La ligne noire [PV Yemeth]
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Milan Horvat
Dim 25 Aoû - 12:07
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Encore ! Mais merde, c'est pas vrai ! Milan raccroche et lance son portable sur son lit dans un geste de rage. Injoingnable depuis quinze jours, ça devient inquiétant à force ! Il le sait, que son aîné est un véritable aimant à problèmes, que ce genre d'absences ne devrait pas l'inquièter outre-mesure parce qu'il revient toujours, mais quinze jours ? Le jeune homme est anxieux. Et quand il est inquiet, ça se traduit par des nerfs en pelote et une agressivité décuplée. Il n'aboie plus, il mord.

Et si ce n'était que ça... Milan se sent mal dans sa propre peau depuis des jours, tout ça à cause d'un certain épisode à la bibliothèque. C'est une impression d'être à l'étroit dans son propre corps, de ne pas réussir à prendre correctement ses goulées d'air, d'avoir toujours un poids sur l'épaule. Bref, il est d'une humeur de chien et le fait savoir.

Son oeil au beurre noir et la strie écarlate qui lui barre la joue droite le prouvent.

Il ne regrette pas sa bagarre d'il y a deux jours, les autres abrutis l'ont bien cherché, ça lui a servi d'excuse pour se défouler. Et s'il est moche à voir, il faut aller comparer aux autres. C'est un vicieux, le Milan, qui ne recule devant aucun coup bas pour aller chercher la victoire. Après avoir adressé un doigt à son reflet dans le miroir de sa salle de bain, Milan se déshabille et prend sa douche. Elle est glaciale, et c'est volontaire. La morsure de l'eau gelée l'oblige à prendre de grandes inspirations. Là, ça y est, enfin il a l'impression de sentir de l'air dans ses poumons.

Ils le font tous chier.

Sa douche dure dix minutes, il s'habille et attrape un sweat dans lequel il s'emmitoufle. Iln'est pas tard, à peine 21 heures, et il se sent coincé. Il attend quelqu'un, il n'a pas envie d'avoir à faire ce qu'il va faire. Il aimerait s'enfuir de son propre appartement où il a l'impression d'étouffer. Pour tromper cette impression, il appelle un autre ami, qui saura certainement le distraire pendant quelques minutes.

Quand il retombe sur une énième messagerie, Milan pousse un cri de colère, se lève et part taper contre le mur. Bien entendu, il se fait mal. Quel con. C'est pas possible de se sentir prisonnier alors qu'il est chez lui ! Il devrait aller courir, sauf que s'il part maintenant, il n'est pas sûr de revenir de la nuit. Il devrait carrément aller sonner chez Stew', ce traitre qui vit à l'ère 40 sans portable constamment sur lui, l'obliger à lui ouvrir et aller se foutre allègrement sur la gueule sur un ring.

L'idée est tentante.

Malheureusement, on sonne, et le moment qu'il redoute tant débute. Il doit aller ouvrir. Il jette un regard haineux à son ordinateur, déjà allumé, prêt à accomplir sa besogne sans état d'âme. Comme la machine qu'il est, comme la machine que veut redevenir l'autre. Et ça, ça le fait personnellement chier.

Il tape une nouvelle fois contre le mur avant de se résoudre à aller ouvrir de manière abrupte la porte.

-  Hey. - le salue-t-il sobrement, soutenant sans mal les yeux rouges de Yemeth. Il sait ce qu'il va dire, ce qu'il va faire, c'est prévisible.

Lui en revanche, il meurt d'envie d'être imprévisible, de l'engueuler sans raison, de le frapper pour que la raison lui revienne. Et tout au fond de lui, de le prendre dans ses bras. Parce que merde, qce qui s'est passé à la bibliothèque, ça l'a bien trop secoué pour qu'il passe aisément à autre chose. Il ne sait pas ne pas s'attacher, ne pas espèrer. La moindre petite marque d'affection le laisse affamé pour plus et c'est une horrible, horrible faiblesse chez lui.


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Yemeth
Dim 25 Aoû - 16:02
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Qu'est-ce qu'un reboot chez Yemeth? Un simple retour en arrière? On efface tout, on reprend du début? Si seulement ça avait été aussi facile. Au moins dans ce cas il n'aurait pas eut a se soucier des conséquences ce jour là. Il n'aurait jamais eut a faire un choix, par peur. Tout aurait disparu de toute façon. Il aurait juste eut à agir froidement, de la même façon que n'importe quelle autre machine. Pas de question, pas de remise en question, pas de bref blocage, de réflexion, juste... exécuter des ordres. Facile. Prendre des bouquins, intégrer les informations.

Ce bug n'est pas non plus un simple blocage qui le fait osciller entre deux états perpétuellement. Il s'agit simplement de ré-équilibrer le tout. Effacer toute l'avancée, tout ce qu'il a pu apprendre pour mieux aborder ce semblant d'émotions humaine ou comprendre pour se rapprocher d'eux. Même en aillant conscience que jamais il ne serait comme eux.

A ce moment là, lors de ce reboot a la bibliothèque, il n'a pas oublié son choix. Il a oublié pourquoi il l'a fait. Il n'a pas oublié l'action. Il a oublié ce qui l'a poussé a agir de la sorte. Là est la nuance. C'est l'une des raisons qui le contraint à ne pas trop se rapprocher des humains, d'ordinaire. Il s'emploie a garder une certaine distance, pour leur épargner une éventuelle séparation déchirante. Pourtant c'est ce qu'il semble avoir fait. Causer du tort a une personne qu'il aurait pu considérer comme un proche, en s'y attachant de trop. Sa demande a eut l'effet de l'annonce d'un suicide, puisqu'il s'agissait de détruire sa capacité a traduire des sentiments. Réduire a néant ce qui fait de lui ce qu'il est: un androïde unique, a l'apparence atypique.

Pouf. En deux mouvements tout disparaîtra. Il pourra redevenir un robot quelconque. Une boîte de conserve glaciale. Un ensemble de codes logiques pour le faire agir, rien de plus. Après tout, il n'aurait peut être pas dû lui demander a lui? Qui de mieux placé que lui, cependant? Qui de mieux placé que Milan pour l'aider à retrouver un état qu'il n'aurait jamais du quitter?

Il est bien resté deux longues minutes devant la grande porte avant de finalement appuyer sur la sonnette. Yemeth a bien capté un bruit sourd, peu avant que le pâtissier ne lui ouvre brusquement.

- Bon sang, gaufrette! Ton oeil! Qu'est-ce qu'il t'es arrivé?

Comment aurai-il pu passer a côté de ça? C'aurait été rater un éléphant rose pétant dans un couloir étroit et clos. Par habitude, par réflexe, il pense un instant a lui remonter les bretelles parce que les bagarres.. c'est mal. On se blesse. La haine ne fait qu'engendrer la haine. C'est pas bien. Puis il se met trop en danger, il ne devrait pas.

- Tu ne t'es pas fait ça tout seul j'imagine.

Ils se seraient revus dans d'autres circonstances Yemeth l'aurait taquiné un peu avant de se précipiter a l'intérieur pour y trouver de quoi le soigner. L'homme aurait déjà pu appliquer un gant froid sur son oeil et désinfecter la blessure sur sa joue, l'androïde aurait quand même trouvé de quoi le soutenir davantage. Il ose a peine s'imposer.

S'il avait été capable de soupirer d'exaspération il l'aurait fait. Il se désespère.

- Tu sais, si tu ne veux pas... pour le bug, je peux sûrement trouver quelqu'un d'autre? Je n'ai pas envie de t'imposer ça, Milan.

Il esquisse un faible sourire, il se veut rassurant:

- De toute façon, tu seras incapable de finir ces recherches tout seul, alors il faudra bien que je t'aide!

Un haussement d'épaules. Une dernière réplique reste coincée au fond de sa gorge. "Puis en fait t'es lent, pour lire. On aurait dû te donner un nom de limace". Ce n'est pas le moment de l'embêter. Peut être plus tard, s'il en est encore capable?

Non bien sûr, ça aussi disparaîtra.



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Milan Horvat
Dim 25 Aoû - 22:36
Son attention est le fruit de son programme. Il s'en moque bien, en vérité, de son oeil. Qu'est-ce que ça peut lui foutre qu'un humain s'abime plus ou moins volontairement, hein ? C'est juste un devoir de base. C'est la base de son existence, et de toute manière, c'est tout ce qu'il veut retrouver : les basiques de son programme. Alors Milan étouffe la tendresse qui menace d'adoucir sa colère et son amertume et fait ce qu'il sait faire de mieux : grogner.

- J'suis retombé en skate. - répond-t-il de façon sarcastique. Est-ce que l'androïde est seulement capable de détecter les causes probables d'une blessure ?

Il ne se pousse pas pour le laisser entrer, contrairement à l'accoutumée. C'est encore une manifestation pas franchement inconsciente de son manque d'entrain à réaliser le service demandé. C'est très égoïste, il en est parfaitement conscient. Si l'androïde tient à retoucher ce qu'il considère être la "perfection" pour un être de sa condition, l'humain n'avait rient à y redire. De toute manière, il n'était même pas son propriètaire. Il n'avait qu'à fermer sa gueule et faire ce qu'on lui demandait, ce n'était pas compliqué, hein ? Suivre des ordres, il le fait depuis sa naissance.

D'un simple geste négatif de la tête, le garçon lui indique que ce n'est pas la peine d'aller se trouver un autre bon Samaritain, qu'il n'a qu'à entrer. Mais il ne s'écarte toujours pas. Il reste là, à observer Yemeth. Il cherche... Quoi, une réponse ? Un indice ? Il voudrait comprendre ce qui l'a poussé à se jeter dans les bras du robot alors qu'il est tout à fait conscient de son état de machine. Non, en fait, la question se pose autrement : pourquoi est-ce qu'une machine a jugé bon de lui sauter dessus ? Parce qu'après s'être repassé la scène trente fois, Milan en est arrivé à la conclusion qu'il n'est pas le seul fautif de l'affaire, loin de là. Il n'est pas monté sur l'autre, il n'a pas collé de petit bisou sur le nez et surtout : il n'a pas initié le geste, encore moins demandé à mettre la langue !

Rien. L'androïde était imperturbable. Même pas un tic nerveux. Une vague de rancoeur le submergea. Stupide machine, tellement chanceuse de posséder cette paix de l'esprit tellement désirée !

Finalement, en désespoir de cause, Milan s'efface pour laisser le robot passer le pas de sa porte.

Il part s'installer en face de son écran, saisi le cable USB noir et le lance à l'androïde. L'amertume le rend brusque et taciturne. Il se comporte comme un gosse... Son "Branche-toi." ne lui tire même pas un sourire. Dès que c'est fini, il ira squatter chez Stew', chercher la merde avec lui. Son ami est presque aussi doué que Mickey pour s'attirer des ennuis.

Le code particulier de l'androïde s'afficha sur son écran, Milan se plongea dedans, cherchant le bug qui avait retenu leur attention la dernière fois. Ce loop magique. Ce loop merdique. Il aimerait bien pouvoir accèder aussi facilement à sa propre mémoire pour se corriger aussi facilement. Il en a, des souvenirs de merde à effacer. Peut-être même des traits de caractère aussi, mais ça, c'est une autre histoire.

- Bon. J'ai trouvé. - déclare-t-il sans se tourner vers Yemeth. Il ne veut pas croiser son regard alors qu'il s'apprête à détruire ce qui le rend spécial. - Prêt à redevenir "parfait" ?


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Yemeth
Lun 26 Aoû - 0:21
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Il s'y attendait bien sûr. Milan n'allait pas l'accueillir avec un grand sourire. L'heure n'est pas a la fête. Yemeth se faisait violence pour ne pas se comporter comme il l'aurait fait auparavant en lui posant trente six questions sur ce qu'il lui est arrivé. S'enquérir de son état, sa santé physique autant que morale. Quand bien même ce soit visible qu'il n'a pas le moral. C'est à peine s'il daigne lui adresser un regard. L'androïde capte des sons graves qu'il n'avait pas entendu auparavant. Il lui en veut? Il le déteste sans doute. Il l'a prévu et a volontairement retardé l'échéance en pensant bien faire. Comme toujours. Il voudrait bien faire. En mettant un peu de distance durant ces deux semaines il espérait se faire un peu oublier.

Pourquoi a t il la sensation de faire la pire bourde de son existence? Et pas seulement pour lui?

Yemeth n'ose pas parler. Il n'ose plus essayer de capter son attention. Il n'espère plus croiser un regard autre qu'accusateur. Il n'a pas cru en l'excuse de la chute en skate. Il s'inquiète vraiment. Ou, il s'inquiète encore parce que ses codes le poussent a penser de cette façon? C'est usant d'être ignorant. C'est usant de sans cesse s'interroger a ce propos. Être incapable de définir s'il agit parce qu'il a été conçu pour agir ainsi, ou s'il s'agit d'un semblant de libre arbitre pour une prise d'initiative. C'est lassant de ne pas être apte a se comprendre soi-même.

C'est curieux. L'androïde est assit là près de l'ordinateur. C'est ce qu'il a toujours attendu, la résolution définitive a ce fichu problème. Alors pourquoi est-ce que ce courant qui le parcourt, le paralyse? Encore et toujours des "pourquoi", des "comment". Il a complètement perdu sa logique? Un autre bug ce serait il créé?

"Parfait". S'il l'avait été un jour il n'en serait pas là et Milan n'afficherait pas un air aussi grave. Yemeth acquiesce. Yemeth est un robot. Il aurait dû en rester un. Une bête machine. C'est pour le mieux.

Milan pose ses mains sur le clavier.

N'était-il pas censé se rendre utile? Est-ce qu'il le déçoit?

Les lettres disparaissent une a une.

Ce n'est pas dans sa nature de les décevoir, hein?

Milan est sur le point d'enregistrer le changement lorsque l'androïde attrape soudainement et fermement le poignet. Les yeux rivés vers l'écran, il déplace le clavier pour le rapprocher de lui.

De toute façon intérieurement il n'est qu'un alliage de signes, de lettres, de chiffres. au besoin quelqu'un pourrait re-créer ce bug, non?

Yemeth ré-inscrit rapidement les lignes effacées tantôt. Dans son empressement, une ligne liée au bug s'est vue corrigée. Il n'y a pas prêté attention, beaucoup trop concentré sur ce qu'il avait a faire. Il rectifie le problème. Jusqu'ici il s'en serait pensé incapable. Il n'aurait pas dû en être capable. Un robot ne se ré-écrit pas. Pourtant, c'est ce qu'il est en train de faire sans réfléchir. Il enregistre, mais se désactive aussitôt. Ses bras retombent le long de son corps qui bascule en avant. Le clavier ayant glissé sur le rebord, il manque aussi de tomber.

Yemeth devait se mettre a jour avant de se réactiver.

Sa dernière "pensée" au moment d'appuyer sur la touche entrée est allée a l'idiot qui se tenait près de lui. Si il n'avait pas craint de commettre la pire erreur du siècle, il lui aurait probablement lancée une pique. "N'essaie pas de me rattraper, tu en serais incapable, petite fragile". Il regrettait de ne pas lui avoir présenté ses excuses. Malgré les derniers reboots il n'aurait jamais pu oublié la raison de sa présence ici. Tout est partie d'une maladresse. Un banal accident, ridicule. Un crétin borné dans les bras d'un autre crétin borné. Sans ça il n'aurait pas eut a déplorer la perte de sa condition d'androïde un peu détraqué?

Il se relance.

C'est fou comme le changement opérait déjà. Normalement une multitude d'informations auraient dû le secouer. Ne serait-ce que parce qu'il comprendrait soudainement qu'il venait de faire un "fuck" a son concepteur, de son propre chef. En soi, un manque de respect énorme doublé d'une grave infraction. Si tout les androïdes faisaient pareil dès demain ce serait la mouise. La grosse mouise. Et là c'est DEJA la mouise. Durant la première seconde, Yemeth a cru se sentir plus léger. Il pouvait éprouver de l'inquiétude sans se reprocher d'adopter un comportement déviant. Ou si, il pourrait culpabiliser. Toutefois il n'était pas envahi par diverses idées contradictoires imposées par ses codes.

Puis, vient le deuxième temps. Celui durant lequel les souvenirs de la bibliothèque lui rappelleront qu'il s'est comporté en véritable abruti fini. Ajouter ensuite sa dernière vision de Milan, avant qu'il ne prennent les devants en lui chouravant le clavier.

Les mots lui manquent lorsqu'il trouve enfin le courage de relever la tête. Les mots restent bloqués dans sa boîte vocale. Il la sentait comme écrabouillée petit à petit dans un étaux. Il se sent terriblement mal sans être capable d'y trouver une explication. Ce n'est pas comme si un flot d'émotions nouvelles l'envahissait. C'était plus subtile. Il se rendait compte qu'elles ont toujours toutes étés plus ou moins présentes dès le départ. Seulement, elles ont été décuplés. Une seule était comparable à un millier de coup de poignards. Ca fait mal. Beaucoup trop mal. Surtout pour une aussi petite chose que la culpabilité. Il faut croire qu'elle a plus d'impact qu'il n'aurait pu le concevoir.



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Milan Horvat
Lun 26 Aoû - 9:10
Jam

Le geste soudain du robot manque de lui valoir un coup de poing tant il a pris de court le garçon. Ce n'est pas une bonne idée d'agir avec brusquerie lorsqu'il est déjà si tendu. Milan doit faire un effort terrible pour se contenir et comprendre que l'androïde ne lui veut aucun mal. Il l'a juste empêcher d'accomplir le geste fatidique. Milan secoue son poignet pour se débarasser de la prise et se lève, incapable de rester plus longtemps immobile.

- Eh, faudrait savoir ce que tu veux, merde ! - s'énerve-t-il aussitôt, l'adrénaline coulant dans ses veines. - Qu'est-ce que tu fous Yemeth, je peux savoir ? Qu'est-ce qu'il se passe dans ta petite tête, hein ?

Le robot ne répond pas. Il l'ignore même, il a les yeux rivés sur l'écran. Le garçon est surpris de voir dans ses mains le clavier. Il veut appuyer lui-même sur la touche qui supprimera sa particularité ? C'est son choix. Milan est presque soulagé d'être libéré du poids de cette action. Presque, parce que son inquiètude reste trop grande pour que le poids qui pèse sur ses épaules puisse disparaître d'un claquement de doigts.

Il est tenté de fermer les yeux pour ne pas assister à la scène. Juste comme un gamin pourrait le faire pour dire "ça n'existe pas, lalala". Ce n'est pas digne d'un homme, un vrai, alors il les garde bravement ouverts. Et cette décision est finalement la bonne, car il peut regarder, ébahi, Yemeth réécrire de mémoire les lignes de codes qu'il avait effacées. Il n'ose pas en croire ses yeux.

- Yemeth, mais- T'es pire qu'un humain ! - s'exclame-t-il à nouveau, l'incrédulité la plus totale apparaissant dans sa voix et sur son visage. - Qu'est-ce que tu fais ?!

Encore une fois, l'androïde ne jugea pas opportun de lui répondre. Sans plus attendre, il appuya de lui-même sur la touche sauvegardant sa décision. Il s'écroula aussitôt après. Milan bougea d'instinct pour l'empêcher de s'effondrer au sol, oubliant qu'il ne s'agissait tout de même que d'une machine, qu'il ne sentirait absolument rien. Mais voilà, même quand une télécommande tombe, un humain grince des dents pour elle et la dureté de sa chute. Alors pour quelque chose ayant l'apparence d'un congénère...

Milan l'installe avec difficulté par terre, pestant contre son poids et sa personne en général. Et quand il est installé, il l'observe avec admiration et affection. Cet androïde, quelle surprise... L'Anglais a réalisé un travail pour lequel Milan lui sera toujours reconnaissant.

- T'es complètement dingue, tu le sais ça ? Ljut...

Il sourit puis se met à rire doucement, n'osant toujours pas vraiment croire à la décision de dernière minute de celui-ci. Milan est heureux, son coeur palpite à toute vitesse. Dès que Yemeth relève un peu la tête, il lui colle une tape sur le crane puis le prend dans ses bras. Il préfère ne pas penser au spectacle guimauve qu'il pourrait offrir à d'éventuels témoins.

- Joue pas avec mes nerfs comme ça, abruti, t'as pas idée de ce à quoi t'as échappé. - le menace-t-il pour ne rien perdre en points de virilité. Enfin, pas autant que prévu. - Félicitations pour ta première décision consciente ! J't'offirai bien un verre, mais eh, t'en auras pas l'utilité je crois. Mon prochain toast, je l'offrirai à toutes tes autres décisions improbables !


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Yemeth
Lun 26 Aoû - 10:44
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Que la décision aie été prise consciemment, qu'elle ai été poussée par des centaines de caractères encodés dans son crâne ou pour une autre raison. Ca n'avait plus d'importance. Il n'avait plus a se poser la question. Toutefois une dernière restais en suspens: Milan était ravi visiblement, mais les autres le seraient-il autant? Après tout, il s'est sciemment rapproché d'une condition humaine. Qu'il n'en soit pas un ne changerait pas qu'il allait évoluer dans ce sens.

(theme)

Yemeth reste silencieux encore un moment, le temps de se rendre compte. Le temps de définir s'il vient de faire une énorme boulette ou non. Selon le garçon qui l'étreignait, il aurait échappé a quelque chose. Peut être que ça le rassure, même si il ne comprend pas tellement. C'est plutôt étrange pour lui de se sentir perdu tout en sachant parfaitement où il en est. Il se trouve a quelques centimètres d'un ordinateur auquel il est encore branché. Dans un geste lent il attrape le branchement usb a l'arrière de sa tête, puis l'ôte. Il se sent comme dans une sorte de simulation, ou une de ces réalité virtuelle. Un peu comme lors de tests sur ordinateur avant de le rendre fonctionnel. Il réfléchi longuement. A voir l'expression que son visage arbore, un humain aurait sûrement put le comparer à un comateux qui réalise qu'il n'est plus en train de rêver, qu'il est bien là.

Fort heureusement, dans le fond il reste inchangé. Il s'inquiétera toujours. Constamment.

- Miles, gauf-

Il s'arrête un court instant en remarquant le changement de voix. Il ignore encore s'il doit approuver ou se dire "merde", tant pis, il verrait plus tard. Il y a plus urgent.

- Gaufrette. Soit honnête.

D'ordinaire il aurait continué sur sa lancé, lui aurait balancé sérieusement "Eh, je t'ai vraiment roulé un patin ce jour là, a la bibliothèque?". Autre chose lui vient en même temps a l'esprit. "Tu me détestes?". Un tas d'autres répliques s'accumulent dans sa pauvre tête. "C'est la décision que tu aurais voulu que je prenne? Pourquoi avoir accepter de faire l'inverse?". Il n'y a qu'une qu'il sera apte à prononcer.

- Je pourrais savoir quand, où, comment et pourquoi tu t'es fait ça?

Il fait référence a l'oeil au beurre noir. A la marque sur la joue, aussi. C'est plus fort que lui.

- T'a désinfecté au moins? Tu ne devrais pas aller te bagarrer comme ça. Tu vas finir par t'attirer trop d'ennuis!

Il regarde à la hâte a sa droite, sa gauche, toujours un peu paumé.

- Et puis flûte. Je t'ai vraiment roulé un patin ce jour là?

C'est a peine s'il a le contrôle. Il est incapable de savoir s'il préfère ne pas bouger, se lever pour faire quelque chose, n'importe quoi, s'il préfère se taire, laisser le temps de répondre, ou tout balancer d'un coup, d'un seul.

- J'aurais pas dû. Je crois que j'aurais pas dû. Gaufrette, j'ai.. j'ai merdé?

Tout s'emmêle. Il rit doucement, nerveux.

- Eh, avoue, je t'avais dis que j'embrassais comme un dieu, hein?

Il regarde a nouveau a sa droite, puis a gauche. Non pas qu'il s'attende a ce que le décor change soudainement. Ou, peut être que si.

- Tu devrais poser un gant froid sur cet oeil. Et si je te reprend a aller te bagarrer, je te remonterai les bretelles!

C'est frustrant cette impression.

- Je n'aurai pas dû.

Il l'a fait sur un coup de tête. Un androïde, ça ne prend pas de décision sur un coup de tête. Un androïde est censé suivre un ordre de logiques.



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Milan Horvat
Lun 26 Aoû - 18:50
Etonné du manque de réaction suite à son embrassade irréfléchi, Milan s'éloigne et s'installe en tailleurs face à lui. Yemeth a l'air dans complètement dans les vapes. Le code était donc bel et bien si important que ça ? Pour qu'un robot ait l'air comateux, il faut y aller. Le garçon est un peu choqué par un de ses yeux qui a du mal à suivre le mouvement de l'autre pour que son regard soit entièrement posé sur lui, mais ce n'est manifestement qu'un bug passager. C'est domamge, un robot qui louche, ç'aurait été marrant.

Et puis la machine à paroles qu'est l'androïde se remet en branle. Même s'il donne l'impression d'être perdu, Yemeth n'oublie pas ses considérations premières. Les questions se suivent sans lui laisser le temps de lui donner les réponses. Il a l'impression de mener deux discussions en parallèle, c'est perturbant. Et ce n'est pas le seul détail étonnant : Yemeth n'a plus ce timbre de voix particulier, qui permettait de rappele son appartenance aux androïdes, si jamais on venait à outrepasser son apparence physique. Les oreilles animales sont encore un attribut rarissimes chez les humains.

Milan lève les mains pour lui demander de stopper son babil. Ils ont tout le temps qu'il faut pour gérer ce changement majeur dans la vie du robot. Finalement, il est content d'être tombé sur autant de répondeurs.

- Alors déjà, mes blessures de guerre : t'inquiètes, ça repartira comme c'est venu, j'serai pas moche pour toute ma vie. Ou en tous cas, pas plus qu'avant.

Il touche la plaie qui lui traverse la joue, se demandant s'il n'exagère pas un peu pour celle-là. Maintenant que Yemeth le mentionne, il aurait peut-être effectivement dû la passer sous l'alcool plus tôt. C'est vrai qu'elle le pique un peu. Hum. Ce serait con de ressembler à un pirate alors qu'il aurait très bien pu l'éviter. Il va s'en occuper, juré.

- Ensuite ! Leçon numéro uno de la joie d'avoir un libre-arbitre : tu regrettes toujours la voie que tu n'as pas prise. C'est comme ça, c'est un petit truc fun cadeau. Tu sais, comme t'es capable d'envisager les avantages des deux côtés, tu te dis toujours que t'aurais dû réfléchir plus longtemps. - il tape dans ses mains et se redresse, s'installant maintenant sur ses genoux. - Mais c'est fait, c'est ce choix-là que t'as pris, et tout seul, soit dit en passant, moj mali secer, donc va falloir vivre avec !

Là, Milan marque un temps d'arrêt. Lui aussi s'apprête à faire quelque chose qu'il pourrait potentiellement regretter. Ceci dit, maintenant que le poids sur ses épaules l'a quitté, il se sent léger, si léger qu'il pourrait presque léviter. L'allégresse fausse son jugement, comme la colère pouvait le faire avant. Une idée lui vient, une idée stupide et potentiellement dangereuse pour la suite de leur relation. Désormais, Yemeth peut faire des choix de son plein gré, non ? Il lui en a fait la démonstreation à peine quelques secondes plus tôt. Alors... Oh, comme ça, ils seront fixés. Il se rapproche du robot, s'installe en face de lui entre ses jambes et revient sur le troisième point de son monologue.

- Pour finir... Je te donnerai seulement la moitié du mérite pour ce baiser. C'est un travail de groupe, Yemeth, je ne pensais pas que t'étais du genre à tirer toute la couverture à toi. C'est moche.

Un sourire timide apparaît sur ses lèvres alors qu'il lance un regard joueur à son acolyte.

- Cela dit... c'est vrai que l'intention initiale te revient. C'est quelque chose de récurent chez toi, ou...

"C'est juste pour moi ?". Milan  n'eut pas le cran d'achever sa phrase. Il était déjà surpris d'avoir réussi à aller jusqu'au bout de son idée. Vraiment, ils n'étaient pas de bonne compagnie l'un pour l'autre, ils bouleversaient trop mutuellement leur petite vie rangée.


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Yemeth
Lun 26 Aoû - 20:17
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Tient donc, le but était de le rassurer ou l'inquiéter davantage? "Toujours regretter la voie qu'on a pas choisie". Toujours vouloir ce qu'on a pas, a en oublier ce qu'on possède déjà. C'est bien le propre de l'Homme. Yemeth se sentait idiot. Tellement plus qu'auparavant. On ne pourra pas dire que l'un de ses but n'a pas été atteint au moins. Ah ça, pour mieux les comprendre, il les comprend mieux! Ce n'est pas pour autant qu'il préférera cette condition. Pas encore.

Niveau sex appeal on repassera. "tant que tu ne cherches pas à surpasser ça devrait aller" pensait-il avant que son attention ne soit détournée par l'autre remarque. Ce désordre est tellement nouveau. Est-ce que ce serait constamment comme ça? C'est un coup a vous filer la migraine.

- La couverture je la partage volontiers si t'es sage.

Récurent? Il a une tête a se jeter sur n'importe quel bédoin du coin, peut être? Yemeth se sentirait presque vexé. Il n'a pas le souvenir de s'être senti aussi a l'aise avec un humain. Peut être l'Anglais avant qu'il n'efface cette partie de son disque dur? Sinon, non. Quand bien même il fixait des limites, gardait une certaine distance... aucun ne lui a jamais adressé la parole comme le fait Milan. Aucun n'a cherché à le taquiner comme lui le faisait. Aucun n'a cherché a en comprendre le fonctionnement exact. Aucun... ne passait au delà de la carcasse de métal, en fait. Sans doute est-ce la raison de ce rapprochement si naturel?

Il ignore quoi répondre dans l'immédiat, alors il applique son indexe sur le front du pâtissier pour le repousser un peu en arrière, sans y mettre vraiment de force. Il relâche bien vite la faible pression. Le but était de le stopper avant qu'il ne se rapproche de trop.

- Je n'en sais rien.

La seule solution qui lui vient pour aborder le sujet restera la plaisanterie. C'est plus facile. Il lui adresse un regard insolent. "t'es le premier qui ne me paye pas pour ça en tout cas" aurait été sa première idée. Il en préfère une plus sincère.

- Tu es le premier avec lequel je fais ça par envie.

Dis comme ça.. il est certain de lui faire monter le feu aux joues.

En fin de compte l'androïde se rapprochait. Il se maîtrisait un minimum par peur de se montrer trop brusque, ou de le mettre mal a l'aise. Ca ne tiendrait qu'à lui, il aurait probablement déjà agrippé son t-shirt pour l'attirer vers lui. Lors de l'étreinte à son re-lancement, Yemeth avait remarqué un détail. La sensibilité au contact ainsi que sa perception de celui-ci, s'était retrouvée modifiée après la correction du bug. Un nouveau détail a vérifier dès que possible. Pour la.. science? On va dire.



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Milan Horvat
Lun 26 Aoû - 21:30
Milan ne peut retenir un ricanement face à l'arrogance de son interlocuteur. C'est bien lui, de se croire meilleur que tout le monde. L'Anglais devait avoir des goûts étranges pour ses androïdes : la plupart des gens ne supportaient pas l'insolence, surtout provenant d'être "inférieurs". Que Yemeth maîtrise le sarcasme, l'arrogance et l'impertinence était déjà, en soi, le tout premier miracle de son existence. Une preuve supplémentaire qu'il n'était pas destiné à la même chose que ses collègues. Milan ignorait la véritable identité de son concepteur, mais s'il l'avait su, il se serait débrouillé pour aller le remercier. De quoi exactement ? Il peinait encore à le formuler de manière à ne pas rougir en l'énonçant à haute voix.

La réponse suivante de l'androïde, conjuguée à son geste pour le maintenir à distance raisonnable, transforma son estomac en une suite de noeuds doubles. Peut-être était-il réellement le fautif alors ? Peut-être qu'il l'avait incité à se comporter de la sorte ? L'androïde s'était peut-être dit qu'il souffrait de la solitude, ou que ses traumatismes l'avaient laissé en manque d'affection, ou qu'il paraissait juste faible ? Milan perdit toutes couleurs, ce qui rendit l'incendie de ses joues d'autant plus frappant.

Il n'avait pas le droit de dire ce genre de choses comme ça ! Comprenait-il seulement l'effet que ça pouvait avoir sur un humain ? Il y a toujours quelque chose de sacré dans la première fois de n'importe quoi. Même s'il s'agit d'une action insignifiante, comme cuisiner des pates pour la première fois. On se souvient toujours des premières fois. Et... Milan aurait pu utiliser les mêmes mots de son côté. Jusqu'à cet... incident, il avait complétement oublié les pulsions charnelles. Totalement. Les implications étaient trop fortes et douloureuses pour lui, il préférait se couper entièrement de cette partie de la vie humaine. Oh bien sûr, il y avait des gens qui lui plaisaient physiquement et mentalement : pas assez pour qu'il décide de dépasser ses démons.

Qu'il ose le faire avec un androïde comme partenaire... Eh bien, un psychologue de comptoir aurait analysé cette préférence comme la peur inavouée de s'en remettre à un autre individu imprévisible. Un robot, ça n'a que votre bien en tête : jamais il ne pourrait blesser un humain. Que Milan choissise un androïde alors qu'il a peur d'être utilisé... C'est un peu contourner la véritable blessure.

Bien sûr, Milan est loin de toutes ces considérations psychologiques.

Non, pour le moment, il est trop concentré sur le corps de Yemeth sous le sien et de sa phrase terrible. Il déglutit péniblement, puis se lance en bégayant :

- Et... Et là, tu- Je veux dire, là, maintenant, tu- Hum. Enfin... Y'a moyen que tu... - oh, il n'y arrivera jamais. Tant pis. Ses rougissements ayant envahi tout son visage et son cou, Milan décida que l'humiliation avait assez durée.

Il s'éloigna donc de Yemeth, se grondant au passage pour agir de manière si brusque. Ne pouvait-il pas le laisser appréhender les changements de son code tranquillement, il avait vraiment besoin de lui sauter dessus ? Quel abruti. C'était vraiment égoïste de sa part, et de toute manière, Yemeth n'avait certainement pas la tête à batifoler. Rassis sur ses genoux, Milan toussota et se passa une main dans les cheveux. Faites que ses rougissements disparaissent rapidement... Tout ça à cause d'une petite phrase... Dieu qu'il pouvait être bête parfois !

Mais il était le premier. Et de savoir ça, des papillons éclorent dans son ventre. Il était bel et bien perdu.


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Yemeth
Lun 26 Aoû - 22:09
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"Y'a moyen que..?" Dommage qu'il ne soit pas allé au bout de la phrase. L'androïde est curieux de savoir ce a quoi pensait la gaufrette. Enfin, gaufrette ou tomate. Il serait en droit de confondre les deux actuellement. Milan ressemblait toutefois plus a un gamin. Il se rapproche pour mieux s'éloigner ensuite. Il n'a pas l'air sûr de lui, encore moins sûr de ce qu'il veux vraiment. Il le provoque mais n'assume pas lorsque Yemeth lui répond. Alors Yemeth inverse les rôles. Il s'avance sans le quitter du regard. Il pourrait sans doute deviner la suite de la phrase que le pâtissier a bégayé tantôt. Il pourrait. Il peut aussi essayer de le faire parler.

- Moyen que..?

Son sourire s'élargit:

- Tu sais gaufrette, je n'ai pas encore la capacité de lire dans les pensées! Va falloir faire un effort.

Par le passé, là où le taquiner pouvait être un exercice lorsque ses codes le contraignaient a s'interroger sur le fond de ses actes, ici, il pouvait librement l'embêter. Simplement. Parce qu'il en a envie. Parce que c'est amusant. Qui aime bien châtie bien dit-on?

- Quoi, j'ai quelque chose sur le visage?

Petit a petit le changement lui passait au dessus. Il pourrait s'en vouloir demain peut être.

- Je n'ai jamais mangé personne, hein. Tu te doutes.

Il l'assaille encore, ce bavard. Il ne tient pas non plus a le forcer, alors il s'essaye a finir cette fameuse question.

- Voyons. Moyens que.. je te fasse un petit plat? Non, sinon j'aurais entendu ton estomac gronder plus fort que Godzilla. Dans ce cas.. Moyen que.. je recommence ce que j'ai fais a la bibliothèque?

L'androïde posait ses mains sur les genoux de son vis-a-vis.

- Bon, j'avoue que ça, c'est moi qui y pensait. Et toi, a quoi est-ce que tu pensais, gaufrette?



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Milan Horvat
Lun 26 Aoû - 22:43
Ok, il a oublié d'ajouter "sadique" dans la liste des caractéristiques données à monsieur Yemeth, emmerdeur de première.

Alors qu'il s'éloigne pour reprendre contenance, l'autre suit le mouvement, se redressant vers lui. A quoi joue-t-il exactement, peut-on savoir ? Non, parce que si c'est drôle, autant être deux à s'amuser ! Et ce qu'il fait chaud ici ! Milan a un rire nerveux et cherche à écarter le col de son sweatshirt de son cou. Pourquoi a-t-il enfilé celui-ci déjà ? Ah oui, il sortait d'une douche froide. Il aimerait beaucoup pouvoir en reprendre une tiens. Genre là, tout de suite, immédiatement. Sauf qu'il est coincé face à Yemeth, cloué sur place par ses yeux qui ne le lâchent pas.

Il a l'horrible sensation d'être une souris face à un chat.

Sauf que lui est l'humain, l'autre est l'androïde. S'il veut que ce "jeu" cesse de suite, il n'a qu'un mot à dire et il sera obligé d'obtempérer. Il ne lui en voudra même pas. Ce serait probablement mieux pour eux deux. Ce serait raisonnable.

Milan garde la bouche fermée.

Ses yeux se ferment aussi de gêne et de honte lorsque Yemeth suit le bon raisonnement. Bam, je ne te vois plus, je suis caché, tu n'es plus là. Sauf que les mains qui se posent sur ses cuisses crient le contraire. Il sursaute à ce contact, mais ce qui l'étonne le plus, c'est qu'il ne cherche pas à s'y soustraire immédiatement. Il accepte d'être touché, plus concentré à vrai dire sur le fait que Yemeth ait pensé à la même chose que lui. Il n'est plus qu'un énorme rougissement lorsque Yemeth arrive à la question fatidique : et lui, à quoi pensait-il en mentionnant cet incident ?

Sa respiration s'accélère et il baisse la tête, toujours en gardant les yeux fermés. C'est plus simple quand il ne le voit pas, finalement. Sa voix est étrange, différente d'avant, plus normale. Plus humaine ? Ce changement rend ses paroles plus marquantes encore. Oh, et cette chaleur, c'est horrible, insupportable ! Si seulement il pouvait se reculer un tout petit peu... Juste un peu... Il aimerait être capable de reprender l'inspiration qui lui rendrait la clarté de son esprit. Il faut croire que ça ne lui est pas permis pour l'instant, car aucun des deux ne bouge.

A quoi pensait-il, lui ?

S'il avait le courage de le lui montrer, tout simplement... Jamais encore il n'a été aussi embarrassé. C'est pourtant pas difficile de se pencher et de l'embrasser, merde ! Il en a déjà embrassé, des gens ! C'est qu'un contact insignifiant, ils se saluent comme ça en Russie, alors pourquoi doit-il hésiter et rougir face à quelqu'un qui n'est même pas humain de base de toute façon ? Il hésite entre s'enfuir en courant ou hurler. Il y a aussi l'option des deux actions en même temps. Ceci dit, s'il passe à l'acte, Yemeth aura sûrement raison d'appeler un hopital psychiatrique.

Non, allez. Il a vingt-quatre ans, presque toutes ses dents et avant-hier, il s'est pris un pain parce qu'il a traité un connard de pute. Et il lui a pété le bras après. C'est pas un petit bisou qui aura raison de lui.

Alors le garçon ouvre un oeil, un seul, repère où se situe Yemeth pour ne pas se louper et se couvrir encore davantage de honte, le referme et... Non, il ne bouge pas. Puis il entend Mia lui susurrer qu'il n'est qu'une merde, et que ce n'est pas la première fois qu'il n'arrive pas à accomplir une tache simple, c'est à se demander s'il n'est pas idiot en plus d'être sourd. Milan fronce les sourcils.

Il ouvre résolument les yeux.

- Je pensais à ça. - déclare-t-il et avant de perdre à nouveau le courage qui lui est subitement revenu, se penche vers l'androïde.

Il aurait certainement pu être plus délicat, mais voilà : Milan et la douceur, c'est tout une histoire. N'empêche que ça y est, ses lèvres sont enfin contre celles de Yemeth, et il compte bien en profiter. Après tout, on ne sait pas quand il pourra réiterer l'expérience.


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Yemeth
Mar 27 Aoû - 13:01
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"c'est ce choix-là que t'as pris, et tout seul, soit dit en passant, moj mali secer, donc va falloir vivre avec !" Une réplique précise. Elle lui serait revenue avec un fond sonore semi-romantique le cliché aurait été parfais. Ca avait peut être du bon d'être un peu niais?

Le Yemeth d'hier ce serait vu durant cette scène, il aurait rit grassement. Ce n'est vraiment pas son genre de prendre ce genre de décision idiote et futile. En premier lieu: les attaches, c'est chiant. Ca empêche de se concentrer sur l'important. Secondement: c'est juste un truc passager? Quelle explication trouver a se comportement qu'il avait déjà avant la ré-écriture de ses codes? Franchement, ce n'est pas possible pour un ordinateur de développer ce semblant d'émotions humaines, alors pourquoi lui? Manquerait plus que demain les pc du monde entier décident de faire leur vie de leur côté. "Un apple se rend aux Bahamas", joli titre pour le futur journal hebdomadaire. Non, décidément, un truc cloche. Non pas que Yemeth ne puisse pas se montrer sincère. C'est un fait, il apprécie Milan. Mais comment savoir ce que ça peut être réellement? Chez eux, chez les humains, c'est physique en général. Hors, lui, c'est un tas de métaux, de câbles électriques qui peuvent faire "bzzt bzzt", c'est pas pour autant que ça va finir en coup de foudre.

(theme)

Il aurait peut être dû y réfléchir avant d'en arriver là. Ne serait-ce que pour mettre certains détails au clair pour ne pas que ça devienne un réel problème plus tard? Il ne sait même pas ce qu'il en est pour Milan. Foutue relation ambiguë. C'est peut être juste un jeu? Il n'y a peut rien a craindre et rien a se reprocher?

De toute façon ce n'est pas lui qui a commencé cette fois. Hein? Non non, les provocations ça compte pas. C'était... c'était.. merde. Dès que le contact eut lieu les pensées s'envolaient, le temps se figeait. Yemeth serait parfaitement incapable de le repousser maintenant. Peu importait les excuses. C'est plutôt bien, là, non? Il devrait profiter d'être autre chose qu'une boîte de conserve vide. Les conséquences, ils auraient tout le loisir d'en débattre après.

L'androïde se laissait donc porter. Ses mains quittaient les genoux de son partenaire pour agripper ce t-shirt qu'il aurait dû attraper plus tôt, afin de l'attirer vers lui. Tandis qu'il s'allonge, il attire davantage Milan au dessus de lui, joueur. Le pauvre homme dû rompre le contact pour reprendre sa respiration, mais Yemeth l'attirait de nouveau contre lui aussi-sec. Il lui aurait accordé une seconde de répit il aurait pu lui faire remarquer qu'il n'a pas assez de souffle, un peu moqueur. Non. En ce moment tout ce qui comptait était cette chaleur inhabituelle que ses capteurs détectaient. C'était étrange, et curieusement pas désagréable. D'aussi loin qu'il se souvienne, il n'avait jamais fait la différence entre ça ou n'importe quoi d'autre. De même pour la plupart des textiles. Il était apte a faire la différence entre du coton et de la soie, mais pas parce qu'il aurait touché la matière directement. Cette différence était tellement flagrante.. a coup sûr, elle le serait plus lorsqu'il aurait retiré ses gants.

A la moindre occasion il y penserait, et elle se présentait bien assez tôt.

- Déjà, gaufrette?

On ne change pas un casse-couille de première en abruti nais en une minute. Il se reprend néanmoins, pour ne pas gâcher leur petit échange. Il voulu porter ses mains a hauteur du visage de Milan, sans encore oser les poser dessus.

- Est-ce que.. je peux?

Il lui adresse un sourire se voulant rassurant.

- J'en ai juste.. envie.



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Milan Horvat
Mar 27 Aoû - 21:19
Sentir les lèvres de Yemeth bouger à l'unisson des siennes, suivre la cadence qu'il imposait, fit frissonner le jeune homme. Pour une fois, il se sentait bien, malgré ce contact qui l'aurait révolté venant d'une autre personne. Il revenait sans cesse à l'assaut, ne pouvant en avoir assez de cet androïde étonnant. Son goût, la douceur de sa peau, ses mains le serrant toujours plus fort contre lui... Les yeux fermés, il était bien difficile de dire à quelle catégorie de la population il appartenait. Robot, humain... Maintenant, n'était-il pas un peu des deux ? Un hybride.

- Yemeth, je-

Ignorant cet halètement suppliant, Yemeth ne lui permit pas de s'éloigner juste assez pour reprendre son souffle. Bien, il ne prenait donc pas les suggestions. Milan ne s'en plaignit pas, trop heureux de le voir si impliqué dans cet "échange" particulier. Il repartit à l'assaut, veillant à ne pas écraser totalement son compagnon sous son poids. Les coudes posés de part et d'autre du visage de monsieur, le garçon profitait de tout ce qu'il voulait bien lui donner. Yemeth semblait deviner instinctivement ses gestes pour y répondre aussi bien.

Malheureusement, lui n'était qu'un humain, le manque d'air se fit trop pressant pour être ignoré.

- Tu m'excuseras, j'ai un cerveau à irriguer, moi. - lui rétorqua-t-il en se redressant pour reprendre son souffle. L'effet de sa répartie est grandement atténué par ses cheveux fous et son visage rouge. N'en pouvant plus de chaleur, Milan retira enfin son sweat, remerciant le ciel d'avoir eu l'idée de se mettre un t-shirt en dessous. Se retrouver directement torse nu devant Yemeth après ce baiser aurait été trop pour son pauvre coeur, déjà bien malmené.

Yemeth leva les mains près de son visage, s'arrêtant de lui-même avant de les poser sur sa peau. Sans trop comprendre pourquoi, Milan fut touché par ce geste de considération. On lui avait trop rarement demandé son avis avant de se servir. Il acquiesça d'un geste de tête, allant de lui-même appuyer une joue contre la main droite de son partenaire. C'était curieusement plus intime encore que ce deuxième baiser. Hum, palot, pour être plus précis. Milan baissa les yeux, intimidé.

- Toi et tes "envies"... Et bientôt tu auras envie de me dédier une sérénade ? - plaisanta-t-il en caressant d'une main malhabile le visage du robot, chassant une mèche de son front. L'avait-il jamais vu aussi échevelé ? Il se sentit sourire. Voilà qu'il dévergondait un soit-disant majordome, véritable représentant et défenseur des bonnes manières et de la respectabilité. Quel mauvais garçon il faisait...

Sa main se posa ensuite derrière sa nuque et ne bougea plus, attendant sagement la suite. Son coeur battait à tout rompre, mais il se sentait bien. Toujours sur un petit nuage. C'était con, de ressentir ça avec un androïde, pas vrai ? Et quand tout serait fini pour ce soir, il devrait se pencher sur un autre souci : pourquoi avait-il été attiré par un robot arborant une apparence masculine ? A vrai dire, la réponse était toute bête : parce que c'était Yemeth. Il ne regardait pas davantage la gente masculine depuis ce premier baiser, ne s'intéressait toujours pas cette manière aux androïdes, les filles le faisaient toujours rêver, mais... C'était Yemeth qu'il avait d'embrasser à nouveau.

- Eh... - sa tentative ne se termina sur rien. Il ne savait tout simplement pas quoi dire maintenant pour briser le silence qui avait succédé à ses halètements. L'oeil du cyclone.


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Yemeth
Mar 27 Aoû - 22:24
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En détaillant les lignes de son visage, en y passant le bout de ses doigts, Yemeth ne faisait pas qu'en redécouvrir la texture. La sensation était changeante. En constatant que ses joues étaient un peu plus élastique il comprenait pourquoi les petites vieilles pouvaient avoir cette fâcheuse manie de les pincer. C'est doux. Lorsque son pouce remontait le long de l'arrête de son nez il fut rassuré de n'y trouvé aucune cassure due a la bagarre qu'a eut le garçon. Peut être qu'avec ce changement, cette mise a jour, il maîtriserait mieux sa force en fin de compte.

- Et pourquoi pas.

Une sérénade. L'idée était amusante. Un jour pour l'embarrasser il viendrait avec une radio portée au dessus de sa tête, qui jouerait une chanson très clichée, avant de lui réciter un discours parfaitement ridicule a cause de sa romance excessive.

Le long silence fut brisé par un bref petit début de phrase. Ou ce qui aurait dût en être, sans doute. Yemeth voulu l'aider un peu.

- J'ai pris un peu d'avance dans les tâches ménagères, mon emplois du temps est plutôt troué donc... je peux rester un peu plus longtemps, si tu veux?

Troué? Criblé de balles, oui. Il s'est tellement inquiété pour tout et n'importe quoi -et surtout Milan après le passage a la bibliothèque- qu'il s'est davantage activé durant les deux dernières semaines. Ajoutons a cela que les jours précédents deux ont décommandé. Sans parler du fait qu'il y a eut moins de demande qu'à l'accoutumée. Le petit jésus serait de son côté? On va dire qu'il s'est rattrapé après avoir merdé.

L'androïde hausse les épaules. Il n'est pas certain que soit une proposition très judicieuse.

- Je suis sûr que t'as envie de me voir en tablier.

Il esquisse un grand sourire, semi-amusé.

- Ou alors... on peut aussi rester comme ça?

Juste l'un près de l'autre, sereins, dans le calme. Yemeth se redresse un peu en s'appuyant sur ses avant-bras, juste assez pour que leurs nez se frôlent. Ses yeux s'arrête plus bas, sur ses lèvres: il sent le souffle de Milan. Il serait presque tenté d'ajouter un petit "attend, tu te demandais si tu pouvais te dessaper plus que ça pour passer a autre chose?". Il n'en fera rien. Il y a un temps pour tout. Un pour le gêner abusivement et en rire, un autre pour un peu de sérieux. Bon sang il se sentait terriblement idiot. Il ne se maîtrise pas encore, alterne entre ses envie de l'embêter et celle de juste.. prendre soin de lui? Ca reste une mère poule dans l'âme.

- Qu'est-ce que tu en dis? Je n'ai pas envie de partir maintenant.

Que d'envies ce soir. Se serait-il changé en monstre d'égoïsme?

Quoique, ce serait bête que tu me vois trop longtemps, tu te lasserais.

Une remarque pour dissimuler une inquiétude, une question. A t il seulement le droit de penser ou croire qu'on puisse lui accorder autant de considération?



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Milan Horvat
Mer 28 Aoû - 14:58
D'ordinaire, le garçon ne supportait pas que des mains viennent toucher son visage. C'était une barrière qu'il interdisait à tous de franchir : en général, ceux défiant cette interdiction avaient pour seul but de le frapper. Il cillait malgré lui lorsque Yemeth changeait de point d'intérêt, toujours craintif, aux aguets. Le fait qu'il était blessé un peu avant ne l'aidait pas à réagir de manière très favorable à l'exploration timide de l'androïde. Celui-ci semblait étudier la texture de sa peau avec admiration. Il lui fut reconnaissant de ne pas s'attarder sur son oeil au beurre noir ou sa probable future cicatrice. Sa caresse sur son nez lui tira un petit sourire.

"Pour sûr, il prendra mon nez en objet de dévotion", pensa-t-il en cachant son amusement, surpris par cette fixette sur cette partie de son visage. Personne ne s'était jamais arrêté là-dessus avant lui.

L'autre était définitivement meilleur que lui pour la conversation, reprenant sans mal leur dialogue là où il l'avait laissé. Il formula de lui-même ce qu'il n'avait même pas osé envisager. Son haussement d'épaules l'humanise un peu plus. Milan se surprend à admirer son sourire trop grand pour être celui d'un véritable humain, dévoilant des dents bien trop pointues. Cette apparence lui donne un côté animal qui ne lui déplait pas. Quelque part, ça lui fait penser à quelque chose de dangereux, de puissant. Certes, cet animal est apprivoisé, mais Milan se dit qu'en cas d'ennuis, il pourra compter sur lui. C'est un avantage précieux, d'avoir confiance en l'autre pour se protéger soi-même. Milan a beau le nier, il est attiré par le danger, par l'adrénaline qui l'envahit lors des situations périlleuses dans lesquelles il se fourre si souvent. Ce qui se passe ce soir avec Yemeth a un goût d'interdit qui rend la situation d'autant plus particulière à ses yeux.

- Au contraire, plus je t'ai avec moi, plus tu m'épates. - confesse-t-il en soutenant son regard, ignorant fièrement la brûlure de ses joues. - Je serai content que tu restes.

Il se penche vers lui après avoir saisi ses mains curieuses dans une des siennes. De l'autre, il attrape doucement le menton de l'androïde et l'approche de lui. Ce troisième baiser est bien moins désespéré que le précédent. Milan est fier d'avoir réussi à prendre les devants une nouvelle fois. C'est fou comme ça paraît simple avec lui. Et maintenant qu'ils ont tout le temps... Il dépose des baisers sur son front, ses joues, son nez avant de revenir vers sa bouche. Malgré son ignorance sur la sensibilité de son compagnon, il ne se prive pas pour lui distribuer ces marques d'affection.

Après avoir libéré les mains de Yemeth, il passe les siennes dans sa chevelure épaisse, simplement heureux d'avoir le droit de le faire. Une de ses mains monte jusqu'à une des oreilles particulières du robot. Intrigué, il oublie un instant les lèvres de l'androïde pour se concentrer sur elles deux.

- C'est des oreilles de quoi exactement, Yem' ? Elles te servent à quoi ?

Comme un gamin, son attention est maintenant toute concentrée sur cette nouveauté. Il teste leur souplesse, admire leur texture et leur couleur. C'est amusant, ce détail.

- Est-ce que tu entends bien ? Je veux dire, vraiment bien, de loin, même les sons aigus ? - l'interroge-t-il à nouveau. Subitement, il se rappelle alors qu'il ne lui a jamais dit, pour sa surdité. Avec un sourire timide, il s'explique et illustre ses paroles en retirant l'un des appareils qui lui permet d'avoir une aussi bonne ouïe qu'une personne lambda. - Je suis né sourd. J'ai dû attendre mes huit ans avant de pouvoir entendre pour la première fois. - il remet rapidement son petit gadget à sa place avant d'ajouter en riant. - Si j'avais les mêmes oreilles que les tiennes, je passerai ma vie à écouter aux portes !

En mentionnant cette affaire d'ouïe... Il y a un détail qu'il remarque seulement maitenant.

- Eh mais... C'est moi ou ta voix a changé ? Elle est plus... normale ? C'est fait exprès ou on a touché à un truc ? Oh ! Merde, tu veux que je corrige ça ! - s'affole-t-il, déjà prêt à retrouver le cable USB pour réparer immédiatement ce qu'il croit être son erreur. Pas que cette nouvelle voix soit désagréable, elle est moins nasillarde, mais Milan doit reconnaître que l'ancienne avait un certain charme, un certain charisme old-school qui ne le laissait pas indifférent.


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Yemeth
Mer 28 Aoû - 17:55
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L'assurance qui lui faisait défaut il y a plusieurs instants revenait a mesure qu'ils se rapprochaient. N'en déplaise a Yemeth qui craignait de faire un geste de travers jusque là. Milan s'était déjà montré réticent, quand bien même il le laisse l'ennuyer librement la plupart du temps. Il est très conciliant avec lui, ce qui le fit se sentir assez privilégié. Beaucoup auraient probablement perdu patience bien plus tôt. Lui, non. Il faut dire que les humains qui s'entichent de boîtes de conserves conscientes ne courent pas non plus les rues.

- Alors je reste., a-t-il simplement murmuré avant que le garçon ne vienne capturer ses lèvres pour la troisième fois. Ses doigts s'entremêlent aux siens. - Si ce sont les surprises que tu aimes, alors il faudra que je t'en fasse tout les jours? Il sourit bêtement. - Tu n'as encore rien vu, ça me laisse un peu de marge.

Le curieux s'attarde ensuite sur un détail qu'on ne peut ignorer aisément en le regardant. Parfois certains les comparent a des oreilles de grands félins, d'autres a des canidés.

- Plutôt.. de renard.

Il guide sa main a la base de l'une d'elles:

- Tu peux voir ça comme un amplificateur. Un genre de..

Il fouille sa mémoire a la recherche d'images qui pourraient faire offices de comparaison valable.

- Parabole?

Heureusement pour lui, il peut ajuster aisément la sensibilité de ceux là, a sa guise. Sinon certains sons n'auraient été plus que des grésillis infernaux. Pire encore, les ultrasons pourraient les endommager sur la durée.

Une fois que Milan lui eut expliqué ses propres problèmes d'ouïes, Yemeth se félicitait encore d'avoir apprit le langage des signes pour Numa. Ca lui servirait plus qu'il ne l'aurait pensé. Et tient donc, la gaufrette écouterait aux portes s'il le pouvait? La mère poule en lui fait preuve d'un self contrôle incomparable pour ne pas lui tirer les oreilles. Vraiment. Un but qu'il pourrait se fixer en tant qu'être doté récemment d'une conscience, ce serait sûrement de lui botter le derrière pour le pousser sur le droit chemin. Pas le pentu avec de la gadoue, des flaques glissantes, de la caillasse et des vieux pavés pétés. Ce chemin là c'est celui dans lequel il s'est aventuré pour se ramener avec un oeil au beurre noir. Un sentier condamnable. Si ça n'avait pas été qu'une image Yemeth n'aurait pas attendu pour ériger un mur immense devant lequel il se serait posté armé d'une poêle a frire en guise d'arme de dissuasion.

- Mais non, mais non! C'est pour mieux te charmer voyons, chantonnait-il, amusé par la soudaine révélation de son compagnon. - C'est pour.. t'épater! enchaîna-t-il sans lui laisser un temps de réaction.

Rectification, il ignore totalement d'où proviens le changement. Toutefois il ne s'en soucie pas réellement.

- Gaufrette? Là, tout de suite, j'ai un autre truc pour t'épater.

L'androïde le fit rouler sur le côté pour basculer au dessus de lui. Là, il se redressait pour être certain de capter toute son attention et la centrer sur le mouvement de ses mains. Il signait:

(Si tu avais des oreilles comme les miennes tu passerais des heures a t'entendre parler.)

Bon, dit de cette façon ça cassait un peu le charme.

(Ma voix t'es insupportable? Moi, j'aime bien la tienne. Tu me la fais entendre encore une fois?)

Toujours provocateur dans l'âme, Yemeth fit un mouvement de bassin:

- Muy Caliente~ s'amusait l'androïde.



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Milan Horvat
Mer 28 Aoû - 21:55
De renard hein ? Tiens, c'est vrai que maintenant qu'il le disait... Oui, il voyait la ressemblance. Il ne fallait pas le blamer, c'était un gars de la ville, les animaux de la campagne... Ou de la forêt ? Il ne savait même pas où pouvait vivre un renard. Bah, était-ce si important ? Il savait crocheter une serrure en cinq secondes, c'était bien plus utile que d'être capable de donner l'habitat exact d'une créature... Diurne ? Nocturne ? Il ne pensait pas se poser un jour des questions sur ces bestioles.

Il le laissa guider sa main, concentré pour sentir ce qu'il lui montrer. Effectivement, à la base de celle-ci, il put découvrir une sorte d'émetteur. Le veinard. Être capable de tout entendre... C'était quand même une chance incroyable. Et quelque part, heureusement qu'il ne la considérait pas comme acquise, cette chance, ça lui permettait d'apprécier d'autant plus les sons quotidiens. La musique, les bruits d'eau, les sons de la rue... La voix de Yemeth. Celui-ci d'ailleurs ne tint pas à qu'il la rende comme avant, le retenant contre lui pour l'empêcher de s'éloigner. Milan n'insista pas, sa curiosité vite piquée par la déclaration suivante de l'androïde conscient. Autre chose ? Quoi comm- EH!

D'un geste du bassin, Yemeth l'avait fait basculer sous lui, le coincant sous son poids. Milan se débattit, appréciant peu le changement. Il parvint à se redresser sur les coudes, prêt à se plaindre de vive voix lorsqu'il le coupa de court par ses gestes. Il connaissait ça ! Bon, c'était la version américaine, certains signes lui étaient étrangers, mais ce langage, c'était bel et bien le premier qu'il avait jamais appris ! Bouche bée, Milan l'observa signer rapidement ses phrases, n'en revenant pas. Il ne pensa même pas à s'offusquer de leur sens.

Un gémissement indécent lui échappa à la place de sa réponse construite. Eh bien, pour entendre encore sa voix... Ce n'était pas ce qu'il avait pensé à mettre en avant. Cette andouille avait jugé bon de titiller une partie autrement plus sensible de sa personne. Le visage tout entier du garçon s'embrasa à nouveau alors qu'il se laissait retomber au sol, cachant sa honte sous ses mains. Il grogna de gêne et d'agacement. Toujours coincé sous le robot, qui décidemment, prenait un malin plaisir à découvrir jusqu'où sa chance pourrait l'amener ce soir.

Lui-même ne se savait pas d'une si grande patience.

- Yem', je... je veux dire, ça ne sert à rien que les choses... dégénèrent. D'accord ? - il se demandait jusqu'où exactement s'étendaient les connaissances de l'androïde sur ces "choses". Encore une fois, il le supposa bien plus innocent qu'il ne l'était vraiment. Il posa une de ses mains sur le genou de celui qui l'écrasait, essayant de reprendre une voix ferme. - Je sais que t'es content d'avoir des "envies", mais on ne va pas toutes les découvrir ce soir. Je ne veux pas te priver, hein, c'est juste que... C'est peut-être plus stressant pour moi que pour toi tout ça.

Il retira son autre main de son visage, se redressa sur un coude et lui adressa un sourire timide. S'il pouvait éviter de s'infliger une énième humiliation à cause de Yemeth et son... zèle, ça l'arrangerait. Bien sûr, en bas, on s'offusquait de son choix insensé, surtout après si longtemps, mais son cerveau était encore assez irrigué pour se rendre compte des portées de ses choix.


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Yemeth
Jeu 29 Aoû - 11:17
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Pas toutes ce soir? Bon, de toute façon ça n'aurait pas été possible. Yemeth a tant a revoir. Sa façon d'aborder un ordre sans nécessairement le remettre en question, ainsi que chacune des tâches qu'il effectue au quotidien par exemple. Les Ny. Il les gardera sans doute toujours en haute estime, ce sont des gens bien. Toutefois il arrivait que la maîtresse de maison se montre sèche. Ce n'était pas dû a sa mauvaise humeur. Ca n'a rien avoir avec une appréciation non plus. Alors quoi? Il a réellement tout a revoir. Tout redéfinir. A commencer par ses réactions avec Milan.

- Excuse moi gaufrette.

L'androïde se penche au dessus de lui, et dépose un baiser, léger, au coin de ses lèvres. Il fini aussi par descendre de son perchoir pour prendre place à ses côtés:

- Tu sais, tu n'es pas obligé de te justifier. Tu peux juste me dire non.

Il lui adresse un énième sourire. Il ne lui viendrait jamais a l'esprit de lui forcer la main. Qu'il ai l'impression que le garçon refuse sans que ce soit sincère, ça n'est pas a lui de décider. On lui dit non, c'est non.

- Alors! Qu'est-ce que tu dirais de... retravailler sur Hopsi? Ou faire des crêpes? Il est tard. Une soirée films? Je suis sûr que tu as des trucs a me montrer. Mais si tu préf-

Il se coupe en se rendant compte qu'il s'emporte une nouvelle fois. Il s'inquiète d'en faire trop, mais pas que. Il percute tout juste: sans mur, sans bug pour stopper le fil de ses pensées il aurait du mal a s'arrêter de lui-même.

- En fait. Faisons un truc que toi tu veux.

N'importe quoi lui irait tant que ça lui conviendrait a lui, finalement. Yemeth n'a jamais vu d'intérêt a avoir du temps libre. Le temps libre, c'est une partie d'une journée durant laquelle on a rien a faire. Ca n'a aucun intérêt. Maintenant qu'il possédait une forme de liberté, ça aussi changeait. Ce temps libre c'était son temps a lui, celui qu'il passerait comme ça lui chante, avec qui il veut.

- Tu peux me demander n'importe quoi.

Il glisse sa main près de la sienne.

- Je t'ai fais un tas de misères, hein? Vas-y, je te donne l'occasion de te venger, va. Pour tout.

Le plus effrayant est qu'en fin de compte, il ne regrettait rien de ce moment à la bibliothèque. Ni son revirement a la modification de ses codes. Bien sûr il craint pour les conséquences que ça aurait. Mais.. il se plait bien, là. Une idée lui traverse l'esprit, il fait mine d'avoir senti le portable vibrer dans sa poche et l'en sort pour le porter a l'une de ses oreilles. Après qu'il eut fait semblant d'échanger avec un important personnage, et raccrocher pour ranger l'objet, il lance un regard abusivement sérieux à Milan:

- Tu as l'autorisation exclusive du gouvernement.



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Milan Horvat
Jeu 29 Aoû - 22:15
Qu'on s'excuse, qu'on lui dise qu'il a la possibilité de refuser quelque chose, qu'il sera écouté, obéi, compris... Milan n'arrive pas à croire à sa chance alors que le robot s'éloigne effectivement, le laissant respirer. Il le fixe, incrédule. Son coeur s'emballe à nouveau. Un sentiment nouveau s'empare de lui, quelque chose d'incroyablement doux et amer à la fois. Son sourire compréhensif, sa tête penchée d'un côté, son corps près du sien... Yemeth est décidemment un mystère. Comment un amas de fils électriques et de composants électroniques parvient-il à lui faire perdre tout sens commun en quelques gestes, quelques phrases ? Il le gêne, il l'agace, il l'embête et pourtant, Milan le veut près de lui, sain et sauf, le plus souvent possible.

L'humain l'écoute lui proposer des alternatives pour ce soir, ne mentionnant jamais la possibilité de couper court à leur rencontre malgré son refus d'aller plus loin. Normalement, on l'aurait planté là en l'insultant. Et pour être sûr que les insultes soient douloureuses, on les aurait accompagnées de coups. Il n'avait pas à avoir sa propre volonté. En un sens... Il était peut-être plus proche du robot que de l'humain, à l'époque. Sauf qu'il était du coup un androïde éveillé ? Capable de comprendre et de regretter ce qui lui arrivait ? De ces années, il n'en garde plus que de très légères cicatrices sur le ventre, des brûlures de cigarettes. Elles n'ont rien d'impressionnant, elles n'ont pas été gagnées lors de combats. Elles n'ont qu'un but : l'humilier. Lui rappeler tous les jours ce qu'il s'est passé.

La proposition suivante de Yemeth l'étonne. Il est prêt à se moquer, "n'importe quoi, c'est dangereux comme mot tu sais !", se prépare-t-il à lui lancer. Cependant, aucun son ne quitte sa bouche. La main de l'autre effleure la sienne alors qu'il... s'excuse ? Milan le fixe sans comprendre. Pourquoi lui offrir des excuses ? Et pour "toutes les misères" ? Il n'a pas le souvenir de s'être pris un coup en défendant le robot, ni de s'être fait plumer, ou d'avoir reçu une visite des poulets... Ils ne se sont même pas fait ajoutés à la liste de personnae non grata à la bibliothèque après leur échange animé ! Il ouvre la bouche pour mieux la refermer, les sourcils froncés et un sourire mal caché devant le spectacle que lui offre encore l'androïde.

Sa main donne une tape légère à celle près de lui. Qu'il peut être con parfois celui-là... Milan se lève avant d'être trop attendri par cette andouille ambulante. Il secoue son t-shirt et son jogging, puis tend une main à l'androïde pour l'aider à se relever. Une fois tous les deux debouts, il époussète également la tenue formelle de monsieur avant de laisser ses mains sur son torse. La respiration artificielle fonctionne, il sent sa poitrine se soulever et se baisser sur un rythme lent. C'est un geste qui le rassure et l'apaise.

- C'est pas moi la star de la soirée, Yem'. Maintenant que ton bug est réparé... T'es pas curieux de voir ce que tu peux faire de plus, de moins ? Déjà, on sait que tu as... des envies, qui ont l'air de plutôt me concerner directement. Et pour les trucs qui ne me concernent pas ? Genre... Tes préfèrences ? Si je te donne deux couleurs, tu es capable de choisir celle que tu préfères sans raison particulière ? Par exemple... Jaune ou vert ?

Il parle et ses mains agissent d'elles-mêmes, s'occupant maintenant du col de Yemeth, lui rendant sa forme correcte, puis vers son noeud papillon. Le contraste entre leurs deux tenues lui tire un sourire. Et il y a également la différence de taille... Maintenant qu'ils sont debouts, Milan se rend compte que ses lèvres arrivent juste au front de l'androïde. Taille idéale. Oh, il n'usera pas de son avantage ce soir, et surtout pas comme ça, ça serait trop guimauve, indigne de lui ! Non non, Milan Horvat est un dur, tout le monde le sait.

Même en t-shirt, jogging, les bras noués autour du cou d'un robot, les traces de ses rougissements violents encore présentes sur son visage et son cou.

Un gros dur.


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Yemeth
Jeu 29 Aoû - 23:49
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Star, star, c'est vite dit! Oui il est fringué formellement, oui il se tient parfaitement. Dos droit, langage correct. Tout ça tout ça. Concernant le reste on verra. Yemeth s'est un poil trop relâché dernièrement. La faute à qui, hein, on se le demande. Le pire est cette façon qu'il a de lui permettre de retrouver une certaine paix et tranquillité d'esprit tout en allant aussi le pousser a se triturer les méninges. Préférer? Le robot saurait réciter la définition de ce terme, mais.. de là a être capable de l'interpréter, c'est beaucoup demander. Pourquoi préférer une couleur a une autre? L'idée, le concept, ces goûts, c'est encore trop vague pour lui. Le vert, c'est du vert. En général on pense a une pelouse claire, des légumes, des arbres, une forêt peut être. Le jaune pour le soleil, de la lumière, des petits poussins. Pourquoi favoriserait-on l'une des deux uniquement? Pour ce qu'elles évoquent? Pour leurs nuances? Juste pour la teinte? Ce serait idiot, non? Ce ne sont que des couleurs.

Yemeth penchait un peu la tête en avant lorsque Milan posait ses mains sur son torse. Des envies, maintenant il pourrait en avoir des tas. Envie de se rendre dans un lieu précis, voir un truc en particulier, il en aurait le droit. Là encore revient le sujet des préférences. Pourquoi telle et telle chose et non une autre? Réellement parce qu'il aurait des préférences, qu'elles viennent de lui, ses codes, ou... autre? Au final, peut être que ses envies sont simplement due à cette liberté dont il vient de s'emparer? Aimer un truc n'aurait rien a voir, il préférerait le jaune ou le vert pour le simple fait d'être en droit de choisir. Un nouveau pouvoir qu'il aurait toujours put avoir, mais sans être capable d'en profiter, a cause de ses limitations.

L'androïde se rend tout juste compte qu'il ne l'a pas remercié. Il est encore plongé dans sa réflexion mais est bien encore apte a relever la tête pour le regarder dans les yeux.

- Gaufrette? Merci.

Au départ le voir tirer une tronche de trois pieds de long l'a inquiété. Culpabiliser... est un sentiment désagréable. Un poison qui peut vous faire prendre des décisions qu'en temps normal vous ne prendriez pas. Quand on donne constamment tout a tout le monde on se prend a rêver de devenir égoïste. Juste une fois, faire un truc pour soi-même. Cette fois là, Milan l'aurait accueilli comme il l'aurait fait a l'accoutumée, il n'aurait pas réellement percuté. Yemeth se serait laissé changer définitivement en ordinateur sur pattes. Froid. Juste une calculatrice géante et obéissante. Hors Milan allait mal. beaucoup trop mal. Alors il a agit bêtement.

Ce fut la meilleure action qu'il ai pu exécuter depuis son lancement, probablement! C'est bête que ce mal l'ai autant rongé, et depuis si longtemps. Ce paradoxe reste tout de même embêtant: sans mal, pas de bien. Autrement dit, il aurait pu regretter de rater ce bien-être qu'il ressent actuellement, mais... a côté, ça signifie qu'il sera aussi possible d'aborder d'autres émotions plus négatives. Il en connait déjà, certes. Toutefois la différence après modification des codes restera inchangée. Tripoter son compagnon c'est bien beau. Cependant... qu'en serait-il lorsqu'il posera accidentellement sa main sur une plaque brûlante?

Laisse moi deviner.

Yemeth posait les mains sur ses hanches.

La réponse correcte est...

Cette fois son portable vibre pour de vrai dans sa poche, mais il ne s'en rendra compte que prochainement.

- La couleur de tes yeux.

Naaaaan... c'est absolument pas random comme citation! Mais ça venait du coeur. Enfin, de l'âme. Enfin, d'un truc qu'on pourrait considérer comme. On va dire.



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