Tu es plus joli qu’une rose et tu sens meilleur qu’un lilas [Numa et Christina][terminé]
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Christina El-Morsi
Mar 23 Juil - 17:53
Spoiler:
 

Les pires trucs arrivent toujours aux pires moments.
Phrase célèbre d'un type qui l'est sûrement aussi.

Les pires trucs arrivent toujours aux pires moments. Cette agression en était la preuve. Si Dieu, ou Allah selon la région, existait, il devait très certainement bien se foutre de sa gueule en ce moment. Christina avait les mains en l'air, chose absurde quand on savait qu'elle n'avait pas encore fini de se faire les ongles. Alors oui elle était ridicule, mais ce n'était pas voulu. Clairement pas ! En face d'elle, il y avait cet homme gesticulant. Excité, il proférait des absurdités. Oui, il croyait lui faire peur, mais Christina avait confiance. Et pour cause, sous son voile noir, elle sentait ses implants crâniens chauffer doucement. Le parasite était réveillé... Au travers de ses yeux, de son cerveau, il avait comprit la menace, et avait calculé les meilleures possibilités. Visiblement, neutraliser cette menace n'était pas dans son ordre de priorité. Il attendait un mouvement brusque, un point de contact pour réagir.

Magnifique…

Ouvre cette putain de caisse !
Comme je vous le répète depuis dix minutes, je n'ai pas les clés bon sang !

Si les scientifiques apprenaient ça, ils ne la laisseraient jamais retourner travailler ! Bon sang, il fallait absolument qu'elle règle cette histoire pacifiquement. Être à nouveau privée de sa liberté lui faisait visiblement plus peur que d'être la cible d'un homme désespéré. À bien y réfléchir, sa vie était quand même grave pourrie.

En plus, il est dix heures du matin ! Ya personne ici ! En admettant que vous arrivez à avoir la caisse, yaura rien dedans !

Son cerveau avait produit ça a une vitesse folle. À vrai dire, elle ne savait même pas ce qu'elle disait. Tout était très confus dans sa tête. L’adrénaline, tout ça. D'un œil, elle voyait les gosses, ses premiers clients de la journée, et leur demandait intérieurement de se cacher. Priant pour qu'ils soient pas trop cons, et qu'ils fassent tapisserie, comme des grands.

Rien…. Rien dans… Rien ?
Cette boutique est sur la paille ! Regardez, ya pas un chat. Merde, vous devriez viser une banque, la boulangerie en face, je sais pas moi… voir plus haut ?
Ta gueule connasse, ou je vais te tirer une balle ! Me dis pas ce que je dois faire, espèce de salope !

Oups, c’était pas la meilleure des idées. Le jeune homme pointa à nouveau son arme sur elle, s'apprêtant à la frapper à la tempe. La jeune femme, si elle avait pu hurler, l’aurait alors fait, tant la brutalité de ce geste la prit au dépourvu. Dieu merci, il ne rencontra que son bras, enfin sa main, qui avait interceptée le geste, et lui tordait à présent le poignet. Il grimaça, et Christina compris instinctivement que l'IA avait décuplée sa force. Mais avant d’avoir pu réfléchir à quoi que ce soit, elle se trouvait déjà en possession du pistolet. Tenait en joue l’afro-américain qui avait tenté de la braquer. Et merde.

Sa colonne vertébrale - l’externe - se durcit, et la violette sentit alors cette dernière cliqueter pour lui donner une position optimale. Merde, merde, merde ! Elle ne voulait pas tirer, elle ne voulait pas, absolument pas. Même si son machin technologique était dans l’intimidation pure et dure, c’était vraiment de mauvais goût. Une goutte de sueur perla sur son front, et elle essaya de toutes ses forces de décrypter la suite de l’histoire. Dieu merci, le jeune homme leva les bras en l’air, et réussit à s'enfuir.

Une fois sûr qu’il était loin, le parasite relâcha la tension. Christina cru qu’elle allait s'effondrer. Enfin, elle le fit à moitié, ne s’étant pas vraiment rendue compte que c’était lui qui la tenait debout depuis tout ce temps. Etait ce lui qui avait supprimé sa peur ? Merde, tout était tellement confus. Ce fut à cet instant que la terreur commença à s’insinuer en elle. Stupide ! Elle n’était pas si faible ! Et pourtant, elle ressentait un furieux besoin de poser son cul, et de pleurer toutes les larmes de son corps.

Pas ici, pas devant les gosses.

Elle décida de s’assoir, et, constatant qu’elle crevait de chaud sous son voile, l’enleva sans plus de manières. Fermant les yeux, elle apostropha son client le plus proche. Merde, que s’était-il passé au juste ? Elle avait du mal à être cohérente dans ses pensées.

Vous pouvez appeler la police ?

D’un air dégoûté, elle regarda sa main. Putain, sa manucure était foutue.
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Numa Maggiorano
Mar 23 Juil - 18:39



 

 
Christina & Numa
Tu es plus joli qu’une rose et tu sens meilleur qu’un lilas
 

 
9h53.

Numa avait les yeux fixés sur son téléphone. Son psychiatre, Monsieur Goodman lui avait donné quelques indications avant qu'il ne termine leur séance de la semaine. L'objectif était de pousser les interactions sociales, jusqu'à le rendre compatible avec le monde. Oui, compatible, comme s'il était une prise USB mal fagotée qui ne rentrait pas correctement dans le port. Le premier exercice constituait à rentrer dans une épicerie, une libraire, qu'importe... et de demander d'une voix claire un produit, l'acheter, remercier le vendeur, et s'en aller. Habituellement, Numa se servait d'internet et ça lui allait très bien, mais ce n'était pas l'avis que partageait son psychiatre. Et comme ce dernier avait fait des études, qu'il exhibât fièrement ses divers diplômes et thèses dans son bureau, le jeune homme avait tendance à le croire. Plus que le psychologue qui le suivait au centre, mais qu'il voyait moins, et qui cherchait avant tout une meilleure qualité de vie pour lui.

Donc... Numa avait noté sur le bloc-notes de son smartphone une liste d'activité, avec un niveau de difficulté. Monsieur Goodman lui avait donné un questionnaire à remplir, histoire de l'évaluer. Ouais.

Numa avait son casque anti-bruit sur les oreilles, la capuche rabaissée sur sa tête qu'il rentrait dans les épaules. Il faisait bon, assez chaud, mais ce n'était pas une raison pour lui de se séparer de son sweat. Au contraire, il se sentait davantage en sécurité sous cette épaisse couche de vêtement. Il était bien, dans sa bulle, à traverser la rue, et à lever le menton de son écran, lorsque quelque chose l'intéressait. Il n'y avait pas trop de monde, pas beaucoup de voitures ; il faisait calme. Rien pour lui agresser les yeux, les oreilles, aucune odeur pour le rendre malade. C'était peut-être le moment parfait pour s'essayer au premier exercice de Monsieur Goodman. Numa s'arrêta, et il réfléchit à ce qu'il pouvait bien s'acheter.

Déjà... immobile en plein milieu de la rue, il remua les lèvres, en silence. Il était en train de formuler mentalement ce qu'il devait faire : rentrer, dire bonjour, si possible regarder le vendeur ou la vendeuse dans les yeux, chercher ce qu'il voulait, aller au comptoir en évitant de rester trop longtemps pour éviter de gêner les autres. Déposer son produit, attendre qu'on lui donne le prix — et ne pas anticiper de trop, en jetant les sous à la personne, comme il lui arrivait de le faire à la pharmacie —, donner l'argent, attendre, prendre le ticket de caisse, remercier le vendeur et lui dire au revoir. Le tout... sans communiquer par son téléphone. Bon. Il était grand, il avait dix-neuf ans, maintenant. Et il était allé au collège, ce genre d'interactions, il était censé les connaître.

Bonjour, Monsieur ou Madame.
Merci, Monsieur ou Madame.
Bonne journée, Monsieur ou Madame.


Et s'il prenait la liberté de choisir dans la boutique ce qu'il voulait ? Agir spontanément comme un humain, et arrêter de penser comme un script l'encouragerait certainement, Monsieur Goodman. Numa prit une profonde inspiration, il ferma les yeux, et il se joua la scène plusieurs fois dans sa tête, jusqu'à pouvoir la réciter ; c'était comme s'il se préparait pour un rôle au théâtre.

Bonjour, Monsieur ou Madame.

Mais il savait très bien qu'il allait bégayer, et qu'il paniquerait sûrement, dès qu'il ne saurait pas poser la bonne expression sur le visage des gens.

Bon.

Numa avança, il redressa la tête, et il se dirigea vers une petite boutique. Il ouvrit la porte, au même moment, il vit une jeune femme avec un voile en train de se faire braquer. Le jeune homme se figea.

Ce n'était. Pas. Du. Tout. Prévu.

Au lieu de tomber dans ses stéréotypies, comme il avait tendance à le faire lorsque le stress venait, il se contentait de fixer la scène. Et pourtant... il sentait l'angoisse remonter le long de ses membres, son estomac se noua. Il avala sa salive, alors que son cerveau lui disait : elle est en danger, tu dois trouver une solution. Il avait la main crispée sur son téléphone. Sa première réaction fut de comparer cette scène... à un jeu vidéo. S'il était en ligne, que ferait-il ? Il tirerait une balle dans le crâne de son adversaire, et il gagnerait la partie.

Mais ce n'était pas un jeu vidéo. C'était « la vraie vie. »

Prend une décision, vite.


Numa songea que regarder sur internet pouvait lui apporter une réponse, mais à ce même moment... il vit la caissière attraper la main de son agresseur, et retourner la situation. Pour sa part, son visage restait apathique, comme si la situation ne le touchait pas. Elle pointait désormais le pistolet sur son agresseur. Numa pensa que c'était VACHEMENT cool. Plus cool que remporter quinze victoires d'affiler sur son jeu vidéo du moment, alors qu'il streamait ses parties. Bien plus cool que coder en Malebolgia, ou encore de jouer les maîtresses BDSM anonymes sur le net.

C'était un degré de coolitude du level maximum d'un MMORPG. Genre... quand le tank parvenait à faire un donjon difficile presque seul, juste parce qu'il était doué.

Le braqueur prit la fuite, et il le bouscula au passage. Numa manqua de tomber, il se rattrapa de justesse, et il l'observa filer au loin. Là, c'était comme si la scène d'agression à laquelle il venait d'assister s'était transformée en un truc géant. Il avait le coeur qui battait à la chamade, les mains tremblantes ; s'il avait été capable d'exprimer son admiration, il aurait eu des étoiles dans les yeux. Ouais, rien que ça !

Sauf que la jeune femme disparut derrière la caisse. Surpris, le jeune homme se décida à rentrer.

Numa était un peu déconnecté de la réalité, il se contenta de contourner la caisse. Après tout, il devait faire son exercice ; participer lui aussi au cirque social. Il trouva la jeune femme, assise au sol, sans son voile. ENCORE PLUS COOL. Il remarqua son implant. Là, elle ne faisait que gagner des points en coolitude !

Elle lui parla, mais il n'était pas en mesure d'écouter.

« B-b-bon-bonjour... Ma-Ma-Madame. »

Bégya-il d'une voix atone. Il regardait sur le côté, il ne voyait pas trop s'il y avait d'autres clients. Il remarqua simplement qu'elle était au sol, comme lui lors de ses moments de stress.

Ah.

« V-v-vous... êtes... un gen-gen-re de... su-super caissière ? »

Numa disait ça à cause de l'implant, et de son allure générale, et vue comment elle avait assuré... il ne voyait que cette explication. La police ? Il ne serait pas pris au sérieux s'ils l'entendaient peiner à aligner deux mots.

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Christina El-Morsi
Mar 23 Juil - 20:05
Il était quand même étrange ce gosse... il y avait un truc pas net. C’était des reflets roux qu’elle voyait sous sa capuche ? Merde, il n’avait pas de chance lui. Roux ET bègue, c’était quand même un sacré combo. Christina le dévisagea, le temps de reprendre son souffle. Le temps de laisser ses pensées se réorganiser. Bon sang, c’était compliqué.

Ouais…

Super caissière, s’il savait ! Et dire qu’avec cette simple phrase, il s’était approché de la vérité, plus prêt que n’importe qui d’autre. Sacré gosse. L’espace d’un instant, elle se demanda qu’il était, ce qu’il faisait dans sa boutique. Elle sentit sa curiosité la titiller à ce sujet, cette dernière avait toujours le chic pour se réveiller au pire moment. Mais en l'occurrence, c’était pour sa sécurité qu’elle s'inquiétait. Qui sait ce que les scientifiques auraient à y redire. Ils savaient tout, même ce qu’elle croyait pouvoir garder secret.

Mais je suis comme superman, mon identité doit rester secrète.

Christina s’en voulût énormément. En parlant de superman, elle avait certainement attisé sa curiosité, une chose qu’elle ne voulait pas vraiment. Mais son coeur battait encore la chamade, et elle avait l’estomac en vrac à cause de ce braquage. C’était la première chose qui lui était venu à l’esprit ! Ce gamin était étrange, était-il mentalement retardé ? Il ne la regardait pas dans les yeux, et elle avait vraiment une drôle d’impression à son contact. Le genre d’impression qu’elle avait à la poissonnerie, en regardant les animaux morts, étalés sur la glace. Ouais, c’était bien ça ! Il avait un regard de poisson mort ! Elle avait voulu y aller mollo, et elle avait parlé d’un sujet qu’elle n’aurait jamais dû aborder. Qu’elle plaie.

Enfin, ce qu’elle venait de faire, c’était bien de le prévenir, non ? S’il se faisait malmener par la Maison, se serait uniquement de sa faute. Non ? Un immense poids s’envola de ses épaules. Ce ne serait pas de sa faute. Bon sang, ce que cela pouvait faire du bien d’être égoïste ! Avoir le coeur sur la main n’était décidément pas fait pour elle. Christina, son voile toujours dans les mains, se releva doucement. Personne d’autre n’était la. Parfait.

Enlevant ses gants en plastique opaque, dévoilant ses mains toutes aussi améliorées, elle se recoiffa sommairement. Gratta un peu la partie rasée de son crâne, avant de replacer le morceau de tissu sur sa chevelure avec le calme et la parcimonie d’une personne habituée à le faire.

Tout allait bien.
Il était parti.
Tout allait bien, mais elle devait appeler la police.


Le petit ne l’avait pas fait. Peut être ne savait-il pas comment faire ? L’idée lui traversa l’esprit, avant que son bégaiement ne lui revienne en tête. Ah oui, effectivement, ça compliquait les échanges téléphoniques. Peu importe. Prenant son téléphone, elle composa le numéro, et expliqua la situation. Bon, elle ne parla pas de ses implants, juste d’un entraînement à la self défense, puis, ayant raccroché, téléphona à son patron. Ce dernier était au bord de l'hyperventilation, et elle crut vraiment qu’il allait faire un avc devant ses yeux, avant qu’il ne retrouve un semblant de consistance, et ne promette de venir le plus rapidement possible.

Deux bonnes choses de faites. Le fait d'avoir parlée aux policiers, d'avoir mit des mots sur son trouble, la fit redevenir étrangement calme. Comme si cette situation surréaliste ne s'était pas réellement produite. C'était étrange. Devenait-elle un robot, à l'image de tout ses implants ? Son regard tomba à nouveau sur le petit, qui n’avait pas vraiment bougé. Lui adressant un petit sourire, balayant ses incertitudes, Christina déploya son bras droit.

Tu le veux à quoi ton donut ?
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Numa Maggiorano
Mar 23 Juil - 21:47




Christina & Numa
Tu es plus joli qu’une rose et tu sens meilleur qu’un lilas

Comment Super-Man ? Alors... les super-héros existaient vraiment ? Enfin... Numa avait déjà entendu parler d'un de ces androïdes de combat... IRON SHIELD. D'ailleurs, une fois, Numa était parvenu à rentrer dans le système de surveillance de la ville, et il avait récolté des données à son sujet. Enfin... disons qu'il avait enregistré sur son ordinateur les caméras de surveillance l'ayant pris en plein flagrant délit... d'héroïsme. A la base, il avait pris connaissance de son existence suite à un post readdit, où ils avaient mentionné Venom. Et comme Venom... ainsi que Spawn — et Légions — faisaient partie de ses personnages préférés, il était tombé dessus purement par hasard. Bon... il n'aimait pas trop Super-Man, il lui préférait Green Arrow, mais il se garda de le dire à la jeune femme. Un peu de bon sens : en tant que super-héroïne, elle risquait de ne pas apprécier. Et puis, il n'avait pas envie de se mettre Wonder Woman sur le dos — quoique... Non. Pas comme ça, enfin ! — et d'être détesté... d'une inconnue qu'il ne connaissait pas, mais qui avait à cet instant-là, toute son admiration de nerdz, oscillant entre le corps de phasme et de chihuahua névrosé.

Donc oui, le garçon avait son regard de poisson mort, mais son cerveau était en train de briller de mille feu. Il souffla :

« Pro-promis. »

Sans entrain, alors que justement, il était plein d'entrain, là ; il ne savait juste pas l'exprimer. Numa avala sa salive, il fixait les moindres faits et gestes de la jeune femme. Ses mains, avec les ongles en mauvais états, l'implant qu'elle cacha sous son voile. Pourquoi le cacher ? Ah oui ! Pour l'identité secrète. Oui. Logique. Donc, le plus sérieusement du monde, Numa lui demanda :

« C'est-c'est-c'est qu... qu... quoi t... ton... nom... de... su-su-su-super-héros ? »

Ah parce que lui, il y croyait totalement à cette histoire de super-héroïne améliorée pour aider les gens. D'ailleurs, son regard lorgna avec autant d'expressivité qu'un caillou l'implant maintenant caché. Il était en train de s'interroger, en essayant de noter tous les détails qu'il avait d'elle à sa disposition : sa manucure, la couleur de ses cheveux, la couleur de sa peau, son voile, histoire de pouvoir l'ajouter à une base de données, et d'en savoir un maximum sur elle. Oui, alors que poser aussi des questions, comme n'importe quel individu social aurait marché, aussi. Non. Numa n'y pensait pas. Il la laissa appeler la police, et il fixait l'arme que le braqueur lui avait laissée. Il y avait un réel contraste, entre ce que Numa ressentait en ce moment même — au point d'oublier qu'il bégayait — et ce qu'il renvoyait : un visage sans expression. Il était très heureux de lui parler.

« Et... tes...tes... su-su-super-pou-pou-voir... à part la-la-la main... ? »

Parce que c'était ce qu'il avait vu. En réalité, Numa avait été trop loin pour voir que la caissière était mal au point, et puis, quelle importance ? Il n'aurait pas pu traduire son expression. Dans sa tête, elle était fusionnée avec une arme de destruction massive, avec une intelligence artificielle implantée dans le crâne — ça l'étonnerait que ce qu'il avait vu lui serve à faire le café à distance.

Et la question arriva.

Numa regarda sur le côté ; il se rendit brusquement compte qu'il était dans une boutique de donut, et qu'il n'aimait pas ça particulièrement. Il resta planté là, en plein milieu du magasin, en train de fixer ses pieds. Il se balançait un peu en arrière. Sa joie venait de le quitter, plus ou moins, alors que son cerveau carburait afin de chercher la bonne réponse. Il jetait des coups d'oeil sur l'étalage, sans trop savoir quoi choisir. Jusqu'au moment, où la cloche du magasin retentit, lorsqu'un autre client rentra. Il dévisagea le gamin, et devant son silence, il décida de passer devant lui. Numa ne se manifesta pas. Il le veut à quoi, son donut ? Mais le « quoi », c'était quel goût ? Et est-ce qu'il y avait du gluten dedans ? Et pourquoi n'avait-il pas fait plus attention ? Il continua de se balancer, mouvement réconfortant qui lui donnait la sensation de voler. Un peu. En attendant, le client qui l'avait doublé était en train de prendre une grosse commande — sans doute pour ses collègues — tandis que lui se retrouvait démuni.

Il y avait un super-pouvoir qui permettait aux gens comme lui de devenir normal ?


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Christina El-Morsi
Mar 23 Juil - 23:55
Christina se surprit à sourire face à ce gamin qui la croyait sur parole. Elle le voyait bien, dans ses paroles, qu’il prenait ce qu’elle disait pour argent comptant. Cela la touchait étrangement. Surement à cause de sa naïveté, de cette douceur qu’elle sentait sous les questions. Il n’y avait aucune méchanceté dans ses propos, ce qui, compte tenu de son regard, était vraiment perturbant. Les deux n’allaient pas ensemble, comme un long métrage dont les bruitages ne suivaient pas la pellicule. Le pire, c’était qu’il ne semblait vraiment pas s’en rendre compte. Ce gosse ne devait pas faire exprès. Avoir un problème neurologique, ou une merde du même genre. Mais ce n’était pas vraiment la question ici, non, il était plutôt question de son nom de super-héroïne.

Et merde.


Christina se retrouva complètement sur le cul. Elle ne savait pas vraiment quoi répondre, ce n’était pas comme si elle en avait un de toute façon. L’espace d’un instant, la violette eut envie de mentir, de cacher la vérité pour se faire bien voir, mais sa conscience la rattrapa vite - trop vite. Faire ça à un gamin qui n’avait pas toutes les cases à la bonne place, c’était moche. Le prendre pour plus débile qu’il ne l’était, vraiment moche. L’espace d’un instant, elle réfléchit, reprit un air sérieux le temps de trouver de quoi le contenter.

Je suis euh… numéro deux ? Mais il n’y a que les scientifiques qui me nomment ainsi.

Tient donc, ils avaient censurés ses paroles. Ses deux mains s’étaient placées sur sa bouche, la faisant taire pour de bon. Merde, elle parlait trop ! Ils allaient lui passer un savon à la Maison. Mais trop tard, elle avait déjà l’attention du gosse, vite, une diversion. Elle avait alors parlé du donut, mais elle vit à sa tête que ce n’était pas une bonne idée. Il avait complètement oublié ce pour quoi il était venu. Sans déconner ? Heureusement, elle n’avait pas eut à répondre à cette question de super pouvoirs. Elle avait eut chaud.

Son client se balança d’avant en arrière. Drôle de manie. Merde, elle l’avait vraiment mit dans le mal. Ce n’était pas son intention, et stupidement, elle se trouva bien embarrassée. Embarrassée ? Il en fallait beaucoup pour qu’elle le soit ! D’habitude, elle était un concentré de sans gêne, d'égoïsme, et de tout ce qui rimait avec ces deux termes. Heureusement, un client arriva, et lui commanda une grosse portion. Il venait toutes les deux semaines, c’était un habitué. Un gens comme elle les aimait. Payant, il s’enfuit, la laissant à nouveau avec ce petit qui jouait à la air-balançoire. Version retardé mental.

Etre méchante, même si elle en mourrait d’envie, ne lui apporterait rien de bon. Quelque soit l'issue de cette conversation, sa conscience, de toute façon, n’en ressortirait pas indemne. De toute façon, si elle voulait de vrais résultats, elle devait trouver un moyen pour qu’il arrête de se balancer. Il suintait le stress par tous les pores de sa peau.

Hey petit, ça va ?

Elle lui fit un coucou devant les yeux, essayant de voir s’il la voyait bien. S’il avait pas besoin d’aide pour euh … arrêter de tanguer ? Merde, ou était passé son panache ? Surement parti avec le braqueur amateur. Cruel destin.

Sans sommation, elle commença à lui parler des donuts qu’elle vendait. Elle prit le temps de lui expliquer leurs parfums, mais également ce qu’elle aimait ou n’aimait pas dans certains d’entre eux. Celui avec du fondant rose fondait sur la langue, mais pouvait être lourd après un repas copieux, et bon, il fallait avouer qu’il ne tenait pas bien la chaleur. Le chocolat lui, était bon en toutes circonstances, mais il fallait faire attention à ses doigts. Et puis bon, elle ne vendait pas que ça, il y avait aussi des bagels, des beignets, et des bretzels. Un sacré paquet de pâtisseries. Elle parlait, mais ne le regardait déjà plus. De toute façon, elle avait plus ou moins l’impression de parler dans le vide, alors qu’il écoute ou non…

En vrai, elle était en train de continuer sa manucure. Ses gants retirés, elle dissolvait avec application le verni qui avait coulé sur sa peau, et se remit de bonnes couches, histoire que ce soit bien mat. Les seules fois ou elle détournait le regard, c’était pour désigner les pâtisseries dont elle parlait. Parfois pour s’assurer qu’il était encore là, mais jamais pour tenter de le rassurer. La mièvrerie, les câlins, ce genre de conneries, ce n’était pas vraiment pour elle. Avec ses implants, elle avait l’impression de pouvoir briser les gens qu’elle prenait dans ses bras, et ça, elle aimait vraiment l’éviter.

Tu devrais peut être filer avant que les flics arrivent…

Elle s’était soudainement interrompue, le pinceau de son verni en l’air. Elle le regardait à nouveau sérieusement. De prime abord, elle ne le voyait pas vraiment tenir une conversation normale. Ce n’était peut être pas le cas, mais elle ne le sentait pas en super forme, ce gamin.
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Numa Maggiorano
Mer 24 Juil - 0:36




Christina & Numa
Tu es plus joli qu’une rose et tu sens meilleur qu’un lilas

Numa était en train de vérifier - aux noms des donuts, indiqués sur l'étiquette, derrière la vitrine - leurs compositions. Il continuait de se balancer d'avant en arrière, concentré sur son écran de téléphone. C'était une façon de gérer son stress, devant... la surprise. Au temps voir une jeune femme se faire braquer par un homme ne l'avait pas ému — c'était une super-héroïne, pourquoi aurait-il dû s'inquiéter ? —, mais... choisir quelque chose d'aussi simple était une source d'angoisse. C'était simple : il pouvait baratiner des gens sur des forums, en leur faisant croire qu'il était un mâle extra-viril ou une femme à fortes poitrines sans problème... et se sentir anxieux dès qu'il constatait que la gardienne de son immeuble avait changé les plantes de place. Il ne gonflait pas particulièrement s'il ingérait du gluten, son estomac ne le supportait pas. Et puis, sa mère lui avait une fois dit qu'un régime sans gluten allait le polir jusqu'à être « normal ». Donc... quand la Super-Caissière lui parla, il ne releva pas. Il se contenta de baisser son casque, en gardant sa capuche, tout en vérifiant ce qu'elle lui disait. Au moins, le fait qu'elle était en train de lui parler, maintenant son attention l'aidait un peu. La vérité, c'était que rien ne lui faisait particulièrement envie. Il n'aimait pas spécialement le sucre ni tous ces trucs. Il était très bien avec le repas qu'on lui livrait toutes les semaines, et qu'il n'avait qu'à réchauffer au micro-onde.

Numa songea qu'il valait mieux peut-être partir, au même moment où Super-Caissière mentionna la police. Et là... il remarqua qu'elle était en train de mettre du vernis à ongles. Il fixa, avec intensité, le pinceau coloré, au-dessus de son ongle. Et la goutte, sur le point de tomber. Alors... Qu'elle. Manipulait. Des. Donuts. A. Longueur. De. Journée.

Ce n'était peut-être pas de sa faute, elle n'était peut-être pas au courant des composants du vernis, ou encore des normes d'hygiènes. Numa fut capté par le détail du vernis, sur son ongle ; sa mère aurait payé cher pour avoir une manucure pareille. Il battit des paupières, l'air toujours aussi absent, alors que le pinceau s'écrasait sur son ongle. Là, c'était fini, il n'en voulait plus. Hors de question. Mais... il devait lui dire, non ? On lui avait raconté que la sincérité était une qualité. Il ouvrit un traitement de texte sur son téléphone. Tant pis pour l'exercice de sociabilité. Il devait faire son devoir de citoyen, et il ne voulait pas passer trois heures à parler. Il clapota sur son téléphone, à la vitesse de l'éclair. Il se rapprocha ensuite, et il posa son téléphone sur le comptoir. Il ne toucha pas Super-Caissière, mais il le fit glisser jusqu'à elle. Il y avait écrit :

« Savez-vous qu'un vernis à ongles est constitué de ETHYL ACETATE, BUTYL ACETATE, NITROCELLULOSE, POLYESTER-23, ACETYL TRIBUTYL CITRATE, ISOPROPYL ALCOHOL, STEARALKONIUM BENTONITE, STYRENE/ACRYLATES COPOLYMER, ADIPIC ACID/NEOPENTYL GLYCOL/TRIMELLITIC ANHYDRIDE COPOLYMER, DIACETONE ALCOHOL, DIPROPYLENE GLYCOL DIBENZOATE, SUCROSE ACETATE ISOBUTYRATE, ACRYLATES COPOLYMER, SILICA, MALTOL, PENTAERYTHRITYL TETRAISOSTEARATE, BARIUM SULFATE, PHOSPHORIC ACID, ALUMINUM HYDROXIDE, TRIETHOXYCAPRYLYLSILANE. »

Merci internet. Il avait ajouté :

« Certains ont un impact dangereux sur la santé. Vous ne devriez pas mettre vos vernis à ongles alors que vous servez des donuts, ou d'autres produits alimentaires. Si l'inspection de l'hygiène voyait ça, vous pourrez encourir une amende. »

En lui donnant le montant exact de l'amende éventuelle, et en indiquant quelle loi pouvait s'y apparenter. Parce que Numa aimait faire les choses bien. Il coula un regard au sol, en reprenant son portable. Il avisa l'arme au sol, qu'il ramassa et tendit à Super-Caissière. Il bafouilla :

« Fau-fau-faut... pas laisser... traîner... ça... c'est... c'est dangereux. »

La capuche toujours rabattue sur la tête, et sans faire attention aux sirènes de police qui chantaient au loin.


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Christina El-Morsi
Mer 24 Juil - 5:22
Maintenant, il les lui brisait sévère. Prenant le portable du jeune homme, elle ouvrit une page internet, et alla sur la page wikipédia de l’HACCP. Poussant le portable sur le comptoir, comme il venait de faire pour elle, Christina lui adressa un petit clin d’oeil. Puis elle se remit à peindre ses ongles, mais de la main gauche cette fois ci.

Je ne suis quand même pas si irresponsable mon chou, je porte des gants en plastique pour servir, et je m’ hydro-alcolise les mains régulièrement.

Preuve à l'appui, elle prit à ses côtés le paquet de gants jetables. Celui à moitié vide, parce qu’elle les enlevait à longueur de journée. Ce n’était pas comme s’il y avait vraiment foule aux heures creuses, il fallait bien qu’elle s’occupe quand même un peu. Plaçant son coude sur le comptoir, la violette plaça son visage dans sa main, lui souriant maintenant franchement.

Puis bon, on va pas se mentir. T’as vraiment l’intention d’acheter ?

Il voulait jouer au plus con ? Qu’il fasse attention, elle était un challenger de taille. Sans plus de cérémonie, elle prit des gants les plaça le plus lentement possible histoire de lui montrer à quel point il avait tord, avant de chopper un donut dans la devanture. Toute cette histoire lui avait donnée faim. Bon sang, maintenant, elle voulait de l’alcool. Beaucoup d’alcool. Malheureusement, la police arrivait, on entendait leurs sirènes au loin. Christina soupira, avant de relever le dos.

Bon sang, les flingues, c’est si vulgaire.

Elle avait murmuré, en se rendant compte que le gosse lui tendait l’arme. Pourquoi il faisait ça d’ailleurs ? Elle ne voulait pas y toucher ! Absolument pas ! Ce serait lui rappeler ce qu’elle avait vécu l’instant d’avant. Rien qu’à voir ce machin, elle avait l’impression d’hyper-ventiler. Ce rouquin allait la faire clamser, clairement ! Prenant le pistolet à contre-coeur, elle le plaça sur le comptoir. Essaya d’y toucher le moins possible.

A nouveau, son IA se mit à chauffer doucement. La violette, par des encouragement mentaux, essaya de la rendormir, mais c’était plus ou moins peine perdue, et elle le savait. Au moindre faux mouvement, son parasite était prêt à attraper ce pistolet. A mettre en joue tout ce qui pouvait constituer une menace.

Si agaçant.

Elle reçut alors un sms, et son téléphone sonna de façon sinistre. La Maison. Ils voulaient savoir si tout était okay. Enlevant ses gants, les jetant, Christina ne prêtait plus attention au petit. Essaya de faire un rapport aussi bref que concis. Ils allaient la maintenir prisonnière, sans travail et dépendante psychologiquement. Elle était foutue. C’était la fin. Plus pâle, la voix tremblante, elle regarda le retardé. La boutique autour d’elle. Subitement, elle avait l’impression d’étouffer. Mais il fallait garder la face, faire son sourire professionnel, comme le disait Hank, son patron.

C’est quoi ton nom ?

De toute façon, elle n'allait pas le revoir. Ça ne coûtait rien d'essayer.
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Numa Maggiorano
Mer 24 Juil - 11:27




Christina & Numa
Tu es plus joli qu’une rose et tu sens meilleur qu’un lilas

Mon chou ? Numa fixa les mains de la Super-Caissière, pris aux dépourvus. Il lui répondit d'une voix neutre, alors qu'il était un peu agacé de ne pas comprendre :

« Je-je-je-je... ne... suis... pa-ppas... votre chou. Ça... veut... veut... rien dire. »

Pourquoi les gens employaient-ils ce genre d'expression ? Numa ne le savait pas. En plus, entre l'anglais et le français, il se perdait un peu. Il était natif de New York, il avait appris le français sur le tas lorsqu'il avait été refourgué au centre. Le français, c'était beaucoup plus compliqué que l'anglais ; ça pouvait utiliser trop d'expressions et de synonyme pour exprimer une idée simple. Il continua de se balancer d'avant en arrière, et quand Super-Caissière lui indiqua qu'il ne comptait pas acheter, il fit :

« Si... si ! »

Même s'il n'y croyait pas. En vérité, il avait peur d'avoir mal à l'estomac, s'il se gorgeait d'un truc bien trop sucré pour lui. Pire : si la texture ne lui convenait pas ?

Numa recula d'un pas, lorsqu'elle lui reprit l'arme. Il observa sa main, il replia le poing, et le rouvrit, plusieurs fois. C'était étrange. Il n'avait jamais réellement tenue une arme, mais il était surpris de constater à quel point... elle avait été légère. Très légère. Trop légère. Il voyait cela à son  échelle ; il ne jouissait pas d'une grande force et forme physique. Elle aurait dû lui paraître trop lourde. Mais ce n'était pas le cas. Super-Caissière avait l'air d'être repartis dans ses pensées, tandis que les sirènes de police recouvraient la rue. Un son désagréable, mais Numa avait donné tout son intérêt au pistolet. Il le reprit.

Numa le soupesa dans sa main. Il essaya d'enlever le cran de sécurité, et il fut étonné de voir que ce fut... facile. Même un amateur comme lui pouvait s'en servir ? Trop léger. Il se demanda ce qu'il se passerait, s'il essayait de tirer sur quelqu'un. Ne ferait-il pas un « clic » juste ennuyeux ? Il clapota d'une main sur son téléphone à la jeune femme :

« Numa Maggiorano. L'arme... on dirait qu'elle fffffffffffffffffffffffff.... »

Son doigt était resté appuyé sur la touche, car au moment où il terminait, il entendit la porte d'entrée claquer contre le mur. Il eut à peine le temps de se retourner qu'on lui hurla :

« LES MAINS EN L'AIR ! »

Sauf que Numa ne réagit pas tout de suite. Il lâcha son téléphone sur le comptoir, et il plaqua la main sur son oreille. Là, il percevait les sirènes de la voiture de police dehors, en train de hurler. Le son vrilla dans son tympan, et il lui écrasa le cerveau. Il avait soudain mal au crâne. Le voyant comme ça, le policier eut un excès de zèle. Heureusement pour le jeune homme, il décida de ne pas tirer, et il se contenta de le charger comme un boulet de canon. Pendant ce temps-là, ses deux autres collègues arrivaient.

Numa cligna des yeux, lorsqu'il vit l'ombre de l'agent fondre sur lui qu'il se mangea en plein fouet. Il tomba sur le côté, plaqué au sol, comme un vulgaire ballon de football américain. Il lâcha le pistolet dans la foulée, qui roula aux pieds de la Super-Caissière, tandis que sa joue faisait connaissance avec le sol. Un sol froid, sale, plein de microbes. Fier de son intervention, le policier rabattu sa capuche, dévoilant ses cheveux roux, et son regard apathique. Il lança à la jeune femme :

« Vous avez eu le bon réflexe de nous appeler. Vous allez bien ? »

C'était gentil de lui demander, parce que lui, ça n'allait pas du tout. D'un coup, ses yeux bougeaient dans tous les sens, suivant les néons de la boutique qui grésillaient. En boucle. Il pouvait seulement observer les pieds des policiers autour de lui, dont un qui s'arrêta devant la porte. Sa respiration était difficile, et ce qu'il ne supportait pas, c'était sentir l'homme sur lui, à califourchon. Il détestait le sentiment d'impuissance qui se réveilla depuis ses entrailles, la conscience d'être trop faible pour se défendre, et de devenir une chose, un jouet, rien, sous ses mains. Il lui passa les menottes, étonné du peu d'aplomb avec lequel le gamin réagissait. Il fouilla son sac, d'ailleurs, et ne trouva rien de concluant. Il se contenta de demander à la jeune femme si elle l'avait vu voler les deux bouteilles d'eau qu'il y trouva.

Les lumières n'arrêtaient pas de grésiller. Les battements de son coeur s'écrasaient dans ses tempes, discontinue, mais si rapide que ça lui donnait la nausée. Il peinait à reprendre sa respiration, son corps tremblait. Mais sa langue était pâteuse, il était enfermé dans son propre corps. Incapable de communiquer, incapable de se défendre. Comme avant.

Il aurait dû rentrer directement chez lui.

« Smith... lâcha le policier devant la porte, en regardant son collègue, tout fier d'avoir plaqué au sol un adolescent d'à peine cinquante kilos tout mouillé. La dame avait spécifié au téléphone que le braqueur s'était enfui. »

Moment de gênance extrême.

Comme avant.



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Christina El-Morsi
Mer 24 Juil - 17:16
C' est une expression, c’est … affectif.

Et puis merde, pourquoi elle s’embrouillait la tête avec ça. Le gamin avait dit qu’il allait commander, aussi, elle se concentra à nouveau sur ses ongles le temps qu’il décide. Vu la tronche du môme, ça risquait de prendre un moment. Au lieu de quoi, il se remit à jouer avec l’arme, commença à lui parler, avant d’être brutalement interrompu.

Moi ? Oui. Le gosse que vous êtes en train d’écraser ? Je crois pas non.

Les policiers étaient arrivés. En bon bourrin qu’il était, le premier sur les lieux avait chargé le gosse attardé. Putain, mais fallait vraiment être con ! Un abruti de première ! Merde, ce gosse avait pas toutes ses cases, et qu’est ce qu’il faisait ? Il attaquait. Christina enrageait. Pourtant, elle ne bougeait pas, restait tapie derrière son petit comptoir, derrière sa sécurité relative. Elle ne voulait pas vraiment d’ennuis, en avait déjà beaucoup en préparation avec les scientifiques.

Sérieuse, étrangement calme, elle regarda le gamin. Ouais, c’était bien des reflets roux qu’elle avait vu sous sa capuche. Numa Maggiorano, pauvre gamin. Si jeune, et déjà porteur de deux lourds fardeaux. Elle comprenait un peu se détresse, mais ne la partageait pas vraiment. La trentenaire lui avait dit de fuir, et bon sang, elle avait été explicite. Ce qui lui arrivait, c’était uniquement de sa faute. Elle n’avait pas à s’en mêler, c’était pas son combat. Et puis de toute façon, c’était bien simple, elle ne voulait de problèmes.

Quand l’autre policier arriva, et mentionna que le suspect était déjà partit, elle se tourna vers lui. Le regarda comme si elle se trouvait en présence du prix nobel. Enfin un peu de bon sens ! L’autre se rendit compte de son erreur, et se mit à rougir légèrement. Christina roula des yeux, soupira alors qu’il se relevait, enjambait le gosse à terre pour l’approcher. Oh, il oubliait pas un truc la ? Les menottes, le gosse avait encore les mains liées ! Mais visiblement, ce n’était pas dans l’ordre de leurs priorités. Bon sang, elle ne voulait pas s’impliquer, elle ne voulait pas avoir à faire ça. C’était pas son rôle, bon dieu, elle n’avait aucun lien avec ce Numa. Mais sa conscience n’était pas vraiment tranquille, et son instinct lui criait de faire son devoir de citoyen.

Vous pouvez le détacher, s’il vous plaît ? Il pas l’air d’aller bien.
Vous le connaissez ?
C’est un client.
Il a été témoin de la scène ?
Je ne crois pas que cela vous sera vraiment utile, il est un peu débile.
Ça madame, ce sera à nous d’en juger.
Avant ou après l’avoir détaché ?

Son air faussement détaché eut raison des dernières réticences du fonctionnaire. Si ce dernier avait essayé de l’intimider en l’entendant parler crûment de retard mental, elle l’avait bien vite remis à sa place. Fallait être clair dans cette histoire, ses propos n’étaient pas des insultes, seulement une constatation. Il était vraiment malvenu de carrer les épaules après quelques propos malheureux, alors que le petit venait tout juste de se faire renverser sans plus de manières.

Maugréant, le policier se pencha à nouveau, mais cette fois ci, pour lui enlever les menottes. Mal à l’aise, il tenta de lui faire reprendre pied. Avant de clairement fouiller dans ses affaires pour y chercher des informations. C’était mieux, il se rattrapait. L’autre policier, pendant ce temps, prit sa déposition. Christina refusa d’aller au poste de police, elle ne pourrait jamais faire l’aller retour avant l’arrivée des scientifiques, et dieu savait ce qui allait se passer s’ils ne la trouvaient pas la ou elle était censée être. Elle prétexta préférer rentrer chez elle, ce qu’elle ferait, une fois ses amis arrivés.

Merde, Monroe ! Il est handicapé.

Le premier policier avait en main une carte d’identité, et une carte d’invalidité.
Magnifique.

Regarde si ya pas un numéro.

Ils cherchèrent, cette fois ci, plus profondément dans son sac, avant d’en tirer des papiers officiels. Trouvant le numéro de son médecin, ils lui téléphonèrent pendant dix bonnes minutes. Mais la violette n’écoutait que d’une oreille, trop occupée qu’elle était à se repoudrer le visage. Il fallait bien passer le temps !

Euh… vous avez un coin libre ? Il faut euh ...l’isoler.

Haussant les épaules, Christina lâcha ses produits de beauté, et retourna près du petit. Ouais, c’était toujours pas ouf. L’attrapant par le bras, elle le souleva un peu, afin de placer ses mains sous ses jambes. Les policiers avaient du mal à y croire, vu son faible gabarit, mais son rouge à lèvre n’était pas terminé, aussi, elle voulait perdre le moins de temps possible pour y retourner. Le déposant dans le vestiaire, elle regarda son portable, constatant que son patron lui avait envoyé un sms, il y a cinq minutes, pour lui dire qu’il arrivait.
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Numa Maggiorano
Mer 24 Juil - 19:15




Chrstina & Numa
Tu es plus joli qu’une rose et tu sens meilleur qu’un lilas

Comme avant, alors qu'il sentait son poids l'écraser, l'étouffer. Comme avant, alors que les gamins l'attrapaient dans le couloir, et l'empêchaient de bouger. Comme avant, lorsqu'il lui soufflait dans l'oreille que c'était « leur petit secret ». Comme avant, lorsqu'il avait l'impression que son corps, informe, ingrat, ne pouvait qu'attirer les tordus. Toutes ces fois, où son innocence avait été volée, violée, bafouée, oubliée. Rien dire, c'était consentir, hein ? Et comme avant, Numa était incapable de parler, de bouger. Il ne pouvait qu'aspirer l'air, réflexe vital qui l'empêchait de suffoquer. Mais dès que l'air rentrait dans ses poumons, il avait mal, comme si des aiguilles s'enfonçaient dans ses poumons. Alors comme avant, son regard s'accrochait au moindre détail : les néons qui grésillaient, le « shrhsrh » qui camouflait le reste des sons. La chaleur du policier, en train de se diffuser sous sa peau, à travers ses vêtements. La brûlure qui faisait hérisser son poil, le sol glacé en train de fusionner avec sa joue. Au point où elle devenait moite ; sa sueur, c'était un peu de la colle. Au bout d'un moment, son bourreau se redressa. Comme avant, lorsqu'il en avait terminé.

On parlait autour de lui, il sentait qu'on fouillait dans son sac. Il n'aimait pas qu'on touche à ses affaires sans son autorisation ; ça ne se faisait pas. D'habitude, c'était pour en vider le contenu sur lui, ou dans une poubelle. Il ne bouge pas. Son estomac se tord, il a une forte nausée. S'il reste au sol, c'est pour ne pas tomber. Théoriquement, il ne peut plus tomber. Il le pense, jusqu'au moment où on l'attrape, et qu'on le porte. Plus tard, s'il arrive à se souvenir de l'absurdité de la chose, il se dira qu'il a été une Princesse quelques secondes.

Dans le vestiaire, l'air été plus frais. Les lumières moins agressives. Numa n'est toujours pas capable de communiquer, mais le silence lui fait du bien. Les battements de son coeur se font moins audibles. Il réagit à peine à ce qu'il se passe en dehors. Il commence par reprendre possession de son corps, il se laisse tomber sur un banc. Il colle sa tête contre le mur avec son épaule, et il coince ses mains jointes entre ses cuisses. Là, il peut se balancer d'avant en arrière, fixer un point invisible.

Pendant ce temps, le psychiatre demande au policier ce qui a pu lui passer par la tête, pour charger un adolescent d'à peine cinquante kilos avec un handicap. Le policier bégaya — chacun son tour — et essaya d'expliquer la scène. Dix ans de thérapie gagnés pour avoir compris que le pistolet au sol était un faux. Au moins, les policiers ne rentrent pas bredouilles ; ils prennent la déposition de la Super-Caissière et s'en vont. Ils ont laissé une partie des documents administratifs le concernant sur le comptoir.

Numa resta donc dans le vestiaire... un long moment. Il sortit lentement de sa torpeur, sa respiration redevint calme et basse. Son corps arrêta de se balancer d'avant en arrière, son crâne de taper en rythme contre le mur. Ses mains tremblaient toujours, mais c'était « sa » normalité. Il eut l'impression de recouvrer ses esprits, petit à petit, mais une grosse vague de fatigue engourdissait ses membres. Il se rendit compte qu'il n'avait pas son téléphone sur lui, ni son sac à dos. Il se demanda simplement... s'il était autorisé à sortir. Habituellement, lorsque le jeune homme se retrouvait isolé, c'était parce qu'on cherchait à cacher son état aux autres. D'abord à ses camarades de classe au collège, puis aux enfants d'Edwin ; il ne fallait pas qu'il « dérange ». Au centre, il avait compris que c'était pour son propre confort, loin des stimulus, au calme. Avec lui-même.

Mais... concrètement... qu'est-ce qu'il foutait dans le vestiaire ? Numa ne savait pas s'il avait l'autorisation d'en sortir. Il tourna d'abord en rond, tel un lion en cage en version modèle demie-portion ou de poche, avant de trouver un objet au sol. Oui, on ne voulait pas le voir par ici ; c'était certain. Il ramassa l'objet, c'était une ramassette de couleur bleue. Elle venait d'un placard mal fermé, où le nécessaire à nettoyage avait été entreposé. Par réflexe, mais aussi pour se détendre, Numa rangea ce qu'il trouva par couleur, puis par taille. Il ne se gêna pas pour fouiller dans les placards, afin de parfaire au mieux sa méthode de rangement. Le tout dans le but d'uniformiser ses pensées — la privation de son téléphone le stressait —, mais aussi parce qu'il aimait l'ordre. Il trouva d'ailleurs une boîte à chaussures, avec une photo d'un homme et d'une femme ; plus loin, il trouva une veste avec une autre photo du même homme, mais avec une autre femme. Il rangea la première photo avec l'autre, dans la poche. Son rangement allait bon train, jusqu'à ce qu'il tente de se hisser sur la pointe des pieds afin d'attraper le seau sur l'étagère.

Heureusement qu'il était vide, parce qu'il lui tomba dessus en faisant un bruit pas possible. Ce fut là que le propriétaire du magasin se rappela que Super-Caissière lui avait laissé le gamin dans les vestiaires. Il déboula dans la pièce, il fixa Numa, et Numa regarda sur le côté, l'air vide. Heureusement, l'homme eut la présence d'esprit de ne pas le brusquer, et il se contenta de lui demander ce qu'il avait fait, et pourquoi ne s'était-il pas manifesté. Bien sûr, il n'obtint qu'un vague silence. Au moins, il rendit son sac, avec son téléphone, et Numa put lui écrire :

« Je rangeais. »

L'homme ne chercha pas plus loin, et le renvoya chez lui.

Mais où est-ce que ses exercices étaient passés ? Enfin... Numa avait sa petite idée, mais pour l'instant... il n'avait pas l'énergie nécessaire pour retourner à la boutique de Donut. Plus d'une semaine était passée, il s'en était rendu compte le soir même, mais... il était allé se coucher pour se reposer. Son quotidien avait repris son cours, bien cadré, parfait. Levé à 6h32 du matin, opérationnel et derrière l'ordinateur dès 6h49. Travail pour l'entreprise, mais pas que. Autre chose s'était glissé dans ses intérêts spécifiques. La Super-Caissière. Et surtout : ses implants. Grâce à Google, Numa tomba sur la fondation HumaNova, qui permettait d'améliorer la qualité de vie des personnes en situation de handicap. C'était génial, ça faisait des supers êtres humains, et il envia la jeune femme d'avoir eu la chance de subir ces opérations. Il se demanda même si grâce à HumaNova, il parviendrait à devenir « normal ».

Mais ça ne résolvait pas les exercices du psychiatre qu'il avait oublié dans la boutique. D'ailleurs, son adresse, son nom, et ses « différents problèmes » étaient indiqués dessus. En plus des « cours » qui étaient donnés. La première feuille indiquait l'exercice qu'il avait raté en beauté : rentrer dans une boutique, dire bonjour, acheter un produit, payer et remercier le caissier. Il y avait une case à cocher pour chaque interaction, et un espace dédié au commentaire qu'il aurait dû écrire. Quelques volets de feuilles plus loin, il y avait un exercice qui consistait à inviter une personne chez soi, avec comme rappel les règles de politesses fondamentales.

Mais tout ça... Numa s'en fichait. Enfin... non ; il se cherchait une excuse toute faite à balancer à Monsieur Goodman pour lui expliquer comment il l'avait perdu. En attendant, il s'enfonçait dans son univers virtuel, dans ses lignes de codes ; au moins, le binaire faisait preuve d'une stabilité réconfortante. Pas comme les humains. Il devait être 17h52, et Numa était en pleine partie de jeux vidéos, lorsqu'on frappa à sa porte. Il enleva d'abord son casque, pas certain de ce qu'il se passait. Il écouta.

BAM. BAM

Ou à défaut, la sonnette. Il manqua de tomber, en se disant que c'était son psychiatre, et qu'il allait lui passer un savon devant son silence. Quel silence ? Oui... bon... il n'avait pas répondu à ses appels lorsque Monsieur Goodman avait appris sa malheureuse aventure. Il mit plusieurs minutes à paniquer, avant de... terminer sa partie ; il adorait le PVP, et il surtout, il finissait premier. Qu'importe le jeu. C'était son « super-pouvoir ». Il se leva ensuite, en regardant ses mains trembler. Puis il avisa son pantalon de pyjama, en déduisant que si Monsieur Goodman le voyait habillé comme ça, il allait lui passer un savon — comment faisait-on pour passer un savon ? Il allait lui en prêter un ?

Il se changea en quatrième vitesse, déjà pour en filer un caleçon — il n'en portait pas sous son pantalon de pyjama -, puis un jeans. Il garda juste son t-shirt, tellement large pour lui que ça faisait voile à bateau avec le vent. Puis... il traîna les pieds jusqu'à la porte, ronchon d'être interrompu, et stressé de retrouver son psychiatre derrière. Mais lorsqu'il entrebâilla la porte, il remarqua que c'était...

Super-Caissière.

Et ni une, ni deux, Numa commença à refermer la porte, trop stressé.

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Christina El-Morsi
Mer 24 Juil - 20:50
Elle y avait peut être mit un peu trop de force. Mais ce n’était pas vraiment sa faute, quand elle avait vu le gamin commencer à refermer la porte, Christina avait réagit. Poussant cette dernière de toutes ses forces pour entrer. Le résultat, c’était que cette dernière était maintenant ouverte en grand, parce qu’elle s’était cognée contre le mur dans un bruit sourd. Que maintenant, la trentenaire allait avoir un immense bleu sur le bras, parce que taper comme un bourrin n’est pas la meilleure des choses à faire quand le corps ne suit pas.

Bonjour Numa. Comment vas-tu ?

En train de lire son carnet, elle attendait clairement qu’il fasse usage de la politesse fondamentale. Mais bon, c’était pas encore ça... Le refermant d’un simple claquement de la paume, elle le poussa presque pour entrer, et se posa sur le canapé, sans plus de façon. Prenant un stylo bien rangé, elle se permit de cocher la case “ inviter quelqu’un chez soit “ avant de le jeter, sans plus de cérémonie, sur la table.

Je suis venue te rendre ton carnet.

Elle le lui tendit. Il n’était pas exactement dans le même état qu’elle l’avait trouvé. Christina s’était d’abord amusée à le lire, puis, elle s’était permise de le customiser. Sur certaines pages, elle avait mit des stickers, sur d’autres, quelques commentaires désobligeants. Accompagné de strass et de paillettes, elle avait même refait la couverture. Couverture dont elle n’était pas peu fière, oscillant tantôt entre le girly, le d4rk et le grunge. Elle avait même ajouté un petit marque page, représentant un personnage de manga connu.

Il fallait dire qu’elle avait eut du temps à tuer, pendant cette semaine de privation. Le temps que les scientifiques ne se décident sur ce qu’elle devait faire. L’horreur dans toute sa splendeur. Christina avait été sur le point de les supplier, quand ils s’étaient enfin fixés. Elle pouvait continuer de travailler, mais pas dans cette boutique. Ils allaient lui trouver un nouveau job, et bien que cela lui avait fendu le coeur, la violette avait comprit. C’était plus prudent, plus logique. Alors, ce matin, un mail avait été envoyé depuis son compte personnel. Une démission, sans autre forme de procès. Les scientifiques disaient dedans qu’elle était trop choquée pour continuer, qu’elle avait du mal à sortir de chez elle. Tout un foin pour qu’on lui envoie les papiers à domicile. C’était pour dire, ils n’avaient pas vraiment perdu de temps et avaient récupérés ses affaires dans son casier.

Apparemment, ils avaient eut du mal. Le gamin avait tout rangé, mais pas comme il faut. Ca avait été un vrai bordel pour trouver ce qui lui appartenait. Sans compter que la deuxième caissière était absente, à cause de problèmes personnels. Christina n’avait jamais entendu autant de plaintes de la part de ses bourreaux, ça avait été sa meilleure soirée en quatre ans de coexistence ! Rien que pour ça, elle adorait ce petit. De part son carnet, elle avait quelques recherches, compris certaines choses. C’était pas très joyeux.

Elle était tombée sur de vieux articles de journaux, une agression sur son beau père ? Elle avait eut du mal à le croire, mais qui pouvait vraiment connaitre les gens ? Avoir une information incomplète était dangereux, elle avait décidé d’avoir sa version des faits avant de se faire un véritable avis. De toute façon, ce n’était pas comme si elle craignait vraiment quelque chose. Son corps était à l’épreuve d’un gamin troublé.

Car elle savait ce qu’il était, ce à quoi il essayait de tendre. Elle l’avait compris en faisant des recherches, en se renseignant un tant soit peu. Lui, devenir un jour normal ? C’était une blague, la meilleure de l’année. C’était comme dire qu’elle serait un jour libre. Des rêves. De simples rêves. La scène dans le magasin l’avait marquée au fer rouge, et elle ne pouvait pas vraiment l’oublier, même en essayant très fort. Il fallait vraiment être cruel pour acculer un poussin sans ailes. Mais bon, elle n’était pas psychiatre, et c’était peut être pour son bien. Elle ne savait pas trop.

De toute façon, ça lui allait. Ne pas prendre de pincettes, rester elle même, c’était dans ses cordes. Quitte à le bousculer un peu au passage. Elle ne voulait pas être méchante, c’était pas ouf pour l’estime de soi. Mais rester elle même n’était pas si mal. Avec toutes ses qualités, et tous ses défauts.

Bon, il vient ce café oui ou merde ?
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Mer 24 Juil - 21:36




Christina & Numa
Tu es plus joli qu’une rose et tu sens meilleur qu’un lilas

BAAAAAAAAAAAAM

Puis le sifflement caractéristique de ses oreilles, qui avaient eu très mal. Numa plaqua ses mains dessus, et il n'eut pas le temps de vraiment faire le lien entre Super-Caissière, et sa porte qui s'était salement mangé le mur. Il rentra la tête dans les épaules, en frottant les mains sur ses oreilles afin de faire disparaître le son. Quand il prit conscience de la situation, il songea : MAIS QUELLE BOURRINE. Elle était déjà en train de rentrer DANS son appartement. ELLE. Vile créature avec des seins, des membres artificielles, et des cheveux violets. Des affreux cheveux violets. Qui avait peut-être cassé sa porte, et qui osait mettre du vernis au-dessus d'une vitrine remplie de Donut. Et qui s'appelait numéro 2. Oui, ça faisait beaucoup d'informations. Numa resta figé. Il déglutit, mais il suivit Super-Caissière des yeux, qui... s'assit DANS SON canapé. Regard vide, aussi vide qu'un poisson mort. Au moins, elle avait refermé la porte, sinon Numa serait resté planté là, sans bouger, avec le libre accès de son appartement.

Le jeune homme la détailla, le corps tourné de trois quarts vers elle. Il se balançait un pied sur l'autre, en faisant des « mh » stressés. Il détestait quand ça arrivait. Quand « ils » agissaient hors de contrôle, sans crier gare, par « spontanéité ». En réalité, il serait resté là pendant une bonne heure, si elle ne lui avait pas demandé un café. Numa sursauta, il tira sur le pan de son t-shirt, comme s'il ne lui arrivait pas déjà suffisamment aux genoux. Il se contenta d'aller vers son ordinateur, et il lui ouvrit un traitement de texte. Par précaution, il ferma toutes les fenêtres ; il n'avait pas spécialement envie que Super-Caissière tombe sur ses fichiers pornographiques. Ou pire, sur l'enregistrement de ses parties de jeux vidéos.

Numa se retourna vers elle, sans la regarder dans les yeux. Tout au plus, son regard allait de ses genoux à... Monsieur Goodman allait le tuer. Il arrêta net ce qu'il était en train d'écrire, il se jeta sur le vestige de son devoir, qu'elle avait... Non mais... c'était quoi ça ? Il lui jeta un coup d'oeil, toujours aussi morne. Mais son cerveau était furieux. C'était quoi cette nana sans aucun savoir-vivre ? Et c'était quoi tout ça ? Des stickers ? Il fouilla son carnet, fébrilement, et il ne pouvait que constater le désastre. Il laissa le carnet tomber, et d'une main, il clapota sur son clavier.

Par habitude, Numa avait acquis un APM plus élevé que la normale. Lui, qui semblait si apathique, presque sans vie, ne donnait pas la même impression sur des touches. Il augmenta la police de caractère, et quand il termina, il lui tapota l'épaule.

« Mais... sa vapas 2 rentrer chez les gens comme ça ? »

Oui avec plus ou moins de fautes ; il en faisait lorsqu'il était stressé.

« Mes voisins vont appeler la police ! Ma porte n'a pas intérêt à être défoncée ! Sinon... »

Oui, il laissa les trois petits points, parce que lui-même ne croyait pas à sa menace.

« E c'estpasgentil de toucher aux affaires des otres ss leurs autoriZatIons ! MoSieur Goudemane va me tuer ! Et je bois pas de café, c'est mauvais pour la santé. Si tu en bois 140 tasses de suite, TU PEUX MÊME EN MOURIR. Mais j'ai du cappucino en poudre. Et pourquoi tu t'installes ici ? »

Parfois dans un anglais digne d'un niveau de primaire, d'autre fois dans un français déformé par les fautes de frappe. Oui, Numa tapait vite sur ses touches, et il était complètement déboussolé. Il rajouta d'ailleurs :

« Et je suis pas débile, Numéro 2. Et je ne suis pas “mon chou”, je suis Numa. »

D'autant plus que c'était la première fois qu'une femme rentrait sur son territoire, c'était aussi la première fois qu'il se retrouvait dans une pièce aussi petite avec une... femme. Ces créatures à l'intelligence perfide, et aux comportements aléatoires. Numa paniquait donc, et il lâcha son clavier. Il attrapa la bouteille d'eau sur son bureau, la boîte de médicaments, et il se faufila dans la cuisine. Il prit ses anxiolytiques après plusieurs respirations pénibles, en se foutant de l'eau partout, notamment sur son t-shirt. Ses mains tremblaient assez pour qu'il renverse sa boîte de capucino en poudre, et qu'il galère à allumer la bouilloire.

IL Y AVAIT UNE FEMME DANS SON APPARTEMENT ET IL NE SAVAIT PAS OÙ LA RANGER.


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Christina El-Morsi
Mer 24 Juil - 23:05
Christina n’était pas une native de ce beau pays. On lui avait appris l’anglais et le français certes, mais pas le klingon. Elle tenta, comme elle put, de déchiffrer tout ce bordel, mais ce fut compliqué. Entre l’anglais et le français, elle devait faire fonctionner tous ses neurones, et encore, il y avait des bouts de phrases qu’elle ne comprenait pas.

“ blablabla rentrer chez les gens comme ça ? Mes voisins vont appeler la police ! Ma porte n'a pas intérêt à être défoncée ! Sinon… blabla blabla me tuer ! Et je bois pas de café, c'est mauvais pour la santé. Si tu en bois 140 tasses de suite, TU PEUX MÊME EN MOURIR. Mais j'ai du cappuccino en poudre. Et pourquoi tu t'installes ici ? “

Bon sang, c’était compliqué de le suivre. 140 tasses de café ? Qui allait boire 140 tasses de café ? Il fallait être fou, ou vraiment fatigué. Le cappuccino, cela dit, ferait très bien l’affaire. Même si ce n’était pas ce qu’elle préférait. Un bon café bien noir, c’était sur qu’il ne devait pas connaître, ou alors, en avoir bu de très mauvais. Cela dit, le rouquin avait vraiment pas l’air dans son assiette. En même temps, elle venait de le prendre complètement au dépourvu. C’était voulu, mais bon sang, elle ne s’attendait pas vraiment à ça.

Parce que c’est dans tes exercices, et que je m’en voudrais énooooormément si tu ne pouvais pas les faire à cause de moi. Hey, hey, t’as à manger ?

Sans plus de cérémonie, et alors qu’il se dirigeait dans la cuisine, elle sortit son chatdroïde de son sac. Caressant son animal composé de matériel recyclé, elle le laissa pousser deux ou trois miaou, avant de prendre une poignée de dragibus dans son sachet hermétique. Posant Ferraille sur le sol, elle le caressa une dernière fois, avant de se diriger discrètement vers son ordinateur. Elle l’avait bien vu fermer des applications, et elle n’était pas si stupide pour penser que c’était anodin. Non, il fallait fouiller, remuer la merde pour en faire sortir la bonne odeur.

Regardant vers la cuisine, elle comprit que Numa en aurait pour longtemps. Sa chance. Ajustant son voile, prenant son sachet de dragibus, elle le posa devant l’ordinateur, et commença à fouiner. Il y avait quatre putains d’écrans. QUATRE. Que pouvait-il faire avec quatre écrans, à part se masturber devant ? Beurk. Regardant sa main qui avait touché la souris, elle alla chercher une lingette antibactérienne dans son sac, ainsi qu'un stickers. Mieux valait prévenir que guérir.

Prenant deux dragibus, la trentenaire colla le stickers sur la tour de son ordinateur, discrètement, l'air de rien. Elle eut du mal à suivre le pointeur des yeux, mit quelques secondes pour que son cerveau ne s’y fasse vraiment. C’était spécial. Mais bon, elle perdait du temps, la ! Sentant Ferraille se frotter à ses jambes, elle le caressa machinalement. Se concentra à nouveau sur le bureau. Un jeu en vogue, des logiciels aux noms obscurs. Rien de spécial en somme. Puis elle tomba sur un petit carré. Sa chance d’en apprendre plus.

“ êtes vous sûr de vouloir quitter ? “

Elle mit non, et accèda au dossier. Se frotta les mains d’avoir été si chanceuse. Tout était trié, avec des noms de super-héros, ou de Légions. c’était étrange. Mais bon, ce petit n’avait pas toutes ses cases.

Ouvrant un sous dossier au hasard, elle fut surprise par son contenu. Une femme poussant un cri de plaisir. Un son qui déchira le silence ambiant, surement à cause des baffes trop bien réglées. Visiblement, elle jouait à touche-pipi avec deux hommes, très très musclés, et particulièrement bien dotés. C’était magnifique. La violette inclina la tête, histoire de ne pas perdre une miette de ce magnifique spectacle. Avec tous ses pixels, ça rendait vraiment bien. Croisant les jambes, elle se pencha en arrière, plaça son paquet de dragibus sur son ventre.

Comme au cinéma.
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Numa Maggiorano
Mer 24 Juil - 23:45




Christina & Numa
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Pas de panique. Pas de panique. Qu'est-ce qu'une femme pourrait faire dans sa chambre ? Quels trucs bizarres pourraient-elles envisager, hein ? Rien. Les femmes étaient des êtres humains comme les autres, avec un coeur, un vagin, et des seins. Des individus tout à fait respectables. Elles avaient des émotions — enfin, c'était ce qu'on prétendait —, et elles ne pouvaient pas être que des monstres tyranniques. Bon... Numa ne comptait pas Tsun-Chan (sa petite amie virtuelle, qu'il avait débloquée sur le jeu Doki Doki Waifu Simulator après 103 heures, 26 minutes et 33 secondes de jeu), parce que Tsun-Chan était parfaite. Parfois... un peu brutale, mais il arrivait à s'y faire. Au pire, si elle lui en voulait, il n'avait qu'à fouiller les fichiers du jeu, changer la ligne de code, et lui faire oublier magiquement leur dispute. Pas d'inquiétude ? N'est-ce pas ?

Elle voulait à manger. Très bien. Mais qu'est-ce que ça mangeait une femme ? Devait-il partager avec elle son repas ? Il n'avait rien pour recevoir quelqu'un. Strictement rien. Pas de chips, pas de boisson gazeuse, son réfrigérateur était aussi bien rangé que le reste. On était quel jour ? Bon. Avec un peu de chance, Super-Caissière ne lui en voudrait pas qu'il lui donne une part de son repas du jour. Un riz sauté aux légumes, avec un peu de viande, qu'il réchauffa vite au micro-ondes. Pendant que le plat cuisait, Numa était en train de batailler avec la cuillère, sa tasse de rechange — il alternait avec deux mugs, le mardi, c'était le Spawn, le mercredi le Venom, puis le jeudi, le Spawn etc — et le capucino que ses mains tremblantes n'arrivaient pas à soumettre. La moitié de la poudre tomba sur le plan de travail, ce qui généra beaucoup de frustration. Il y avait des trucs « spécials », pour les gens « comme lui », avec des tremblements essentiels... mais comme son stade n'avait pas évolué en dix ans, on lui avait dit que ça ne servait à rien. Cependant, cela lui prenait du temps, encore plus, pour la moindre action. Il parvint à lui mettre deux cuillères de capucino, plus ou moins rempli. Numa jeta un coup d'oeil à la feuille plastifiée sur son placard, qui lui rappelait — entre autres — qu'en cas d'accident, il devait nettoyer.

Le jeune homme prit une éponge, il arriva grossièrement à nettoyer les dégâts. Quand la bouilloire s'arrêta, il remplit le mug, il prit une cuillère et il  touilla dedans. Un moment. Parce qu'il aimait les remous que le mouvement de sa cuillère créait. Ensuite... des grésillements ? Oui... des grésillements le sortirent de ses pensées. Il se frotta l'oreille, en se demandant si ce n'était pas son micro-onde... mais... Ah. Ce n'était pas discernable, mais ça avait l'air de venir de son casque. Numa attrapa son mug — Super-Caissière aurait droit à celui de Venom —, puis il retourna dans le salon.

Et on disait que les femmes étaient des individus normaux, et censés.

Numa se rapprocha, pas très certain de ce qu'il voyait. Il déposa le mug sur la table basse. Puis, derrière la tête violette de Super-Caissière, il voyait très bien sur l'écran ce qu'il se passait. Un film pour adulte. En soi, Numa n'avait rien à se reprocher parce qu'il était majeur, et qu'il avait parfaitement le droit de posséder 1302 films pornographiques sur son disque dur. Toutefois, ce ne fut pas ce qui l'énerva le plus. Les dragibus sur son bureau, et les fesses de Super-Caissière sur SA chaise de bureau.

Elle allait mettre des cheveux partout, pire, SON PARFUM, et le gras des dragibus sur... Numa se mit à rougir. Non pas de honte, mais de colère. Seule réelle émotion qui se peigna sur son visage, et ce... depuis un moment. Sans faire de bruit, il se pencha sur son épaule, et il fit un ALT F4 sur son clavier, rapide. Heureusement qu'on lui avait répété durant ses crises de rage qu'il ne devait pas éclater. Et s'il avait pu simplement communiquer ce sentiment, il aurait sans doute hurlé, en lui donnant des noms d'oiseaux.

Numa posa ses deux mains sur le dossier de SA chaise, et il tenta de la tirer en arrière dans le vain espoir de la faire dégager. Or... Super-Héroïne, avec son muscle, ses membres augmentés, son implant, et ses seins — oui, ils comptaient dans l'équation — était bien trop lourde pour ses bras aussi épais que des spaghettis. Premièrement : Numa y avait réfléchi, mais il avait réagi sous le coup de l'impulsion. Deuxièmement : il essaya, mais il fit bouger à peine la chaise. Troisièmement : Féraille, derrière ses jambes. Qui fila dès qu'il sentit le roussi — et ce n'était pas dû à son odeur corporelle —, pendant que lui s'étala sur le dos.

BIIIP.

Le plat avait terminé de réchauffer.

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Christina El-Morsi
Jeu 25 Juil - 0:36
Tu nous fais quoi là au juste ?

Oula, elle l’avait mit en colère. Bon, elle y avait peut être été un peu fort avec le film porno, mais elle s’attendait à ce qu’il soit mort de honte. Quelque chose du genre. Non, sa réaction était étrange. Aussi étrange qu’elle pouvait l’être dans ce genre de situations. Ce gosse était décidément bien trop compliqué pour qu’elle se fasse une raison. Alors qu’elle s’amusait de le voir essayer de la pousser, y mettant toutes ses forces, tout son coeur, il renonça bientôt. Commença à se laisser tomber en arrière.

Se relevant à la vitesse de l’éclair, Christina l’attrapa par le bras. Le releva de force, avec un peu trop d’entrain, avant que son crâne ne touche le sol. C’était à son tour d’être en colère. Il y avait des trucs derrière, on pouvait se blesser pour beaucoup moins que ça ! Il n’était pas comme elle, bourré de pièces de rechange. Ce n’était pas une espèce de monstre bio-mécanique, dépecé et reconstitué, pour le simple plaisir de voir une intelligence artificielle dans son crâne rattraper le premier abruti décidé à chuter en arrière.

Alors que Christina le relevait d’une impulsion, elle le jeta dans le même mouvement sur sa chaise. Assis comme elle l’était quelques secondes plus tôt. Elle avait été brutale. Peut être un peu trop. Son masque de haine se décomposa comme il était apparu. D’un geste sûr, elle l’ épousseta doucement. Elle avait souvent tendance à oublier qu’un jour elle avait été aussi handicapée, dévisagée.

Tu devrais faire attention. Ça peut être dangereux.

Elle alla chercher ses lingettes antibactériennes, et les lui lança pour qu’il puisse nettoyer son espace de travail à sa guise. Son petit doigt, à la composition de la maison, lui soufflait qu’il était maniaque. Ce n’était pas vraiment la peine d’en rajouter des couches et des couches, elle alla se poser sur le canapé, la ou son mug l’attendait. Ferraille ne tarda pas à l’y rejoindre, et elle commença à le caresser sans trop y penser.

Reprenant le carnet customisé, elle regarda les objectifs du jour, et cocha offrir un café ou un repas. Constata, avec amusement qu’il ne lui avait pas dit bonjour, n’y même demandé comment elle pouvait aller. Il était temps d’y remédier. Quitte à poser la question une seconde fois.  

Salut Numa, comment vas-tu ? Heey, je l’invente pas, c’est dans ton carnet ! D’ailleurs, j’ai rajouté deux ou trois trucs dans l’exercice précédent. Histoire que ce soit juste. T’as pas vraiment eut de chance faut dire.

Le carnet toujours en main, elle lui fit le signe du moulin, pour qu’il commence à parler. A s’ épancher sur sa vie privée. Parmi les exercices d’hier, Christina avait coché entrer dans une épicerie, mais comme Numa n’avait pas vraiment trouvé ce qu’il désirait parmi les donuts, elle avait remplacé cette partie par “ regarder la caissière se faire braquer “. Comme il n’avait pas non plus posé le produit demandé sur le comptoir, elle avait barré cette ligne, et ajouter :  “ faire connaissance avec la caissière “. Finalement, payer s’était transformé en “ informer la caissière des dangers que peut avoir son vernis à ongle “ et partir en la saluant en “ rester ranger le vestiaire “. Finalement, haussant les épaules, elle lui tendit son carnet pour qu’il voit par lui même.
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Numa Maggiorano
Jeu 25 Juil - 1:19




Christina & Numa
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C'était un peu comme la fois, où Numa avait essayé de rattraper un ballon en plein vol. Il avait beau avoir calculé la trajectoire, le  temps qu'il mettrait pour terminer sa course, le reste de ses membres n'avaient pas réagi en conséquence. Et le ballon lui avait écrasé le visage. Les cours de sport, ça avait toujours été l'angoisse. Pour les trucs en groupe ou en duo, jamais personne ne voulait se mettre avec lui. Et quand il n'avait pas besoin de partenaire, il s'écrasait généralement au bout de deux mètres de course. Là, c'était un peu pareil. Dans sa tête, ça avait été plutôt précis. Dans les faits, il avait à peine fait bouger la jeune femme, et en plus il était en train de tomber. Il se disait déjà qu'avec un peu de chance, il pourrait éviter de se manger le bord de la table, quand Super-Caissière retrouva subitement ses super pouvoirs, et le rattrapa de justesse, en plus de l'envoyer à sa place : sur sa chaise de bureau.

Bien sûr, Numa paniqua, en semblant aussi vide que d'habitude, comme si rien de tout ça ne s'était passé. Il se balança un peu d'avant en arrière, puis il se frotta le poignet, là où Super-Caissière l'avait touché au préalable. Son contact s'était imprimé sur sa peau, sa force s'était accaparée de son poignet, aussi fin que pouvait l'être celui d'une fillette. Il examina la trace de ses doigts, il en redessina les contours, pendant que la sensation de brûlure s'estompait. Par contre, quand elle commença à l'épousseter, Numa ramena instinctivement ses genoux contre sa poitrine en gesticulant. Il était crispé, la tête dans les épaules, tandis qu'il sentait sa chair le démanger. L'époussètement, peut-être jeté sur son corps maigre avec bienveillance, était pire. Souffrance physique, pourtant silencieuse. Il ne parvint pas à calmer sa propre main, qui repassa là où la Super-Caissière l'avait touché, chassant l'empreinte de son toucher.

Regard en sa direction, car il reçut le paquet de lingettes, et qu'il vit le chat mécanique. Oh. OH.

Numa aimait les chats.

En réponse à ses remontrances, le jeune homme attrapa le col de son t-shirt qu'il souleva pour cacher sa tête. Juste un peu. Parce qu'il était gêné, timide, et qu'il ne savait pas ce qu'un homme adulte devait faire en présence d'une femme — et on ne rigole pas !

Respiration un peu haletante, qui se calme. Son coeur qui bat dans ses tempes, ses mains crispées autour de ses genoux. Il tirait ses doigts, les index surtout. Puis, Super-Caissière reprit la conversation, comme si de rien n'était. Ah oui ! Son carnet qu'elle avait changé, sans son accord, qu'elle avait fouillé — comme son ordinateur. Numa se sentait déjà fatigué, et de mauvaise humeur. Pas de réponses.

Il voulait trop un chatdroïd, mais il n'avait pas les capacités de s'en occuper.

En silence, Numa sortit enfin la tête de son t-shirt, et il se tourna sur son ordinateur. La luminosité des écrans était basse, de même que la seule lumière de l'appartement était l'ampoule au plafond. La fenêtre avait son volet fermé, et lui, il se sentait bien comme ça. Une femme... ça jugeait beaucoup, non ? Il écrivit dans le traitement de texte, en choisissant ses mots, en effaçant lorsque ça ne convenait pas.

« Je suis censé répondre :

Salut Super-Caissière, je vais bien, et toi ?
»

Ouais, il ne lui avait pas demandé son nom, parce que l'identité de la Super-Caissière lui allait très bien.

« Pourquoi les gens demandent comment ça va, alors qu'ils veulent une réponse toute faîte ? Au temps, ne pas poser la question, alors, non ?

Ces exercices sont débiles.

Non, ça va pas. Je suis dans un état avancé de stress, et je dois attendre que mes anxiolytiques fassent effet. En plus, je vais me faire défoncer la gueule par mon psychiatre à cause de l'état du carnet.
»

Numa la laissa lire, d'ailleurs, il fouilla ce que Super-Caissière avait fait. Il n'avait pas de réaction visible, mais il était contrarié. Plus tard, il ne s'en doutait pas encore, mais il le garderait comme... un cadeau qu'elle lui aurait fait.

« On n'abîme pas les objets des gens, ce n'est pas gentil. De même qu'on ne va pas fouiller dans leur ordinateur.

Et c'est pas que “ je n'ai pas eu de chance ” ; tu l'as dit toi-même aux policiers, je suis débile. Ils ont compris que le pistolet était un faux, au moins ?
»

Super-Caissière était encore trop subtil pour lui pour qu'il comprenne la gentillesse dans ses gestes. Avait-il droit d'être sur la défensive ? Ce qu'il ressentait... était-ce au moins légitime ?

« En plus, tu m'as menti. Tu n'es pas une super-héroïne, tu es juste un humain récupéré par HumaNova. J'admets que c'est intéressant, je n'ai pas réussi à trouver ton vrai nom, Numéro 2. C'est quoi ? Et pourquoi est-ce que t'es venu comme ça, chez moi ? C'est pour te moquer ? »

Chose qu'il trouvait encore le plus probable. Le micro-onde n'arrêtait pas de faire BIIP. Numa savait qu'il ne s'arrêterait pas, tant qu'il ne l'aurait pas ouvert.

« Tu as dit que tu avais faim, je t'ai réchauffé quelque chose. »

Sans vraiment lui laisser le temps de répondre, Numa se leva. Il reprit du temps, dans sa petite cuisine à sortir le plat — heureusement qu'il avait des instructions plastifiées partout pour ce genre d'actions — du micro-onde. Il prit une assiette, il y vida son plat, et il lui apporta avec des couverts. L'assiette claqua contre la table, mais ce n'était pas de la colère. Juste un geste mal maîtrisé. Il retourna à sa place, et il écrivit :

« Si je te demande si ça va, tu vas me répondre “oui” ? C'est ce que ce stupide carnet veut. Ton violet par contre, c'est vraiment moche. »


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Christina El-Morsi
Jeu 25 Juil - 2:21
Elle l’avait laissé faire son petit monologue sans trop parler, sans trop réagir. Il n’y avait que pour sa couleur de cheveux qu’elle avait tiqué. Lui balançant un “ parce que tu crois que t’es plus beau avec tes cheveux couleur carotte ? “. La trentenaire comprenait sa colère, mais refusait de se laisser intimider par cette dernière. Alors, quand il posa son assiette à ses côtés, elle prit la fourchette, la planta dans un morceau de viande caoutchouteux.

Que sais tu de moi Numa ? Une simple humaine récupérée par HumaNova, c’est beaucoup trop vague. T’as raison, je ne suis pas une héroïne, du moins, pas au sens conventionnel du terme. Je n'arrête pas des gens méchants, je ne suis pas pour la paix dans le monde. Par contre, tous les sportifs de hauts niveaux me considèrent comme tel. Parce que je suis le futur. Leur futur. Merde, t’as pas bien fait tes devoirs on dirait.

C’était petit de se vanter autant de son corps, elle même n’aimait pas ça en temps normal, mais merde, sa conscience lui disait qu’il fallait qu’elle trouve une explication à son mensonge. C’était moche de mentir à un gamin, encore plus quand il découvrait le pot au roses. Pour se changer les idées, Christina reprit une bouchée. Bon sang, ce truc était dégueulasse ! Ca n’avait aucun goût, ce n’était même pas assaisonné. Puis, quand elle avait parlée de truc à manger, c’était des snack, des bonbons, pas un plat à manger ! Mais bon, maintenant qu’il était devant ses yeux, elle ne se voyait pas trop le refuser.

Pis va te faire foutre, je te donnerai pas mon nom, Numa Magitrucmachin.

Simple gaminerie de sa part. Puisqu’il était si intelligent que ça le débile, il n’avait qu’à trouver lui même. Son regard tomba sur le carnet, et elle eut un petit sourire.

Et je soutiens que tes exercices ne servent pas à grand chose. Mais regarde le bon côté, tu m’as rencontré, et parlé. Je te met dans un état de stress permanent, mais tu ne te met pas en boule. C’est pas un truc positif à dire à ton psy ?

Elle goûta la garniture. Bouh, c’était tout aussi fade. C’était vrai qu’elle était surement en train d’augmenter son seuil de résistance, avec ses actions insensées, et ses propos déplacés. Christina s’en fichait pas mal, elle aimait bien ce gosse, et c’était tout ce qui comptait à l’heure actuelle. Bon sang, elle avait l’impression de le connaître depuis toujours, alors que ça faisait à peine une semaine et deux rencontre. Magique !

Je doute fort qu’il te défonce la gueule.

En répondant ainsi, elle avait éludé la question elle, à savoir si elle allait bien. Vu son petit spitch, elle ne pouvait pas vraiment mentir en prétextant le contraire, et se voyait de toute façon très mal le faire. Alors elle se taisait, espérant qu’il ne le remarque pas. Elle lui avait déjà balancé un beau petit discours sur HumaNova, le genre appris par coeur, histoire de le calmer, mais n’en croyait pas un mot. Le futur, la bonne blague. S’il existait, cet avenir la lui donnait froid dans le dos. Heureusement, Numa n’avait pas vraiment à s’en soucier. Elle était pessimiste, c’était son droit, et dieu fasse qu’il n’ait jamais à apprendre ce qu’elle savait sur cette compagnie.
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Numa Maggiorano
Jeu 25 Juil - 2:56




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Numa n'était pas très sûr... mais avec les réponses que Super-Caissière était en train de lui donner, elle se moquait de lui ? Il plissa les yeux, en se balançant d'avant en arrière. Il faisait des efforts pour démêler le vrai du faux, ce qui venait d'un prospectus digne d'une secte de ce qu'elle racontait. Mais... elle venait de le mettre au défi. Numa ne répondit pas de suite, il se contenta de faire tourner sa chaise en direction de son ordinateur. Il tapa « HumaNova » sur la barre de recherche Google. Il était en navigation privée, entre autres. Il serait difficile d'avoir accès à son historique, si on n'avait pas ses identifiants. Il ne comptait pas lui montrer qu'il pouvait trouver son identité par magie, mais il avait en tête autre chose. Il ouvrit une fenêtre sur le site officiel de HumaNova, où il retrouva plus ou moins ce que Super-Caissière lui disait. Ensuite, il navigua sur plusieurs sujets « Readit », qui relataient des faits sur les sujets. Le futur, comme on disait. Avec un peu de temps, Numa était certain de retrouver son nom.

Le jeune homme fit tourner sa chaise en sa direction, il la reprit en caps lock sur son traitement de texte :

« Maggiorano. C'est italien. »

Ouais... il avait tout à fait l'allure du rital, capable de sauter toutes les filles de sa place de Sicile en un haussement de sourcils. C'était le nom de famille de sa mère, qu'il avait repris, au moment où son père avait décidé de s'enfuir devant ses responsabilités parentales. De même que son prénom était tiré d'un antique roi romain. Il avait de quoi se vanter, en théorie, parce que dans la pratique, ce n'était pas facile à porter. Il l'écoutait d'une oreille, tout en se concentrant sur les différentes pages internet qu'il ouvrait. Il alla sur Google Maps, il tapa l'adresse de son ancienne boutique de Donuts. Il était parvenu à la retrouver, parce qu'il était passé régulièrement devant à chaque visite qu'il faisait à Monsieur Goodman.

Numa était contrarié. Il ne trouvait pas tant d'informations que ça. C'était frustrant. Et un peu excitant.

« Mon psychiatre dirait sûrement que je devrais te sauter pour résoudre l'oedipe que j'ai avec ma mère, histoire de perdre définitivement mon pucelage, et d'avoir une vie sexuelle épanouie. Sauf que je ne suis pas puceau. Et que ton violet ne te rend pas sexuellement attirante.

D'ailleurs, pourquoi tu as les cheveux violets, alors que tu portes le voile ? C'est pour cacher ton implant ? Mais à quoi ça sert d'avoir ses cheveux teints alors ?
»

Oui. Monsieur Goodman lui sortait plusieurs fois par séance qu'il était PROABLEMENT en pleine frustration sexuelle, au vu de son âge. Et qu'il était CERTAINEMENT encore puceau. Qu'il manquait d'une fille pour le déniaiser un peu, et que tous ses problèmes allaient se résoudre s'il arrivait à tremper son biscuit. Peut-être que tous les garçons de son âge ne pensaient qu'à ça, ce n'était pas son cas ; peut-être que son psychiatre ne pensait qu'à ça. Si c'était le cas, c'était vraiment inquiétant. Mais Numa ne l'avait jamais remis en question ; il lui cachait juste qu'il avait des relations BDSM en tant que Maîtresse sur des forums, et que ça lui allait bien. En plus, les hommes lui versaient parfois de l'argent.

« Effectivement, il va m'en donner un autre, avec des exercices pour m'apprendre à me détendre en présence des femmes pour que je puisse les aborder, puis les embrasser, et coucher avec elles. En rappelant comment utiliser un préservatif, faudrait pas que je me reproduise. »

Parce qu'évidemment son psychiatre pensait qu'il était d'office hétérosexuel. Bon... Numa ne pensait pas que c'était une information qu'on ne divulguait pas à une quasi-inconnue. Il la fixait d'ailleurs, dès à présent. La tête penchée sur me côté, de trois quarts. Il évitait le contact oculaire, mais là, Numa pouvait la regarder dans son ensemble. Sa tenue, sa mèche de cheveux de CET AFFREUX VIOLET — la couleur était douloureuse, comme le rouge — qui s'était échappé de son voile, de ses ongles manucurés, ou encore de ses expressions. Bien évidemment, il ne savait pas ce qu'elles signifiaient. Mais ça ne l'empêchait pas de la regarder. Plus ou moins intensément. De nouveau, sa façon de s'exprimer physiquement n'avait rien à voir avec sa manière d'écrire. Tantôt apeuré, tantôt doux, tantôt caustique. Pour cause ; il était de mauvaise humeur.

« Numéro 2, ça sonne un peu sujet de laboratoire.
Et sinon ça va ?
Ça va ?
Ça va ?
Ça va ?
»

Qu'il comptait clapoter en boucle sur son traitement de texte, jusqu'à ce qu'elle lui réponde.

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Christina El-Morsi
Jeu 25 Juil - 3:39
Christina éclata de rire. La sauter ? Elle ? Il ne manquait pas d’aplomb. Elle dû reprendre son souffle, tant l’idée lui parut absurde. Elle ne savait pas vraiment ou il voulait en venir, mais la façon d’ont il s’exprimait le rendait juste … hilarant.

Je suis heureuse de ne pas être sexuellement attirante alors ! Très heureuse !

Soufflant pour évacuer ce trop plein de rire, elle prit son chat sur les genoux, le caressa, pour faire passer cette crise de fou rire. Puis il parla de sa teinture, et la trentenaire tenta de s’appliquer à lui expliquer le pourquoi du comment. En professeur aguerri, qui était encore à moitié en train de rire.

Faut toujours être belle, toujours ! Le maquillage, les teintures, c’est pas pour les autres que tu les fait, c’est pour toi, et uniquement toi. Et puis tu sais, j’ai une maison. J’enlève mon voile une fois rentrée. Même si je suis chez moi, j’ai pas envie d’être banale. Je ne sais pas vraiment si tu comprends ce que je veux dire ?

Puis il commença à parler de son psy. A se confier, plutôt. Parler aux filles ? Coucher avec ? C’était une bonne idée, en théorie. Mais la pratique allait être chaotique, déjà parce qu’il était bègue, et que elle, même si elle s’en foutait royalement, la plupart des gens devaient avoir envie de le couper, de finir ses phrases. Alors, pour draguer, ça allait être franchement compliqué. Puis bon, parler avec un synthétiseur de voix, ça allait bien cinq minutes quoi. A moins de trouver une fille avec les même problèmes, c’était pas gagné gagné. Vu comment il avait réagi quand elle l’avait épousseté, la violette se doutait également que les contacts physiques, c’était pas non plus son point fort. Non mais franchement, qu’elle idée. Ça lui semblait presque grotesque.

N’importe qui de censé dirait que c’est complètement con. T’es capable d’aimer déjà, de base ? Ou c'est juste des pulsions sexuelles ?

Oui bon, elle y allait au bulldozer. En employant pas forcément les mots qu’il fallait. Mais merde, c’était de bonne guerre, lui non plus, il n’avait aucun tact. Fallait bien qu’elle se défende un peu, non ?

Oui, ça va ! T’es content ?

Elle lui avait lancé un coussin en pleine poire, surement avec un peu plus de force que nécessaire.

Et arrête avec tes questions personnelles, on parle pas de moi la !

A nouveau, elle s’était énervée. Debout, les poings serrés, elle se rendit compte qu’elle était allée trop loin. Soupirant, elle passa sa main sur son voile, soupira, alors que sa colère redescendait. C’était quand même abusé qu’elle, elle qui s’était incrustée chez lui sans lui donner son nom lui en veuille de lui poser des questions.

Excuses-moi, je n’aurai pas dû m’énerver.

Mais elle n’avait pas donné suite à sa remarque sur les sujets de laboratoire. Son comportement devait être assez explicite de toute façon.
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Numa Maggiorano
Jeu 25 Juil - 4:07




Christina & Numa
Tu es plus joli qu’une rose et tu sens meilleur qu’un lilas

Pas envie d'être banale ? C'était une notion liée à la féminité ? Ou encore un concept neurotypique qui lui échappait ? Qui avait envie de ne pas être banale ? Sans doute les gens qui ne vivaient pas dans sa peau. Numa ne répondit pas tout de suite. Concept débile, jugea-t-il. Pas envie d'être banale, même chez soi, mais elle se cachait sous un voile. C'était peut-être ce petit côté narcissique qui lui manquait, ce « moi je », « moi j'existe », qui lui était inconnu. Numa se persuada que c'était bien une pensée de femme. Ou pas ? Il n'avait pas rencontré assez de personnes pour se dire qu'on pouvait se teindre les cheveux, les dissimuler, malgré tout parce qu'on les aimait comme ça. Pareil pour le rire. Il ne sut pas ce qui avait été drôle dans ses phrases. S'il avait été drôle ; si le rire qu'il associait à Super-Caissière était une expression de joie, ou un truc inconnu en lien avec son inaptitude sociale. Il ne riait jamais. Même lorsqu'il trouvait une situation drôle, et encore, là aussi, son répertoire se limitait à répondre « 42 » quand des gens posaient des questions sur des forums. Parfois, existentielles.

« Non. Je ne comprends pas. Je ne vois pas l'intérêt de faire ça.

C'est purement narcissique.

Donc inutile.
»

Sa réponse était sèche de par sa logique, et son manque d'humanité. Numa retourna sur Google, agissant avec Super-Caissière comme si elle faisait partie du décor. Elle le stressait encore, mais... Non. C'était trop rapide pour aller jusque là. Prétendre que ça commençait à aller. C'était l'effet des médicaments, ou la fatigue qui le faisait délirer. Et le chatdroïd qui était trop mignon. Cependant, de fil en aiguille, de post « Readit » en post « Readit », il tomba sur une information amusante : la Maison. Ça lui rappelait un roman de science-fiction qu'il avait lu plus jeune.

Aimer ? Pulsions sexuelles ?

Une pulsion... « force psychique faisant tendre la personne vers un but ». Numa se cacha à nouveau dans le col de son t-shirt, sans le craindre de le déformer. S'il suivait cette logique, il devait y avoir un but dans l'envie de sexe. Se reproduire ? Mais il n'avait jamais eu spécialement ressenti l'envie de se reproduire ni le besoin. Aimer ? Sentiment inconstant, faisant perdre le peu de contrôle qu'il avait. Il avait bien eu cette fille, vers treize ans... Joséphine ? Une camarade de classe, jolie, mais un peu sotte — elle pensait que la loi de masse, en physique, avait un rapport avec la charge pondérale —, gentille, peut-être ? Jusqu'à ce qu'elle le gifle dans le couloir.

« Juste des pulsions sexuelles », alors ? Numa ne savait pas. Les deux se ressemblaient ? Edwin lui avait promis un paradis artificiel, l'éducation sensuelle. Tout en faisant l'amour avec sa mère.

Hum.

« Je me masturbe assez peu pour que ce soit qualifié de pulsion sexuelle. »

Merci Google, ça lui avait permis de faire une recherche plus profonde.

« Et toi ?
Aimer. Je ne sais pas. Tu es déjà tombée amoureuse ?
C'est très angoissant.
»

Parce que s'il tombait amoureux de quelqu'un, Numa savait qu'il ne serait pas accepté. Super-Caissière avait déjà compris le coeur du problème. Il ne voyait pas non plus en quoi cela serait un souci de demander à une femme, de dix ans son aîné — au moins — si elle se masturbait. Terrain égal.

Mais c'était visiblement allé trop loin. Super-Caissière prit la mouche, Numa la fixa, amorphe. Colère, rire. Non, éclat de voix, trop d'éclats de voix. Les femmes, c'était difficile à suivre. En plus, elle lui avait lancé un coussin en plein dans la tronche, qu'il n'avait pas esquivée, et qu'il s'était contenté de regarder tomber. Il ne répondit pas, il se contenta d'attraper son carnet. Il l'inspecta, longtemps, puis il prit un stylo qui traînait là. Il chercha l'exercice de l'invitation, puis la case correspondant au « demander si ça va ».

Il écrivit :

« J'ai demandé, on m'a répondu. Je ne sais pas si c'est une réponse sincère. »

Il regarda le marque-page. Et il le glissa soigneusement sur la page en question pour ne pas la perdre. Pour Super-Caissière, il tapota sur son ordinateur :

« C'est comment, le Manoir ?
Pourquoi le violet ?
Ne me tue pas avec tes ongles, s'il te plait.
»


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Christina El-Morsi
Jeu 1 Aoû - 12:38
Je pense que je me masturbe assez régulièrement. Dès que j’en ai envie, quoi. Mais je ne suis jamais tombée amoureuse non. Je ne suis pas vraiment normale, j’ai une vie étrange … ce serait compliqué d'expliquer ça à un partenaire régulier.

Elle haussa les épaules, voilà qu’elle racontait sa vie sexuelle à un gosse. Le monde ne tournait vraiment pas rond. Christina enfonça le dos dans le canapé, regardant le plafond. Aimer ? Elle ne pensait qu’à sa survie quand elle était en fauteuil, privée de tout mouvement. Détruite par son incapacité à avancer, elle n’avait cherché plus loin que l’amour de ses frères, de sa mère. Puis était venu le temps des expérimentations. Elle n’avait pas eut le temps, entre les cours intensifs qu’on lui prodiguait, de penser à autre chose qu’à étudier. Les opérations finales avaient détruites toutes ses chances d’avoir une vie convenable. Comment aimer, quand on était traité comme du détail ? Comme un vulgaire animal, en cage, ou en laisse, selon le moment de la journée. La violette pinça du bec, détourna le regard. Ce n’était pas en se morfondant qu’elle allait trouver des solutions.

T’as raison, c’est angoissant l’amour. Savoir si ton … merde c’est quoi le mot ?

Toutes ces émotions lui avaient fait perdre ses mots. Cette simple phrase avait, en elle même, un accent plus prononcé, signe qu’elle était troublée. Merde, elle n’allait quand même pas laisser un gosse, bègue qui plus est, lui voler ses mots ? Christina se força au calme, et réfléchit posément à ce qu’elle voulait dire.

Attirance, voila. Il faut savoir si ton attirance est réciproque, si c’est la bonne personne, si vous allez pas vous taper dessus au bout de trois jours. Mais tu peux pas vraiment savoir sans te lancer. C’est ça, la beauté de l’amour.

Puis, elle entendit un mot qu’elle avait jusque là refusé d’entendre. Le manoir. Cela la fit sourire. Légèrement, mais assez pour que l’on voit dans ses yeux l’ironie d’une telle situation. Même dans ses recherches, ils étaient incapables de trouver le bon terme. Ils n’avaient pas été chercher bien loin. Ce n’était pas avec ça qu’il allait découvrir son vrai prénom.

Je sais pas, à toi de me le dire ?

De toute façon, elle était emmurée. Ses paroles feraient surement acte de trahison auprès des scientifiques. Ne pouvant parler du manoir, refusant d’aborder le violet, Christina avait alors prit un air goguenard. Le mettant au défi de réussir à trouver ces réponses par lui même. Il semblait en être capable après tout, et même s’il ne l’était pas, il se brûlerait surement les ailes à essayer de le découvrir. La trentenaire s’en fichait, tout ce qu’elle faisait, c’était planter des graines dans son esprit. Des questions, des doutes. Pourquoi le faisait t’elle ? Elle même n’en savait trop rien, le gosse lui plaisait bien.

Et je te tuerai pas avec mes ongles t’inquiètes, j’ préfère les utiliser pour me curer le nez.

Soudainement, elle eut une idée. Une idée lumineuse. Enfin, lumineuse à sa façon, si l’on considérait que perdre des portes clés dans les sacs des autres, ou mettre des stickers dans les toilettes des gens en était une. Un instant, elle fouilla dans la poche de son jean, avant d’en tirer un jeu de tarot. Il était usé, un peu corné, mais elle s’en fichait. Sans enlever l'élastique qui le retenait, elle prit la première carte du tas. L’arcane sans nom. D’un geste souple du poignet, elle la lança sans regarder. La carte se ficha non loin de Numa, dans l’un des coins de son bureau. Sans trop lui laisser le temps de regarder, elle prit sa veste, attrapa le chat, et se leva pour bouger. Il se faisait tard, et elle devait quand même rentrer chez elle.

A lundi !

Elle n’allait quand même pas partir en voleuse.
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L'Archiviste
Dim 11 Aoû - 13:07

RP CLOS

Numa s'arrête à la boutique de Donut de Christina, et insiste au braquage. Toutefois, Christina met le braqueur en déroute, et se prend quelques commentaires de Numa, qui ramasse l'arme laissé par le malfrat. Suite à ça, la police arrive, le charge et lui déclenche une crise d'angoisse, tandis que Christina est ramené au Manoir par les scientifiques. Quelques jours après, elle décide de rapporter à Numa son carnet d'exercices qu'elle a personnalisé.
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Tu es plus joli qu’une rose et tu sens meilleur qu’un lilas [Numa et Christina][terminé]

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