Expiration | Ft. Azel Lavoie [Flash-Back]
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Mails : 25
Double-compte : Aucun (pour l'instant krkrkr)
Surnom : Elio, Lili, Catin, l'Incube, le Borgne
Emploi/loisirs : Conservateur-restaurateur
Portrait robot : - Oeil bionique
-Adolescence et étude passées en France
- Malaise face aux androïdes
$ : 340
Elliot Hill
Mer 24 Juil - 10:24
La musique était trop forte, les lumières, trop puissantes. Et c’était parfait. Il avait perdu depuis longtemps – dans la foule enlacée – les deux amis qui l’accompagnaient. Et s’était parfait.  Désormais libéré de ses garde-fous, il laissait passer, entre ses mains colorés, des corps – oniriques et merveilleux – dont il ne cherchait même plus à déterminer sexe ou genre. L’alcool débutait paresseusement son chemin dans son corps, alanguissant ses membres et embourbant son cerveau dans une euphorie éthylique, lui faisant oublier tout à l’extérieur de cette boîte de nuit. Plus de rapport inutile, plus de sœur envahissante, de grands-parents vivants toujours à un autre âge. Plus de bénévolat débile sous la surveillance d’un saint nommé Léandre. Plus, surtout, de dossier hautement dangereux traînant dans un tiroir d’il ne savait quel grand lobby robotique.
Il détacha lentement du cou de son partenaire ses bras avides – qui depuis qu’ils s’étaient accrochés à cette homme n’avaient de cesse de le tourmenter, effleurant ses épaules, courant le long de ses bras ou de ses côtes – et se pencha à son oreille pour murmurer.

« Je vais chercher un verre.»

L’homme hocha la tête et posa une main sur son épaule, caressant son bras à travers l’étoffe de son col-roulé gris pendant qu’il s’éloignait, levant au plafond haut de la boîte de nuit un regard mi-navré mi-amusé. Même quand les choses étaient clairement cantonnées à un coup d’un soir,  la plus part de ses conquêtes semblaient vouloir se donner l’illusion d’un attachement particuliers. Alors que lui n’y voyait que de l’amusement, un passe-temps un peu particulier, mal perçu par sa famille – et cela, c’était en bonus.
A tâtons, aveuglé par les flashes lumineux des stroboscopes, Elliot se glissa entre les silhouettes enlacés jusqu’au bar, frappant un instant le plastique transparent sous lequel brillaient des rangés de petites leds. Le barman arrivant, il tenta de lui crier par-dessus la musique assourdissante sa commande. Devant les grimaces du type lui demandant de répéter, il se résigna à pointer la bouteille de tequila trônant impérieusement sur les étagères éclairées de néon derrière le bar, soupirant lourdement entre ses lèvres sombres et humides. Son cerveau n’était pas encore complètement hors d’état de réflexion, mais il sentait les muscles de son visage se tendre dans ce sourire abruti de type  doucereusement alcoolisé.
Ses doigts pâles et couverts de pansements se refermèrent sur le verre que lui tendait le barman, et dans un mouvement de boucles charbons, le borgne le remercia. Il tourna les talons, souriant rapidement à une blonde accoudée au bar, et reparti dans la foule, sa boisson prudemment tenue contre son torse. Dans un rayon d’émeraude, il tentait de retrouver le reflet des mèches platines de son partenaire pour la soirée, paraissant tantôt bleus tantôt rouges sous les éclairages changeant. Finalement ses yeux accrochèrent une tignasse claire, et sa main suivit, bientôt posée en prise doucement sur l’épaule de l’homme alors qu’il s’approchait. Son torse  trouva  appuie contre le dos, et sa poigne glissa le long de son bras, éprouvant du pouce la solidité de ses muscles. Il piqua du nez contre son cou, sourcillant distraitement en ne reconnaissant pas l'odeur envahissante – presque rebutante s'il n'y avait pas eu un cul incroyable à gagné en la supportant – du parfum de luxe de son homme pour la nuit. Ce n'était pas le genre de détaille qui arrêtait sa libido lançait à pleine vitesse pour la soirée, et peut-être que certaines effluences lui avaient échappés ; en sentant pour la première fois le blond, il avait retenu un froncement de nez, se rattrapant dans un de ses grands sourire qui taillé dans ses joues de profondes fossettes.
 
Il releva la tête, un sourire sulfureux sculpté sur ses lèvres, et se figea.
Elliot était un habitué des gaffes et des ratés – souvent volontaires, seulement fait pour faire grincer des dents son entourage. Mais celle-là, il ne l'avait pas encore jamais faite, pas à un tel niveau de sobriété. Car l'homme devant lui n'avait au commun avec son compagnon précédent que vaguement la silhouette.

Le borgne recula de quelques centimètres, les traits de son visage passant de la surprise à un air contrit exagéré pour ce qu'il ressentait réellement.

« Houla, désolé! Erreur de partenaire... »

Il rit doucement, disséquant rapidement le visage de l'inconnu, du beige claire de sa peau à ses pommettes hautes et discrètement osseuses, s'accrochant quelques secondes supplémentaires et calculées à ses lèvres. Son sourire s’adoucit, et il revient envahir l'espace du blond lentement, glissant à son oreille :

« Elliot. Et toi ? »
Mails : 42
Double-compte : Aramis Asha Atkins
Surnom : Az - Azou - Zouzou
Emploi/loisirs : Fleuriste
Portrait robot : Azel rit, vit et meurt en #cc9900
$ : 1612
Azel Lavoie
Sam 17 Aoû - 0:05
Il y a la musique tout autour qui hurle tant et plus dans les baffles de la boîte. Il y a le monde, la foule, pressée sur une piste presque trop petite. Il y a les lumières, au dessus de leurs têtes et partout en fait, qui arrosent la pièce en jeux de couleurs.

Et il y a Tyler. Avec ses rires, et ses sourires. Tyler. Qui danse, ses doigts tout contre lui. Accrochés. Au devant de son jean. Tyler. Et ses yeux aux éclats. Sensuels. Malicieux, même, et qui trainent. S’accrochent pour une seconde aux siens. Descendent jusqu’à ses lèvres. Reviennent. Se fixent, plus longuement. Tyler. Dont le souffle écorché se mêle. Se perd. Sur l’opale de sa gorge. Tyler. Qui rit encore, magnifique, alors Azel s’échoue, avec douceur, son front contre son front et son nez à l’effleure du sien. Un baiser, posé sur un sourire. Embrassant le menthol de son haleine, épicée d’une pointe de bourbon. Tyler. Ame-sœur. Qui le fait danser à ce rythme décalé, extravagant comme il l’est tout le temps. Et qui rit, à peine un frisson, avant de presser plus fort son corps contre le sien. Sa bouche. Contre sa bouche.

Leurs cœurs s'emballent.
Leurs corps s'échauffent.

Pas à pas, à coup d'une lente séduction ; une main qui glisse. Un peu trop bas, le long du dos. Et les baisers, qui s'égarent un peu trop, le long de la mâchoire d'abord et puis contre sa gorge. Azel frissonne. Frémit. Et s’égare. Vole encore quelques souffles aux lèvres-sourires, qu’il ramène dans le droit chemin.

“Maybe we should go home...”

Il l’entend le souffler à son oreille. Et son rire se noie au milieu de la musique, alors qu’il s’écarte, avec tendresse presque.

“Not now. We’re up all night until the sun ~”

Toujours plus complices, et la danse reprend pour un peu plus de diable rythme jusqu’à ce qu’il sente, avec surprise, quelqu’un s'agripper à lui. Pas que ça lui déplaise. Mais l’amusement se transforme en Incrédule. Et Azel abandonne. Rien qu’un peu. Son brun d’âme pour se tourner vers l’Inconnu. Boucles brunes. Regard aux lumières dansantes ; peut-être bleu. Azel s’y accroche. S’en décroche. À cause d’un nom soufflé, d’une tentation, invité. Il ne l’a bien sûr pas loupé. Le regard sur ses lèvres rosées.

“Azel. Et Tyler.”

Il se décale. D’à peine un demi pas, pour qu’il le remarque. Son ami. Qui vient et se glisse, juste derrière son dos, aussi grand que lui. Avec les joues un peu rouges. Le premier bouton de sa chemise, défait, pour dévoiler sa peau aux yeux du monde. Comme la sienne. Deux échos parfaits. Mis à part le collier. Accroché à son cou.

“Dommage pour le partenaire en question, en tout cas.” Un sourire. Gracile. “Il risque de regretter ta compagnie. Pas facile de retrouver quelqu’un dans cette foule faut dire.”

Son regard parcourt. Avec curiosité. Les détails qu’il y a à saisir. Le coin d’un œil. La courbe d’une joue. La mâchoire, tracée avec finesse, sur lesquelles se perdent un peu les boucles.

“Tu devrais finir ce verre avant qu’il ne t’échappe.”

Ou qu’ils ne le lui attrapent. Pas farouches. Aucun d’eux. Ni Azel, ni Tyler, qui s’est encore rapproché pour observer, ses doigts en caresses légères sur le ventre d’Azel.
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