S.C.A.R.Y world [PV : Christie]
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Numa Maggiorano
Jeu 1 Aoû - 14:42




Christina & Numa
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Ah.

Grande nouvelle, qui ne tomba pas dans l'oreille d'un sourd : les filles aussi, ça se masturbait. Numa n'en avait jamais entendu parler jusqu'ici ; les pauvres cours d'éducation sexuelle qu'il avait pu avoir au lycée ne l'avaient jamais abordé. Ils avaient rapidement parlé de consentement, et de l'importance de se protéger, mais très peu du plaisir féminin. Il avait bien envie de lui demander des détails. Mais la conversation se coupa de manière trop brusque. Peut-être avait-il posé les questions qui ne fallait pas, peut-être qu'il avait été maladroit. Numa ne savait pas bien. Il observa la carte de tarot s'échouer près de son clavier, et le temps qu'il relève les yeux sur Super-Caissière, elle lui avait dit « à lundi ». Hein ? Ah bon ? Numa ne bougea pas. Les pieds sur sa chaise de bureau, les genoux contre sa poitrine, il les encercla entre ses bras. Il se balança d'avant en arrière, frappant le crâne contre le dossier de sa chaise. Il se leva au bout d'un moment, et il ferma sa porte à clef. Bizarrement, on n'avait jamais eu besoin de le mettre en garde sur ce point ; toujours garder la porte fermée. Même s'il vivait seul, il fermait sa salle de douche lorsqu'il se lavait. Au cas où. Il se donnait l'illusion d'une sécurité relative.

Le jeune homme lava l'assiette que Super-Caissière avait mangée, puis il retourna à son bureau. Il se redressa subitement, il remarqua enfin les stickers sur son écran. Vraiment, cette nana n'avait aucune considération, aucun savoir-vivre ! Il se laissa retomber dans sa chaise. Il recommença à se balancer d'avant en arrière, puis il sentit la fatigue l'accabler. Il avait tendance à l'ignorer, lorsqu'il essayait d'être normal. Quand enfin, il pouvait enlever le masque, il ne pouvait pas faire comme si elle n'existait pas. Numa se changea, il rangea ses vêtements, et il se coucha. Oui, il devait être bientôt 19h, mais là, il devait recouvrer son énergie.

Lundi.

Atelier au centre, avec les autres aliens. Numa ouvrit son placard, il regarda ses vêtements. Ils étaient tous accrochés sur un cintre, et sur ce cintre, une étiquette donnait le jour correspondant. Le lundi, il portait ses vêtements du lundi — qu'importe si tous ses vêtements se ressemblaient plus ou moins. Il avait déjà mangé, il avait déjà bu son capucino de 14h21. Il avait déjà pris sa douche, il avait déjà mis le déodorant. Il sentait à peine. Enfin... pour la plupart des gens, son déodorant n'avait pas de parfum. Pour lui, ça sentait fort le savon, le produit chimique. Il glissa ses pieds dans ses baskets à scratch, il prit son sac à dos avec ses médicaments, ses deux parapluies, ses deux bouteilles d'eau. Il jucha sur son crâne son casque antibruit, et il. rabattit sa capuche sur sa tête.

Au centre, c'était de l'art-thérapie, le délire du jour. Exprimer ses émotions, leur donner une échelle comme celle de Richter. Cependant, le jeune homme n'était pas concentré. Il n'avait pas un sens artistique très développé, enfin... disons qu'il préférait le binaire au collage de trucs plus ou moins moches sur une feuille de papier. Il n'arrêtait pas de penser à elle.

Quelques jours plus tôt, Numa avait pris une décision. Plusieurs nuits à réfléchir à se demander quel était son nom, pourquoi avait-elle un corps aussi différent. Pourquoi un implant dans le crâne ? Il avait envoyé des mails à HumaNova, après avoir fouillé leur site de promotion. Il leur avait dit qu'il était intéressé, il leur avait demandé si leur programme pourrait le rendre normal. Il n'avait pas eu de réponses ; pourquoi un tel implant ne pourrait-il pas modifier sa façon de penser pour la polir ? Au moins, lui donner l'illusion que lui aussi pourrait être comme tout le monde. Tailler sa différence, la lisser pour le rendre comme n'importe quel gamin de dix-neuf ans. Peut-être, lui effacer la mémoire, le faire s'intéresser au sexe comme n'importe quel môme, rendre la pornographie attrayante, l'aider à se situer. Mais pas de réponses. Frustré, Numa avait fini par décider de revenir à la boutique de Donut. Voir Super-Caissière, lui poser directement la question, mais le gérant lui avait dit que Christina El-Morsi ne travaillait pas ici.

Christina El-Morsi ? La véritable identité de Super-Caissière. Numa s'était cru malin. Un instant.

Distraitement, il tapotait le tube de colle sur sa table. L'intervenante lui demanda par langage des signes ce qui le déconcentrait autant, et il répondit en silence qu'il s'agissait d'une fille. Il l'entendit faire « OH », enjouée, avant de mettre de la colle sur cette photo moche et de la coller sur sa feuille moche. Il avait passé sa nuit à fouiller internet à la recherche d'informations sur elle ; d'abord, il était tombé sur ses réseaux sociaux. D'ailleurs, Christina avait sans doute reçu des alertes de sécurité sur ses comptes, mais lui, il avait trouvé ses mots de passe. Il avait lu ses conversations un peu intimes, il avait survolé ses profils Tinder, les mecs un peu lourds qui lui faisaient des compliments gras, ou l'emmerdaient sur son voile. Il y avait une certaine constance dans ses goûts, des personnes musclées, avec un corps satisfaisant ce que la société aimait ? Enfin, ce fut ce que Numa avait songé, jusqu'à trouver des gens assez différents.

Numa choisissait les photos à coller au hasard, sans trop s'intéresser à ce que ça lui évoquait. Il y avait seulement la psychologue près de lui qui y trouvait du sens. Peut-être il y en avait un ?

Et puis, avec ce nom, il avait retrouvé son histoire. Un avis de recherche datant d'il y a quatre ans... en Égypte. Si ça... ce n'était pas classe ! 17h23. Il rendit son travail à l'intervenante, et il signa « bonne soirée ». Il l'entendit murmurer quelque chose à propos de son béguin pour une fille à la psychologue. Ah bon ? Il avait le béguin pour une fille, lui ? Quelle fille ?

17h57. Numa remonta les marches de son immeuble, il attrapait déjà son sac pour l'ouvrir. Lorsqu'il releva la tête, il vit un voile, une silhouette élancée plantée devant sa porte. Numa laissa ses clefs tomber au sol, il en sursauta lui-même. Il reconnut Super-Caissière ; il était lundi. Il se rapprocha, il ramassa ses clefs, et il prit son téléphone. Il rentra la clef dans la serrure, mais n'ouvrit pas la porte. Il n'avait pas envie qu'elle rentre comme ça dans son espace personnel. Il n'avait rien prévu. Il écrivit sur son téléphone qu'il lui montra :

« Christina El-Morsi.

POURQUOI TU AS MIS DES STICKERS SUR MES ÉCRANS ?
»


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Christina El-Morsi
Jeu 1 Aoû - 15:31
Et toi, pourquoi tu refuses toujours de me laisser entrer ?

Elle attendait ici depuis une bonne heure, une heure, rien que ça ! Ce gosse n’avait aucune manière. Partir comme ça, sans rien lui dire, la laisser poireauter, comme si elle n’était qu’une vieille serpillère usagée. Il fallait vraiment qu’elle lui en touche deux mot.. ou qu’elle trouve son numéro de téléphone. Oui, avoir son numéro serait une bonne idée, elle pourrait ainsi débarquer chez lui comme la bonne amie qu’elle était. Pas question de partir, elle avait dit qu’elle viendrait après tout, et elle avait lu sur internet que les débiles aimait bien quand les gens tenaient leurs engagements. La violette ne comprenait pas vraiment, mais c’était wikipédia qui le disait. Wikipédia avait toujours raison. Alors, quand Numa avait pointé le bout de son nez, elle s’était sentie libérée. Enfin ! Enfin il arrivait ! Mais il n’avait pas l’air spécialement enchanté, et ça, ça lui déplaisait. Les débiles étaient pas censés aimer quand tout était planifié ? Merde, elle avait quand même fait des efforts.

Sans trop lui laisser le temps de réagir, et grâce à la rapidité que lui conférait l'intelligence artificielle, elle le poussa légèrement, enclenchant la clée, entrant chez lui comme si de rien n’était. Avisant le siège de bureau, elle ne se plaça pas dessus, comprenant que c’était un endroit un peu sacré, qu’elle avait pas le droit de salir. Même si ses mains étaient propres, et n’avaient jamais cessées de l’être. Numa était, sur bien des points, bien plus vieux, bien plus con qu’elle, c’était ce qui le rendait attachant… à sa façon. Christina ne savait pas vraiment pourquoi, mais elle avait envie de l'ennuyer. Bon, en essayant de lui éviter un court circuit quand même. Se retrouver avec un légume sur les bras, c’était hors de ses compétences. Et puis, c’était pas non plus comme si elle voulait s’en occuper. Un Numa déréglé, comme elle l’avait vu dans sa boutique quand le policier l’avait chargé, c’était beaucoup trop agaçant à gérer.

Non, il valait mieux rester gentil. Pour l’instant.

Bon, tu me fais un cappuccino ou tu restes sans bouger ?

Enlevant ses chaussures, elle sortit Ferraille de son sac à main, et le posa à terre, ou il commença à faire sa vie. Le caressant doucement, elle le vit ronronner, avant de sauter sur ses genoux pour réclamer toujours plus de caresses.

Quand on y pensait, cette situation était étrange. Que faisait une femme de vingt sept ans chez un enfant qui avait dix ans de moins ? Pourquoi restait-elle chez lui, sans demander la permission ? Que pouvait-elle attendre, quel était son but ? Voulait-elle le séduire, lui soutirer de l’argent ? N’importe qui aurait posé des questions indiscrètes, se serait dit que ce n’était pas une bonne idée de revenir, surtout si la personne en face ne semblait pas contente de le voir. Mais Christina n’était pas aussi réfléchie. Tornade vivante, elle arrivait, et défonçait tout sur son passage. Repartant parfois aussi rapidement qu’elle était apparue, laissant des questions, et quelques traumatismes.

La vérité, la vrai, l’unique, c’était qu’elle s’ennuyait. Que sa vie était tellement pourrie qu’elle avait besoin de mettre le souk dans celle des autres pour se sentir exister. De sa part, il n’y avait aucune intention de gentillesse, aucune once de bonté, tout n’était que calculs. Et peu importait que la personne en face soit handicapée. Enfin, tant que cette dernière n’aille pas mettre son nez là il ne devrait pas.

Alors, c’est quoi tes exercices de la semaine ?

Égoïste ou pas, elle n'oubliait pas le plus important. Le fait qu’ils tireraient surement quelque chose de bon dans cette relation tous les deux.
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Numa Maggiorano
Jeu 1 Aoû - 16:17




Christina & Numa
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Super-Caissire - dont le vrai nom était Christina - décida d'entrer d'elle-même ; c'était pour ça que Numa « refusait » de la laisser entrer. En réalité, il n'avait pas le temps de se prononcer qu'elle agissait par elle-même. Il regarda ses pieds, en se disant qu'il avait autant de caractère qu'une moule. Il rentra à sa suite, nerveux. Il referma la porte, il laissa son sac dans l'entrée, et il colla son dos contre la porte qu'il referma à clefs. Il tapota sa tête contre elle, en se balançant en avant et en arrière. Il ricanait, à chaque fois que la douleur se répandait dans son crâne. Bon sang, il agissait encore bizarrement. Peut-être qu'avec elle, il avait le sentiment de pouvoir se reposer. Les gens ne se doutaient pas de tout ce qu'il devait faire, afin de dissimuler ses angoisses, ses multitudes gestes étranges qui donnaient de l'expressivité à son corps. Son visage n'en aurait jamais, il resterait comme une tombe, les yeux vides. Mais lorsqu'il stimait, ou qu'il rentrait dans ses stéréotypies, Numa communiquait. Les choses nouvelles lui donnaient des bouffées d'angoisse, Christina apparaissait toujours dans sa vie, sans prévenir. Elle venait bouleverser son quotidien cadré, ces instants de bien-être où il se sentait en sécurité. Une tornade ? Un ouragan violet, de câbles et de tissus.

Numa cessa de ricaner, il se cogna brutalement la tête contre la porte. Il n'exprima pas la douleur, et il fixa Christina sur le côté. Il la voyait caresser le chatbot, et il l'envia un peu. Un jour, un psychologue avait émis l'idée à sa mère qu'un animal lui ferait du bien, mais elle avait stipulé que son handicap mental le rendait trop imprévisible pour les animaux. Peut-être avait-elle été jalouse de voir que chez l'une de ses amies, Numa ne refusait pas le contact du chat en train de se frotter contre ses jambes, alors qu'il s'exténuait à la repousser lorsqu'elle le serrait contre lui. Il répéta, en bégayant « capuccino », en continuant ses stéréotypiques jusqu'à ce que l'idée s'imprime dans son cerveau. Le jeune homme se décolla enfin, et il se dirigea dans la cuisine. Ouvrir le placard, prendre le mug Venom, le rincer. Le poser sur le plan de travail, se baisser, ouvrir l'autre placard, et prendre la boîte de capucino. Se relever, prendre une cuillère.

Ah.

Ne pas oublier d'allumer la bouilloire. D'ailleurs, la remplir d'eau. Voilà.

Des petites actions anodines qui lui bouffaient son temps. Mais au moins, Numa était un peu autonome, suffisamment pour vivre seul. Bien sûr, il y avait son tuteur ; il était trop idiot pour tout gérer lui-même. Mais cette semi-indépendance le rendait quelque peu fier. Emma aurait heureuse de voir ses progrès.

Christina El-Morsi, aka Super-Caissière. Assise dans le salon, avec son chat en ferraille. Elle avait été tétraplégique, ses parents la recherchaient depuis quatre ans. Numa ne mesurait pas l'impact que sa disparition soudaine avait creusé pour ses parents, il ne pouvait pas l'imaginer ; lui, se séparer de sa mère avait été la meilleure chose à faire. Enfin, c'était elle qui s'était séparée de lui. Numa versa deux cuillères dans le mug, puis il servit l'eau. Il remua la cuillère jusqu'à ce que la poudre cesse de former de la patte. S'il avait eu un implant, comme elle, sa mère aurait-elle fini par l'accepter ? Aurait-il pu se défendre contre ? Numa ferma les yeux. Ne pas se rappeler. Il ne pouvait pas en parler, et s'il ne pouvait pas, il devait passer à autre chose ; c'était ce que son psychiatre lui avait dit.

Un implant, et des super-pouvoirs. Se concentrer sur ce qu'il pouvait faire, plutôt que de se ce qu'il ne savait pas faire. C'était bien une phrase de valide, ça.

Numa revint dans le salon, sans regarder Super-Caissière dans les yeux, il déposa la tasse sur la table-basse. Cependant, plutôt que d'aller prendre place sur sa chaise de bureau, Numa s'assit près d'elle. Ses exercices du jour ? Coller des trucs moches avec des trucs moches. Ce fut ce qu'il lui écrivit sur son téléphone, et ce qu'il lui montra :

« Ils appellent ça de l'art-thérapie, c'est débile. En plus, les gens sur ces photos étaient vraiment moches, on aurait dit des masques de cire en train de sourire. »

Des expressions forcées qu'il n'avait pas reconnues. Numa n'avait pas précisé que c'était à son centre, puisque dans sa tête, Christina était au courant. Il ne pouvait pas se mettre à sa place, et penser qu'elle était venue sans savoir qu'il la ferait poireauter.

« Pourquoi t'es là ? »

Numa lui montra l'écran. Il détaillait sa bouche, le contour de sa mâchoire soulignée par son voile, le tissu en lui-même. Ses yeux descendirent sur ses épaules, puis sur ses mains. Ils remontèrent vers sa tempe ; c'était là qu'il avait vu l'implant. Ses vêtements cachaient le plus intrigant. Ce n'était pas tous ces artifices qu'il avait envie de voir, mais ce qu'elle cachait sous sa peau. Sans demander son autorisation, sans même demander, Numa posa la main sur son avant-bras. Peut-être pouvait-elle voir ça comme un progrès, dû à sa séance d'art-thérapie. Son contact était ferme, et doux. Quand Numa touchait, c'était jamais sans effleurer ; c'était ce qui lui était le plus douloureux. Non. Il posa les doigts sans caresse, sans frôlement, ferme. Il fixait ce qu'ils faisaient, sur ce qu'il sentait sous l'habit. Puis il agrippa le voile. Il frotta la texture entre l'index et son pouce, avant de le glisser et de lui dévoiler le visage. Ses affreux cheveux violets libérés, sa peau foncée recouverte de... Il n'avait pas fait attention la première fois, alors il posa la main sur ce qu'il voyait. Des veines violettes ? Il les sentit sous sa paume plus qu'il ne les regardait. Le corps blessé, paralysé, un cercueil de fils électriques. Une enveloppe de chair et d'artifice, animée par l'implant dont il rapprochait ses doigts graciles et tremblants.



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Christina El-Morsi
Jeu 1 Aoû - 17:27
T’as raison, ils sont moches. La prochaine fois, colle une photo de moi, ça améliorera la qualité du bordel.

Elle prit une gorgée de cappuccino. Le plus sérieusement du monde. Non mais sérieusement ? Pas étonnant que les débiles restaient débiles, à faire du collage toute la journée. Ils pouvaient pas leurs donner des cours ? Peut être pas un bac +15, mais au moins pour s’en sortir et trouver un vrai métier ? Parce que là, ça craignait quand même. Qu’elle école c’était au juste ? Christina était un peu outrée, puis elle se souvint qu’elle n’y connaissait rien.

Puis il lui demanda la raison de sa venue. Christina ouvrit la bouche pour mentir. Pour lui dire qu’il lui avait manqué. Mais ce serait un mensonge. Le peu de recherches qu’elle avait faite l’avait dissuadé de proférer des paroles qu’elle pourrait ensuite regretter. Alors, elle ferma la bouche, se concentra sur le cappuccino, toujours aussi bon, que lui avait fait son hôte.

J’sais pas, t’as pas une petite idée ?

Elle répondait à ses questions par d’autres questions. Pourquoi elle était la hein ? C’était une bonne question, et elle voulait lui laisser le privilège de découvrir qu’elle s’ennuyait. Qu’elle avait besoin de gens comme lui pour la sortir de sa vie sans saveur. Le gosse, contre toute attente, se plaça à ses côtés. La regardant assez fixement pour la mettre mal à l’aise. Il avait l’intention de lui roule un patin ou quoi ? Pourquoi il la regardait comme si elle était un morceau de steak ? Christina, par cette situation, fut plus interloquée que choquée. Merde, comment réagir face à ce genre de problématique ? Elle l’aimait bien, certes, mais pas dans ce sens la. Alors, quand il lui posa la main sur le bras, elle se décida à le repousser. C’était pas qu’elle n’aimait pas les jeunes adultes - ils étaient la plupart du temps mignons, avec leur expérience - mais lui, nan lui c’était juste trop bizarre.

Elle pouvait faire l’impasse sur les bruits étranges, sur le balancement en arrière. Elle se fichait même qu’il parle par l’intermédiaire de son portable, c’était pour dire. Mais le fait qu’il se précipite sur elle pour lui arracher son voile, pas question. C’était pas parce qu’elle était cool qu’elle allait laisser passer ça. Merde, un peu de considération ! Sans trop lutter, et avec une certaine confiance, elle laissa l'intelligence artificielle gérer le conflit.

Son visage devenant impassible, elle lui tordit violemment la main. Le forçant à se relever en même temps qu’elle, Christina lui mit un coup de poings dans le plexus solaire. Fort et rapide. Dans le même temps, elle lui fit une clef de bras, de manière à l’immobiliser sur le canapé. Mais elle se rendit compte que ça ne servait à rien, Numa était déjà assommé.

Merde.


Un peu paniquée, la violette chercha son pouls, ne respira qu’en le trouvant finalement. Regardant autour d’elle, elle replaça Numa sur son canapé. Comme si de rien n’était. Faisant les cent pas dans son appartement en attendant qu’il reprenne connaissance, Christina chercha des formulations pour s’excuser. Quand enfin, elle eut trouvé ce qu’elle cherchait, elle alla se chercher une chaise, et se plaça en face de lui. Non sans nervosité. Cherchant une carte dans son jeu de tarot divinatoire, elle lui plaça un as d’épée la poche de son jean, avant de replacer son voile. Ferraille sur les genoux, elle le vit commencer à reprendre des couleurs. Quand il ouvrit les yeux, elle lui balança son excuse en plein visage.

Hey, je sais que j’suis belle, mais on va se calmer deux minutes Casanova.

Bon, ça n’aurait pas dû être ça. Mais c’était la seule chose qui avait bien voulu sortir de sa bouche. Elle grimaça, elle était peut être trop fière pour s’excuser après tout. Il devrait s’en contenter.
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Numa Maggiorano
Jeu 1 Aoû - 17:51




Christina & Numa
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Bam. Coup de poing. Respiration coupée. Pas le temps de réagir. La douleur lui écrase l'estomac, Numa voit des papillons danser devant ses yeux - quels papillons ? C'était quoi ces expressions débiles, là ? C'était des lueurs, en train de clignoter. Il sent à peine l'angoisse remonter devant cet imprévu, qu'il perd connaissance. Que s'est-il passé ?

Le seul détail qui lui apparut net, ce fut l'espèce de vrombissement qu'il avait perçu, la couleur des veines de Christina qui s'était intensifiée. Puis, le coup était partit, Numa s'était mordu la langue dans la foulée. Il tomba net, avec la résistance au choc aussi épaisse que la carapace d'un escargot. Heureusement, ça ne dura pas longtemps, moins longtemps que son cerveau était resté déconnecté lorsque la police l'avait plaqué au sol. Il reprit connaissance, malgré tout, en aspirant l'air de toutes ses forces. Les papillons revinrent, la lampe au-dessus de lui agressa sa pupille. Il cligna des yeux, un son strident remplissait son oreille. Numa se redressa péniblement. Il avait mal au ventre, mais il ne fit rien pour arranger ça ; en fait, il n'eut pas de réactions. La douleur était là, à chaque fois que l'air rentrait dans ses poumons, mais il ne le signala pas. Ni par des mots ni par un geste. Sa main tremblait, tandis que son cerveau faisait le lien entre ce que Christina lui balança, et ce qu'il s'était passé.

Elle, belle ? Vraiment ?

Si Christina se trouvait belle, lui pouvait se vanter d'être un modèle de virilité. Casanova ? Comme l'auteur ? C'était pour se moquer de ses origines italiennes ? Pourquoi l'avait-elle frappé ? Numa ne comprenait pas la situation, et comme cela était source de stresse, il se balança d'avant en arrière sur le canapé. Il faisait ce qu'il pouvait pour reprendre sa respiration, mais il était certain qu'il aurait un superbe bleu, ou qu'elle lui avait cassé quelque chose. On pouvait le frapper pour toutes formes de raison. Sa mère l'avait giflé, Edwin l'avait agrippé une fois par les cheveux. Les autres gamins, c'était souvent des coups de manchettes-balayettes dans les couloirs, des coups de poing pour le maîtriser.

Pourquoi Super-Caissière l'avait frappé ?

Numa se releva en silence. Il ne lui répondit pas, et il se dirigea dans sa salle de douche. Il s'enferma à clef, et jeta un coup d'oeil au miroir. Tous les jours, dès qu'il y voyait son reflet, il se promettait de le décrocher. Souvent, il mettait une serviette dessus. Il ne supportait pas de se voir dedans. Son corps le dégoûtait profondément ; il était cassé et sale. Cependant, là, il avait besoin de constater la blessure, et il était hors de question qu'il montre plus que ses avant-bras à la furie dans son appartement. Il retira la serviette, et il enleva son sweat. Ses cheveux en bataille, il voulut les remettre correctement, mais il avait déjà assez mal comme ça. Il souleva son t-shirt, et il examina. Il avait un beau bleu, peut-être un hématome. Bon sang, comment allait-il expliquer ça, si on le remarquait ? Si on le remarquait.

Et Numa n'y comptait pas.

De toute façon, il y avait peu de chance qu'ils y fassent attention. Un bon point pour lui. Ce n'était pas si différent du lycée, quand il se faisait taper dessus ; tant que ce n'était pas au visage, c'était dissimulable. Numa remit son sweat, n'importe comment, et il jeta la serviette sur le miroir. Il déverrouilla la porte, puis il retourna dans le salon. Il se laissa tomber derrière son ordinateur, il ouvrit un traitement de texte, et il écrivit à Christina :

« Casanova est un auteur italien du 13e siècle. Je n'ai pas de liens de parenté avec lui.

Et je t'ai déjà dit que je ne te trouvais pas sexuellement attirante, ton violet te rend moche. Je ne sais même pas pourquoi tu dis ça.
Qu'est-ce qui t'as pris de me frapper ? Tu avais peur de devenir blanche et rousse ?
»

De mauvaise humeur, ça le rendait caustique.

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Christina El-Morsi
Jeu 1 Aoû - 18:44
C’est une expression pour dire que tu es un dragueur.

En parlant, elle se rendit compte de sa bêtise. Lui, un dragueur ? Elle avait plus de chance de faire parler une huître. Elle soupira, partagée entre la honte d’avoir mal comprit ses intentions, et le désespoir que lui apportait son comportement au quotidien. Comment lui parler avec des mots simples, pour qu’il ne prenne pas tout au premier degré ? Pour qu’il puisse comprendre, et qu’ils puissent ne pas plus s’embrouiller.

Excuses-moi, j’ai cru que tu essayais de copuler avec moi. J’ai pas trouvé ça génial, du coup, je me suis sentie obligée de t’ arreter.

Ca manquait de grâce, mais au moins, c’était efficace. Pratique, même si son amour propre avait du mal à s’en remettre. Elle fit craquer ses doigts, puis son cou.

En fin de compte, tu voulais juste observer ça. Négligemment, elle tapota son voile, la ou se trouvait ses implants. Mais je ne peux pas non plus te laisser les regarder.

Elle se leva, et lui tendit le chat robot pour qu’il le prenne dans ses bras. Plongeant ses yeux dans les siens - une seconde seulement, avant de détourner le regard pour ne pas l'intimider - elle lui adressa un petit sourire. Le genre de sourire triste, parce qu’elle savait que s’il fouillait trop, s’il faisait des gestes brusques en sa compagnie, elle pourrait lui faire du mal. Même en refusant d’être contrôlée, elle ne serait jamais que spectatrice dans son propre corps. Le consentement était un luxe qu’elle ne pouvait pas toujours se permettre.

Je t’aime bien Numa, ne me laisse pas l’occasion de te faire du mal.

Une phrase qu'elle n'avait prononcée qu'à demi-mot, comme si elle avait peur qu'il puisse réellement la juger si elle la clamait haut et fort. Le laissant prendre le chat, elle se décida à rendre plus joyeuse cette journée trop grise. Mais un peu gênée, elle ne savait pas vraiment quoi faire pour dénouer la conversation. L’ambiance était tendue, et elle ne savait pas trop ou se mettre. Frapper son hôte n’était pas ce qu’il y avait de meilleur pour briser la glace.

Hey, tu sais te maquiller ? Je pourrais t’apprendre deux ou trois trucs.
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Numa Maggiorano
Jeu 1 Aoû - 19:16




Christina & Numa
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Lui, un dragueur ? Christina l'avait bien regardé ? Elle pensait qu'il pouvait faire quoi avec son corps de cure-dent ? Oh... certes, il lui arrivait de se montrer enjôleur, lorsqu'il se faisait passer pour Miss Carolyne ou Monsieur D, même lorsqu'il faisait semblant de se faire passer sur une fille sur les MMORPG, afin de se faire offrir des objets, et de monter de niveaux plus vite. Numa l'observa en coin, silencieux. Donc, elle ne l'avait pas frappé parce qu'il la dégoûtait, mais parce qu'elle avait cru qu'il flirtait. Au final, il lui écrivit :

« Je crois pour que j'en vienne à draguer quelqu'un, il faudrait que je sois ivre ou drogué. »

Et puis, pour aimer la drague, il fallait comprendre l'implicite, jouer avec les sous-entendus. Bien sûr, Numa pouvait s'essayer à cet exercice, s'il ingurgitait un nombre suffisant de livres ou de comédies romantiques ; il singerait ce qu'il entendrait. Cependant, il préférait les films d'action, au moins, il ne s'ennuyait pas. Les films d'auteur, ou les films d'amour avec leurs passages de vingt minutes où les personnages se regardaient amoureusement... tombaient à plat. Numa cessa d'y penser, ses yeux suivaient le tapotement de Christina sur son implant. Il ne savait pas trop quoi faire du chat, il gardait les mains loin de lui. Le truc était trop stressant ; enfin, heureusement que ce n'était pas un vrai chat. Là, il se disait que ses réactions étaient plus ou moins programmées pour plaire aux humains. Et puis, pas besoin de le nourrir ni de faire sa litière. Il l'entendait ronronner, et il pensa que ça avait autant de valeur que les « je t'aime » de Tsun-Chan dans Doki Doki Waifu Simulator. Il aimait se leurrer, se bercer d'illusions, puis il se souvenait que c'était que des lignes de code.

« Pourquoi je n'aurais pas le droit de regarder ? Tu crois qu'un implant pareil pourrait me rendre normal ?

Je sais ce que tu étais. Avant eux.
»

Numa lui désigna son traitement de texte. Il était difficile de donner une voix à ce qu'il avait calpoter, difficile de voir qu'il n'y avait pas de mépris. Oui, il avait fouillé dans son passé, oui, il avait appris qu'elle portait aussi la même étiquette que lui. La différence, c'était qu'elle pouvait se croire normale. Marcher, courir, aimer, embrasser, courir et sauter.

« J'ai envoyé plusieurs mails à HumaNova, savoir ce qu'un implant pareil pourrait donner sur moi. Si on pouvait effacer la mémoire, à quel point ma personnalité pourrait changer.

Si ça me permettait de ne plus être ce que je suis. Débile, weird. Tout ça.
»

Ne jamais prononcé ce mot maudit, qui le caractérisait, de ses ongles jusqu'à la pointe de ses cheveux.

Mais aussi... si ça lui donnerait la force nécessaire pour se défendre. Si... un homme le plaquait contre son lit, en l'empêchant de se débattre. Attendre. Ne pas pouvoir exprimer la peur, la sentir arrêter les rouages de son cerveau, tout éteindre. Oublier. Jusqu'à ce que ça recommence.

« Tu m'aimes bien ???????????? »

Son index resta appuyé sur la touche, tant il fut surpris. Son visage restait apathique, mais le point d'interrogation suivait un autre point d'interrogation. Jusqu'à former une ligne de points d'interrogation, puis une autre s'ajouta. Il releva son doigt, et il se contenta de faire tourner la chose, ne lui exposait que son dos. Et la capuche qu'il rabattit sur ses cheveux roux. Gêné. Il tirait dessus, jusqu'à déformer son habit, sans bouger. Si ce n'était l'un de ses pieds qui tapait nerveusement contre le pied de la table. Je t'aime bien, ne me laisse pas l'occasion de te faire du mal. Je t'aime bien, ne me laisse pas l'occasion de te faire du mal. Je t'aime bien.

Ne. Me. Laisse. Pas. L'occasion. De. Te. Faire. Du. Mal.

Te faire du mal. Te faire du mal. Te faire du mal.

La douleur dans son ventre palpitait, son coeur frappait sa poitrine. Bam. Bam. Bam. Il allait défoncer sa capuche à force de tirer. Il allait paraître en plus étrange, alors qu'il recommençait à se balancer d'avant en arrière. Pas de bruit, pas cette fois ; Numa ne savait pas ce qu'il devait faire avec de telles émotions. C'était encombrant, il ne savait même pas ce qu'il ressentait. Par automatisme, il se contenta de bégayer ce que Christina lâcha, « je-je-je-connais de-u-deux-deux trois tru-trucs... » non pas pour se moquer d'elle, mais parce qu'elle venait de lui faire griller le cerveau.

De l'index, il tapota quelques mots sur son clavier, des phrases pleines de fautes et déconstruites.

« Non. Non. Non. Non. No.

Le maquillage. Artifice ridicule.

Tu n'en as pas besoin.

No.No.No.No.
»

Indifiniement, sans s'arrêter, dans un rythme et dans des sons qui lui étaient agréables.


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Christina El-Morsi
Sam 3 Aoû - 18:03

NON.
Il avait envoyé des mails à HumaNova.
Le petit con.

Christina se sentit pâlir, se liquéfier sur place, alors qu’elle assimilait les informations qu’il lui avait donné. Il avait envoyé des mails à HumaNova. Pour leur dire quoi ? Pour leur demander d’être normal, d’être comme elle. En cet instant, la violette eut pitié de lui. Une vraie pitié, de celle qu’elle n’aurait jamais aimé endurer. Qu’avait-il vécu pour vouloir ainsi tout effacer ? Pour tenter l’impossible, quitte à se faire attraper. Christina se sentit triste, un peu déboussolée, mais elle se reprit rapidement. Cela ne devait pas se voir, encore moins se savoir.

Tu crois vraiment que je suis normale ?

La violette comprenait sa démarche, mais elle ne la soutenait pas pour autant. Elle avait beau le traiter mentalement de débile, elle avait beau n’avoir aucune considération à son sujet, elle se sentait peinée d’avoir à vif les sentiments qu’il essayait d’exprimer. Elle avait envie de lui dire qu’il était débile, mais que c’était pas grave, que ce n’était pas ça qui comptait, mais elle voyait bousculé, au bord de la rupture. Remuer le couteau dans la plaie n’allait pas arranger les choses.

On me prenait aussi pour une abrutie. Mais tu ne l’est pas, pas plus que je ne l’étais à l’époque. La preuve, tu as tout de suite remarqué le plus important.

Alors elle lui avait parlé de son implant, avait désigné son voile, avant de lui dire de ne pas l’approcher. Cela n’avait fait qu’attiser le problème, et Numa était complètement parti en vrille. Bon, c’était pas génial non plus comme technique d’éloignement. En voyant son traitement de texte, elle vit qu’il plantait sur le fait qu’elle l’aimait bien. En quoi c’était étrange, elle ne viendrait pas ici sinon ? Il était sûr de ne pas être un peu débile ? Juste un peu ? Christina soupira, réfléchissant à ses mots, alors qu’en boucle, son téléphone causait des no, no, no.

J’en ai pas besoin, mais c’est ma manière à moi de me calmer. Un peu comme toi avec tes balancements.

Ouais, parce qu’il ne faisait que ça depuis tout à l’heure, et même si elle commençait à s’y habituer, c’était quand même stressant. Christina avait adoptée une voix un peu plus douce, allez savoir pourquoi. Sûrement pour tenter de le calmer, même si son ton restait relativement ferme, dans sa globalité. Ce gosse n'avait pas vraiment de chance d'avoir attiré son attention. Maintenant, elle avait une furieuse envie de le serrer dans ses bras.

Et ouais, je t’aime bien. C’est pour ça qu’il ne faut pas que tu manges d’autres mails du gouverneur. Merde, si tu broies des pancakes au papier aluminium je ne pourrais pas te protéger.

Allez savoir pourquoi, une partie de sa phrase fut censurée, retranscrite avec d’autres mots sans qu’elle ne s’en rende compte. Son cerveau faisant tout pour qu’elle ne s’en aperçoive pas elle même. La véritable parole étant qu’il ne devait rien faire de dangereux, et qu’il ne devait pas envoyer de mail à HumaNova. Sous aucun prétexte.
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Numa Maggiorano
Sam 3 Aoû - 18:52




Christina & Numa
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C'était pour ça qu'il ne fallait pas manger d'autres mails du gouverneur ? Numa s'arrêta, net. Son doigt resta au-dessus de la touche. Il ne cligna pas des yeux, il sembla même cesser de respirer. Deux ou trois secondes. si tu broies des pancakes au papier aluminium. Qu'est-ce que c'était encore, ce délire ? Christina se moquait encore de lui ? C'était des expressions ? Il tapa dans la barre de recherche de Google, mais il ne trouva rien. Il jeta un coup d'oeil à la jeune femme, semblant plus serein que lui. Il retourna son attention sur son traitement de texte. Quel était le rapport ? Il tira davantage sur sa capuche, en reprenant ses mouvements d'avant en arrière. Il était 18h12. Numa clapota sur son clavier :

« Pourquoi tu as cru que je voulais te draguer ? »

Comme si ces bouts de phrases, aléatoires, n'avaient jamais été sortis de sa bouche. Quoique Numa ne comprenait pas. Il était complètement perdu. Il lui désigna son traitement de texte, puis ses yeux glissèrent sur l'horloge de son ordinateur. Sans rien ajouter, il ouvrit un jeu. C'était peut-être une manière de fuir, ce « je t'aime bien », qu'il ne saisissait pas. Super-Caissière lui aurait parlé dans une autre langue, cela l'aurait moins déconcerté. Comment pouvait-on bien aimer les gens ? De la même manière que les personnes avec qui elle conversait sur Tinder ? Comment devait-il répondre ? Bien aimer, c'était de l'affection, n'est-ce pas ? Bon sang... Monsieur Goodman allait le faire chier, s'il lâchait un morceau aussi gros.

Pendant que son jeu chargeait, Numa ajouta sur le traitement de texte, qu'il déplaça sur un écran secondaire.

« Tu l'as dis toi-même, c'est complètement absurde. Je ne comprends pas comment tu as pu penser à un truc pareil.

Il faut nécessairement qu'il y ait de la drague entre un homme et une femme ?

C'est obligatoire ?
»

C'était ce qui lui était venu à l'esprit ; le jeune homme avait lu une fois que les amitiés entre les femmes et les hommes n'existaient pas. Qu'il y avait toujours — et forcément — une tension sexuelle entre eux. Et pourtant, dans son cas, rien ne bougeait dans son caleçon. Parce qu'il fallait évidemment une réaction physique, hein ? Et les tensions sexuelles entre un adulte et un enfant... pourquoi personne n'en parlait ? Sans doute parce que ce n'était pas normal. Numa était fatigué.

Il avait beau savoir qu'il devait suivre ce que racontait son carnet, rien ne stipulait que lorsqu'il avait un invité, il ne devait pas reprendre ses activités habituelles. À 18h23, il lançait une partie en joueur contre joueur d'un battle royal à la mode. Il fonctionnait toujours ainsi. Tout devait être planifié, au même titre que l'existence de Christina qui était planifiée par les scientifiques. Jusqu'à quel point ça allait ? Jusqu'à ses relations sociales ? Contrôlaient-ils aussi ce qu'elle disait ? Avec qui elle devait sortir ?

« Ça se passe comment lorsqu'on aime bien quelqu'un ? »

Écrivit-il en lançant sa partie. Là, Numa resta un peu dans sa bulle. Christina avait beau être là, le chat avait beau être sur ses genoux, ça n'avait pas d'importance. La luminosité de son écran était basse, les effets du jeu aussi. Pour autant, Numa avait beaucoup d'agilité. C'était un jeu en vue à la première personne, où on lâchait une poignée de personnages sur une île déserte. Au fur et à mesure que la partie avançait, la zone se réduisait. Le moyen de gagner ? Tuer tout le monde, et être le dernier survivant. Numa était concentré, ses genoux collés contre sa poitrine. Contrairement à la plupart des joueurs que son point de vue montrait, il ne cherchait pas nécessairement la bagarre. En réalité, chaque seconde était optimisée. Atterrir sur l'île, se mettre à un endroit afin d'observer ce que faisaient les autres, et vérifier où il pouvait chercher des armes. Ses doigts tapaient sur les touches à la vitesse de l'éclair, il ouvrait et il fermait les menus du jeu en moins d'une seconde tout en sélectionnant ses armes. Il n'était pas facile à suivre ce qu'il avait en tête.

Sa partie se déroulait bien. Il était arrivé plusieurs fois à surprendre les autres joueurs. D'ailleurs, le chat du jeu était inondé de messages, où il arrivait de se faire insulter. Il n'accordait pas d'attention à ça, car seule la victoire avait de l'importance. Au bout d'un moment, alors qu'il restait trois joueurs, dont lui, et que la zone se réduisait, il rentra dans une maison. Son personnage s'arrêta net, car lui, il avait entendu des bruits de pas. Il se cacha derrière la porte, et il abatte « DarthKevin666 » sans expression. Bien, au suivant, maintenant.



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Christina El-Morsi
Sam 3 Aoû - 19:42
Le mouvement. Tu as eu des mouvements entreprenants, enfin, de mon point de vue.

Bon sang, il fallait vraiment qu’ils reviennent sur le sujet ? Christina n’était pas du genre à se cacher, à avoir honte même, mais il fallait avouer que Numa arrivait souvent à mettre le doigt là ou ça faisait mal. Alors non, elle n’était pas vraiment embarrassée, mais bon sang, elle n’était pas non plus totalement à l’aise. Voyant qu’il s’était figé, qu’il avait besoin de plus d’explication sur le sujet, la jeune femme bailla. Voilà qu’elle allait faire l’éducation sexuelle d’ un gosse. Magnifique.

Ce n’est pas obligatoire, mais ne regarde jamais une femme dans les yeux en lui serrant le bras en te rapprochant doucement. Encore plus quand tu as un regard concentré. Ca m’a donné l’impression que tu hésitais à m’embrasser. Puis tu m’as arraché mon voile, et la, j’ai agis avec mon instinct.

Elle fit une pause, consciente qu’il fallait tout de suite poser des bases, pour éviter que cela ne dérape par la suite. Elle ne voulait pas de sentiments superflues, de la niaiserie, prétexte à l’imaginaire débridé d’un morveux en pleine puberté. La violette se refusait à lui donner de faux espoirs, si un jour cela lui prenait de vouloir plus d’elle. Elle tapait pas dans ces trucs là, oh que non. Les jeunots, elle était pas bien fan. Mais d’un autre côté, il semblait chercher des réponses. Voulait-il savoir ça parce qu’elle lui plaisait, ou parce qu’il lui semblait inconcevable qu’elle ne puisse pas l’attirer physiquement ? Merde, c’était si compliqué. Enfin bon, il disait qu’elle était moche, c’était déjà ça de prit. C’était quoi, au final, le but de cette conversation ? De cette réflexion ? Christina décida de ne plus réfléchir, et d’essayer de comprendre le gamin à la place. De répondre à ses interrogations, même si elle n’était clairement pas la personne la plus habilité à le conseiller.

Il n’est pas nécessaire qu’un homme et une femme se draguent Numa. Ya des gens qui aiment les personnes du même sexe, y’en a même qui n’ont aucune libido. Puis y’ a ceux qui essayent, qui voient que ça marche pas, et qui restent amis quand même. Ca dépend juste des gens. Moi, je sais par exemple que je ne coucherai jamais avec toi.

C’était leur troisième rencontre, et ils parlaient déjà de ça. Bon sang, si elle n’avait pas perdu la tête, elle aurait commencé avec ces paroles la. Comment pouvait-elle manquer autant de tact, avec un gosse déréglé qui plus est ? Parfois, elle se demandait si elle n’était pas juste folle à lier. Ils se connaissaient à peine ! Et pourtant, elle avait l’impression que ça n’avait aucune importance…

Quand il alluma son jeu vidéo, elle se décida à bouger du canapé. A se faire un cappuccino, puisqu’il semblait si occupé. De toute façon, elle ne savait pas quoi répondre à sa question. Quand on aime bien quelqu’un ? Elle même n’en savait rien. Soupirant, elle ouvrit grand placards et frigo. Ajoutant une bonne dose de lait dans sa boisson, et un sucre, histoire de dire, elle alla piquer des petits gâteaux destinés à être les goûters de son hôte, avant de poser ses fesses sur le rebord de son bureau, et de continuer à l’ennuyer.

Je m’ennuiiiiiiiie. Tu joues à quoi ?

Elle regarda de plus près, constatant qu’elle se faisait chier. Un bref instant, elle eut envie de débrancher son pc, elle fit d’ailleurs le tour de la salle pour trouver les prises, mais elle se ravisa bien vite. Au lieu de quoi, elle prit le livre d’exercices de Numa et regarda ce qu’il avait fait aujourd’hui. Il avait beau le lui avoir dit, regarder ces têtes de cires allait lui faire passer le temps. La trentenaire ne comprit pas vraiment ce qu’il nommait sans expressions, c’était des publicités quoi.

Putain, t’es vraiment pas doué, c’est moche ce que t’as fait !
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Numa Maggiorano
Sam 3 Aoû - 20:30




Christina & Numa
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Numa avait entendu Christina, mais il n'avait pas réagi. Il arrivait souvent qu'il perçoive le monde extérieur, les paroles, les contacts, mais que son cerveau n'y réagisse simplement pas. Et puis, remporter sa partie avait plus d'importance. Il continuait d'évoluer dans l'environnement du jeu, il faisait une sorte de cache-cache avec le joueur adverse. Il le faisait un peu tourner en rond, adoptant des comportements auxquels l'autre n'était pas habitué. Pourtant, il avait lu dans sa façon de jouer. Numa monta à l'étage de la maison, tandis que la zone en atteignait le jardin. Il fit sauter son personnage sur la commode près de la porte. Il n'avait plus de munitions, mais s'il se débrouillait, il pouvait porter le coup fatal avec son couteau. Il lâcha son arme au sol, devant le seuil de la porte. Puis, il sauta sur la porte. Il s'accroupit, afin que le modèle du personnage ne dépasse pas du décor. Là, il entendit les pas du dernier survivant, puis il le vit ramasser son arme.

C'était débile les jeux vidéos, un coup de couteau dans le dos tuait, alors qu'une balle dans la tête non. Il assassina l'autre joueur, tandis que l'écran affichait « victoire ». Il termina sa partie en écrivant « GG » dans le tchat, alors que des insultes fusaient. Une partie des joueurs le félicitaient, quand d'autres le traitaient de lâche.

Numa quitta l'écran du jeu. Il se tourna vers Super-Caissière en train de fouiller dans ses exercices du jour. Il la fixa sur le côté, jamais dans les yeux, et il tapota sur son clavier à son intention :

« Je déteste le lait. Mais ils en laissent toujours une bouteille. Tu as vérifié la date de péremption ? »

Numa en avait reconnu l'odeur. Il enleva sa capuche, et il tira sur ses manches en déformant son sweat. Il n'avait pas ouvert la bouteille, c'était un élément de décoration dans son réfrigérateur.

« Je jouais à un jeu. »

Merci, Monsieur Évidence. Numa coinça une main entre ses cuisses, puis il reprit la discussion comme si de rien n'était :

« Je sais que c'est moche. Je ne suis pas très fort pour les activités artistiques, le but c'était de mesurer les émotions qu'il y a sur ces visages. Mais ces gens, là, ils sont super moches. »

En vérité, le jeune homme trouvait peu de personnes réellement belles. Il devait avoir une certaine affection pour ça, sans doute. Il avait trouvé sa mère jolie, autrefois, mais à force, il la trouvait laide. Il avait trouvé Edwin séduisant, parce que c'était ainsi que les autres l'avaient caractérisé ; c'était probablement vrai. En vérité, il le dégoûtait. Et lui ? N'en parlons pas.

« Je voulais voir ton implant. »

Numa remontait en arrière. Quand il avait une idée en tête, il lui était difficile de passer à autre chose. Et puis, il n'avait pas l'occasion de discuter avec les gens, « normalement ». Il n'arrivait pas à comprendre pourquoi ça lui venait facilement avec Super-Caissière. D'habitude, il voyait les femmes comme des monstres à longues dents, avec des seins.

« Je ne parlais pas nécessairement de sexe, de personnes gays et compagnie. Enfin, pour que tu aies pensé que je voulais te draguer, c'est parce qu'il faut nécessairement qu'il y a ait une tension sexuelle entre les hommes et les femmes ?

Genre pour se reproduire. Et toutes ces conneries.

Je n'ai pas besoin de cours d'éducations sexuelles.
»

Numa avait dix-neuf ans. L'époque où il pensait qu'embrasser une fille pouvait la mettre enceinte était loin. Entre temps, il y avait eu Edwin.

« Je sais comment ça se passe. J'ai perdu ma virginité à treize ans. »

Très tôt, au lycée, Numa avait vu ça comme un avantage. Lorsque les garçons passaient leur temps à se traiter de puceaux, ou à demander s'ils avaient couché avec telle fille, s'ils avaient tenu assez longtemps... pour repasser sur lui en lui posant des questions humiliantes. En le traitant de tapette — en lui donnant l'image mentale d'une tapette à mouches —, jusqu'à ce qu'il dévoile que non, il avait dépassé le stade du puceau. Sans jamais parler vraiment de ce qu'il s'était passé. Comment aurait-il pu ?

« Et j'ai 1302 films pornographiques. Je suis rôdé. »

Est-ce qu'il fallait en être fiers ?


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Christina El-Morsi
Mer 7 Aoû - 0:40
Christina sentit le lait, ne renifla plus exactement. Mais son cappuccino n’avait aucune odeur étrange, la preuve que le lait était encore bon. Elle goûta du bout de la langue, pour tenter de déceler un problème, mais sa boisson semblait normale. Dieu merci. Bien sûr, c’était obligé que le gosse déteste le lait, pourquoi n’y avait t’ elle pas pensée, hein ? Et c’était qui ces Ils d’on Numa parlait. Lui aussi était surveillé ? Ce serait con qu’elle devienne proche avec une personne dont la mobilité était aussi restreinte que la sienne. Plissant les yeux, le fixant, elle se décida à lui poser quelques questions, des questions discrètes bien sûr.

Quand elle lui demanda pour son jeu, il répondit vaguement. Merci captain Obvious, elle avait pas deviné toute seule. Cela l’ agaça, et elle soupira bruyamment, avant de se concentrer à nouveau sur son cappuccino. Frapper le débile n’allait pas lui servir à grand chose cette fois. Et comme si ça ne suffisait pas, il reprit la conversation, comme si de rien n’était. Bah oui bien sûr. Parce qu’elle n’était pas la seule à essayer de noyer le poisson, sauf qu’elle, même si ça marchait pas, elle s’y prenait quand même mieux. Las de réfléchir, Christina décida de seulement se laisser porter par la conversation.

Et pourquoi ils sont moches hein ? Pourquoi on dirait des masques de cire ? Parce que leurs émotions sont figées sur du papier ? Mais dans ce cas, ça veut dire que toutes les publicités sont moches, non ? Dans ce cas, qu’est ce que tu trouves beau, toi ?

Ouais, elle était chiante, à s’improviser psy. Mais bon, merde, c’était la situation qui l’exigeait. Elle avait jamais demander à philosopher avec un débile, mais parfois, ça venait comme ça, sans qu’on ne demande rien. Visiblement, cet instant était ce genre d’instants. Mais déjà, il changeait à nouveau de sujet. Parlant de son implant, voulant le voir. Mauvaise pioche gamin, il allait devoir se casser les dents pour espérer pouvoir y retoucher.

Même pas en rêve.

S’il commençait à bidouiller le truc, elle allait à nouveau être handicapée, pire encore, ça allait lui griller tous les neurones. Pas question de prendre le risque, sans compter que son intelligence artificielle allait grogner, et certainement lui faire du mal. A nouveau. Pas question de prendre le risque, même pour lui faire plaisir.

Pas forcément, certains jeunes de ton âge ont les hormones en ébullition. Puis parfois, l’attirance ne se fait que d’un seul côté, même chez les adultes. C’est dur, mais on ne peut pas vraiment savoir avant “ d’essayer “. Voilà pourquoi je t’ai repoussé.

Elle but une gorgée de son cappuccino, et continua. Le dos dans le canapé, les jambes croisés car elle abordait un sujet qui lui plaisait.

“ Toutes ces conneries “ Numa, c’est la raison pour laquelle on se reproduit, faut pas confondre les deux. Après, tu n’as peut être pas besoin de cours sur le sujet, mais si tu as besoin de conseils… je suis la. Et va pas croire, les deux sont différents eux aussi ! Elle soupira. Ca va aller ou t’as besoin d’un exemple ?

Elle se tut en apprenant qu’il avait eut des relations sexuelles à treize ans. Lui ? Le zarbi, le chelou, avait perdu sa virginité aussi jeune ? Il ne semblait pas avoir de problème avec, mais cela dit, elle ne savait plus trop, les jeunes couchaient de plus en plus tôt, prenaient de plus en plus de risques. Mais quand même, lui, qui ne pouvait toucher personne ? Christina décida de ne pas y réfléchir, du moins, pas maintenant, et de caser cette information dans celles méritant un peu plus de recherches. Il lui fallait déjà son nom de famille à ce Numa, parce qu’elle n’avait rien retenu de ce qu’il lui avait dit dix jours plus tôt. Son nom, ainsi que son numéro de téléphone. Se levant, elle lui fit soudainement face. Autant y aller franchement. Sortant son téléphone, elle le lui tendit, sans lui laisser le moindre répit.

Enregistre ton numéro.
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Numa Maggiorano
Mer 7 Aoû - 1:16




Christina & Numa
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Numa répondit du tac au tac, autant que lui permettait le traitement de texte de son ordinateur, et ses doigts tapant sur le clavier. En même temps, il jetait des coups sur chacun de ses quatre écrans.

« Qu'est-ce qu'est le beau ? Qu'est-ce qui est beau par nature et qu'est-ce qui est beau par art ? Pour Hegel, le beau par art est au-dessus du beau par nature. Si tu te bases sur ça...

Bah. Les androïdes.

Ils sont parfaits. Ils sont conçus pour l'être, leurs visages, leurs corps sont symétriques. Ils n'ont pas d'acnés, ni les cheveux roux.

Si tu cherches le beau par nature, j'imagine que pour une femme de ton âge, un homme beau, c'est un type grand et musclé, avec la mâchoire et les épaules carrées. Donc mon contraire, si on suit cette définition, je n'ai rien d'un homme d'ailleurs.

Pour un mec, une belle femme, c'est des gros seins, un visage mignon, des hanches larges. J'ai lu quelque part que ça indiquait qu'elle ferait une bonne génitrice
. »

Numa était fasciné par les androïdes, et quand il voyait la technologie qui avait été employée sur Christina, il ne pouvait que voir l'avenir de l'humanité. Bientôt, les trucs, les machins, les choses telles que lui, totalement cassées, au cerveau à l'envers, laides, informes, n'auraient plus la place sur terre. Un jour, on saurait même détecter le gène de la débilité chez un foetus ; une mère comme la sienne aurait le loisir d'avorter.

« Je suis libre de faire ce que je veux de mes rêves. »

Ajouta-t-il par écrit. Il avait la tête rentrée dans les épaules, il se balançait doucement sur sa chaise. Il était stressé par la présence de Christie ; une femme, là, ici, sur son territoire. En réalité, au-delà de son genre, il y avait comme un intrus dans son cocon. L'entreprise pour laquelle il travaillait faisait partie de son quotidien, c'était son décor. Cependant, ses besoins étaient respectés, il était informé de toutes les visites, il savait quand les androïdes allaient débarquer lui déposer ses repas. Il était contacté par le directeur toutes les semaines, à la même heure. Cet homme avait compris que ça ne servait à rien les surprises pour lui, le sortir de sa « zone de confort » était contre-productif. Ce n'était pas ce dont il avait besoin.

« MAIS JE NE VEUX PAS COUCHER AVEC TOI OU T'EMBRASSER. TU DOIS ÊTRE PLEINE DE BACTÉRIES EN PLUS. »

Oui, Numa avait écrit en caps lock. Il ne saisissait pas en quoi il avait été entreprenant, pourquoi Christina s'était mis un truc pareil en tête. Il avait lu pas mal de choses sur les femmes, elles étaient complexes, et elles pouvaient dire « oui » quand elles hurlaient « non ». Il lui demanda alors le plus sérieusement du monde, après avoir réfléchi au fait qu'elles crachaient le contraire de ce qu'elles voulaient :

« A moins que c'est une façon de me dire que tu veux coucher avec moi ???

J'ai lu du Professeur Heartseeker que les femmes faisaient semblant de dire non. Donc j'aurais dû te coller ? Mais je ne veux pas coucher avec toi ! Déjà, t'es trop vieille et t'as pas d'assez gros seins.
»

Si Monsieur Goodman avait été là, afin de superviser l'évolution de sa (non)relation amoureuse avec Christina, il aurait sans doute recraché son café au lait. La franchise, c'était une qualité qui lui faisait défaut. Numa avait peut-être paniqué, il s'était retrouvé frustré que Christina imagine des trucs aussi faux. Bon, il ne la trouvait pas si moche, et ses seins, c'était difficile d'évaluer la taille quand on n’y connaissait rien, et que les vêtements cachaient. Il songeait juste qu'une jolie femme devait faire un bonnet D, plus petite que lui - il n'était pas très grand, donc c'était limité - et moins de cinquante kilos. Enfin, c'était ainsi qu'il avait évalué les données des consommateurs des sites pornographiques.

« Quels exemples ? »

Et puis, Numa avait lu assidument les livres du Professeur-sexologue-réflexologue-débilologue Hearthseeker, dans lesquels, le monsieur exposait des idées comme le sexe un peu forcé. Numa faisait tourner sa chaise, il avait à présent un genou collé contre la poitrine, l'autre pied au sol. Puis, Christina lui donna son téléphone, il la regarda, sur le côté. Il se contenta de fixer l'écran, sans réagir.

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Surnom : Numéro 2
Emploi/loisirs : Caissière
Portrait robot : ► Colle des stickers dans les toilettes des gens ► Glisse des portes clés dans les sacs des gens quand elle fait ses courses ► Donne des cartes du tarot de Marseille pour faire passer des messages ► A presque toujours un androïde chat dans son sac à main ► Parle la langue des donuts couramment ► Porte le voile
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Christina El-Morsi
Jeu 8 Aoû - 18:05
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Somewhere deep in the dark a howling beast hears us talk.


Putain, il la faisait chier.
Profondément chier.
Elle voulait le frapper.
Mais la dernière fois, ça s’était mal fini.
Alors elle hurla, jeta sa tasse de cappuccino contre le mur, la brisant en mille morceaux.

Putain mais tu me chier, bordel de putain de merde ! T’es qu’un petit con arrogant, retourne regarder tes pornos sur ton pc, fantasmer sur des milfs, parce que ça n’arrivera jamais, tu m’entends ? JAMAIS ! J’aime pas les débiles, vous me gonflez vous les handicapés ! C’est pas parce que je te parle sexualité que je vais m'abaisser à ton niveau, tu comprends ? Merde, j’ai des standards, et baiser un mineur en fait pas parti bordel de merde ! Des principes ! J’ai des principes !

En rage, Christina serra les poings. Donna un coup de pied à la table basse. Bon, le pied de cette dernière partit rejoindre son copain le mug au pied du mur, mais ce n’était pas vraiment important. Ce qui l’était, c’était que la table maintenant tenait sur un équilibre précaire. Elle ne s’était pas encore faite à l’idée d’être manchot, la pauvre. Puis, quand elle s’en rendit finalement compte, elle s’ écrasa à terre dans un bruit sourd. Presque au ralenti. S’en aurait été comique, si cela n’avait pas été la demeure d’un presque inconnu.

Une goutte de sueur perla sur le front de Christina, elle l’essuya, la regarda, avant de fermer les yeux. Bon sang, elle s’était emportée. Elle faisait quoi exactement ? Dans la maison d’une personne qu’elle ne connaissait pas, à faire peur à un gosse qu’elle venait de rencontrer. Car la violette ne se faisait pas vraiment d’illusions. Elle savait à quoi elle ressemblait en ce moment. Un Hulk sans le vert, un monstre cyborg sorti d’on ne savait ou. Bon sang, où était passé son éducation ? En un instant, elle avait tout envoyé voler, littéralement.

D’un geste brusque de la tête, elle regarda le mur. Elle regarda l’impact que le lancer de mug avait fait, il était d’une dizaine de centimètres de diamètre. Les morceaux eux, étaient par terre, éparpillés. Soupirant bruyamment, elle décida de se rasseoir. De toute façon, elle ne pouvait pas faire grand chose d’autre. Passant la main dans ses cheveux, un peu penaude, elle se calma comme elle s’était emportée, croisa les jambes comme si de rien n’était. D’une voix calme, elle continua.

La, c’était le moment ou je te disais gentiment que tu me les casses avec tes questions à la con. Je suis désolée de m’être emportée. J’ai rien contre les handicapés.


Elle tapota contre sa cuisse. Se demandant sincèrement qu’elle était la suite du programme. La logique voudrait qu’elle parte, même si ses sentiments lui indiquaient le contraire. Bon, elle décida de suivre la logique, elle avait fait trop de mal autour d’elle pour le moment. Il vallait mieux fuir le théâtre d’opération. Prenant son téléphone et son chat, elle se leva pour partir.

Je suis désolée pour le mug, et la table. Je te te les ferai remplacer.

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L'Archiviste
Dim 11 Aoû - 13:05
RP CLOS

Christina vient rendre visite à Numa, mais leur entrevue se passe mal. Suite à ça, la jeune femme décide de partir. Point important : elle a cassé son mug Venom : (
Suite : Outta My {M I N D}
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