures, biens de premières nécessités, écoute et soutien à ces hommes et à ses femmes souffrant de l’exclusion sociale. »

Quelques applaudissements et les doigts le long de son flanc se remettent à trembler de nervosité, se plient et se déplient légèrement, amorcent un mouvement, se retiennent, hésitent à attraper ceux de son cavalier, à engager à son tour un geste de proximité, acte factice  à destination de la foule, exécuté dans le but unique de les contenter, de leur faire croire au Léandre parfait, aimant, tourné  vers autrui.

Pas endeuillé, incapable de penser à autre chose que l’Ami disparu.
Pas terrifié par le hasard d’une rencontre et le songe d’un garçon mort que l’on n’a pourtant jamais vraiment connu.

Inspiration. Expiration.
Léandre se concentre sur le futur immédiat, leurs conséquences, attrape les doigts de son roi et y glisse les siens tremblants.  

« Car comme chacun ici, que cela soit le temps d’un instant ou d’une vie, nous sommes là, ensembles pour aimer et aider notre prochain. »

Sous la déclaration, ses doigts se resserrent un peu plus sur la paume de l’homme, marquent quelques instants leur présence de leur empreinte, viennent chercher sous leur pulpe l’assistance de l’autre car à cet instant, il n’y a à ses côtés pour le soutenir que ce roi désigné et innocent qui l’attire par sa lumière personnelle et le trouble par sa ressemblance envers ceux qui ceux sont éteints, appartenant à jamais aux vestiges du passé.

Son regard se tourne vers l’homme et un sourire doux, tordu et triste s’esquisse. C’est une parole muette d’excuse que l’on prononce après avoir tout fait rater, pour rassurer l’autre, lui affirmer que rien n’est de sa faute.

« Merci. »
Il a parlé dans le micro mais le mot n’est pas vraiment destiné à la foule. Il est plus intime, tourné vers celui que son regard fixe, remercie pour sa clémence, demande pardon pour ce moment.

La main de Léandre lâche avec retenue celle de son cavalier comme on se retire d’une longue étreinte et l’Albatros redonne le micro au présentateur sous un signe de tête, se retourne vers son Roi sans oser affronter son regard, les yeux perdus vers le sol, la parole audible pour eux seuls deux.

« Je vais y aller… J’ai… besoin de repos… Veuillez m’excuser pour… Tout ça… Je vous recontacterais et vous expliquerais… Je vous le promets… »

Il pince ses lèvres, les mord et ses yeux jusqu’alors secs deviennent brillants.
Le masque se fissure.
Il sera resté digne jusqu’au dernier instant.   Celui du départ.




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Johann Keegan
Mar 9 Avr - 21:33




Laissons entrer le soleil, Julien Clerc (1969)

Il est midi sur le radio-réveil et Johann, encore ensommeillé, frisonne, étire ses lèvres sous un sourire mou de décontraction et referme les paupières, ébloui par le soleil au zénith qui traverse la fenêtre et vient taper sur sa tête de lit.

Dans la petite piaule encombrée d’instruments de musique, l’air est glacé, empreint du froid polaire de l’hiver.
Une fois n’est pas coutume, Jo’ a oublié de bien fermer la fenêtre après son joint de trois heure quarante-cinq et il ne s’en rend compte que maintenant, au matin, quand le fin filet d’air gelé a eu le temps de refroidir toute la pièce.

Il soupire, amusé de sa propre négligence,  grogne pour la forme, remonte la couverture sur sa tête mais un petit rire satisfait filtre d’entre ses dents. Le beau temps le met de bonne humeur et le froid ambiant a fait remonter à sa mémoire une vieille chanson, du Julien Clerc, qu’il fredonne quelques minutes en remuant doucement sa tête et ses épaules.

Let the sun shine et le refrain va à ravir à cette journée, l’accompagne quand il se décide finalement à se lever, à allumer son premier joint qu’il fume tranquillement, appuyé à sa fenêtre ouverte, torse nu.
La chair de poule parcourt sa peau et quand il la voit en face, d’un mouvement de main aimable, il salue, radieux, la quinquagénaire  habitant dans l’appartement en vis à vis du sien. C’est une habitude qu’il a pris, un geste de provoc’ tendre envers celle, qui, depuis des mois, toujours boudeuse et engoncée dans ses tailleurs, le regarde sans discrétion quand il se pose à sa fenêtre ou que son appart est allumé la nuit.

Le voyeurisme décomplexé de la femme le faire rire et le distrait à dire vrai. Il aime la voir, mi-outrée, mi-intéressée quand il traîne en boxer, s’étire, ramène des filles, tire son rideau par intimité.

La regarder le regarder est un petit plaisir coupable qu’il abandonne néanmoins bien vite pour s’habiller car Jo’ doit sortir aujourd’hui et retrouver un ami, un bro’, un frére de coeur et de conneries. Le seul, l’unique.  Demetri.

Ils se sont donné rendez-vous chez l’ambulancier et ensemble, des rires pleins les mos, tracent leur route jusqu’à “La galette du Coeur”, pénètrent dans l’ancienne église, zig-zagent entre les tables, se dirigent vers le buffet, guidé par l’appétit de Dem’.
Jo’, derrière, suit nonchalant, sourit à chacun, observe les visages dans la foule, dissèque les expressions d’attente, de joie, d’appréhension, d’hypocrisie.
C’est une exercice qui lui plait, car toujours il y a des choses à découvrir, des récits à imaginer.
Là, cet homme qui lance des regards rapides semble anxieux, ici cette jeune fille paraît s’ennuyer, plus loin, cette femme… Non... cet homme discute avec quelqu’un qu’il doit connaître, dans le coin… dans le coin un visage familier.

Johann se fige pour en être sur puis à Demetri lance un “J’reviens!”, n’attend pas réponse avant de  rejoindre la figure connue. C’est une camarade de faculté, une connaissance agréable. Cela l’amuse de la voir ici. Le monde est petit.

Ensemble, ils bavardent de choses sans importance, de banalités ponctuées de traits d’humour. Le sujet  des examens vient d’arriver dans la conversation  quand le chef de cérémonie arrive, discourt. On se tait, on applaudit, on se salue et on se quitte avec la promesse de se revoir.
Moment agréable. Fugace.

Johann reprend son exercice, recherche l’ambulancier du regard pour retourner le voir. Ses yeux glissent entre les silhouettes assises et quand il voit dans la foule un nouveau visage familier, s’exclame.  


“LE PETIT CHIOT!!! (*)”

L’interjection est spontanée, joyeuse et tonitruante et les visages se tournent vers lui, surpris.
Il s’est fait remarqué et Johann n’en a que faire, ignore, lève son bras, agite de façon énergique sa main pour signaler sa présence à l’autre qui, à son tour, le voit, fait un signe de tête discret, gêné avant de baisser son regard vers sa boisson. Le gars est un grand timide, Jo’ s’en souvient et se faufile entre les tables, prend les initiatives, demande à l’ami d’un jour s’il peut s’asseoir en face. La place est libre et l’ami accepte. Il s’installe.
Parfait
Il n’y a plus qu’à détendre l'atmosphère et Johann sourit largement, croise les jambes, lance la conversation, aimable et familier, comme s’ils se connaissaient de longue date.



“ Comment ça va gars?! J’pensais que j’te referais plus tôt! Ça me fait plaisir de te croiser! T’as pu trouver une nouvelle piaule car si besoin j’ai toujours de la place à l’appart et j’dois toujours te montrer mes instruments et il faut qu’on se fasse une session musicale!”

Il parle vite, précipitamment tout à l’euphorie des retrouvailles puis se tait un instant, tourne la tête sur la gauche quand les serveurs arrivent avec leur chariot, se lèche les lèvres légèrement.

“Ca sent grave bon ! Ca serait cool d'avoir féve, comme ça j’pourrais choisir comme roi!”

Il rigole, joyeux et Let the sun shine lui revient, chauffe son coeur.


Ca serait un beau hasard, de se retrouver là, sous le soleil de l’hiver, liés par les liens du destin et le refrain d’un bon son .




(*) Johann ne se souvient plus du prénom de Thomas.




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• Souvent paumé.
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Thomas Loiseau
Dim 12 Mai - 14:41
La Galette du Cœur
Dans son chocolat, il tente de se faire petit, d'oublier les gens tout en profitant. Tiraillé entre le pourquoi il est venu bon sang, et la volonté de voir des gens, de profiter de la chaleur et de l’événement. Alors il reste là, chocolat aux lèvres qui envahit son palais, avec le brouhaha qui l'enveloppe tranquillement. Il tente de ne pas relever les yeux, vers le visage reconnu, pour ne pas être déçu de le voir passer sa route. Mais c'est peine perdue et déjà ses prunelles se relèvent et cherchent celui qu'il a vu. Il a dû passer sa route, il ne le voit plus. Tant pis, tant mieux, il ne saurais dire. Écoute les conversations qui l'entourent et savoure. Satisfait de peu.  
Un cri plus loin le surprend. Interjection. Il reconnaît le surnom sans faire vraiment le lien. Fini écarlate quand il comprend qui vient d'élever le ton. Et que le nom est bien pour lui. Il voudrait s'enfoncer, se terrer sur sa place. Un signe de main bien trop énergique, bien trop remarquable, bien trop... Jo'. Il voudrait faire comme s'il n'a rien vu, se permet un discret salut. Mais laisse l'autre le rejoindre avec les regards qui le suivent. Jusqu'à lui. Loupé pour passer inaperçu, faut pas compter sur Johann il semblerait. La place est prise, il a acquiescé peut-être quand l'autre a demandé, automatisme distrait dont il n'a pas eu conscience. Puis l'autre prend la parole et c'est familier, presque normal. Il ne se sont croisé qu'une fois mais ça a le goût des amitiés de longue date, le naturel de l'homme le perturbe un peu. Il ne s'en formalise pas, parce que au final c'est presque rassurant, genre comme si tout va bien et c'est amusant. Ça lui tire un sourire sincère, bien que pas très grand, il est encore assez mal à l'aise d'avoir été repéré ainsi. Mais laisse couler, se laisse aller dans la conversation, cherchant à ne plus faire attention au reste. Aux gens. Au sentiment d'avoir pris trop de place à un instant. Et son chocolat est vidé le temps que l'autre parle, monologue inséssant qui ne dérange pas puisque Thomas préfère se taire et écouter. Puis les  galettes s'approchent, ça crée une pause dans le flots de mots et lui repose son contenant vide. Hoche à nouveau là tête, parce que oui ça sent bon. Le rire est solaire, ça donne une ambiance printanière. Peut-être que ce genre d'event est plus agréable quand c'est partagé avec quelqu'un. Son regard doré se pose sur Jo', il a beau ne rien saisir du personnage en face de lui, il accepte l'idée que l'autre à l'air de l'apprécier. Et que c'est peut-être réciproque, s'il oublie le malaise dans lequel l'autre le fout un peu trop régulièrement. Qu'importe, il hausse mentalement les épaules, prend la part qu'on lui donne. Et prend enfin la parole, parce qu'il est vrai qu'il n'a pas dit grand chose jusqu’à maintenant.

- Ça va plutôt bien.

C'est pas faux, mais il peut pas dire mieux sans mentir. Y a encore des bleus sur sa gueule et il n'est pas certain d'avoir un pieu où dormir dans les prochaines semaines. Sauf que ça se dit pas trop, et qu'il n'aime pas réclamer. Mais il y pense sérieusement, à juste très peur de tomber au mauvais moment. Sauf que Jo' à l'air tellement tranquille et sans prise de tête, à lui proposer deux fois de squatter, que peut-être il réussira à se pointer.

- Et.. hm.. merci pour l'invit' oui. J'ai toujours ta carte t'façon.

Il désigne sa poche, puis laisse retomber sa main sur la table, pour prendre un couvert ou il prend directement la galette avec ses doigts ? Ne sait pas, regarde les gens aux alentours, en trouve plusieurs qui, gourmands, croquent directement dedans à pleine dents. Alors il se dit qu'il peut faire pareil et il préfère, parce que ça rappelle quand on est enfant et que c'est tout de suite plus satisfaisant.

- Ca va toujours ta musique ?

Question ouverte, générale, pour essayer de trouver un sujet commun qu'il sait gérer aussi de son côté. Puis il est sincèrement curieux de savoir les nouvelles. Il reprend une bouchée, écoute la réponse. Et dans tout ce sucre, dans tout ce bon, il y un choc, petit. Celui de ses dents contre la fève, qui lui tire un sourire figé, ses yeux se relève sur Johann avec une lueur paniquée. Il ne voulait pas se lever, se faire voir, prendre la lumière. Sauf qu'il n'a pas le choix, alors il se fait petit, garde l'objet dans sa main serrée après l'avoir nettoyé proprement. Il finit sa part, panique un peu. Ne se concentre sur plus rien d'autre que ce qu'il tient entre ses doigts. Tout le reste n'est que brouhaha sourd à ses oreilles, qui lui chauffent trop, tout comme ses joues. Il doit être rouge, écrevisse. Alors quand il se lève faire ce qu'on lui demande, c'est avec un temps de retard, et surtout pas un regard. Les yeux bloqués sur ses pieds, il grimpe sur l'estrade, se met dans un coin, loin, loin du micro qui parle trop et des gens trop souriants. Puis l'annonce de la suite, qui lui fait louper un battement et tire encore sur son sourire. Mais quelle idée. Jo est à ses côtés en plus, il ne pourra pas le choisir, pas choisir la facilité rassurante. Dommage pour lui.
Alors il s'écarte, reste en retrait. Cède sa place aux premiers bienheureux qui jouent le jeu. Lui doit se faire violence pour prendre son tour, qui se rapproche. Il panique, ferme les yeux, les ré-ouvre et se concentre, un peu. Pour parcourir du regard tout ces gens heureux, tout ces visages inconnus. L'un d'eux le perturbe, un peu, lorsque éclate plus loin une situation étrange où il ne comprend rien. Percute juste que l'homme à côté à un visage familier. Alors il s'y accroche, même si leur rencontre ne s'est pas faite dans les meilleures circonstances. Mais malgré le souvenir flou et tout, l'homme est un visage rassurant, serein. Une figure bienveillante. Alors il tente, se glisse discrètement entre les gens, s'approche de lui avec un sourire d'excuse déjà, des mots qui demandent pardon avant même d'être prononcés. Il ne veut pas le déranger, ce gars est sûrement venu pour rencontrer des gens biens, quelqu'un d’intéressant. Pas un mec paumé qu'il s'est déjà coltiné quelques temps auparavant.

- Euh.. Salut. Je.. Tu veux bien ?

Il n'est pas clair, se bouffe la lèvre. Dans ses doigts trop serrés il y a la fève, dans sa main libre une invitation qu'il n'ose exprimer. Comment on touche les gens, comment on leur parle, alors qu'ils ont tellement autre chose à faire, tellement mieux à voir ? Thomas se perd dans ses réflexions, panique encore, toujours écarlate et le regard brillant. Il se dit qu'il devrait juste partir, souffle un coup, perd sa main libre dans sa tignasse et finit plus ébouriffer qu'avant.

Spoiler:
 



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A Fleur de Cœur
« Il faut qu’on se noie encore une fois Dans les nuits fauves Et les grands soirs Qu’on récupère un peu d’espoir. » Fauve - 4000 Iles ©.bizzle

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Johann Keegan
Dim 9 Juin - 11:33


Love sweet love , jeremy messersmith

Le petit chiot n’est pas très bavard.
Il est timide, réservé mais c’est là un moindre défaut car le gars est agréable, à l’écoute, dissimulé derrière son chocolat chaud, hésitant face à sa galette.

C’est mignon, attendrissant et quand celui-ci lui demande comment « va sa musique », Johann sourit plus largement et, avant de répondre, attrape la part de galette qu’on vient de lui servir à pleine main,  croque dedans, avale, et lèche ses lèvres où quelques miettes sont restées collées.

« Nickeal !! D’ailleurs j’ai acheté un harmonica de verre ! Je m’y entraine en ce moment !  Ça a un son tellement pur et c’est tellement cool comme façon de jouer, j’adore ! Faudrais que tu essayes ! C’est une sensation assez unique. »


Il s’interrompt un instant, reprend une bouchée, savoure à peine le gout d’amande de la frangipane grasse, trop pressé de continuer à parler à l’autre.

« Et toi de ton côté? Tu mixes et grattes toujours ? Faut que tu m’montres ça ! J’veux vraiment t’entendre un de ces quatre !  »


Il n’a pas le temps d’avoir de réponse à sa question que le petit Chiot le regarde paniqué, extirpe d’entre ses dents la sainte fêve.
Johann entre-ouvre la bouche de surprise, frappe doucement et très vite les doigts de ses mains de joie.
Tout son visage s’est illuminé.  

« Ah !!! Trop cool gars !!! J’veux être ton roi ! Et Ah !  Attends, je vais voir quand même si je l’ai pas moi aussi ! Faut pas tricher !»


Comme un gamin trop curieux et fébrile, il ouvre sa part, découvre le petit morceau de faïence blanche.
Il rigole, amusé du hasard, retire et suce la fève pour la nettoyer.

« Bon bah je ne serais pas ton roi mais au moins tu n’iras pas seul sur l’estrade, j’t’accompagne ! »


Il sourit rassurant pour celui qui ne l’est pas et termine en hâte sa part, rouge de honte.

« Keep calm and carry on, gars. Il va rien t’arriver, les gens sont là pour se détendre et profiter… Alors profite toi aussi. »


Johann saisit sa main doucement, l’aide à se lever, garde ses doigts dans les siens alors qui se frayent un chemin parmi les tables, fait place pour que le chiot puisse passer sans difficulté.

Ils montent tout deux sur la scène et une fois figés devant la foule, pour ne pas embarrasser davantage l’ami, le musicien abandonne sa paume, se confronte à la salle.

Le point de vue est différent de l’estrade. Tout est plus général et distant. On observe le spectacle que sont les autres dans la multitude. L’acteur du divertissement devient spectateur, le spectateur acteur de ce que voit l’acteur.

C’est intéressant comme façon de voir le monde et Johann réalise alors qu’il fait face à tout les possibles.
Cela ne le dérange pas. Il a le sens de l’aventure, n’a pas peur des rencontres et dans cette foule bigarrée, il pourrait choisir n’importe qui, tirer au sort et voir, juste par plaisir de découvrir l’autre.

De toute manière, il n’a pas vraiment d’autre option que d’aller vers l’inconnue totale car le petit chiot a aussi tiré la fève et qu’il n’est pas question qu’il désigne Demetri comme roi. Choisir ses amis, ce n’est pas le but du jeu. Ça n’a aucun intérêt alors, un sourire ineffaçable sur les lèvres, il se prête à l’exercice du choix, scrute l’essaim de visages tendus et excités, se demandant s’ils vont faire partis des élus .

C’est drôle de les voir tous ainsi. On dirait des enfants impatients et le musicien observe à la volée chaque silhouette, se demande si elle lui inspire quelques belles rencontres.

Il hésite, n’est saisit par aucune physionomie puis se fige sur un grand gars un peu en retrait, sent une vague de satisfaction envahir sa poitrine, étendre son sourire sur ses lèvres.

Parmi toutes les figures, il repère chez cet homme une des choses qui le réjouit toujours.

Du poil roux. Un teint blanc rosé à cramer au soleil et des tâches de rousseurs qui disent merde aux canons de beauté qui veulent une peau immaculée.

La sainte trinité des roukmouts. Des pas teints. Des purs, des durs, des vrais, de la grande famille des Gingers.   Une valeur sure, un de ces Frère de tignasse qui, qui plus est, a des cheveux longs et magnifiques digne d’une princesse disney.
PAR-FAIT

Le regard de Johann brille de malice.
Ce gars qui n’a rien demandé et qui va surement le regretter dans le futur sera son crush de la journée.

Vif, le musicien lance au Chiot à côté de lui un clin d’œil et un « je reviens », lui tapote l’épaule d’encouragement avant de quitter l’estrade pour se faufiler entre les tables, droit vers l’élu.
L’autre, au centre de son champs de vision a du d’ailleurs comprendre qu’il avait été choisi car il le fixe, ne semble pas protester quand Johann, s’agenouille à coté de lui, lui sert son plus beau sourire, celui teinté de cette couleur qui annonce les plus sublimes conneries.

« Hellloo Bro !! Ça t’dis de montrer à tous ses dudes à quel point les roux sont cools et chills ? »  

La question est rhétorique. Il n’a pas le choix car on ne s’oppose pas à la familia. C’est un principe de clan.




résumé:
 
Mails : 58
Double-compte : Durante
Surnom : Ben, Benj, Rusty
Emploi/loisirs : Sapeur de combat
Portrait robot : - Très roux, très pâle, couvert de taches de rousseur
- Plutôt grand et avec une bonne carrure, il possède de nombreuses cicatrices
- Généralement souriant, a quand même un personnalité explosive
- Fume à l'occasion
- Porte toujours des lunettes ou des verres de contact
- Aime les trucs... mignons (enfants, petits animaux, etc.)
- Dernier descendant de la riche famille Desmarais
$ : 1726
Benjamin Desmarais
Sam 13 Juil - 15:28
Ok … ce que je fais ici? Aucune idée. Comment je suis arrivé ici? C’est vraiment vague. Ce que je fais ici? Pas encore clair.

Hier matin, mon chum Dominic me demande si je fais de quoi ce soir. Je lui demande pourquoi. Il me dit que Justine a bail sur leur œuvre de charité. Me demande si je veux venir. Je feel un peu croche en ce moment. Fak je lui dis « Pourquoi pas? Ca va peut-être me faire du bien de sortir. » Je sais pas à quoi je m’attendais quand j’ai accepté. Genre à un souper ou quelque chose du genre. Mais là ya foule. Sitôt arrivé, Dom me dump pour aller faire je sais pas quoi et je me ramasse dans une mer de gens tous plus disparates les uns que les autres.

Criss une chance qu’il m’a prévenu que c’était une fonction « semi-officielle », j’aurais eu l’air un peu cave avec mon uniforme des forces armées. Pis j’aurais vraiment clashé avec le reste du monde. Ben, sauf avec Dominic, I guess. Je pense que mon look est correct, et crie pas trop « MILITAIRE! ». Bottes de cuir noir, jeans bleu foncé, légèrement troués et défraîchis (je m’achète pas du nouveau linge si souvent), t-shirt blanc avec un logo de band, lunettes et manteau style aviateur. Personnellement, je me trouve plutôt beau bonhomme, mais bon j’suis pas non plus ici pour cruiser. Après tout, ce sont les forces qui ont « payé » notre entrée, donc on peut pas (trop) leur faire honte.

Bref, plus de signe de Dominic, je suis seul dans une foule, heureusement que je suis sociable, alors je fais du small talk avec deux filles pendant qu’ils distribuent le … gâteau? « Bon au moins il y a un point positif s’il y a du gâteau! » que je me dis, mais dans les faits, je m’amuse pas mal. J’ai beau avoir l’air un peu mesquin, je suis vraiment sociable et je me mêle assez facilement à la plupart des foules. Tant qu’il y a pas d’androïdes. Bref, je mange mon morceau de gâteau : pas de fève. Dommage, j’aurais bien été faire du bénévolat avec une des… deux… bon, elles sont déjà parties!

Puis, je me fais fixer par un gars. Ok, en tant que tel ça me dérange pas tant. Mais il a une fève et l’air un peu trop euh… heureux? Il s’approche, il sourit (trop) mais je lui rend son sourire pareil, en replaçant mes lunettes qui cachent un peu mes yeux verts. Je pourrais (probablement) lui dire non, mais à quoi bon? Je suis ici pour m’amuser (et faire une relative bonne impression) alors …

« Sure! Why not ma pinotte! » Je lui souris, prêt à le suivre.

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Event 4 : La galette du coeur

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