Time is a drug. Too much of it kills you. [PV Yemeth]
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Milan Horvat
Dim 11 Aoû - 21:34
Lundi, jour favori.

Lundi, jour béni.

Lundi, jour de congé ! Milan s'étira dans son lit sous son drap, heureux de laisser le soleil réchauffer son corps. Un coup d'oeil sur son réveil lui indiqua qu'il était tout juste sept heures. A force de se réveiller tôt, les grasses matinées étaient devenues une chimère dont la peuplade parlait en rêvant. Il s'entraînerait plus tard. Et il y avait aussi son oppresseur à accueillir... Oh, il était large, il avait tout son temps... Il s'installa plus confortablement encore dans son nid, cachant ses yeux de la lumière, poussant un soupir de contentement. Oui... Il avait tout son temps...

- Merde ! - s'exclama-t-il en bondissant de son lit, désorienté et confus, affolé par le bruit strident qui avait déchiré l'espace de son appartement.

D'un pas léger, évitant encore d'appuyer son poids sur sa cheville blessée il y a trois jours, il se dirigeant vers sa porte d'entrée. Pour le principe, il regarda par l'oeilleton de la porte, y trouvant un visage devenu terriblement familier. Il soupira, mi-exaspéré, mi-amusé. Toujours fidèle au poste, hein ? Si cela n'avait pas été impossible, il aurait parié que cet androïde s'était amouraché de lui. Sans réfléchir davantage, oubliant qu'il allait offrir à son voisinage la vision de son corps en simple caleçon, il tourna la clé dans la serrure.

La porte à peine ouverte, il fut submergé par un flux de paroles, comme il s'y attendait. Il le laissa faire, s'appuyant nonchalemment contre l'encadrement de la porte. Les rayons de soleil avaient forci, il devait être... dix heures peut-être ? Milan se frotta le cou machinalement, ne cachant pas son sourire face au délire dans lequel partait Yemeth. Au début, il en était tellement sidéré qu'il le laissait parler dans le vide. Maintenant... Eh, il rentrait dans le jeu. C'était quand même bien plus amusant de participer.

- Hum, pas en pancake, plutôt en medenjaci, mon p'tit sucre. J'suis pas encore assez canadien, faut croire. - il lui offrit un sourire canaille et posa une main sur son coeur, mimant l'amoureux transi. - Je n'ai malheureusement que mon vélo pour porter tes fesses devant le soleil couchant, et c'est un peu tôt, mais je te promets de me rattraper avec le roulage de pelles. J'suis plutôt doué.

Il lui tapota le torse en haussant les sourcils d'un air entendu, puis s'écarta finalement de son entrée pour le laisser s'avancer. Comme un enfant, il en profita pour lever sa jambe et montrer fièrement sa cheville bandée. Oeuvre de la drôle d'infirmière en rouge et aux oreilles de renard.

- Eh, regarde mala majka, ça va mieux !


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Yemeth
Dim 11 Aoû - 23:13
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Une chance qu'il n'ai pas été programmé pour être Nanny, sinon la vision de Milan en caleçon l'aurait outré! Fort heureusement Yemeth délaissait même ses côtés maniaques, déjà habitué. Habitude prise rapidement. Plus qu'un devoir ou un réflexe, c'était devenu une routine. La porte refermée derrière lui, son vis-a-vis lui montrait sa blessure de guerre... eh bien, guérie?

- Parfais! Je t'avais bien dis que tu te remettrais vite sans forcer dessus!

Une mimique, un large sourire.

- Je vais préparer du thé. Ou, un chocolat chaud peut être? Je te rejoint pour Hopsi ensuite!

Yemeth se débarrassait de sa veste, qu'il laissait sur le dossier d'une chaise avant de remonter ses manches jusqu'à ses coudes. La dernière remarque de son ôte lui étant resté a l'esprit, il se sentait obligé d'y revenir en haussant le ton, histoire d'être certain qu'on l'entende:

- Ah! Pour ta gouverne: tu ne me battras pas a ce jeu là. J'embrasse comme un dieu.

(theme)

Ou comme un monstre, si l'on se référait a certaines oeuvres. Car oui, en fin de compte Yemeth tenait davantage du monstre plutôt que de l'Homme. Il n'est pas doté d'émotions humaines, son apparence est particulière et n'entre pas dans les normes, a moins d'être considérée comme du cosplay, ce qui n'est pas le cas. Il peut être effrayant et a su se faire haïr par son concepteur. En somme, la définition de "dieu", il en est loin! Quoique, sans doute la perception de chacun peut changer l'ensemble quand on sait qu'il existe des gens capables de s'enticher de monstres marins.

- Tu devrais au moins enfiler un t-shirt pour ne pas attraper froid.

Tant mieux, Yemeth n'est pas un monstre marin.

- A en juger par ta tenue inexistante je dirais que, première hypothèse: tu m'attendais dans ton lit. Deuxième hypothèse: tu viens de quitter ton lit et tu n'as encore rien mangé.

Un regard amusé. L'autre, a déterminer.

- Bien. Je te fais donc un petit quelque chose? C'est mauvais de démarrer la journée sans rien avoir dans le ventre.

C'était plus fort que lui. C'était encré en lui. Là où d'autres robots se seraient arrêtés, lui continuait, persuadé de ne faire que ce pourquoi on l'a conçu. Quand est-ce qu'il s'en rendra compte? Il aime rendre service c'est vrai. Mais où s'arrête ce service? Il serait temps d'y songer plus tard.

Pour le moment, se concentrer sur le plateau qu'il tenait. Yemeth y avait déposé deux tasses. L'une pour Milan bien sûr. Quant à celle de trop, elle serait pour lui. Là encore il s'agissait d'une bête attention. Une tasse vide censée donner l'illusion de participer a quelque chose. L'idée lui est venue il y a longtemps: un jour voulu qu'on lui fasse une remarque froide, sèche. Le fait qu'il ne boive ou ne mange rien était perturbant pour certaines personnes. Depuis, il place généralement un couvert supplémentaire.

- Attention, c'est chaud.

L'androïde déposait le plateau tout en prenant place devant la machine encore en travaux.

- Dis moi, tu as au moins réfléchi aux conséquences? Tu sais, ce n'est pas rien comme projet..



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Milan Horvat
Lun 12 Aoû - 22:04
Curieux, comme on s'habitue vite aux choses. Ou plutôt aux gens. Comment considérer Yemeth comme seulement une chose ? Son programme le rendait tellement vivant, tellement unique, qu'il était impossible de ne le voir qu'en ordinateur à l'allure humaine. Milan s'était déjà habitué au sourire plein de dents de l'androïde et ses yeux rouges, y trouvant même un certain réconfort. Contrairement aux yeux humains, qui cachaient toujours un secret, un jugement, une douleur, ceux de Yemeth, ces multiples petites iodes, le regardaient avec affection. Comme ceux de Mickey, qui ne s'était jamais moqué ou énervé directement contre lui.

C'était peut-être pour ça que cet androïde était entré aussi vite dans ses bonnes grâces.

Ce dernier étant maintenant à l'intérieur, Milan referma la porte, admirant comme celui-ci s'appropriait les lieux à peine arrivé. Il choisit le thé, bailla, puis s'étira, pour mieux se figer en plein geste à la réponse de l'autre. Comme un dieu, hein ?

- Tu t'fous de ma gueule ? Embrasser, c'est pas cogner deux bouches ensemble, moj mali šećer. - se moqua-t-il en attrapant une de ses chemises hideuses qu'il avait porté la veille. Yemeth avait plié et rangé ses vêtements, agrémentant cette tâche de nombreux commentaires... colorés. La remarque suivante le fit rougir jusqu'aux épaules, et il resta là, à balbutier, incapable de trouver la remarque sarcastique capable de clouer le bec à cet étrange oiseau.

Embarrassé, il lui tourna le dos et partit dans sa chambre chercher un short. C'était ridicule de se sentir gêné pour si peu, pour une remarque un peu en dessous de la ceinture, mais il n'y pouvait rien. Aborder ce sujet, ça restait désagréable. Les images que faisaient naître ces mots dans son esprit lui donnait un goût amer dans la bouche, rendait sa gorge sèche, son estomac noué. Tout ça pour une blague idiote. Ridicule.

Il perdit un peu de temps à choisir ses accessoires, enfilant bagues, ceinture, boucles d'oreille, puis se résolut enfin à quitter sa tanière. Il fut accueilli par un plateau composé de sa tasse de thé, de tartines de confitures et, chose étrange, d'une autre, vide. Yemeth s'obstinait à ajouter une tasse, il ne comprenait pas pourquoi.

- Pour toi ou pour moi ? - s'amusa-t-il en pointant du doigt la tasse vide. Il lui tira la langue et saisit sa tasse, soufflant dessus pour la refroidir.

Yemeth s'était éloigné pour se placer devant Hopsi, en veille. Le fury semblait ressentir une curieuse fascination pour son confrère. Comme si la perspective de triturer ses programmes le rendait un peu responsable de lui aussi.

En sirotant le thé, Milan vint se placer à côté de Yemeth, observant également le robot endormi, réfléchissant à sa réponse.

- Je sais ce que je fais, c'est pas illégal. On installe juste un programme d'apprentissage autonome, pas un code outrepassant les lois de la robotique. Hopsi ne représente un danger pour personne. Sauf pour mon pc, si ça crâme. - il donna un coup de coude à Yemeth, lui offrant un sourire confiant. Puis t'es là pour m'assister, moj mali šećer. Tu veux qu'on s'y mette dès maintenant ou j'ai quand même le temps de manger mon p'tit-déj' ? J'ai un estomac moi. Attends.

Il passa dans le dos de Hopsi, ouvrit d'une simple poussée dans le haut de sa nuque son panneau d'accès et le ralluma. L'androïde cligna plusieurs fois des yeux puis sourit à son confrère de façon polie et respectueuse, lui demandant déjà ce qu'il pouvait faire pour lui. Milan reprit une gorgée de son thé avant d'esquisser un geste permettant à Yemeth de faire ce qu'il voulait. Ceci fait, il retourna vers le plateau et s'empara d'une des tartines, mordant dedans avec appétit, observant les deux robots.


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Yemeth
Lun 12 Aoû - 23:06
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Chaque fois que Yemeth le taquinait un peu sur ce sujet, Milan se braquait plus ou moins selon le sous-entendu. Déjà, évidemment qu'il ne confondait pas "embrasser" avec un simple petit "bisous" de midinettes. L'androïde a dû déjà faire quelques petites choses que l'humain n'imaginerait probablement jamais. Par ailleurs, il décidait de ne pas y revenir pour ne pas lancer un sujet s'avérant potentiellement problématique. Concernant la remarque a propos de la tenue inexistante, c'en était une autre. Difficile de le comprendre, ce pauvre garçon. Un coup il joue le jeu, un autre il esquive en prenant une teinte rouge vif. Pour jauger il faudrait se référer a la couleur de ses joues, donc?

Ce n'est qu'une fois Hopsi allumé que Yemeth pu enfin complètement oublier ses habituellement obligations. Presque.

- Ne t'inquiète donc pas, gaufrette. J'aurais de quoi m'occuper.

A peine eut-il tendu le bras qu'il se stoppait, pensif.

- Milan? Ca reste tout de même important, je pense. Tu sais.. si il développe vraiment une conscience... avec un monde qui refuserait de l'intégrer comme être vivant mais plutôt comme outil.. met toi a sa place? Tu te sentirais parfaitement libre?

Pour sa part c'était tout réfléchi. Depuis toujours. Il a été fabriqué pour ça. Absolument toutes ses pièces ont étés assemblées dans l'idée d'en faire un parfait outil. Des lignes complètes de codes ont étés entrées, insérés, vissées dans ce qui lui sert de crâne, pour qu'il soit ainsi. Il leur est entièrement dévoué et espère l'être tant qu'il sera fonctionnel. Mais.. pour les autres? Il a conscience qu'eux ne sont pas lui, que certains peuvent avoir une façon différente d'aborder cette réalité, quand bien même la logique voudrait qu'ils soient tous bien obéissants. Yemeth est le premier a craindre de développer une émotion similaire a la peine. Le fait de s'en voir doté contre son gré, ça l'emmerderait profondément.

- Gaufrette, je suis ton assistant pour une durée qui touche a sa fin.

Une autre réalité.

- Tu sais.. j'ai beaucoup a faire.

Un haussement d'épaules.

- Je n'étais là que le temps que tu te remette, et visiblement ta cheville se porte bien mieux, tu sauras te débrouiller maintenant.

Il cherche l'excuse. La plus solide, de préférence.

- Je suis censé aider la famille que je sert. Pour ça, j'accepte des petits boulots, tu sais, pour une petite paye. Si je passe tout mon temps ici je ne servirais plus a rien. Ou du moins, je ne remplirais plus les fonctions pour lesquelles j'ai été programmé a l'origine. Tu comprends?

Ce n'était pas une question. Pas vraiment.

- Bon! Tu la finie ta tartine, ou tu comptes l'admirer encore longtemps! Il nous reste juste l'après midi pour tripatouiller ce charmant Horpsi!

Changement de sujet.



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Milan Horvat
Mar 13 Aoû - 9:34
« C'est étonnant, qu'il soit si inquiet… Est-ce que ça fait partie de sa programmation ? S’inquiéter pour les conséquences des actions humaines ? Ou c'est juste qu'il doit se soucier de tout et chacun, même de ses congénères ? Et pourquoi s'inquiéter en particulier de la joie de vivre de Hopsi ? »

Milan mâcha lentement sa première tartine, notant de penser à le remercier pour cette attention tout en continuant son raisonnement. Yemeth qui se souciait de la place qu'occuperait Hopsi, viendrait-il à développer une conscience, à rejoindre le rang des fameux artilects… C'était bizarre, non ? La question ne s'articulait pas autour de ce qu'en penserait la société, mais ce que pourrait ressentir Hopsi de son rejet. Pour un robot conçu pour servir la société humaine en priorité, ce n'était pas une drôle de préoccupation ? Que son copain soit heureux une fois conscient des chaînes qui l'emprisonnaient ? Le plus étrange, c'était qu'il lui demande de se mettre à sa place. De s'imaginer rejeté par la société.

Il n'avait pas à se l'imaginer, il savait déjà ce qu'on pouvait ressentir de cette mise à l'écart. Mais Yemeth ? Un robot prévu pour servir de majordome ? Que pouvait-il savoir exactement de la notion d'abandon pour ainsi s’inquiéter pour Hopsi ?

Le robot rouge n'avait pas fini avec son réalisme dérangeant, abordant maintenant le désagréable sujet de leur séparation. Il savait qu'il avait d'autres obligations plus pressantes que de lui servir d'assistant, mais se le voir confirmer n'avait rien de réconfortant. Il fut tenté un instant de lui proposer de le racheter avant de se raviser, ne sachant pas comment l'androïde le prendrait. Il semblait tellement loyal à sa famille qu'il pourrait peut-être voir cette offre comme une insulte.

Le garçon engloutit sa tartine puis tourna le dos à son compagnon, partant ouvrir un tiroir de sa cuisine. Dedans, il y trouva son porte-monnaie et en tirant les coupures qu'il avait retiré la veille en prévision de ce moment. Il avait fait le compte, s'était renseigné sur ce que gagnait un technicien de surface et une aide à domicile de l'heure, s'était rendu compte du cadeau énorme que l'androïde lui avait fait sans s'en rendre compte. Il n'était pas Crésus, mais il comptait bien remercier Yemeth.

- Avant qu'on s'y mette, prends ça. – déclara-t-il d'un ton ne souffrant aucune contradiction en lui tendant les trois cents dollars. Il se racla la gorge pour se donner une contenance et se justifia tout de même. - Ma mère disait que tout travail mérite salaire, et Dieu sait que s'occuper de moi, c'est du boulot !

Il hocha la tête, puis décida de manger l'autre tartine. Après l'avoir mis dans sa bouche, il partit à la recherche de son ordinateur, s'essuya les mains sur sa chemise, puis l'alluma. Il reprit la tartine, mâchant sa bouchée en attendant que le pc démarre correctement.

- Tu sais que tu peux repasser quand tu veux, hein ? – dit-il d'une voix légère, cherchant à diminuer la tension dans la pièce. - Et je ne dis pas ça pour que tu viennes me faire le ménage à ma place.

Mine de rien, son interrogation concernant Hopsi l'avait intrigué. Yemeth semblait être encore plus particulier qu'il ne le pensait. Il décida de voir jusqu'où allait son inquiétude concernant le possible triste sort de Hopsi suite à leurs modifications.

- Concernant Hopsi… Au pire, il est détruit, comme tous les autres individus rejetés. Personne n'est parfaitement libre, Yemeth, même pas les humains. Est-ce qu'il ne vaut tout de même pas mieux de s'en rendre compte ? Après on arrive aux traditionnels questionnements du « pourquoi je suis ? », mais Hopsi aura le temps avant de se perdre dans un gouffre existentiel. Qu'est-ce que tu en penses ? – il le fixa droit dans les yeux, très sérieux – Qu'est-ce que ça t'inspire ?


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Yemeth
Mar 13 Aoû - 14:13
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(theme)

Tout juste après la piqûre de rappel, Milan s'est levé sans un mot.
Merde.
Il l'avait vexé? C'était une possibilité après tout. Quoique. Entre deux humains, oui? Mais lui. Il n'est qu'une boîte de conserve jetable. De toute façon il était prévu dès le départ qu'il ne fasse pas ami-ami. Yemeth n'eut finalement pas a s'en faire longtemps puisque son ôte revenait déjà.
Quoi?
Il le payait. Pourquoi donc? Pour avoir juste fait un peu la poussière, rangé a la hâte, veillé a ce qu'il ne fasse pas l'andouille avec sa cheville foulée? Il le payait pourquoi, bon sang? Pour l'avoir un peu embêté, pour lui avoir rappelé que hey. Il n'est là que parce qu'il devait en être ainsi. Ca n'était ni par amabilité ni tant par libre arbitre.
Quoique.
L'androïde était resté silencieux, encore après que l'homme ai fini de l'interroger a propos d'Hopsi. Les billets s'étaient retrouvés dans sa main sans qu'il n'ai a les prendre. Il est censé faire quoi là? Accepter sans broncher? Tout lui rendre? Dans les deux cas le choix ne lui conviendrait pas. Son regard se plantait dans celui de son vis-a-vis, comme s'il allait lui permettre de trouver une réponse, une solution magique. N'importe quoi.
Il faudrait vraiment régler ce bug. Ca devient envahissant. C'est dérangeant.
Ce n'est pas dans ses habitudes. Il doit réagir.

- Miles, gaufrette. Je suis soldé aujourd'hui.

Son sourire se dessine a nouveau sur un visage a nouveau aussi lumineux que les jours précédents. Yemeth range cent dollars dans sa poche, puis rend le reste. Ce serait une raison pour revenir?

On sait tout les deux que si je viens, ce sera en portant un tablier nounours pour te mijoter des petits plats et te gronder pour que tu ranges ta chambre.

Dit sur un ton léger, humoristique. Véridique.

- Pour Hopsi j'imagine que tu as raison. Mais ça ne mérite pas un peu réflexion? Avec le temps les choses évolues qu'on le veuille ou non. On peut perdre le contrôle petit a petit sans s'en rendre compte. Ca ne deviendrait pas un problème que ta création devienne.. disons.. le prochain Freddy Krueger?

Peu de chances que ça arrive, mais l'exemple serait assez frappant.

- Il arrive qu'en voulant faire une chose précise le résultat puisse s'avérer différent de nos attentes.

Il se rend compte qu'il se concentre un peu trop sur ce point.

- Enfin, je dis ça a titre de prévention. C'est ta boîte de conserve. Je ne suis que l'assistant ~



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Milan Horvat
Mar 13 Aoû - 22:09
Eh bien, ça, il ne s'y attendait pas. Milan observa le robot ranger cent dollars seulement dans une de ses poches pour ensuite lui tendre le reste, refusant avec humour de tout prendre. Est-ce qu'un robot pouvait faire preuve de retenue ? Il était censé tout prendre, parce que tel était le désir de l'humain qu'il avait en face de lui. Et voilà qu'il lui rendait deux cents dollars ?! Milan fronça les sourcils et ne fit pas un geste pour récupérer l'argent pendant que Yemeth répondait à son interrogation. Hors de question qu'il retouche à ces billets.

- Eh beh, il faudra que je lui fasse mater des films, à l'assistant, parce que Freddy, c'est un cauchemar, pas une réalité. C'est plutôt Michael Myers qu'il faudrait citer pour ce cas de figure. – il se tourna vers l'ordinateur, cliquant sur le logiciel qui lui permettait de modifier aisément le programme de Hopsi pour le lancer. - Rappelle-moi de ne jamais acheter de masques, j'ai pas envie d'avoir une crise cardiaque en me levant en pleine nuit et en tombant sur Hopsi en portant un.

Le programme lancé, il écarta gentiment de son chemin Yemeth pour pouvoir connecter un cable USB à l'autre robot, toujours souriant. Il ne put s'empêcher de sourire face aux différences entre les deux apparences. Le caractère de Yemeth faisait qu'on oubliait qu'il s'agissait d'un robot, malgré son extérieur déjanté. L'apparence de Hopsi faisait illusion jusqu'à ce qu'il ouvre la bouche pour demander en quoi il pouvait être utile. Même si Hopsi ressemblait à un humain, c'était avec Yemeth que Milan préférait passer son après-midi.

- Je t'ai déjà dit qu'Hopsi n'avait absolument aucune personnalité encodée à la base, pas vrai ? Tout ce qu'il sait faire aujourd'hui de plus, c'est grâce aux lignes de codes que j'ai rajoutées. Et tu vois, ça se passe toujours très bien. Je ne vois pas comment je pourrais perdre le contrôle, j'ai le tableau de bord de mon côté. - il revint vers l'ordinateur et hocha la tête d'un air satisfait en voyant les lignes de code s'afficher correctement. Alors, alors, programme d'apprentissage.exe... - - Et quand bien même il apprendrait plus vite que prévu, ça serait cool. Je pourrais lui demander ce qu'il pense des tatouages et enfin trancher le dilemme. Tigre ou dragon ? D'ailleurs, Yem', tigre ou dragon ?

Mentionner ce tatouage raviva le souvenir d'Anna, toujours ravissante, toujours mesurée, toujours aimable. Ses yeux bleus et ses taches de rousseur lui apparaissaient quelques fois, dans ses rêves. Elle avait choisi dragon, il avait osé lui dire qu'elle le faisait penser à un phénix. A chaque fois qu'il y pensait, il se traitait d'imbécile. Quelle comparaison clichée ! Mais ça avait eu l'air de lui faire plaisir... Peut-être qu'il devrait lui envoyer un sms, prendre son courage à deux mains pour l'inviter quelque part... Hum. Peut-être. Il y réfléchirait après s'être occupé d'Hopsi.

Ayant trouvé le programme qui l'intéressait, il prit une inspiration pour se donner du courage. En expirant, il lança l'installation en appuyant sur la touche "entrée" de manière dramatique, puis se tourna vers Yemeth, attendant sa réponse. Il devrait peut-être lui expliquer ce que représentait chacun de ces animaux ? Non, il préférait que l'androïde lui donne sa réponse sans être biaisé, sans chercher à lui donner la réponse qui lui plairait à lui.


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Yemeth
Mar 13 Aoû - 23:17
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Après avoir discrètement posé le reste de billets dans le dos de Milan le temps que ce dernier fasse ses vérifications sur son pc, Yemeth reprenait naturellement le cours de la conversation. Du moins, il écoutait sagement, puis se plongeait un peu dans ses pensées. Si l'on pouvait dire ça ainsi. Disons plutôt qu'il trifouillait sa mémoire a la recherches de pistes qui lui permettraient de mieux aborder le sujet.

- Il ne sera jamais trop tard pour une leçon de cinématographie, si le pauvre Hopsi ne fini pas par hanter nos cauchemars après nous avoir assommé a cause d'une erreur de codage, hm?

Ce n'était nullement une accusation. Juste une petite référence au jour précédent. La machine avait été amenée a faire une action et avait fait l'exact opposé a cause d'une faute d'inattention. Fort heureusement, c'est Yemeth qui en a pâti.

- Pour le moment, oui. Mais plus tard? Tu es trop sûr de toi, fais attention avec ça.

L'androïde avait prit un ton plus sérieux. Sérieux qui disparu a l'écoute d'une étrange question. Tigre ou Dragon? Quel rapport avec l'activité actuelle? L'humain semblait pensif. Un souvenir?

- La logique voudrait que je choisisse un semblable félin, je suppose.

Damn. La logique lui ferait défaut pour une fois.

- J'ai envie de répondre dragon, pourtant.

Bizarre bizarre pour une machine. Yemeth se senti curieusement mal. Un poil nerveux peut être aussi. Etait-il censé répondre de la sorte? Ce n'est pas habituel. Pas habituel du tout. Il y a un manque. Non. Un trop. Un truc en trop.

Il allait ajouter quelque chose par réflexe, mais se ravisait aussitôt. Un détail le gêne. Non. Plus un détail. Un problème. C'est un problème. Envahissant. Il ne devrait pas y réfléchir a celui là. Mais c'est un soucis. Un réel couac. Un bug. C'est ça, ça devait être un bug. Il ne peut tout simplement pas se sentir mal. Alors quoi? Qu'il réponde! Non. Un blocage. Yemeth passe une main dans sa tignasse, chasse une mèche un peu embêtante. Non. Elle n'a rien d'embêtant. Le geste est futile, complètement inutile. C'est juste un besoin. Un besoin de réagir, de faire un truc. N'importe quoi. Ca le tracasse.

- Gaufrette, je.. vais refaire du thé.

Sourire habituel. Détournement d'attention, au cas où. Il se lève, récupère le plateau avec les tasses, se rend en cuisine. Faire bouillir l'eau. Trop long. C'est trop lent.

Ne pas se prononcer, ça aurait été parfais. Ironiquement cette possibilité lui restera inaccessible, inconnue.

A l'accoutumée il lui suffit de changer de sujet, passer a autre chose. Yemeth se concentre sur sa tâche et pour peu qu'il entre en contact avec ses employeur, ça n'est jamais pour un échange prolongé. Cela faisait des lustres qu'il n'avait pas passé autant de compagnie avec un humain. Cela faisait plus longtemps encore, qu'il n'avait pas passé de longues heures installé a ne rien faire quasiment. Il aime être débordé. Lorsqu'il a beaucoup a faire, le serviable valet des Ny n'a plus une seule seconde a accorder a sa propre personne. Il favorise un emploi du temps complet pour ne pas replonger dans ce genre de situation déplaisante, qui lui rappelle que quelque chose cloche chez lui. Une ligne de trop ou une ligne manquante, certainement. Le mur qui l'empêchait de passer le stade de la simple machine programmée pour obéir aveuglément, a disparu durant une mise a jour faite en retard. La mise a jour qui a modifié ce qui est devenu un bug persistant.

L'androïde s'en est rendu compte. Pendant un moment il pensait le faire corriger. Puis, plus y pensait, plus le doute s'est installé, devenant petit a petit sa plus grande crainte. Ôter le bug pour perdre ce qu'il est actuellement, prendre le risque de changer définitivement tout en sauvegardant son utilité et ses principes? Ou rester tel quel et apprendre a vivre avec? Si vivre est le bon terme.

Milan serait son opportunité.

- Hey, gaufrette. Tu disais vouloir regarder mes codes, il me semble?

Yemeth déposait a nouveau le plateau en reprenant sa place.

- Je t'avais répondu "jamais au premier rendez vous". On en est au troisième je crois?



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Milan Horvat
Mer 14 Aoû - 22:37
Trop sûr de lui... Sur ce sujet, oui, Milan avait confiance en ses capacités. Trop ? Comment être trop confiant quand en face, il y avait la possibilité de tout stopper en pressant un simple interrupteur ? C'en était presque terrifiant, cette facilité à tout arrêter en moins d'une seconde. Et en y réfléchissant, c'était presque comme tirer une balle en plein coeur d'un humain, en pleine tête, juste dans le cerveau. Blam, plus de vie. En une fraction de seconde, tout était fini. Se sentirait-il capable d'appuyer froidement sur la gachette, si un jour le moment venait ? Si Hopsi se révélait vraiment être un danger pour son entourage ?

Il savait que oui.

Il savait aussi qu'il ne s'en sentirait pas coupable.

Il dissimula ces sombres pensées sous un air imperturbable, écoutant la réponse de son autre compagnon robotique avec attention. Sans le savoir, Yemeth venait de s'attirer tout l'intérêt de l'humain. Un androïde pouvait-il avoir "envie" de choisir une réponse à défaut de celle que la logique désignait ? Il ne lui avait donné aucune indication concernant sa propre préférence, rien ne l'influençait, ce choix était le sien, totalement. Il voulait répondre "tigre" et il avait choisi "dragon". Ce n'était rien d'important pour un humain. Pour un androïde... Milan resta quelques longues secondes à l'observer, notant son geste très certainement copié sur un de ses propriétaires. Il fuyait son regard, jouait avec une mèche de cheveux rebelle, conscient que quelque chose d'étrange venait de se produire. Un robot qui préfère une réponse sans savoir pourquoi. Ce n'est rien à l'échelle de l'univers, non ?

Le garçon acquiesce silencieusement et se retourne vers l'écran de son ordinateur, laissant Yemeth fuir vers la cuisine. Car il s'agissait bien d'une fuite. Il n'osa même pas lui dire que c'était ce qu'il préférait aussi, ni la signification du dragon dans la culture européenne. Il regarda à la place le chargement du programme en réfléchissant à ce qui venait juste de se passer sous ses yeux, se demandant si Hopsi fera également preuve de préférences injustifiées une fois ce programme en route. Est-ce quelque chose prévu par le programme-core du robot rouge ? Son propriétaire serait allé jusque là pour lui donner une personnalité inimitable ? Le Croate avait entendu parler de créateurs passionnés désirant absolument forger la prochaine humanité, mais il doutait qu'ils choississent de donner à celle-ci l'apparence de l'autre androïde, trop originale. Alors pourquoi Yemeth avait-il des préférences ?

Le programme est maintenant installé à trente pour cent. C'est plus rapide que ce qu'il avait prévu. Avec ça, il pourrait s'amuser à apprendre le langage des signes à Hopsi. Puis quoi d'autres ? A tatouer ? A créer des coktails ? Pouvait-on enseigner le goût à une machine ? C'est ce qu'il découvrirait dans les prochaines semaines. En attendant, il allait se concentrer sur l'utile : le langage des signes. Pouvoir remettre en pratique ce qui lui avait servi de première langue allait lui faire plaisir. Peut-être pourrait-il également demander à Yemeth s'il souhaiter se faire installer cette langue particulière ?

En parlant de celui-ci, il l'interpellait de la cuisine. Milan se retourna vers lui, souriant au surnom, intrigué. Son sourire s'effaça lentement lorsqu'il comprit sa demande.

- T'es sûr ? Tu avais l'air plutôt... opposé à cette idée pourtant. - le robot s'était fait comprendre de manière claire à ce sujet : c'était non, hors de question. Pourquoi changer d'avis maintenant ? - Il y a quelque chose qui te gêne ? Que tu veux que je regarde en particulier, ou c'est juste que tu veux installer un truc en plus ? Genre un logiciel pour comprendre et parler ma langue ?

Il se frotta le menton, cherchant à trouver le sens de cette soudaine autorisation, qu'il n'avait même pas sollicitée.

- C'est par rapport à Hopsi ? Tu veux le même logiciel d'apprentissage ? Mais tu sais déjà faire tellement de choses...


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Mer 14 Aoû - 23:42
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(theme)

Un moment paisible. Comment un simple moment censé être agréable a n'importe qui, arrive a devenir sa hantise? Yemeth supporte un emploi du temps stricte, chargé, plein. C'est ce qui lui permet de rester utile, occupé. Les seuls moments durant lesquels il s'accorde une pause sont généralement la nuit, lors de sa mise en veille pour refroidir ses circuits. Un rythme soutenu changé brusquement pour une pause comme celle qu'il s'accordait avec Milan.. jamais il ne se le serait permis par choix auparavant. Même encore maintenant. Normalement? Ce doute. Il le ronge. Autant si ce n'est plus qu'un acide. C'est dérangeant, ce changement. Etait-ce possible de trouver ça frustrant? L'androïde aimait bien le taquiner pourtant. Seulement, derrière la culpabilité reviens vite au galop lorsqu'il se rend compte de l'anormalité de la situation. Contradictoire. Un défaut et une similarité avec eux, pour s'en rapprocher encore? Ca devait être ça. Ca semble être une bonne excuse? Jusque là l'excuse était pourtant bien définie: il veillait sur un blessé de guerre, attention!

L'androïde ne réfléchi pas tant d'ordinaire. Il n'en a pas besoin. Il agit.

- Le jour ou tu pourras me tripatouiller l'intérieur n'est pas encore prêt d'arriver.

Il avait prononcé cette phrase avec un sérieux qu'il ne se connaissait pas. Yemeth ne devait pas prendre le risque. Il ne le connait pas tant le Milan, non? Qui sait s'il n'irait pas s'amuser a lui programmer une lapdance pour l'emmerder! Non, pas son genre? Que nenni. Il le sent venir même sans odorat!

- J'ai dis "regarder", gaufrette.

Nouveau sourire.

- Si ça peut te permettre de prendre des notes sur mon génie incontesté...

Dixit la boîte de conserve faussement fière en se rapprochant de Milan. Après quoi, il relevait sa tignasse a l'arrière de sa tête, révélant la discrète cachette dans laquelle il serait possible de brancher un câble usb.

- Entendons-nous bien: pas de copié collé. Tu ne supporterais pas une seconde parfaite ménagère.

Trop ressasser les mêmes idées en boucle allait le rendre dingue s'il ne trouvait pas le moyen de lui-même régler le soucis. Il n'est pas censé le faire mais ça devenait une nécessité.



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Milan Horvat
Ven 16 Aoû - 21:18
Inconsciemment, Milan se crispa face au sérieux du ton utilisé par son compagnon du jour. Il n'aime pas cette voix, ça ne lui ressemble pas. Et ça lui rappelle d'autres individus beaucoup plus inquiétants que lui. L'androïde s'était redressé en la prononçant, soutenant sans mal son regard, montrant une volonté sans faille presque trop proche de la réalité. Presque humaine. "Tu n'iras pas plus loin que ce que moi, je veux." N'est-ce pas une limite typiquement humaine ? La gorge sèche, légèremment dépassé par ce qui se passe chez lui ce matin, Milan écoute la suite, ignorant le sentiment d'inquiètude qui monte. Il a l'impression que la situation lui échappe. Etait-ce ce dont voulait l'avertir Yemeth en l'avertissant de son excès de confiance ?

Il n'a pas envie de lui rendre son sourire, il est trop nerveux. Un robot qui "veut" qu'on jette un coup d'oeil à ce qui fait son être, juste comme ça... Le Croate n'a jamais vu ça et aucun de ses amis "bidouilleurs" n'ont jamais mentionné un tel cas de figure. Se rendant compte qu'il n'a plus que le bout des fesses sur le bord de son siège, Milan se rassoit correctement et observe sans un mot Yemeth lui indiquer où brancher le cable USB. Il sent bien qu'il attend que l'humain s'exécute, cependant, il n'en fait rien.

A la place, il soupire et croise les bras sur sa poitrine, inquiet et nerveux. C'est peut-être bien plus gros que ce qu'il pense.

- Yem'... Il y a un problème ? Si tu es inquiet, la logique n'est-elle pas de t'en ouvrir à tes propriétaires plutôt qu'à un inconnu ? - il pince les lèvres, regrettant le choix du mot "inconnu". A ce stade-là, Milan le voyait plutôt comme un copain. Il fit machine arrière. - Ou même à un ami, c'est plutôt quelque chose d'intime pour un androïde, non ? Ou tu vas très vite pour un androïde et tu considères que c'est bon pour le troisième rendez-vous, ce dont je doute.

Il écarta les bras et posa ses mains sur ses genoux, réfléchissant à la suite. Pour être parfaitement honnête, il était flatté par cette marque de confiance et bien trop curieux pour passer à côté de l'offre. Pouvoir jeter un coup d'oeil sur le programme de Yemeth, qui fonctionnait extrêmement bien, pouvait lui fournir une aide précieuse pour mieux gérer par la suite Hopsi. Yemeth était indéniablement le fruit du travail d'un très bon concepteur, quand Hospi n'était qu'un modèle basique qu'un amateur s'amusait à bidouiller quand il avait le temps. Il avait de quoi passer au niveau supérieur en saisissant cette opportunité inatendue.

- Je ne te dis pas non, hein. Je veux juste savoir si je dois chercher et trouver quelque chose de précis. Et surtout : est-ce que tu veux que je te le répare, si c'est bénin ?

Il voulait se montrer le plus honnête possible envers Yemeth, qui semblait bien le mériter. C'était un sujet important et sensible. Néanmoins, pour alléger l'atmosphère pesante qui avait envahi la pièce, il se permit une petite plaisanterie.

- Est-ce que c'est considéré comme un strip-tease pour un androïde ? Si c'est juste pour que je te doive une lapdance, c'est pas la peine, moj mali šećer, je garde mon physique de rêve pour les miroirs seulement.


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Yemeth
Ven 16 Aoû - 22:11
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Peut-on dire qu'il craignait quelque chose? Hors codes, bien sûr. Yemeth est fait pour "s'inquiéter" pour les humains. Mais cette inquiétude là. Précisément. Cette peur qui s'insinue dans ces nombreuses lignes de codes qui le composent, n'est pas normale. Dès qu'on sort du cadre de la logique, d'une suite de décisions programmées, l'androïde se perd. C'est de pire en pire. Voir Milan perdre contenance ne l'aidait pas. Il s'était montré trop froid? Non. Comment le pourrait-il? C'est agaçant comme dilemme. Ca reviens sans cesse, inlassablement.

Yemeth s'efforce a rester le robot vivace, réactif et souriant qu'il est d'ordinaire.

- Ce n'est pas comme si tu allais m'éditer comme un pauvre article de blog, non? Je ne fais que te laisser regarder du charabia et des chiffres! On ne tripatouille rien, on mate.

Il se relève pour aller se positionner face a Milan. Il se penche au dessus de lui pour profiter de sa "supériorité":

- Si c'était un strip-tease ce serait triple tarrif. Je suis cher, gaufrette. Je suis un luxe que tu ne saurais apprécier a sa juste valeur.

L'artilect déposait un baiser sur le bout du nez du pâtissier, a la volée.

- Si ça ne t'intéresse pas... tant pis.

Il se redresse, fait mine de s'en moquer parfaitement. Alors qu'intérieurement une petite voix hurle vainement pour lui signaler que rater cette occasion pourrait avoir des répercutions trop importantes, Yemeth se permet encore de taquiner ce qu'il devrait sans doute considérer comme un ami. Vraiment? Un ami. Un concept encore inconnu et pourtant si familier. C'est curieux. Impossible? Ce n'est pas le moment de plaisanter mais c'est plus fort que lui.

- Puis bon, entre nous... Embrasser ton miroir ne doit pas être très commode. Certes il peut admirer ta personne, mais ses capacités son limités.

Il adresse un semblant d'attention a sa manucure -inexistante-.

- Moi, je sais faire plein de trucs.

Son sourire s'élargit. Ah, ce que ce qu'il est aisé et plaisant de l'embarrasser.



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Milan Horvat
Ven 16 Aoû - 22:50
Le rire suscité par la répartie du robot se bloqua dans sa gorge quand Yemeth se pencha au-dessus de lui. Tu parles, il est trop heureux de pouvoir profiter de l'inversement de l'ordre de grandeur. Décidemment, l'atmosphère n'allait jamais devenir aussi légère qu'au début de sa visite. Milan avait le sentiment de perdre pied. Il déglutit péniblement, gêné par ce rapprochement imprévu en plein milieu d'une conversation somme toute importante. Ou peut-être était-ce lui qui y accordait trop de poids ? Se trompait-il totalement ? Le sourire de son vis-à-vis fit remonter une série de frissons le long de sa colonne vertébrale. Il le sentit plus qu'il ne le vit se rapprocher et ferma les yeux, craignant... Craignant quoi au juste ? Un coup de tête ? Une gifle ? Une prise sur ses cheveux ?

Privé de sa vision, il fut surpris par le contact rapide des lèvres du robot sur son nez. Cette surprise lui fit rouvrir les yeux rapidement, trop tard pour attraper le coupable en flagrant délit. Quoi ? Est-ce qu'il a le droit de faire ça ? Est-ce qu'un robot peut se comporter de cette façon ? Oh, il avait compris que Yemeth maîtrisait l'humour et ses variations, le soupçonnait même de se faire un malin plaisir à l'embarasser, mais de là à passer au contact ?

Figé sur place, Milan l'écouta en l'observant comme un faon pris dans des phares de voiture. Plein de trucs ? Oh non. Maintenant, tous ces "trucs" l'assaillaient, il se sentit piquer un fard en associant le robot à ces images.

- J'ai pas demandé à savoir lesquels... - marmonne-t-il en se tournant vers son ordinateur portable, refusant de continuer à regarder l'androïde avec ce genre de pensées en tête. Et non, ce robot ne lui fait aucun effet, c'est juste qu'il n'est pas franchement habitué aux contacts de ce style, ni à les combiner à des images peu catholiques !

Il se déteste d'être aussi gêné par ça. Il n'a plus douze ans, c'est bon ! Malgré ça, ces "trucs", pour les avoir déjà fait, il se souvient des sensations. Il se souvient aussi du dégoût de lui qui les a suivies. Associer les deux reste très désagréable, même maintenant, même des années après. Il préfère tout refouler, oublier, éviter tout simplement d'y penser. Impossible de se permettre de les ressentir à nouveau.

Pour changer de sujet, il attrape un autre cable USB et le lance à Yemeth. Il doit se retenir de se frotter le nez.

- Branche-toi, que je regarde. - il pique un nouveau fard en comprenant le double-sens et se met à bégayer lamentablement. - 'Fin autorise-moi l'accès quoi. Montre tes codes... - tous ces sous-entendus de merde à cause de sa remarque de merde ! Il a envie de l'étrangler. - Oh, ça me fait chier, montre Yem', qu'on en finisse ! Je dois aussi gérer Hopsi ! Oh... Tu dois tellement être fier de toi je parie...

Il le déteste.

Il sent beaucoup trop le bout de son nez.


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Yemeth
Ven 16 Aoû - 23:26
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Fier? Prenons un instant pour revoir les définitions que connait Yemeth. Fierté. Nom féminin. Première interprétation: attitude arrogante. Synonymes: dédain, hauteur, suffisance. Seconde interprétation: sentiment élevé de la dignité, de l'honneur. Synonymes: amour-propre, orgueil. Rien qui ne convienne a l'état d'esprit du robot actuellement. Complaisance, peut être? Sentiment dans lequel on se complaît par faiblesse, vanité. Synonyme: contentement. Toujours pas. Quoique, serait-ce un mélange des deux?

Rien ne pourrait expliquer le malin plaisir que prenait l'androïde à gêner le pauvre homme. Rien ne pourrait expliquer le pourquoi de cette "envie", aussi. C'est curieux comme le fait de solliciter les résultats de sa programmation pour emprunter un semblant d'émotions humaines le fait buguer, alors que dans le cas des taquineries tout se passe exactement selon ses prévisions, sans accro. A croire qu'il ait été prévu dès le départ qu'il serait un être vil et démoniaque sur les bords. Sa couleur le sied a merveille au moins!

Sans un mot, Yemeth a attrapé le câble qui lui était lancé. Il aurait pu le brancher sans mal, tout seul, en grand bonhomme qu'il est. Cependant... Milan n'en sait rien. Jouer là dessus est si.. tentant. Il vient de lui tendre la perche, qu'il assume!

Le sourire en croissant de lune du robot promettait de ne pas s'effacer avant longtemps. Il couvrait surtout un plan machiavélique, il faut avouer.

- Fier de quoi? Je n'ai rien fais!

Véridique. Techniquement.

- Et.. tu penses que j'ai des yeux derrière la tête? Ou peut être que je pourrais communiquer avec cet objet pour qu'il aille se fourrer tout seul dans mon crâne?

L'androïde, moqueur, imite alors un échange:

- Hm? Tu dis? Oh! Bien sûr. Mais tu sais mon petit, cette pauvre gaufrette n'a pas toute sa tête! Ce n'est pas de sa faute... je t'assure qu'il est gentil. Que m'inventes-tu là? Non. Sans rire?

Yemeth tourne la tête vers Milan, de façon rigide.

Milan, tu m'avais caché que tu étais une vierge effarouchée!

Sinon pourquoi  le peu de rapprochement l'aurait autant gêné? De même pour les sujets un peu plus.. cru?

- Le pauvre. Il faut espérer que ça s'arrange un jour...

Pause dramatique, l'avant bras collé contre son front, il se détourne un instant, câble usb toujours en main, a hauteur de son visage. Une fois la scène terminée, Yemeth envoie le dit câble en direction de l'humain:

- A moins que tu n'aies peur d'être dévoré tout cru, tu serais bien aimable~

Il lui tourne le dos, puis relève assez haut les mèches couvrant sa nuque, découvrant a nouveau le porc usb.



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Milan Horvat
Sam 17 Aoû - 11:31
Mais c'est qu'il se fout ouvertement de lui maintenant l'animal ! Milan tourne lentement sa tête vers l'androïde qui fait l'idiot avec le cable, lui inventant une conscience propre. Ses yeux s'étrecissent, il pince les lèvres, ses sourcils se froncent de plus en plus. Son rougissement s'intensifie aussi. Il est finalement bien content d'avoir l'autorisation de l'intéressé pour observer ses codes, parce que ça doit valoir le coup d'oeil. Pour donner un zozio dans le genre... Le concepteur s'est forcément lâché quelque part. En soi, il ne brise aucune règle en agissant de la sorte, cependant, c'est encore très rare qu'un androïde fasse preuve d'une telle personnalité.

- Je t'emmerde. - crache-t-il en maudissant ses rougissements, qui décribilisent totalement son insulte.

S'il se lève, il le frappe. Le Croate déteste perdre le contrôle de la situation, ou en tout cas, ne pas pouvoir compter sur son sens de la répartie. En général, c'est lui qui cloue le bec aux autres, pas l'inverse ! Il a la gouaille et l'esprit rapide, trouver de quoi littéralement assassiner la personne en face, c'est ce qu'il fait depuis ses quatorze ans. Plus il a vieillit, moins on a osé lui en coller une pour son manque de respect. Passé ses dix-sept ans, les gens avaient trop peur pour oser répondre. S'il avait continué à avancer sur son chemin tout tracé, nul doute qu'il serait mort en cellule, ou qu'il aurait finalement réussi à monter son propre gang. La dernière solution n'excluant pas la première.

Un Irlandais qui en avait vu d'autres était arrivé à temps.

Milan rattrape dans un geste réflexe le cable que lui rend le robot et pousse un long soupir. Allez. C'est con de perdre patience face à un androïde probablement programmé pour le saouler. Et puis, s'il s'énerve maintenant, il aura définitivement perdu, non ? Mieux valait rester zen. Et puis s'il le frappe, ça pourrait ensuite se transformer en poursuite judiciaire pour dégradation de la propriété d'autrui, non ? Il allait rester pacifiste.

Après avoir jeté un coup d'oeil à l'avancement de l'installation sur Hopsi, qui en est maintenant à cinquante pour cent, il décide d'obtempérer. Il se frotte le nez une dernière fois puis se lève, prêt à brancher le robot. Il a hâte de savoir ce qui se passe dans son programme. Malgré son impatience, il se méfie tout de même en approchant lentement le cable du port USB.

Ce qui devrait être une tâche simplissime pourrait s'avérer être plus compliquée que prévu à cause à cet horripilant robot.

- Pas de conneries, hein Yemeth ? T'as pas envie de tester mes clés de bras, je te le promets. - pour peu qu'elles aient effectivement une utilité sur un robot qui n'a pas besoin de respirer et qui ne ressent pas la douleur. Ah, il nage vraiment en terrain totalement inconnu, c'est horrible. - J'hésiterai pas à te foutre de corvée de lessive, tu verras si tu rigoles toujours autant.


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Yemeth
Sam 17 Aoû - 14:35
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Ce savant mélange de contrariété et de gêne. Ca lui allait plutôt bien de perdre toute crédibilité! Pauvre Milan. Le petit manège du robot lui a déplut? Pourtant Yemeth s'efforce a lui rester sympathique: il lui propose de visualiser ses codes. Ce qui en soi, pourrait être considéré comme un véritable cadeau. Surtout alors qu'il ne nargue et risquerait de l'inviter a potentiellement le détruire sans qu'il n'y puisse rien... D'ailleurs, tient, il n'y avait même plus de "mon petit sucre". L'humain se montrait ferme.

Si l'androïde avait voulu dévoiler ses intentions il aurait répondu un "ouuh, j'ai peur" sur un ton parfaitement ironique. Et ses intentions... ne méritent pas d'êtres exposées avant l'heure. Quelles intentions? A l'évidence, rien qui serait amusant pour la victime des tourments. Ceux ci se manifesteront de différentes manières. Pour commencer, dès que le pâtissier s'apprêterait a le brancher Yemeth tournerait soudainement la tête. Suffisamment pour l'empêcher de le brancher lors d'une tentative. A la seconde il bougerait la tête dans l'angle opposé au premier. Pour le troisième coup, il penserait a répondre aux avertissement proférés tantôt:

- Au fait, tu sais que je possède assez de force pour te porter sans mal?

Aurait-il momentanément oublié ce détail? Nouvel échec de Milan. Le robot le sent perdre patience.

- Je dis ça, hein...

Il bouge la tête, encore.

- Puis entre nous, si je craignais de m'occuper de ta lessive, je ne serai pas resté pour me charger du ménage et de la cuisine durant deux jours, hm?

Cette fois Milan pose une main ferme sur le sommet de son crâne pour le stopper net. Seulement, au moment même de pousser le câble dans le port a l'arrière de sa tête, Yemeth lâche un son équivoque, tout en laissant son dos s'appuyer contre le torse de l'autre:

- Gaufrette, je ne te savais si rustre... c'est ma première fois avec toi, tu sais~

Il relève faiblement sa tête, tout près de celle de l'homme, l'air embué. Plus il tenterait d'échapper au contact et plus l'androïde sera tenté de le provoquer. Bien que doué dans l'art de jouer un rôle, il ne pu s'empêcher de sourire largement. Décidément.. oui. C'est terriblement amusant.



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Milan Horvat
Sam 17 Aoû - 21:39
A la première tentative ratée, Milan se dit que c'était sa faute, qu'il avait sûrement était trop abrupt, qu'il l'avait inquiété. Après tout, peut-être que ça ressemblait à une sorte de piqure, au niveau des sensations ? Personne n'aimait les piqures. Alors il ne dit rien, ne s'énerva pas, recommença simplement. A la deuxième, il se mordit les lèvres et s'obligea à compter jusqu'à trois entre deux respirations. Non, il n'allait pas justement péter un cable, l'expression lui semblait appropriée, pas pour ça. Il était un homme adulte, parfaitement apte à maîtriser la situation.

Yemeth rajouta de l'huile sur le feu, soulevant somme toute un point assez juste. Comment obliger l'androïde à se montrer plus obéissant sans pouvoir compter sur l'asservissement physique ? Il se souvenait de la manière dont il l'avait soulevé : il avait eu l'impression de ne pas être plus lourd qu'une grappe de raisins. Pour seule réponse, il se contente de grogner et tente de brancher Yemeth plus rapidement. Raté, encore. L'autre essai ne remporte pas plus de succès. Si ça continue comme ça, Yemeth va se retrouver avec la tête écrasée contre le mur et il ne pourra s'en prendre qu'à lui.

L'androïde continue à le narguer, Milan décide finalement de lui tenir la tête fermement. Assez de feintes ! Il réussit enfin à enfoncer ce satané port USB au bon endroit et pousse une exclamation de victoire, vite étouffée par le bruit qu'émet l'autre. Quel petit... Milan a beau se reculer pour échapper au contact, l'autre semble prendre un malin plaisir à se coller le plus possible à lui. Le jeune homme a beau lui saisir les épaules et le repousser, Yemeth utilise son poids pour continuer à tomber sur lui, et bon sang, que ce robot est lourd ! Combien peut-il peser exactement ? C'est vraiment une machine...

- Yemeth, arrête ! Tu ne m'aides pas du tout là ! - il s'arc-boute contre lui, mais c'est peine perdue. Alors il décide simplement d'inverser leurs places : d'un geste, il passe de l'autre côté et Yemeth tombe sur la chaise qu'il occupait avant. Milan en profite pour poser ses bras de chaque côté du robot, pour l'empêcher de recommencer ses bêtises. - Voilà ! Pas bouger ! Tu restes gentil !

Il soupire, heureux d'avoir enfin réussi à le connecter. Ils allaient peut-être enfin pouvoir aborder les choses sérieuses.

La proximité entre leur visage ne lui échappe pas. Il préfère se redresser avant que le robot ne soit prise d'une nouvelle idée lumineuse pour l'ennuyer. Il ne se rend pas compte que le fil est maintenant dans son dos et que Yemeth peut facilement accèder aux deux côtés. Est-ce qu'un robot peut se montrer entreprenant ? Probablement, il en a vu en soirées, mais de là à vivre ça... Il s'est toujour tenu éloigné d'eux, trop embarrassé par leur triste existence. Où était le libre-arbitre ? Il s'agissait juste de prostituées et gigolos moins couteux que la main-d'oeuvre humaine. Est-ce que Yemeth suivait les mêmes codes qu'eux ? Une sorte de "service" supplémentaire qu'il pouvait offrir pour rapporter de l'argent à sa famille ? Milan frissonna de dégout en pensant à cette idée.

- T'as pas besoin de faire ça, tu sais ? Je veux dire... Ce genre de choses. On est amis, t'as pas besoin de chercher à me "rendre service" comme ça, ok ? - il se racla la gorge, tapa dans ses mains puis changea de sujet. - Bon, tes codes ? Je peux regarder, enfin ? On est calmé ?


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Yemeth
Sam 17 Aoû - 22:48
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Les humains. Une seule et même espèce et pourtant tellement d'individus. Peu importe les cas, les similitudes, chaque exemplaire est unique. Il ne sont pas comme les robots pouvant être fabriqués a la chaîne. Certains peuvent bien sûr comporter des défauts, se différenciant ainsi des modèles habituels. Toutefois, dans le fond rien ne permettrait de réellement les distinguer. Matériaux, mode de fabrication, un ensemble basé sur un seul plan. Un seul but gravé dans une boîte qui leur fera office de mémoire. Du côté des humains c'en est une autre, il n'existe pas de plan de fabrication précis. Le hasard fait tout.

(theme)

Dans le cas de Milan, si Yemeth ne l'avait pas un minimum cerné au fil des jours, il ne se serait pas permis de se comporter de la sorte. Il a déjà connu des êtres dénué de patience. Le genre qui s'emporte facilement, pique une crise au point de s'apprêter a coller la tête de qui passera trop près, sous un fer a repasser. Ca n'a rien d'agréable. Surtout lorsqu'il faut supporter des tensions durant une heure qui semblerait se changer en semaines, en mois. Yemeth en a vu de belles mine de rien. Non pas qu'on lui ai fait des misères, il n'est pas a plaindre. Seulement... il y a tellement de gens différents. Devoir prendre en note les habitudes, préférences, les sujets a éviter, se retenir d'agir de telle ou telle façon avec lui ou elle, faire attention. Simplement, veiller sur eux. Veiller a ne rien faire de travers. Veiller toujours. Même quitte a adopter une attitude changeant du caractère qu'on lui a inscrit de base. Avec Milan.. non.

Avec Milan, Yemeth s'emporte un peu. Les nerfs du pâtissier ne sont sans doute pas aussi flexibles qu'on pourrait l'imaginer en le voyant réagir aussi bien a ses provocations. Ici l'homme se contient face a la machine. Cet inversement des rôles n'a rien d'habituel. Pourtant, ça semble si naturel?

Il sourit largement, joueur, lorsqu'il s'adresse a lui comme à un gamin trop turbulent. Il s'exécute, ne bouge plus sur son siège. Pendant un instant l'androïde a cru se sentir léger, et ça n'avait aucun rapport avec le fait de s'être retrouvé assit. Malgré lui, un flot de mauvaises pensées -si l'ont peut appeler ça ainsi- revinrent rapidement le ramener a la réalité. Est-il censé faire l'imbécile de la sorte? Est-il censé agacé son ôte? En a t il le droit? Ce n'est pas dans ses codes, ça, si? Il est temps de voir. Il est temps de prendre une décision, avant que ce temps ne deviennent plus qu'un tas de cendre, amer-acide en bouche. Qu'il soit capable ou non ne percevoir un goût, une odeur, ça, il s'en souviendrait longtemps s'il n'agissait pas.

- Gaufrette, je-

Il se coupe. Ne serait-ce pas le genre de remarque qui pourrait profondément blesser un être doté d'émotions? Le Milan, c'est pas une bête trop sensible peut être?

- Je ne connais pas ce concept.

L'amitié. C'est trop vague. Ca lui semblerait hâtif d'employer ce terme. Il n'a pas fait grand chose d'"amical", non? Il s'est plus comporté en mère poule, a se charger des tâches ménagères, des repas... a surveiller qu'il ne force pas et se remette de sa foulure sans risquer d'empirer sa situation. Qui plus est pour deux trois misérables après midi. Mais alors. Au yeux de Milan, Yemeth était un ami? Ca y est, le revoilà qui se triture l'esprit. Ca manquait, après un ton léger, a chahuter.

Il vaut mieux oublier. Ne pas réfléchir. Pas excessivement. Ce serait vain. Inutile.

- J'ai toujours été calme voyons!

Dommage qu'il ne puisse faire la même chose que ses poupées de films d'horreurs, qui tournent la tête a trois cent soixante degré pour effrayer qui se trouverait derrière.

- Bon, tu le lance, ce truc? On a pas quatre vingt dix ans devant nous. Quoique, tu attendais peut être que je te fasse une proposition?

La plaisanterie, ce moyen simple d'oublier le reste. C'est dans sa.. nature? Non. Dans sa programmation.

- Après m'avoir pénétré avec ce câble... ouuuh.. je me sent toute chose, gaufrette. C'est nouveau, de me montrer à quelqu'un comme ça..

Tout compte fait, même sans bouger il peut l'embêter! Pousser le jeu devenait un moyen d'ignorer le flux de "pensées" contradictoires. L'une voulant qu'il se tienne correctement, en ne prenant pas en compte de potentielles envies dues a un semblant de libre arbitre, l'autre lui rappelant que le fait de se rapprocher des humains lui permet de mieux les aborder. Le principe des deux idées veut que quoiqu'il advienne, il délaisse sa personne. Ce qu'il peut plus ou moins mettre de côté en exacerbant certains de ses traits, le faisant ainsi interpréter un rôle viable. Yemeth reste un bon acteur. Surtout, Yemeth a un parfait contrôle de sa personne: il redirigeait la chaleur de certains circuits le composant. Son teint change légèrement tandis qu'il adresse un regard amusé à Milan.

- Soit doux~

Est-ce une façon de "tricher"? A voir...



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Milan Horvat
Lun 19 Aoû - 18:46
Remercier le Ciel d'avoir finalement insuflé à Yemeth un peu de bon sens lui semblait être de mise. Il pensait sincèrement avoir à l'assommer. Mais encore une fois, comment assommer un robot ? Il n'avait pas de taser sous la main, pas de gourdin, et y aller à la chaise semblait être relativement violent juste pour calmer l'androïde. Ce n'étaient que quelques plaisanteries. Il avait le droit d'être malicieux, aussi chiant cela pouvait être pour celui qui en était sa cible. Après tout, ç'aurait été un humain, est-ce qu'il serait allé jusqu'à lui coller un coup de coude en plein nez juste pour le soumettre ? Non, on ne fait pas ça à un ami.

Enfin, ami... Manifestement, Yemeth ne lui donnait pas le même titre. Il n'avait pas à se sentir vexé. Ce n'était qu'un être de métal en face de lui, pas un véritable individu, aussi réelle sa personnalité pouvait être. Sa loyauté allait à ses propriètaires. S'attacher à d'autres humains, ce serait être déloyal, n'est-ce pas ? Et cela entrerait en conflit avec ses priorités. Cela dit... Il ne comprenait pas pourquoi l'androïde s'obstinait à continuer à lui rendre visite, même maintenant que sa "blessure" était guérie. S'il n'était pas une priorité, ni un ami, ni un humain en danger, pourquoi venait-il ?

Le garçon offre un petit sourire au robot, qui, même s'il continue ses plaisanteries, reste tranquille. Son programme apparaît sur l'écran de son ordinateur portable. Il va peut-être enfin pouvoir apprendre quelque chose. Depuis quelques temps, il est bloqué, son niveau ne lui permet pas de réaliser ce qu'il souhaite, c'est frustrant. En admirant et étudiant le travail d'un professionnel, peut-être pourra-t-il enfin dépasser ce blocage.

Suite à son énième sous-entendu, Milan lui donne tout de même une petite tape sur le front, pour la forme. le robot n'a sûrement aucune idée de ce dont il parle, des réalités que ses mots évoquent. Comment le pourrait-il ? L'attrait de la chair est un mystère pour un être fait de métal et de cables. En revanche, pas mal, cette petite astuce qui lui permet de rougir, Milan pourrait presque s'habituer à cette vue. D'un geste rapide, il dégaine son portable et snap, une petite photo pour immortaliser cet air timide sur le visage de Yemeth.

- Et voilà, de quoi te faire chanter ! - le taquine-t-il en lui donnant une nouvelle tape sur l'épaule. - Et comme ça tu vas pouvoir admirer toi-même ta tête d'abruti !

Il agite le portable devant son nez puis le range dans sa poche arrière avant de s'installer devant l'écran de son ordinateur. Hopsi en est à quatre-vingt pour cent, ça avance bien. Vivement que l'installation soit terminée, il a hâte de commencer à lui apprendre des choses. Maintenant, concernant le robot en rouge qui n'est pas son ami mais qui joue très bien le jeu...

Milan se plonge dans son programme et siffle devant la complexité de celui-ci. Pour trouver le détail qui cloche... Il va falloir qu'il s'accroche. Alors... D'après ce que l'androïde lui avait dit, c'était un détail dans la partie autonomie. Personnalité ? Prises de décisions ? Gestion des priorités ? influencé par ses réflexions précédentes, Milan choisit cette dernière option. Durant un court moment, Milan paniqua. Et s'il touchait à quelque chose qui abimerait irrémédiablement Yemeth ? S'il effaçait quelque chose dans la mémoire et qu'il était incapable de réparer son erreur ?

Non, il ne devait pas prendre peur. Il ouvrit un logiciel d'écriture, se promettant de l'effacer dès qu'il aurait terminé sa "mission", et décida d'y coller les codes qu'il désirerait étudier de plus près et peut-être modifier, pour ne pas endommager le programme original.

- Eh... Tu te souviens du nom de ton concepteur ? Peut-être que d'autres androïdes ont le même programme que toi et donc peut-être la même "erreur" qui te stresse ? Il y a peut-être des infos dessus, non ? - demanda-t-il sans quitter des yeux l'écran, lisant attentivement les lignes et les lignes qu'il faisait défiler. - Et qu'est-ce que je cherche au juste ? Pas une ligne manquante j'espère, sinon, tu peux aussi bien sortir ton lit de camp. Et une ligne en plus... Hum. Ou une ligne qui se répète ?

Il se frotta le menton, se penchant un peu plus vers son écran. Une ligne qui se répète... Ou une boucle ? Une sorte de reset, si le robot est confronté à un dilemne ou un non-sens ? Parfois, Yemeth semble s'arrêter en pleine réflexion, ça pourrait être une piste, non ? C'est à creuser.


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Yemeth
Lun 19 Aoû - 20:37
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Une photo de lui? A quoi ça pourrait bien lui servir? Le Milan est décidément une créature curieuse. Le Milan peut se montrer susceptible, mais, doté d'un certain self contrôle. Le Milan, mammifère diurne... bon, non. Il se fout assez de lui comme ça. Une photo pour éventuellement se moquer de lui a son tour, c'était peu cher payé. Yemeth s'en était amusé jusqu'à apercevoir une chose dérangeante sur l'écran. Visiblement l'humain faisait une copie des codes. Ca lui déplaisait. L'androïde ne se l'expliquait pas vraiment. Une sûreté? Une réaction instinctive? Non, on ne peut pas parler d'instinct pour une machine composés de métaux et câbles électriques. Certainement la question qui accompagnait ses actions, a aussi contribué a le mettre mal a l'aise.

- Mon concepteur a effacé cette partie. Je le connais uniquement sous le nom de "l'Anglais". Il a effacé la plupart des informations qui pouvaient me lier a lui. Je suis un model parfaitement unique.

Une forme de brouillon. Duquel beaucoup de détails auraient étés a jeter. Dans ce cas présent unique signifiait aussi déjà "obsolète". Certains éléments qui le constituaient étaient anciens, irremplaçables.

- Je sais seulement qu'il existe un passage dans la partie initiatives.. qui..

Il ne sait même pas vraiment. A force de voir le pâtissier se concentrer et se rapprocher de trop de l'écran, Yemeth voulut l'en éloigner. Il appliqua sa main contre le torse de l'homme pour le décaler un peu afin de prendre sa place.

- Gaufrette, tu ne peux pas garder ça.

Le robot indique les notes copiées-collées qu'il avait prit tantôt. Plus il les voient et prend conscience des risques qu'engendrerait le fait qu'il puisse garder ça sur son ordinateur, et plus il est tenté de les effacer lui-même.

- Ce bug là.

Yemeth s'est arrêté après avoir scrollé rapidement et assez longuement. Il lâche la souris un instant. Au moins il ne ferait pas de gestes brusques. Ce n'est qu'après qu'il se rend compte qu'il s'est imposé devant un écran qui ne lui appartient pas. Il relève la tête pour adresser un sourire, fier, a l'apprenti-codeur:

- Tu vois, c'est pas difficile!

Simple a dire. Mais que faire, a présent? Il se recale parfaitement sur la chaise.

- Miles, gaufrette, choupette d'amour. Tu penses que tu serais capable de résoudre ça? Je.. j'ai besoin d'être corrigé. Je DOIS être parfaitement fonctionnel. Pour ça, je n'ai pas besoin d'être comme je suis.

Il devrait comprendre aussi bien qu'un autre, non? Il est une machine, un outil, un joujou pour humain. Pas un humain. Il n'a pas été conçu pour ça. Lui qui tente de donner "vie" a Hopsi en le percevant comme un truc jetable et débranchable au moindre soucis. Il sait.

- Je serais moins chiant, tu vois? Je cesserais mes provocations qui semblent tant t'ennuyer!

Il rit. Il allait ajouter quelque chose, mais se ravisait. Inutile de s'interroger sur sa condition, sur ce qu'il pouvait penser actuellement et qui trouverait des changement lors de la résolution du problème. Ce qui importe, c'est ce qu'il doit faire. Ca ne pouvait être que pour le mieux.



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Milan Horvat
Lun 19 Aoû - 22:01
Un concepteur qui a effacé son existence de la mémoire de sa création ? Un modèle unique ? Un programme qui au fil de l'existence de l'androïde s'est enrayé ? Sans le savoir, Yemeth lui offre sur un plateau l'énigme de l'année. C'est absolument passionnant. Milan lui jette un regard intrigué, se demandant s'il devrait s'inquièter. Qu'un modèle unique d'un constructeur inconnu se balade librement dans les rues... Les propriètaires ont une parfaite confiance en ses capacités ou ne savent tout simplement pas ce qu'ils ont acheté. Ou bien Yemeth est juste un robot dont on aurait trop développé la partie personnalité ? Il est particulier, il faut bien l'admettre, mais si c'est juste parce que par rapport à l'androïde lambda, il ouvre sa bouche... Ce n'est pas particulièrement dangereux pour le citoyen innocent.

Cependant, pour que le concepteur ait choisi de s'effacer sciemment de la mémoire de l'androïde... ça dépasse Yemeth lui-même. Sa personnalité encodée est l'une des plus vraies, des plus poussées, des plus humaines, qu'il ait jamais croisées. Pour qu'un concepteur parvienne à pousser le réalisme à ce point, c'est qu'il a découvert quelque chose d'incroyable. Qu'il a transcendé une partie des codes de la robotique. Yemeth est un modèle unique : par rapport à son apparence uniquement ou par le programme qui dirige ses réactions et ses gestes ? Mieux, par le programme qui s'est transformé ?

Les yeux avides, Milan tente de retenir chaque ligne qui défile, cherche à y trouver ses réponses, à comprendre. Le garçon a toujours été trop curieux pour son propre bien. Au moment où une ligne retient particulièrement son attention, le robot l'éloigne de son écran et le remplace devant, ignorant sa protestation outrée. Il lui indique le copié-collé, lui demande de l'effacer. Milan n'a pas le temps de se justifier qu'il pointe déjà du doigt la ligne qu'il avait repéré quelques secondes plus tôt. C'est ça. Ce loop.

Ce loop qui pousse au reset et empêche Yemeth de progresser, d'apprendre. D'évoluer.

Yemeth se rend compte de son geste, retire sa main du torse du garçon et se réinstalle sur sa chaise. Il semble être fier d'avoir trouvé le bug de lui-même. Milan se dit qu'il aimerait bien que les choses soient aussi faciles pour les humains : il aurait également deux-trois bugs à supprimer d'un simple appui sur une touche de clavier.

Il rougit face à la suite de petits noms et lève les yeux au ciel. Il faut toujours qu'il en fasse des caisses... Est-ce pour mieux cacher la gravité de sa demande ? "Je DOIS être parfaitement fonctionnel." Bien sûr, c'est un robot, il a été conçu pour servir, pour être esclave aux désirs et besoins de ses propriétaires. Ce n'est qu'une machine, quand bien même elle arrive très bien à imiter la vie. Alors pourquoi Milan hésite-t-il autant à accèder à sa demande ?

Des tas de gens voudraient être réduits à l'état de machine, ne pas penser, ne jamais réfléchir, faire tout automatiquement. C'est le rêve des gens malheureux. C'est la pire chose à souhaiter à un individu. N'être personne. Est-ce la seule ambition à laquelle un androïde peut aspirer ? Le garçon jette un coup d'oeil à Hopsi, sa machine à lui. Il aimerait le voir développer une personnalité de lui-même, certes, mais c'est un désir égoïste : ce n'est pas pour le bien-être du robot, mais pour le sien, pour combler son sentiment de solitude. Hopsi répond à ses besoins, rien d'autre. Et n'a-t-il pas dit lui-même qu'il n'hésiterait pas à l'éteindre pour de bon viendrait-il à devenir une menace ? A développer sa propre conscience, ses propres aspirations, ses propres rêves ? Qu'est-ce qui lui donne ce droit sur lui ?

Qu'est-ce qui lui donne le droit de décider pour quelqu'un d'autre en se basant sur ses désirs propres ?

Il l'ignore.

Il le fait.

- Elles ne m'ennuient pas, tes provoc'. Ta façon d'être ne m'ennuie pas. Ce bug, c'est ce qui te permet de comprendre par toi-même quand tu vas trop loin. C'est ce qui t'as permis de capter que j'avais effectivement besoin d'aide, malgré le fait que je t'assure le contraire. - il le fixe droit dans les yeux, plus sérieux que jamais. Ses yeux sont presque noirs. - Ce bug, c'est ce qui te rend incroyable, Yemeth.

Il décide pour Yemeth, parce qu'il n'est pas encore capable de comprendre ce petit miracle, ce petit bug qui pourrait bien changer sa vie.


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Yemeth
Lun 19 Aoû - 23:34
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Pour un concepteur visant la perfection -perfection selon sa propre interprétation- il n'était pas envisageable d'attribuer un défaut telle que la colère ou l'emportement, a sa création. Il en allait de même pour l'impatience, la jalousie. Ce concepteur visait a créer la machine capable de comprendre, se rapprocher de l'Homme sans ne jamais le frôler, il lui fallait être capable de développer juste ce semblant d'humanité. Assez pour prendre les bonnes initiative, les bonnes décisions, sans jamais trop en faire ou pas suffisamment. En bref, il ne devait pas être un ordinateur froid et morne, terne. La est la nuance. Cet androïde devait être a mi chemin entre la machine et l'Homme. C'est la raison pour laquelle l'Anglais s'est beaucoup investi. C'est la raison pour laquelle l'Anglais s'est largement trituré l'esprit. Il n'a pas complètement volontairement insufflé cette part de lui-même à Yemeth. Cette machine, sa première oeuvre, ce.. ratage.

Ce bug a évolué avec le temps. Tout comme Yemeth, qui a continué de se développer. Si parfois un brin de sa mémoire lui faisait défaut, la faute revenait entièrement a ce reboot. Ce reboot infini, constant, qui le bloque entre deux mondes distincts.

"Ce bug, c'est ce qui te rend incroyable, Yemeth." La réplique l'a figé un instant. Comment le prendre?

L'androïde ne parvenait pas a départager deux sentiments contraire. Devait-il se sentir vexé, ou flatté? Il est un ratage, un brouillon inachevé. On lui dit qu'il est incroyable grâce a ce bug. Parce qu'il est bien tel qu'il est? Non. Comment pourrait-il l'être en oscillant toujours de la sorte entre deux états? C'était a le rendre dingue.

"Ce bug, c'est ce qui te rend incroyable, Yemeth." C'était dit avec un tel sérieux, une telle conviction. Il est forcé de le croire.

Non. Le concepteur visait la perfection. SA vision de la perfection. En le dénuant de ce trait que l'on pourrait appeler "colère". Une fois encore, le résultat défiait la logique qu'on lui avait inscrite.

- Non! C'est un défaut. Un BUG. Et un bug, doit être résolu!

Que penser exactement? Peut-il seulement vraiment penser, ou est-ce que ce n'était que des algorithmes qui défilaient a vive allure comme un flot dans ses circuits, ses disques durs, sa mémoire, sa carte mère?

- Si tu ne peux.. si tu ne veux pas m'aider, je le ferais moi-même. Je trouverais. Je ne peux pas rester comme ça.



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Milan Horvat
Mar 20 Aoû - 14:49
C'aurait été trop simple.

Milan sourit, secoue la tête et ramène ses fesses sur le centre de sa chaise. Il n'est pas un merveilleux orateur, mais apparement, il a au moins le sens de la formule. Pour un peu, il aurait juré avoir réussi à convaincre le robot en une seule phrase. Une sorte de punchline, à en juger par l'air sonné de l'androïde. Avait-il causé un reboot ? Sa dernière phrase avait-elle surchargée son système capable de gérer les émotions ? Il eut envie de rire. Pas par joie ni amusement, ç'aurait été un rire plus désabusé qu'autre chose, incrédule. Ils vivaient tous les deux un moment qui resterait gravé dans leurs mémoires respectives.

Yemeth ne savait manifestement pas quelle attitude adopter : son visage était figé, comme s'il était en veille. Pas un mouvement ne venait animer cette surface lisse, soutenant sans mal la comparaison avec un visage humain. Le réduisant même à l'état de brouillon, pour certains modèles particulièrement beaux. Conçus pour être esthétiquement parfaits. Yemeth, malgré ses oreilles étranges, sa couleur de peau, ses dents et sa couleur de cheveux, avait été conçu avec cette idée d'esthétisme en tête pour son visage : il était beau. En profitait-il ?

Le garçon avait l'impression de se retrouver devant le mannequin d'une vitrine.  Les yeux avaient beau être ouverts, rien n'indiquait que l'esprit derrière était activé. Il avait pris l'habitude de ces expressions figées en bidouillant Hopsi, il ne ressentait plus l'effroi qui le prenait les premières fois, à observer un visage familier aussi rigide que celui d'un cadavre. Quand les androïdes cessaient de bouger, on revenait aussitôt dans la zone de la vallée de l'étrange.

Finalement, l'androïde revint à lui, reprit le contrôle de son système et son corps recommença à imiter les gestes inconscients des véritables humains. Les paupières qui clignent, les tics, la respiration artificielle. Ses yeux se rallumèrent.

Son exclamation le prit de court. Certes, un bug, par définition, était une erreur à corriger. Mais celui-ci ? Il pouvait en effet purement et simplement le supprimer, stopper ce loop définitevement et permettre à Yemeth de retrouver sa tranquilité d'esprit. Ou il pouvait garder cette ligne, autoriser ce loop à prendre toute sa place dans le système de l'androïde, le brancher au reste. Comment l'expliquer au robot, comment l'inciter à choisir cette seconde solution ?

- Ce n'est pas que je ne veux pas t'aider, moj mali šećer. - le corrigea-t-il gentiment, posant sa main sur son épaule, se voulant rassurant. - Je veux juste que tu te rendes compte de ce que ce bug te permets de faire par rapport aux autres androïdes. Tu peux mieux nous comprendre qu'eux. Et en nous comprenant mieux, tu nous aides mieux.

Il savait qu'il utilisait en sa faveur la fonction première de l'autre, assister les humains. C'était moche de sa part, de la pure manipulation. Malgré ça, il refusait de se sentir coupable. Il ne pouvait tout simplement pas détruire cette mutation d'un seul geste, pas comme ça ! Non, ç'aurait été comme sacager une oeuvre d'art au marteau.

- C'est pas à toi que je vais expliquer la manip', mais quand même : tu vois ce loop ? Je peux l'ouvrir, pour que la réponse ne soit pas systèmatiquement d'oublier et de rebooter. Tu vas pouvoir apprendre de tes décisions. C'est pas mieux que de se retrouver éternellement bloqué face aux mêmes problèmes, sans jamais pouvoir trouver de solutions ?


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Yemeth
Mar 20 Aoû - 16:06
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La haine est un concept mêlant deux émotions opposées. La haine, c'est un peu un paradoxe. "Je te déteste tellement je t'aime."

En un clic, tout pourrait être résolu.

Yemeth se hait. Chahuter avec Milan est amusant, mais ça n'est pas une réaction normale venant de la part d'une boîte de conserve. Là, il les as sous le nez. Pour la énième fois. Là, il a les yeux rivés sur l'écran, dessus, sur ce foutu code. Il lui suffirait de tout régler en un seul geste, presque.

Quelque chose le retient encore. Mieux encore, cette fois ce n'était pas que lui-même!

Mieux les comprendre, hein? A-t-il seulement conscience de ce que ça impliquait dans ses nombreux calculs? Sans cesse revenir a zéro, se figer, penser d'une façon puis s'auto-corriger en pensant d'une autre. Les deux ne semblent pas être un mauvais choix pour lui, mais il n'a pas été conçu pour lui seul. Il l'a été pour d'autres. C'est un fait.

Une fois encore, encore et toujours, il ignore quelle décision prendre. Une fois le choix fait, ce sera définitif. L'androïde finit par toujours repousser l'échéance. Par peur, ou a cause du bug? Impossible a définir. Sans doute supportera t il cette condition tout le long de son existence...

- Gaufrette? Je vais y aller. Il est tard.

Il n'a même pas regardé l'heure. Toutefois il devine aisément être resté bien trop longtemps. Comme toujours avec Milan.



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