TEASING - Montréal, 2048.

Une foule anarchique et cosmopolite fourmille le long de la rue sainte Catherine. L’armada populaire est multicolore de peau tandis que les corps sont de chair, de métal, ou bien encore métis. Homme et androïde, chacun est différent mais tous sont identiques dans la masse, individus trop pressés, croisant l’autre sans même le regarder. C’est une tourbe de bras et de jambes. D’identités.
Certains sont riches. D’autres sont pauvres. Loin du manichéisme, ils manipulent, écrasent. Grondent, se révoltent. Se soumettent ou subissent. Ignorent et se contentent d’avancer. Ils vivent, se confrontent et se répondent car cette foule polymorphe, insaisissable, est l’essence même du mouvement.
C’est la danse des humanités.
De notre société.
L'existentialisme au fond d'une tasse de café — Noah Doucet 50x50
Staff
Léandre Luissier - L'Archiviste
DC : Johann Keegan - Logan Duval
Fondateur & graphiste - Présent

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Prédéfinis

L'existentialisme au fond d'une tasse de café — Noah Doucet
 :: Personnages :: Identification :: Validés

Mails : 8
Surnom : Renard
Emploi/loisirs : Garçon de café / étudiant
Portrait robot :
☕️ Philosophe dans l'âme
☕️ Féru de littérature (surtout fantaisie et science fiction)
☕️ Tempérament calme, paisible, bienveillant
☕️ Forte tendance à la digression intempestive
☕️ Adore écouter les clients de son café lui raconter leurs vies
☕️ Végétarien
☕️ Se sent parfois très seul
☕️ Adore correspondre (sms, mail, courrier)
☕️ Pas très au clair avec sa sexualité
$ : 225
Noah Doucet
Mar 26 Fév - 0:59


NOM : Doucet
PRENOM : Noah
SURNOM : « Renard »
ÂGE : 22 étés
METIER/OCCUPATION : garçon de café & étudiant en philosophie
NATIONALITE : canadien

Neutral

Caractère & Physique

Il m'arrive de penser que des gens portent plus ou moins bien leur prénom. C'est une idée étrange, je sais, mais je ne peux pas m'empêcher, depuis mon côté du comptoir, de m'imaginer parfois le prénom des clients qui passent le seuil du salon de café, et de me féliciter ou bien de m'étonner d'une réponse conforme ou très éloignée de ma prédiction. « Ah, elle a bien une tête de Célia cette jolie brune... Oh c'est Kylie ? Zut ! », « Oh, craquant cet étudiant... Je vote pour Axel ! Oh ! Dans le mille ! » Et moi, pour ma part, c'est Noah. Je ne sais pas si j'ai la tête de mon prénom (ni même si cette phrase a un sens), mais mon tempérament semble tout entier contenu dans son étymologie : en arabe, il signifie « repos ». Et en hébraïque, qu'il vienne de « nûah » (reposer) ou de « naham » (consoler), il renvoie à quelque chose d'apaisant, et je crois que ce mot me définit assez bien. C'est que je suis d'un tempérament assez calme. Et si je peux paraître un peu réservé, je m'efforce néanmoins d'être une oreille attentive, et il faut dire que mon métier s'y prête bien ! J'en croise des clients bavards. Ils le sont parce qu'ils ont besoin de vider leur sac, ou bien simplement parce qu'ils apprécient de discuter de tout et de rien au détour de leur pause café. Et moi, j'aime recueillir l'avis de mes clients, je m'intéresse à la vie des habitués, à la vision du monde qu'ils veulent bien partager avec moi. J'y accorde beaucoup d'importance : mon travail n'est pas seulement un gagne-pain pour moi, c'est une activité où je m'épanouis véritablement. C'est important à mes yeux de réussir à la perfection ce qui donnera le plus de plaisir à mes clients. C'est qu'ils ne viennent pas seulement pour boire un café. Ils viennent chercher un moment de tendresse, une pause qui casse le torrent d'obligations de leur journée au travail, une oreille attentive qui les écoutera sans les juger...

Dans le salon où je travaille après les cours, il y a un grand miroir juste derrière le comptoir. La plupart du temps, je passe devant sans y prêter attention, il n'a pour fonction que d'agrandir la pièce. Mais il m'est arrivé de croiser mon reflet, ce qui est toujours une expérience très troublante. Me regarder dans un miroir me fait toujours un drôle d'effet... Je sais bien que c'est moi que je regarde, mais je me regarde comme si j'étais un autre. C'est tout de même une drôle d'expérience que de « se tenir devant soi », non ? C'est bien la fonction d'un miroir : se poser soi comme un autre. Faire l'expérience de l'altérité sans un « autre »... Bref. On n'est pas là pour philosopher ! Si ? Ah ! Quoi qu'il en soit, l'image que me renvoie le miroir est celle d'un jeune homme aux traits fins, aux cheveux mi-longs et à l'allure gracile. Je pense être plutôt androgyne, quoi qu'on sente au timbre de ma voix que je suis un homme. Mais je crois que cette ambiguïté me plaît bien, au fond... Et puis j'aime bien la cultiver, c'est mon côté coquet.

Coquet oui, mais adroit non. Je pense donner l'impression d'une sorte de caricature d'adolescent en manque de confiance, très maladroit, soucieux de faire bonne impression mais très vite décontenancé par une situation imprévue ou inconfortable. Je suis d'une nature très calme et attentive, alors je me sens très vite mal à l'aise quand je rencontre des personnes qui incarnent tout mon contraire : extraverties, sûres d'elles, entreprenantes... Elles me fascinent autant qu'elles m'effraient. J'ai tendance à me perdre en confusions embarrassées au moindre faux pas, à m'excuser plus que de raison pour des futilités du quotidien, à me poser mille questions au sujet d'événements des plus triviaux, à ressasser, à tergiverser, à... A digresser aussi, beaucoup. Je suis très introverti, plutôt timide et très doux de manière générale. J'essaye d'être le plus à l'écoute possible, mais j'ai beaucoup de mal à me confier sur ma vie ou ma perception des choses. J'accorde difficilement ma confiance, mais je ne méfie pas assez... D'aucuns diront que je suis naïf, au mieux, ou candide, au pire.

Informations en vrac

C'est ma grand-mère qui m'appelait « renard », en référence aux fables qu'elle me lisait, et au tempérament pour le moins malicieux dont je faisais preuve. Il faut dire qu'enfant, je n'étais pas l'adolescent sage et posé que je suis devenu. J'étais un vrai petit monstre, très inventif dans les nouvelles façons de faire tourner mon entourage en bourrique... C'est comme ça que j'ai appris l'expression « être rusé comme un renard ». J'ai gardé ce surnom pour signer mes correspondances. Il me fait penser à ma grand-mère, non sans malice.

J'ai pris l'habitude de correspondre avec de parfaits inconnus. Sur internet, ou bien par courrier, avec des gens de tous les horizons. J'ai commencé tout simplement avec ma correspondante italienne, Beatrice Bentivoglio, que j'ai rencontré à l'occasion d'un échange scolaire il y a quelques années, et avec qui je suis resté très ami. Et puis je me suis intéressé, dans le cadre de mes cours de philosophie, à des questions de philosophie morale très teintées de considérations existentialistes. Alors j'ai écrit à un détenu pour meurtre, avec qui je corresponds quoiqu' assez rarement, sur sa vision du monde et ses méditations introspectives. Et puis il y a Mr V., un illustre inconnu rencontré sur un tchat en ligne il y a quelques mois. Nous ignorons chacun le nom de l'autre, et je trouve l'idée d'une correspondance sans tabou, totalement virtuelle et mystérieuse, très excitante. J'en apprend autant sur lui que lui sur moi, dans une optique de confidence totale et transparente de nos ressentis respectifs... C'est instructif, vraiment. J'adore écrire, et lire, correspondre... Je raffole des histoires de mes semblables. La diversité des visions du monde me fascine.

Je me déplace en vélo. C'est assez rare pour être souligné, je crois...? Les transports en commun ont tendance à me miner le moral. La monotonie du trajet, la régularité aliénante des arrêts et le pas réglé de ses utilisateurs, la foule oppressante, grouillante, inhumaine... Je préfère de loin l'élan de liberté que m'offre le vélo. Les trajets sont plus longs — et plus dangereux, combien sont les piétons à ne plus vivre que dans le champ de leurs lunettes de réalité augmentée ! — mais ça en vaut la peine. J'ai un peu de mal avec les foules, avec les gens de manière générale... Je tiens à ma solitude de marcheur, ou de cycliste.

Spontanément, je me qualifierai de gay. Mais je crois que sur le plan des principes, je suis plutôt pansexuel : j'aime une personne avant d'aimer son genre. Mais dans les faits, je ressens bien davantage d'attirance pour les hommes en général, et puis je ne suis jamais sorti qu'avec des hommes. Alors, je dis que je suis gay. Par facilité, je crois...

D'après Wikipédia, mon nom de famille est le 202ème plus usités au Québec, avec un pourcentage de 0,090. Je ne sais pas vraiment ce que ça veut dire, mais c'est un truc à savoir. Non ? C'est inutile ? Oh, je suis plus à ça près...

Je tiens un journal intime. Il m'arrive de m'adresser à lui comme s'il s'agissait d'un interlocuteur attentif. Puis je me surprends à trouver ça puéril, et je le referme sans jamais terminer d'écrire ce que j'ai sur le cœur.

Ma meilleur amie s'appelle Manon. Je me demande souvent si ma fascination pour elle tiens plus d'un amour inavoué ou bien d'un désir secret... « d'être » elle. Elle représente tout ce que je désire : c'est une femme dotée d'un charme et d'une assurance sans pareils, incroyablement cultivée et très attentionnée. Sa seule pensée me fait la sensation d'une amitié que je chéri plus que tout, ainsi que d'un tiraillement entre mon orientation sexuelle et mon identité sexuelle... Je ne sais pas bien si je me sens homme plutôt que femme, l'un plus que l'autre, et si je dois m'étiqueter homo plus qu'hétéro. Mettre des étiquettes, c'est quelque chose que je trouve insupportable. Mais sortir des cases, ça c'est bien un truc qui m'effraie... Se chercher, se trouver, s'accepter et s'assumer, c'est faire le grand saut. Et ben ça, ça me fait plutôt flipper. Et puis Manon... Manon.

Avis sur les "faits" de société

« Quel est votre regard vis à vis de la société et des humains ? »

Oh, euh... Puisque je fais un peu de philosophie, j'imagine que je devrais avoir beaucoup à dire sur le sujet... N'est-ce pas ? Hein ? Ou pas du tout. Mmh. Bon, alors, pour commencer, la question précise « et des humains », ce qui laisse entendre que la société n'en n'est pas exclusivement composée. Ah, bah non ! Les androïdes... Bien sûr...! Eh bien, ce n'est pas compliqué : je les prend comme ils sont. Ce sont des machines, créées par les humains, pour les humains. Leur statut ontologique est donc assez évident à déterminer... Ce qui me laisse perplexe en revanche, c'est le sentiment qu'ils ne laissent pas de susciter, quand je comprends après un petit temps de réflexion, comme surpris par un hoquet soudain, que la personne à qui je m'adressais était en réalité un de ces androïdes... Il arrive qu'ils soient si semblables à nous, tant dans la parole que dans les gestes, qu'il me paraît parfois impossible de discriminer entre un humain et l'un de ces miroirs mouvants, à la fois si proches et si lointains de nous, nous renvoyant sans cesse à notre condition, et à celle de notre conscience, cette mystérieuse boîte noire lovée au creux de notre intimité... Elle est le cocon duquel tout notre être éclot et s'épanouit, le cœur de notre vie intime. A en croire Descartes, elle est la vérité la plus indubitable, le fondement de notre identité, ce qu'il y a de plus évident, de plus proche de nous. Elle nous est pourtant si étrangère, si étanche, si mystérieuse... C'est donc à ça que nous renvoient les androïdes. Au mystère originel, celui que d'aucuns ont appelé le « hard problem », celui de la conscience...

Mais je m'égare, ça ne répond pas du tout à la question ! Mais après tout, ça n'est pas une dissertation... On me demande simplement ce que j'en pense. Simplement. C'est bien ça le truc : est-ce seulement possible, pour moi, de faire les choses simplement ? A croire que la pensée, c'est vraiment pas fait pour moi. Je me demande bien ce que je peux apprécier dans la philosophie, alors que par ailleurs je trouve que l'exercice de la réflexion est une torture innommable ! M'enfin, passons ! Ce que j'en pense, hein... Et bien je pense qu'il n'y a d'humains qu'en société. Qu'en dehors de la sphère des interactions sociales, l'humain ne se distingue pas d'un animal comme un autre, que c'est là sa place toute désignée. Mais ce que j'en pense, sincèrement, au sens de la façon dont je vis cette vie en société, eh bien... Je dirais que c'est à la fois mon foyer, celui où je me sens chez moi, à ma place — quoi que, paradoxalement, je me sente bien souvent étranger aux affaires de cette société. C'est que, comme la majeure partie de la population, je ne contrôle rien de son cours, ni ne comprends rien à la façon dont elle fonctionne ! Je laisse ça, et je leur laisse bien volontiers, à nos dirigeants ! Mais cette course à la modernité, cette aspiration vers un avenir toujours plus technologique, et sans cesse moins humain... Je ne peux pas m'empêcher de trouver ça effrayant, et peut-être même dommage. Oh, je ne suis pas contre le progrès ! Mais je suis contre tout ce qui nous éloigne les uns des autres... Il n'y a qu'à voir mon job, c'est un chance de l'avoir trouvé ! Un truc aussi bête qu'un café, n'importe qui peut le faire, même un androïde, si peu perfectionné qu'il soit ! C'est du moins ce qu'on pense, spontanément... Mais si préparer le café, moudre le grain et le faire couler est chose facile, plus ou moins automatique, qu'il y a-t-il de moins procédural que l'interaction avec le client ? Voilà qui fait la saveur du café : l'ambiance du lieu, le sourire de celui ou celle qui vous le tend, le temps qu'on prend à en discuter, la complicité du moment. Je ne doute pas qu'un androïde perfectionné soit capable de redoubler de bluff pour parvenir à ce résultat. M'enfin, ce qu'on perd... C'est quand même l'humanité de la chose. Certes, c'est bien quelque chose d'invisible, un truc qui s'efface sous le jeu d'imitation de la machine, mais ce n'est tout de même pas rien. Si... ?


« Que pensez-vous de la question des Androïdes ? Considérez-vous plutôt pour, contre ou neutre ? Croyez vous à la légende urbaine des androides doués de conscience? Si oui, pourquoi ? »

Comment être contre un fait ? Les androïdes existent, et ils sont le fruit de toute l'intelligence, du génie et du savoir-faire humain. C'est facile d'y reconnaître la marque du progrès, et c'est surtout l'évidence même ! Quand à savoir ce que m'inspire cet état de fait — sans que je me positionne pour autant, je trouverais ça absurde ! —, je dirais que ça m'effraye un peu. Pas les androïdes eux-mêmes, mais la place qu'on leur donne, le rôle qu'on leur demande de jouer, les usages qu'on en fait au quotidien... Je n'aime pas l'idée qu'on remplace l'homme par la machine. Du moins, pas partout. Je reconnais volontiers le bénéfice qu'on peut tirer de leur présence : les tâches ingrates, répétitives, monotones, dangereuses ou aliénantes ne leur posent pas les mêmes soucis qu'à nous, ils sont donc tout indiqués pour nous libérer de ces charges. Mais pourquoi les placer aussi là où nous nous épanouissons pourtant ? Le travail aliénant est une blessure faite à notre nature, il est donc normal qu'on puisse employer les outils propres à nous en soulager. Mais tout travail n'est pas synonyme de labeur ou de torture... Je crois qu'on peut s'épanouir dans le travail, qu’œuvrer pour la société, pour son prochain ou bien même pour soi, est une noble tâche, adéquate à notre nature. Nous en priver, voilà bien quelque chose que je qualifierais de « mal ». Voilà ce que j'en pense : comme toujours, je ne suis pas contre (pas plus que je ne suis pour) les androïdes. En revanche, je dois bien me positionner contre l'usage qu'on en fait... Je dis non aux pratiques déshumanisantes en général. Nous priver des moyens de nous épanouir, comme au moyen du travail, est l'une de ces pratiques.

Arf... Encore cette difficile question de la conscience.  Mais de quoi ce mot est-il le symbole ? J'ai tendance à penser qu'il s'agit de notre point d'ancrage le plus ferme, avec la réalité. C'est mon côté cartésien, on a tous défauts ! Seulement voilà, en ce sens la conscience est bien une sorte de spontanéité, la marque profonde et primaire d'une individualité toute humaine. J'ai beaucoup de mal à croire qu'un être artificiel puisse en être doté. Et qu'est-ce que cela signifierait ? Qu'on aurait réussi à programmer la conscience ? Qu'elle se réduit à un ensemble de lignes de codes ? Tiens, quelle idée ! Seulement voilà... Je suis tout aussi intimement persuadé que notre individualité s'acquière et se construit tout autant qu'elle est son propre fondement. Alors, l'idée d'un essor de la conscience... Est-ce si improbable ? J'ai bien peur que ce soit une aporie de plus à ajouter à la longue liste des questions sans réponses...! Finalement, on croit bien revoir Descartes contre Sartre. Ou bien l'inverse... ? Dans le doute, et par prudence, je dirais volontiers que je suis agnostique sur cette question.





Histoire

Quand j'y pense... Je n'ai vraiment pas grand chose d'extraordinaire. Je ne crois pas qu'il y ait plus banale que ma vie. Rien de plus médiocre, en tout cas. Ma mère est française, mon père canadien. Si leur mariage a duré, et semble bien parti pour durer, je crois que leur histoire d'amour fut plutôt brève. Des débuts heureux, bien sûr, et passionnés, je n'en doute pas. Puis l'excitation passée, la vie commune faisant, la monotonie s'installe... Alors, pourquoi pas un bébé pour briser le calme plat ? Oh, je ne pense pas être cynique en disant ça, ce sont simplement les faits. Et puis, une histoire d'amour banale, ça reste une histoire d'amour, et ça vaut toujours le coup d'être racontée ! Alors me voilà, né à Montréal où mes parents ont élu domicile quelques années plus tôt. Je suis sûr d'avoir été un ciment pour leur couple, et je pense leur avoir donné beaucoup d'occasions de rire et de pleurer, d'être heureux et d'avoir peur. On appelle ça le jeu de la vie, je crois ? Un jeu bien changeant, mais une sacrée expérience pour nous tous. Seulement voilà, je ne suis pas resté bébé très longtemps. Et ça, c'est peut-être bien le drame de la vie.

Voilà que l'arrivée d'une nouvelle gamme d'androïde remplace les ouvriers comme mon père, et que bientôt, ma mère se retrouve seule à supporter le poids du foyer, qui compte sur elle — ou plutôt sur ses revenus. Je crois que problèmes d'argent rime avec problèmes de couple. Quand l'un manque, l'autre ne tarde pas à flancher... Et cette épreuve, mes parents n'ont pas réussi à la surmonter. Alors, comme tout le monde, ils ont divorcé. Et moi, j'ai du trouver rapidement un travail qui me permettrait de financer mes études. Je crois m'être fâché avec mon père en lui annonçant que ma voie, ce serait la philo... Et avec ma mère, quand elle apprit que je n'avait rien trouvé de mieux que garçon de café, pour gagner ma croûte après les cours. C'est que, pour mon père, la philo c'est un passe-temps, un hobby comme un autre, ou pour reprendre l'expression, « un sport de riches ». Et il faut dire qu'il n'a pas tout à fait tort. La pensée réclame du temps, beaucoup de temps... Et du temps, dans notre société, on en n'a pas. Et le pire, c'est qu'il vaut cher. Alors perdre du temps — faire perdre du temps à la société — c'est perdre gros, et je n'ai déjà pas grand chose... Alors, j'espère bien parvenir à devenir professeur de philosophie, et prouver que la discipline peut bien me nourrir. Mais d'ici là... Je sers le café. Mais j'en savoure le coup du sort : quoi de plus sartrien qu'un garçon de café ?

Alors voilà où j'en suis. Je suis un garçon sans grand talent, bien trop rêveur, pas assez entreprenant, qui vit sous les combles et se sert de ses livres comme de meubles bas. Le portrait peut paraître un peu triste, mais c'est comme ça que je vis. Et le truc, c'est que j'en suis pas si malheureux !

Derrière l'écran

PSEUDO : Camomille
ÂGE : 22 hivers passés emmitouflée dans un châle, un café bien chaud entre les mains :3
OÙ AS-TU CONNU EXANTROP ? Sur un Topsite, après une recherche digne d'une fouille archéologique pour trouver « le » forum qui me plairait, après plusieurs années sans avoir écrit de rp... Je suis charmée par l'esthétique du site, et son contexte très inspirant !
AVATAR : Iwashi Illustration
UN PETIT MOT ? « Mot » (... C'est un petit mot, non ?)
J'AUTORISE UNE INTERVENTION SAUVAGE DU PLAISANTIN ? Bien sûr !

Mails : 25
Double-compte : Pandore
Emploi/loisirs : Causer des incendies dans le coeur des gens
Portrait robot : Petite sainte qui se bat dans les rues avec son sourire pour ce qu'elle estime juste. Un coeur débordant d'un amour inconditionnel mais qui peine à se pardonner ses propres erreurs.
$ : 560
Anna Kosma
Mar 26 Fév - 12:10
Une si jolie fiche, très touchante <3 Bienvenue parmi nous, hâte de voir ton bébé irp!


L'existentialisme au fond d'une tasse de café — Noah Doucet Sd5mbBI   L'existentialisme au fond d'une tasse de café — Noah Doucet NJgktXn   L'existentialisme au fond d'une tasse de café — Noah Doucet GRy3Oom
I could make it holy
make it special
make it right
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Mails : 19
Double-compte : Demetri McLagan
Surnom : Chay, l'aut' con
Emploi/loisirs : Cascadeur spécialisé dans les véhicules
Portrait robot : Chayton est un passionné des véhicules, bien que tout particulièrement des motos. Durant son adolescence, il a longtemps participé à des courses (pas toujours légales) de dragsters afin de déchaîner les paris, mais ses parents l'ont bien vite fait cesser ce genre d'activités « dégradantes ». Désormais cascadeur, il se plait à régulièrement partir sur les routes avec sa moto, pour le simple plaisir de rouler et d'accélérer à sa guise.

Très typé amérindien : peau basanée, yeux sombres en amande, longue crinière noire et épaisse. Une petite cicatrice zèbre sa lèvre, résultat d'un accident en moto.

Fumeur, gros buveur, monsieur est arrogant et particulièrement impatient. Il dissimule toutefois ce côté de sa personnalité derrière une façade hypocrite et séductrice à souhait. Il a de la peine à se laisser faire et à donner sa confiance, se sentant plus en sécurité lorsque les choses sont sous son contrôle.
$ : 400
Chayton Wolfe
Mar 26 Fév - 16:08
Bienvenue !

Ton perso est tellement adorable, je fonds obdauovgds ;w; hug
J'espère avoir l'occasion de rp avec toi !
Mails : 39
Double-compte : test
$ : 634
Numa Maggiorano
Mar 26 Fév - 18:49
En voilà un garçon posé, ça fait du bien : 3

Rebienvenue !
Mails : 8
Surnom : Renard
Emploi/loisirs : Garçon de café / étudiant
Portrait robot :
☕️ Philosophe dans l'âme
☕️ Féru de littérature (surtout fantaisie et science fiction)
☕️ Tempérament calme, paisible, bienveillant
☕️ Forte tendance à la digression intempestive
☕️ Adore écouter les clients de son café lui raconter leurs vies
☕️ Végétarien
☕️ Se sent parfois très seul
☕️ Adore correspondre (sms, mail, courrier)
☕️ Pas très au clair avec sa sexualité
$ : 225
Noah Doucet
Mar 26 Fév - 20:20
Hey merci beaucoup à vous trois pour votre accueil yehhh

Hâte de vous retrouver irp :) (et Chayton, c'est quand tu veux :D)
Mails : 612
$ : 1170
L'Archiviste
Mar 26 Fév - 20:47
Validation

*connecte ses trois neurones survivants*
Noah est un personnage tout simple mais intelligemment mener. Malgré les digressions de ton petit bout, certaines réflexions sont vraiment chouettes comme celle sur les prénoms, la symbolique du "café", son rapport à son genre et à sa sexualité. Tu retranscris bien cette période entre l'adolescence et l'âge adulte où on se pose beaucoup de question, pas de façon toujours très construite eheh

Pour tout ces bons points je te valide donc !

Si tu as le courage, il faudrait que tu rajoutes dans son en-tête qu'il est étudiant en philo, dans sa description morale, quelques adjectifs en liste et préciser un peu quel type de correspondances, avec qui il le fait et par quel moyen!

Va faire ton psy de comptoir et surveiller que Numa ne regarde pas de dickpics devant tout le monde (ça fait fuir la clientéle)



Voilà ! Maintenant tu es validé(e) ! Ton avatar et ton métier ont été ajouté automatiquement aux listes de référencement.

▬ Dans les plus bref délais ton dossier personnel sera créé ICI et tu pourras en faire ce que tu veux (explications).
▬ Si tu n'es pas SDF tu peux aller faire ta demande de logement.
▬ Et comme un androïde a normalement un propriétaire tu peux aller faire un tour sur ce sujet pour te trouver un propriétaire ou un androïde si tu es humain.
▬ Tu peux bien évidemment faire des demandes de RP, vérifie juste les demandes précédentes au cas où il y aurait compatibilité des demandes !
▬ Pour encourager les membres à s'impliquer dans le développement du forum, la partie secréte où sont gérés les events et les intrigues à venir t'est ouverte -selon ta volonté-. Tu peux ainsi donner ton avis, enrichir les idées ou juste regarder. Il suffit d'en faire la demande par MP à Léandre.
▬ Vous pouvez aussi participer aux différents petits jeux et événement hors IRL dans la partie Animation et gagner des dollars pour avoir des lots!

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L'existentialisme au fond d'une tasse de café — Noah Doucet

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