TEASING - Montréal, 2048.

Une foule anarchique et cosmopolite fourmille le long de la rue sainte Catherine. L’armada populaire est multicolore de peau tandis que les corps sont de chair, de métal, ou bien encore métis. Homme et androïde, chacun est différent mais tous sont identiques dans la masse, individus trop pressés, croisant l’autre sans même le regarder. C’est une tourbe de bras et de jambes. D’identités.
Certains sont riches. D’autres sont pauvres. Loin du manichéisme, ils manipulent, écrasent. Grondent, se révoltent. Se soumettent ou subissent. Ignorent et se contentent d’avancer. Ils vivent, se confrontent et se répondent car cette foule polymorphe, insaisissable, est l’essence même du mouvement.
C’est la danse des humanités.
De notre société.
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Léandre Luissier - L'Archiviste
DC : Johann Keegan - Logan Duval
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Prédéfinis

Bloody Ponch & Androids [Benjamin]
 :: Montréal :: Ville industrielle :: Quartier des affaires

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Elijah Roussel
Sam 23 Juin - 16:08

ft.  Benjamin Desmarais

“When necessary, we must be willing to take big risks, and be prepared to lose everything.”

Bloody Ponch & Androids


Le vendredi arrivé Elijah avait eu pas mal à faire de son côté. Aucun moment de répit pour pouvoir continuer de discuter avec Benjamin, bien qu’il lui avait tout de même texted l’adresse et répondu dans la mesure du possibles aux messages. Le dossier accompli faisait plus de deux cents pages, et Elijah avait dû enchaîner une présentation, avec son équipe, de plus de deux heures pour la nouvelle version des Androïdes T-2 pour l’année prochaine et des avancées technologiques. Ils étaient déjà tous habillés pour Halloween, rassemblant un vampire, Elijah donc, un Frankestein un petit peu décomposé qui perdait une fois de temps en temps un bout de peau collé, le tueur dans Saw assez flippant, et quelques autres films que l’ingénieur ne connaissait pas très bien.

C’était une routine pour chaque Halloween de venir au travail déguisé et de passer la journée de cette façon. En général avant 19h, il existait une pause d’une heure afin de parfaire son maquillage pour la soirée. La réunion en elle-même était très intéressantes et la plupart des hauts placés de la société avaient remercié et congratulé l’équipe pour leurs efforts, ainsi qu’Elijah pour son leadership, ce qui eut le don de teinter ses joues, pourtant blanchies par le maquillage, d’un peu de rosé. Ils finirent un peu après 18h et Elijah convia son équipe à aller prendre leur pause pendant qu’il se mettait à ranger les affaires et démonter quelques Androïdes de présentation.

Une fois que tout était rangé, il effectua plusieurs voyages de la salle de meeting jusqu’au bureau pour tout ordonner. C’est lors du dernier passage hors de la salle de meeting, juste avant de la fermer à clef, qu’il trouva une clef USB inconnue sur la table. Sans y réfléchir beaucoup plus, et imaginant qu’il s’agissait simplement d’un oubli, Elijah fourra la clef dans une de ses poches, avant de fermer la porte. Elle appartenait très certainement à une personne un peu tête en l’air de l’équipe. Aussi, l’ingénieur n’y pensa pas plus que cela. Il passa aux toilettes pour refaire un peu son maquillage. Il avait suivi des tuto sur internet pour apparaître un peu creepy, en accentuant les lignes de ses cernes pour les rendre plus sombres, rendant aussi ses joues plus creuses et ses lignes de mâchoires plus sévères.

Le reste de ses vêtements donnait l’impression d’un personnage en noir et blanc, si on laissait de côté sa petite coupe blonde et ses yeux. Ce n’était pas aussi spécial que la plupart des autres costumes de son équipe, mais il n’avait jamais été dans le too much. Maintenir des apparences classieuses en toute circonstance était une des raisons pour laquelle il était devenu aussi respecté au sein de l’entreprise. Dans les toilettes, Elijah prit le soin de faire quelques exercices de respiration, pour ne pas se laissé étouffé par son binder. Il dépasserait très certainement le nombre d’heure recommandé pour son bien-être, mais dans le pire des cas il tenterait de l'enlever s'il devenait trop étouffant.

Ces derniers temps, l’homme commençait aussi à se demander s’il n’allait pas se jeter à l’eau pour s’occuper de son torse. Quand bien-même l’idée de passer sur une table d’opération le terrorisait, il se rendait bien compte que dans certaines situations, son corps n’était "pas normal" et attirait des regards désagréables. Il pouvait bien faire semblant d’avoir un torse comme tous les autres hommes, et ne pas en être dérangé mais… La nuit, quand il enlevait son binder et baissait les yeux, cette partie de lui, lui rappelait qu’il avait dû passer des années à façonner son corps à son image. Le manque de souffle durant la journée le lui rappelait aussi. Tous ces petits indices que son corps l’avait trahis à la naissance et qu’il passerait une éternité à devoir le corriger, ne serait-ce que pour se reconnaître dans un miroir.

Ce n’était cependant pas le genre de pensée qu’il souhaitait avoir pour cette soirée. Alors Elijah afficha un faux sourire devant le miroir, fake it until you make it, puis rangea ses affaires pour se présenter à la grande salle de fête. A la base, il s’agissait d’une salle de réunion beaucoup plus grande, mais elle était la plupart du temps utilisée pour ce genre d’évènement. Des tables étaient disposées sur les côtés avec différents appetizers, ainsi que de l’alcool plutôt soft et du champagne non-ouvert, le tout servi par des androïdes habillés en araignées et squelettes. C’est quelque chose qui mettrait très certainement Benjamin mal à l’aise, mais l’homme n’avait pas la possibilité d’y changer quoi que ce soit.

Peut-être qu’un petit verre pour commencer ne lui ferait pas de mal, mais Elijah souhaitait avoir une attitude responsable, surtout à son travail et avec son date. L’angoisse était telle qu’il lui fallait faire quelque chose malheureusement et il n'y résista pas. Ses pas se dirigèrent vers le bloody ponch, avant de se faire arrêter par une de ses collègues. Marie savait, parce qu’elle avait déjà dû le récupérer une ou deux fois dans un état pas possible, elle gardait bien les secrets heureusement. La jeune femme le ramena doucement à la conversation du reste du groupe, sans lui laisser la possibilité de se désaltérer, et Elijah se prêta au jeu, regardant tout de même de façon compulsive son téléphone pour ne pas louper un possible message.



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Benjamin Desmarais
Dim 24 Juin - 23:18
Plus les jours passent, plus je me demande à quoi je pensais de m’inviter comme ça. Je suis tellement con des fois!

Premier défi, trouver un costume. Je me suis dit ‘Ouais, j’ai pleins de trucs que je peux réutiliser!’ mais en fait… j’aime vraiment trop ça être flashy et original pour arriver avec une réutilisation toute simple d’un costume passé. J’ai pas envie de teindre mes cheveux cette année : ils ont une bonne longueur et je les ai pas teints depuis longtemps alors ils sont super éclatants. Après une recherche internet rapide je dois me rendre à l’évidence : les filles ont pas mal plus de choix de costume. Apparemment des roux, c’est même pas crédible dans des rôles de bad guys. C’est sûr que j’aurais pu faire une Elizabeth Bathory ou même juste une sorcière absolument sick, mais je voulais pas toucher un point trop sensible. Déjà que c’est bizarre d’aller à son party de bureau comme deuxième rencontre…

Deuxième défi, agir de la bonne manière. C’est vrai que je suis extroverti, que je me tiens bien avec le monde, mais j’ai indéniablement une criss de grande gueule. Je veux pas lui faire honte devant le monde avec qui il travaille. Je le connais pas tant que ça (understatement of the year)… et je sais pas ce qui est acceptable ou pas pour lui ou pour le monde avec qui il travail. En plus, je sais pas si c’est un truc plus formel ou pas, ou genre comment les gens interagissent dans des settings normaux… toutes mes années de travail ont été dans l’armée, et c’est une fraternité… c’est pas pareil, je sais que c’est pas pareil, mais je sais pas précisément en quoi c’est différent.

Troisième défi, son emploi… on en a parlé un peu lors de notre date, je pensais pas que ça serait un problème, en fait quand j’ai suggérer de me joindre à lui, je pensais même pas à ce qu’il faisait dans la vie. Juste pour ça, j’ai failli me décommander. Me trouver une excuse bidon pour pas y aller. Me défier aurait probablement été lâche, mais aussi probablement été mieux… mais je dois apprendre à confronter mon passé, vivre avec les androïdes quand c’est nécessaire et à pouvoir interagir avec eux, même si l’idée me dérange tellement.

Je garde ces trois défis en tête et je me mets en route. Je pensais que ça serait plus long en (bus-metro-walk). C’est Halloween, je ne me fais pas trop regarder. Moins que d’habitude, étrangement. En moins de quarante minutes, je me retrouve dans le quartier des affaires, devant une tour à bureau pas très haute mais à l’air austère. Je sors mon cell de mes poches, je regarde mon écran. Pas de message. J’hésite. Finalement, je le texte :

Citation :
Je suis arrivé. Je suis en bas.

Et je l’attends. Mes cheveux roux sont tressés. Je porte un chapeau haut-de-forme, avec une longue cape noire en lambeaux, veste victorienne, des pantalons blancs, des bottes mi-cuisse de cuir avec des talons probablement plus hauts que ce qui est socialement acceptablement pour un homme, des gants aux doigts pointus de cuir noir. Mon visage est méconnaissable avec mes des verres de contact rouges légèrement brillants, un maquillage blanc sur mon visage et dans mon cou mais noir autour des yeux, des cornes blanches. Peu de gens comprendront la référence, mais même sans savoir qui est (ou ce qu’est) Spring Heeled Jack, on voit bien une influence démoniaque dans l’apparence du costume.
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Elijah Roussel
Dim 22 Juil - 18:01

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La vibration de son portable dans sa poche fit vaguement sursauter Elijah. Il le sortit donc pour check le message, ayant une petite accélération au cœur en voyant qu’il s’agissait de Benjamin. Surement de l’angoisse, car le laisser venir ici, voir ses collègues, se voir lui-même en costume, c’était plus de proximité. L’homme s’excusa poliment de la conversation du groupe, pour sortir de la salle. Il prit l’ascenseur pour descendre au rez-de-chaussée, textant son arrivée au rouquin. Il sortit du building, passant la sécurité Androïde sans encombre, elle aussi déguisée, pour sortir.

Le froid lui mordit un peu le visage, il faisait déjà nuit dans le quartier des affaires, qui était encore grouillant de personnes en costume trois pièces. Ses yeux parcoururent le devant éclairé avant de trouver sa cible. Enfin, il pensait que c’était Benjamin. Elijah n’était pas vraiment certain au vu de la transformation complète qu’il avait subi, seuls ses cheveux roux, tressés, vendait réellement la mèche. Et encore, ce fut sous un ton incertain que l’homme s’adressa à son invité :

Benjamin ? Ah ! C’est toi, la transformation est vraiment réussie !

Elijah à côté était 100% reconnaissable, son costume n’était clairement pas à la hauteur. Enfin, ce n’était pas un concours. La fête était principalement pour s’amuser, et donc il devait laisser ce genre de choses de côté. C’était inutile. L’homme lui tendit la main avec un sourire, qui contrastait avec la blancheur de sa peau et l’expression sombre de son maquillage. Il continua joyeusement, en réalité vraiment content de pouvoir le revoir.

T’as pas eu trop de difficulté à trouver ? Vient.

Le vampire se retourna vers le bâtiment, il faisait bien plus chaud à l’intérieur et il sentit un frisson lui parcourir le corps au changement de température. Il se retourna vers son invité pour être sûr qu’il le suivait, puis repassa devant la sécurité en les saluant d’un hochement de tête. Ils vérifiaient simplement s’ils n’avaient rien de particulier dans leurs affaires, c’était rapide. Cependant, il s’agissait d’Androïdes et Elijah observa l’air de rien la façon dont Benjamin interagit avec eux. Après cela, ils se retrouvaient devant l’ascenseur, et l’homme appuya sur le bouton pour le faire descendre. Il prit le temps de le détailler un peu du regard, à la lumière.

Tu verras ils sont sympathiques, je suis le plus introverti je crois.

Il laissa échapper un rire doux un peu gêné avant de se faufiler dans l’ascenseur. Elijah se demandait ce que Marie en penserait, de Benjamin. Elle était protectrice, le considérant presque comme un petit frère, car évidemment, il était un des plus jeunes de l’équipe aussi. Ses doigts cherchèrent le bon étage, avant de se regarder un peu dans la glace au fond de l’ascenseur, s’assurant de n’avoir rien qui dépasse.



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Benjamin Desmarais
Dim 12 Aoû - 20:37
Presque en novembre (ou déjà la mi-session, devrais-je dire). L’air nocturne se fait froid et un frisson parcourt mon dos. J’ai vu pire, bien entendu. Peut-être est-ce un peu l’anticipation? La nervosité? Je peux pas dire que je suis reconnu pour être du genre « stressé pour rien », mais est-ce vraiment « pour rien » justement? Je regarde nerveusement mon cellulaire, comme dans l’espoir qu’un imprévu me force à rentrer. Je suis tellement bête. Voyons, donc, c’est pas mon genre de me laisser ensevelir par des doutes comme ça. Avec une détermination beaucoup trop grande pour l’action, je mets mon téléphone dans mes poches.

C’est probablement une bonne chose qu’Elijah ait choisi ce moment pour arriver. Plus d’occasion de me défiler. Je lui souris, dévoilant mes dents pointues. Peut-être pensera-t-il que je suis un vampire aussi? Mes doutes s’estompent. Apparemment, je suis plus sociable que mal à l’aise de notre deuxième rencontre. Chassez le naturel et il revient au galop, comme on dit.

Je lui serre la main. Un peu formel, je suppose, mais c’est le genre coincé; pas de calin aux deuxièmes rencontres. C’est ben correct, de toute façon avec le maquillage et les costumes, on évite probablement un désastre.

« Yo. »

J’hausse les épaules et je le suis sans trop d’inquiétude. Le building est pas mal comme je m’attendais : froid, propre, tout est placé, calculé… je devrais pas m’étonner, c’est tellement différent et pareil à la base militaire en même temps que c’en est fascinant.

« Ouais, aucun problème à trouver mon chemin. Je suis d’ici après tout. » Même si j’ai voyagé pas mal au cours de ma vie, je suis quand même né à Montréal. J’ai grandi entre Montréal et le domaine familial, mais aussitôt qu’on pouvait on partait explorer la ville, au plus grand dam de nos parents. Je suppose qu’on pouvait difficilement avoir conscience de notre valeur à cette époque. « J’ai quand même marché depuis Saint-Laurent, c’était une bonne trotte. Une chance que je suis super à l’aise sur des talons! »

Je sais pas si c’est pour le faire rire ou quoi, probablement juste détendre l’atmosphère mais je pose une main sur le cadre de porte et je relève un pied, pliant le genou – un peu comme une pinup girl. Et je ris, mais pas trop. Mon sourire retombe en voyant la sécurité cependant. Of course. À quoi je m’attendais? Je les laisse fouiller, et même si je n’ai rien à cacher, vraiment, je suis nerveux. Mes yeux verts suivent attentivement chacun de leurs mouvements, comme si je cherchais une faille dans leurs systèmes. Le processus est rapide et on peut se rendre à l’ascenseur. J’apprécie de m’en éloigner même si je sais que la soirée ne fait que commencer.

Je le suis dans l’ascenseur et je le laisse me guider sans rechigner. Je regarde autour mais lui parle poliment d’un ton enjoué. « C’est pas grave ça, on va bien trouver de quoi s’amuser. Avec un verre ou deux dans le nez, t’auras peut-être envie de faire un peu de karaoke? Ou même de danser? »
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Elijah Roussel
Dim 16 Sep - 0:25

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Une première erreur de penser que Benjamin aurait eu du mal à trouver le chemin. En effet puisqu’il avait habité à Montréal depuis petit, il était normal que l’ancien militaire se retrouve facilement, et cela avait peut-être été un peu idiot de lui demander quelque chose comme cela. D’un autre côté, c’était sorti tout seul, comme une énième politesse. C’était une bouée en pleine mer dans l’océan du date car Elijah n’avait pas l’impression d’avoir beaucoup plus à donner que sa politesse à la fin. Un peu triste. La façon de bouger de Benjamin en atteignant la porte du bâtiment lui changea les idées rapidement heureusement, il avait une dégaine libérée pour montrer qu’il était très à l’aise en talon. Elijah décrocha un sourire, accompagné du mec le plus souple et le plus sexy de la soirée.

Cela lui mettait un peu la pression, mais Elijah était dans un environnement qu’il connaissait bien. Benjamin eut l’air un peu tendu devant la sécurité, et l’homme ne lui en tenait pas rigueur. Les fouilles mettaient en général la plupart des personnes mal à l’aise, mais alors avec le problème du rouquin avec les androïdes… Elijah se retrouvait à s’en sentir un peu coupable. La soirée allait être remplie de petits androïdes servant nourriture, récupérant les verres délaissés et les plateaux vides. Comme chacune des nuits d’Halloween pour Elijah, mais cela allait être nouveau pour son date, et très certainement effrayant. Collant avec le thème, ironically. L’ascenseur avait fermé ses portes et grimpait lentement jusqu’au dernier étage.

Même sobre je suis tout à fait capable de me rendre ridicule !

Elijah n’était pas encore certain de savoir s’il allait se laisser boire. Oui, un ou deux verres pourraient aller, mais le but était de ni montrer son alcoolisme au premier, ni au deuxième date, ce qui en théorie était très simple. Laisser s’en aller les pensées négatives, les souvenirs noirs, profiter de l’instant présent. Et d’ailleurs, c’est absolument ce qu’il ne faisait pas, à rester dans sa tête.

Je ne pourrais pas beaucoup danser et chanter cependant, j’ai quelques soucis de respiration.

Son binder, qui lui rappelait sa première puberté passée. Avant, la sensation n’était pas aussi étouffante, mais ces derniers temps Elijah s’était demandé s’il voulait vraiment passer sa vie de cette façon. Ce n’était pas le cas, et la chirurgie semblait de moins en moins effrayante comparée à la perspective de passer encore plus de 50 ans avec ces parties attachées à son corps. Ils arrivaient finalement au bon étage, et la musique sonnait déjà dans le couloir. Elijah glissa sa main dans celle de Benjamin, d’une façon tout à fait brave dans son esprit, puisqu’il s’agissait d’un mouvement qu’il n’avait vraiment pas prémédité. Il l’amena calmement jusqu’à la salle de fête, et sourit doucement en repérant directement Marie. Ce fut réciproque apparemment puisqu’elle se dirigea calmement jusqu’à lui, confiante et tendant la joue vers Benjamin, comme si c’était la chose la plus naturelle au monde. Elle n’offra pas de contact contre la peau cependant, histoire de ne pas ruiner le maquillage.

Ah enfin ! Enchantée de te connaître t'es Ben non ? Je suis Marie, une collègue - et amie -  d’Eli. Quel magnifique costume, vous allez décidément très bien ensemble !

C’était plutôt pratique qu’elle fasse toute la présentation elle-même mais cela mettait Elijah un peu mal à l’aise tout de même, surtout son clin d’œil à la fin de sa phrase. Il haussa simplement les épaules, Marie était très familière et il se sentait bizarre de ne pas l’être autant avec Benjamin. Il préférait soudainement garder sa main dans la sienne, du moins tant qu’il ne sentait pas de réticence. C’était peut-être un peu immature en y repensant. Marie était habillée en reine des abeilles, un costume qui lui allait comme un charme. Elijah sourit un peu, essayant de se détendre, profiter de l'instant présent, même si la musique lui agressait un petit peu les oreilles, pas très habitué encore au volume.

Marie est dans les ressources humaines, c’est la première qui m’a parlé quand je suis arrivé, elle est très sympathique.



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Benjamin Desmarais
Sam 29 Sep - 17:51
Je ne pensais pas que mon inconfort face aux machines serait aussi visible, mais même avec mon maquillage, il transparait. Je n’aime pas voir des androïdes en position d’autorité; même pour quelque chose d’aussi anodin que de me joindre à une fête d’Halloween.

Ça me pose parfois des problèmes au travail.

Heureusement, on finit par se joindre aux autres, et ça ne prend pas trop de temps. Je regrette presque de pas avoir amené mon couteau de combat pour voir leur réaction, mais clairement, le jeu n’en aurait pas valu la chandelle.

Quand Elijah me dit qu’il ne danserait pas ou ne chanterait pas beaucoup, je suis déçu. Je ne sais pas si ça parait, mais je trouve ça décevant. Après tout, c’est quoi un party ou on ne danse et on ne chante pas? Une … soirée? Au fond, c’est pas vraiment grave. Je pourrai m’amuser demain soir au bar! Entre temps, je vais socialiser avec ses collègues et profiter de la soirée. Il semble un peu moins coincé que la dernière fois, et quand il glisse sa main dans la mienne, je la serre légèrement pour lui montrer que j’apprécie l’attention.

Puis il y a cette fille qui s’approche, qui doit être l’amie d’Elijah. Au moins il a des amis qui ne sont pas des androïdes. Une chance parce que la soirée aurait été TELLEMENT longue pour moi. Déjà que je les regarde nerveusement du coin de l’œil, alors qu’ils se promènent entre les convives. Elle semble bien humaine cependant (quoi que c’est maintenant vraiment difficile à dire). Elle me tend sa joue, je lui fait la bise, enfin, un peu dans les airs parce que je voudrais pas la tacher avec mon maquillage. Elle se présente, de façon plutôt descriptive, et j’acquiesce de temps à autres, avant de lui sourire, révélant mes dents un peu pointues.

« Enchanté, Marie. Ouais, je suis Benjamin. »

Son costume me laisse perplexe, avec le thème de la soirée, mais Halloween c’est Halloween, un thème y change absolument rien. Juste pour elle, je fais une pose dramatique, ne lâchant pas la main d’Elijah, qui semble vouloir garder ce contact. « Que veux-tu? J’aime ça être le centre de l’attention! »

Je jette un coup d’œil vers Elijah avant de dire d’un ton amusé, le poussant légèrement avec mon épaule. « Contrairement à Elijah, qui semble vouloir se fondre dans le décor right now! »
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Elijah Roussel
Dim 30 Sep - 19:34

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Benjamin avait l’air d’avoir été déçu par le manque de danse et de chant prévus. Elijah se mordit la lèvre inférieure l’air de rien, et se dit qu’il lui proposerait tout de même un peu plus tard dans la soirée. De toute façon, c’était le genre de soirée qui finissait avec un mal de dos, alors il fallait en profiter un peu pour contre balancer la journée de demain passée dans un lit allongé. Le rouquin lui avait aussi serré la main, alors l’homme la garda dans la sienne, c’était agréable ce contact. La texture de la peau de la main de Benjamin contre la sienne, des mains quelque peu usée et calleuse sans doute dû à ses années à l’armée, plus grande que les siennes, qui les rendaient protectrices et guerrières. Sa pose dramatique fit décrocher un sourire à la fois à Elijah et Marie, qui ne tarda pas à s’exclamer, riant à moitié.

Aaaaaah classe ! Regarde regarde !

Marie se mit à prendre la pose de son côté aussi, déployant son charme de reine des abeilles, elle fit un clin d’œil. Elijah trouvait cela bizarre qu’elle ait choisit la reine des abeilles pour son costume d’halloween pour la compagnie, mais Marie était excentrique. Cela la rendait charmante et populaire avec les autres.

Et oui, je sais, je sais ! Je sais que le thème c’est Midnight Demons, mais ces petites bestioles ce sont de vraies démon, pire que les vôtres ! Je veux dire, un vampire, Spring-heeled Jack – dit-moi si je me trompe – ils se mettraient tous à pleurer devant une piqure d’abeille !

Elijah décrocha un sourire, acquiesçant face à son trait d’humour avant de rire doucement. Benjamin lui décrocha un petit coup d’épaule, lui faisant remarquer qu’il disparaissait. Il regarda le rouquin puis son amie et haussa les épaules.

Je suis là pour vous faire briller tous les deux ! Et puis, j’aime bien vous écouter…
Elijah fait style mais avec ses dents de vampire il va te dévorer avant que tu n’aies eu le temps de dire ‘ouf’ ! Enfin, je vais vous laisser en date il faut que j’aille butiner !

Un nouveau clin d’œil de la part de Marie. Un peu de pression sur les épaules de l’homme qui rougit très légèrement, la voyant partir en bougeant ses bras pour faire semblant de voler vers quelqu’un d’autre. Il avait besoin d’un verre là maintenant du coup. C’était okay d’en prendre juste un, surtout s’il était accompagné de Benjamin. Le but de cette fête n’était définitivement pas de se saouler jusqu’à ne plus se souvenir, mais de passer une bonne soirée. En plus, le ponch n’était vraiment pas la chose la plus puissante qui existait en termes d’alcool, non, il serait bien.

Tu veux du ponch ? Je vais en prendre, peut-être qu’on pourra faire une danse ou deux finalement, Marie m’a donné envie de bouger. C'est une vraie chatterbox quand elle s'y met !

Elijah sourit avant de se diriger vers le saladier rempli, il laissa un androïde lui servir le verre, avant de le proposer à Benjamin. Puisqu’il préférait éviter les contacts avec les androïdes, Elijah pensait s’occuper des interactions avec eux tant qu’il le pouvait. Ensuite l’homme demanda son propre verre, avant de tremper les lèvres à l’intérieur, continuant sur sa lancée après avoir pris la main du rouquin, pour réduire la distance entre eux.

Et ne t’inquiète pas. C’est toi qui seras au centre de mon attention ce soir.

Il reprit sa main libre, avant de boire un peu plus franchement son verre.



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Benjamin Desmarais
Lun 8 Oct - 0:02
« M’est avis que tu sous-estimes les démons! »

Je ne suis pas chrétien ou toute autre connerie du genre. J’en ai rien à foutre de la religion, en vérité. C’est pourquoi je ponctue mes mots d’un petit clin d’œil et d’un rire bien plus aimable qu’autre chose. Je rigole, elle rigole, Eli… qui sait où il est rendu. Je veux dire, il est physiquement à côté de moi. Je le vois, je sens sa main dans la mienne, mais son esprit… Je ne sais pas où il est. Heureusement, il revient rapidement dans la conversation, juste assez tôt pour voir son amie qui se défile et qui nous délaisse alors qu’elle retourne –

« Butiner…? »

L’incrédulité m’envahit. Difficile de pas penser à ces histoires débiles de fleurs et d’abeilles qu’on raconte aux enfants. J’espère pour elle qu’elle compte pas vraiment butiner en ce sens… quoi que ça serait même pas étonnant. Je sais ce qui se passe dans les partys de bureau! Déjà dans l’armée c’est pas 100% clair quand on se met à boire, j’imagine même pas quand les enjeux ET les inhibitions sont faibles! Je devrais peut-être mener une étude là-dessus ce soir… Naaaaaah!

Je suis là pour m’amuser et passer un peu de bon temps avec Elijah. « Ouais, pourquoi pas! Je veux la full experience du party de bureau! À l’assaut! »

Je le suis sans lâcher sa main, surtout que j’ai strictement aucune idée d’où je m’en vais. J’essaie de ne pas repenser à cette soirée troublante il y a quelques mois, entouré de gens, les regards sur moi… ici, au moins ici je suis totalement incognito. Comme la chanson de Céline : Incognito, bien dans ma peau! Incognito, je recommence ma vie à zéro… Tellement kétaine.

On arrive à la table où se trouve le mystérieux bol à punch. La couleur, la composition, l’ensemble de l’œuvre. On dirait que c’est tiré tout droit d’un film des années 90. La perfection.

« C’est vrai qu’elle semble du genre à hum… animer une soirée. Mais ça doit être un peu épuisant à la longue. Je vais me contenter de ta compagnie plus … modérée, mmh? » J’accepte le verre de punch et je fais un pas vers lui. Comme il se rapproche en même temps, on passe proche de se rentrer dedans, mais un pas vers l’arrière et on se retrouve à une distance acceptable, cette distance semi-awkward ou tu te demandes si tu es trop proche, ou si tu devrais embrasser l’autre ou si ça rendrait la soirée awkward puissance mille.

J’ignore l’androïde, je regarde Elijah dans les yeux. Une gorgée de punch. Il glisse sa main dans la mienne. Une belle soirée qui commence.

« Tant mieux, j’aime ça être dans le spotlight. »
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Elijah Roussel
Dim 21 Oct - 13:21

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Benjamin avait vraiment l’air d’être heureux de participer à ce party, ce qui réjouissait Elijah à peu près. La ‘full-experience de party de bureau’ se terminait très souvent, en tout cas pour les autres, d’un retour chez un ou une presque inconnu pour continuer une soirée plus privée. L’homme ne savait pas trop si ce serait le cas avec lui, parce qu’il y avait tellement de choses qui n’allaient pas et dont il fallait parler au préalable. Penser à tout cela lui faisait perdre le sourire, parce que c’était angoissant, mais il se disciplina à laisser ces pensées pour plus tard. Donc au lieu de laisser les perspectives futures lui manger sa soirée, il se ramena patiemment au présent, regardant les lèvres de Benjamin bouger pendant qu’il causait de Marie.

Un peu épuisant, mais on s’y fait avec les années !

Marie était sans aucun doute une des personnes les plus importantes d’Elijah, celle qui gardait une distance respectable pour ne pas le faire fuir, tout en essayant tout de même de garder contact, quand bien-même l’homme avait toujours été clair sur son désir de rester seul la plupart du temps. Peut-être que cela avait tendance à changer avec les années, le temps avait réussi à grignoter cette partie de lui qui voulait rester seul, entouré d’Androïde. Katia avait été la raison pour laquelle Elijah s’était retrouvé sur un site de rencontre, elle était la raison pour laquelle il avait rencontré Benjamin, et lui avait montré qu’il pouvait encore passer du temps, de cette façon, de vivre. Cela ne serait jamais comme avant, bien sûr, mais Elijah essayait de se satisfaire de ce qu’il possédait.

Sa main glissa dans celle de Benjamin, buvant son punch, son pouce palpant doucement le creux de la main de son date, c’était sans doute dans ce genre de moment où il fallait se permettre plus de rapprochement, et plus de contacts. Pourtant, quelque chose d’énorme semblait retenir Elijah, qui le retenait de tout ce présent, comme des griffes de poussière et de sang vers ce jour auquel il ne voulait pas penser. Vers lui, et son manque de vie, et sa mort, et son bras manquant. Peut-être qu’il n’arriverait pas à mettre Benjamin sous le spotlight réellement, à cause de tout cela. Mais il le voulait, terriblement. Elijah espérait qu’il arrêterait de douter un jour, sans l’aide de l’alcool, ou d’une autre escapade malsaine. Le punch n’était pas assez fort pour lui faire grand-chose cependant, alors c’était tout comme être sobre, il se disait.

Tu veux avoir cette danse une fois le verre fini ?

Et à ses mots il engloutit le reste du verre avant de le poser sur la table, s'essuyant de sa main libre pour regarder Benjamin et sa réaction.



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Benjamin Desmarais
Sam 17 Nov - 16:25
Je ne sais pas si je dois comprendre ce long silence comme étant inconfortable. Comme d’habitude, je ne sais pas si je dois chercher à le remplir ou si je dois simplement le laisser passer. On me reproche souvent, trop souvent, ma grande gueule; alors cette fois je le laisse s’étendre. Et Eli finit par dire quelque chose, enfin. Je sais pas où il était parti, mais au moins il est revenu.

Je peux voir en quoi elle est épuisante. C’est vrai qu’elle parle beaucoup, et très vite. Mais c’est aussi ce que certains pensent de moi : je suis plutôt exubérant et j’aime me faire entendre et me faire voir, alors…

« Ouais, il y en a qui pensent ça de moi aussi, remarque! » Je tourne la tête pour lui sourire. C’est un petit sourire devilish qui montre bien mes petites canines juste un peu trop pointues pour être normales.

Je serre sa main, comme pour le rassurer. Je sais pas s’il a besoin d’être rassuré, mais quelqu’un qui part aussi loin, aussi vite, en a probablement besoin. Sa question me surprend, je pensais que la danse était hors de question. Je vais certainement pas passer cette opportunité!

« Yes please! » Je down les quelques minuscules gorgées qu’il restait dans mon verre et ne me tourne vers lui pour le regarder. J’étire un bras, comme pour toucher le ciel et je lui fais un petit clin d’œil : C’est moins sexy que je l’aurais voulu parce que mon verre de contact bouge et soudainement je cligne de l’œil over and over. Mais c’est pas grave, parce que j’en ris, un rire un peu caricatural. « Tu vas voir! Ils vont tous être jaloux! »
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Elijah Roussel
Dim 25 Nov - 17:45

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Benjamin avait une certaine façon d’être charmant tout en étant naturel. Quelque chose qu’Elijah trouvait absolument irrésistible. C’était peut-être l’alcool aussi qui lui donnait ce genre d’idée. Quoi qu’il fût, après le rire exagéré mais rempli de fierté, Elijah l’amena sur le devant de la scène, ou plutôt, au milieu de la salle de fête. Plusieurs couples dansaient déjà et le rythme battait à son plein avec de vieilles musiques de Rock du siècle d’avant. Elijah sentit directement son binder lui compresser la cage thoracique, mais il ignora cette sensation pour se concentrer sur son date, imitant ses mouvements comme il pouvait. Il se rappelait aussi de quelques move qu’il avait pu chopper à force de jouer à quelques jeux de danse. Jeux que Katia lui avait demandé d’utiliser pour entraîner le cardio, mais à côté, il n’avait jamais essayé de faire cela avec un T-shirt compressif. Ce n’était pas le meilleur, ni pour le dos, ni pour les côtes.

Pourtant, cette fois-ci, et sans doute que c’était un peu idiot quand il y pensait dans un coin de sa tête, il ne voulait pas laisser cela l’empêcher de s’amuser. Benjamin avait quelque chose de craquant dans son sourire qui lui montait jusqu’aux yeux, quelque chose de visible malgré le maquillage. Il disait que tous seraient jaloux, et l’homme pouvait comprendre pourquoi, parce que s’il y avait quelqu’un qui savait bien danser dans cette salle, c’était lui. Elijah ne pouvait s’empêcher de penser que ce n’était vraiment pas quelqu’un ‘de son niveau’, quand bien-même Benjamin avait fait tout ce chemin, et traversé les androïdes, pour se retrouver avec lui le soir. Quelque part, il avait la sensation qu’il ne méritait pas tout cela.

Lucas n’aurait pas été d’accord. Mais ce n’était pas le moment. Il continuait ses mouvements jusqu’à la fin de la musique, qui tourna dans un slow. Elijah poussa un soupir, parce que son torse lui faisait un peu mal suite au mouvement, et sa respiration était un peu coupée, donc ce petit changement de rythme était largement le bienvenu. Un peu cliché aussi, quand l’homme y pensait, combien de fois avait-il vu dans les médias, ces couples de lycéens qui finissaient par se coller l’un à l’autre dans une façon très romantique et aussi très awkward. Il ne savait pas ce que faisaient les vrais adultes dans ce genre de cas, mais tendit tout de même la main à Benjamin. Sans doute son date savait un peu mieux que lui.

Peut-être que ce n’était pas très brave, mais Elijah préférait laisser Benjamin diriger les choses. La douleur sur son dos et l’alcool rendaient le processus de pensée un peu plus complexe.



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Benjamin Desmarais
Sam 15 Déc - 17:39
Je profite du rythme pendant qu’il est là. Je n’essaie pas d’être slutty; une chance que j’ai pas trop bu, sinon cette tentative serait un échec. Mes mouvements sont encore assez secs et je suis le rythme de la musique assez bien, ce qui pourrait en surprendre plus d’un au travail. Mes tresses bougent à gauche et à droite, heureusement, avec mes verres de contacts, ça ne me dérange pas.

Comme Elijah semble moins à l’aise que moi, à un moment je prends sa main doucement pour le tirer vers moi, mais je le laisse aller à son propre rythme. Je ne veux pas le faire freaker, je me contente de lui sourire.

Quand la chanson change et que le rythme ralentit, j’ai cette image des films pour ados. J’en ai vu une tonne (j’ai probablement passé trop de temps devant la télé, étant jeune). Flashbacks d’un couple qui danse autour d’une foule qui se rassemble autour de celui-ci. Si j’avais vraiment terminé mon secondaire normalement, j’aurais peut-être eu cette expérience. Mais en fait je m’en fous : ce genre de danse est beaucoup plus facile pour ceux qui s’y connaissent moins.

Il me tend sa main, je lui souris. Ça ne m’offense pas. « Ravi que tu m’accordes cette danse. »

J’agrippe sa main avec mes longs doigts et je le tire vers moi. « Viens par ici! » Je le tire d’un coup, pas trop fort, mais pour rendre mon intention bien évidente.

Je croise mes doigts avec les siens et e le regarde dans les yeux. Mon autre main glisse dans son dos pour se poser dans le bas de celui-ci. « C’est pas sorcier comme danse. »

Je garde les pas le plus simple possible : un petit pas vers la gauche, un petit pas vers la droit, un vers l’avant et on recommence. Malgré la proximité, j’évite de trop me coller : il semble préférer garder ses distances, ce que je respecte.

« Ca va? » Je lui demande, d’un ton empathique.
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Mer 19 Déc - 17:15

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Benjamin avait toujours cette admirable qualité d’emporter toujours Elijah un peu dans son monde. Même si les pensées de celui-ci restaient toujours dans un coin de sa tête, à virevolter et l’empêcher de participer au monde réel, quelque part, le rouquin arrivait à un peu mieux le rattacher au monde. Ainsi, c’est d’un sourire charmé qu’Elijah commença le petit slow de musique, écoutant Benjamin lui dire qu’il en était ravi. Depuis quand avait-il ravi quelqu’un pour de vrai ? Cela le rendait coupable d’être allé au premier date avec un esprit récalcitrant, car Benjamin ne l’avait jamais mérité. Et puis, d’un coup, Elijah se sent attiré par la force de son partenaire de danse, sans aucune gêne, et l’homme se rend compte que ce n’est pas si mal.

Il lui fait remarquer que ce n’était pas sorcier comme danse. Elijah se mit à rire un petit peu, de façon honnête.

Eh tu m’as vu danser ?

C’était une blague, enfin, il y avait une part de vérité, mais les douleurs ne rendaient pas les choses les plus simples possibles. D’ailleurs, il faudrait peut-être à un moment que la conversation par rapport à son passé vienne. Elijah se mordit la lèvre en y pensant, et c’est à ce moment que Benjamin choisit de lui demander, de la façon la plus gentille possible, s’il allait bien.

Ouais, un peu fatigué, c’était une longue journée. Mais là ça va.

L’homme hésita quelque peu avant de serrer les doigts entre les siens, son autre main autour du cou du plus grand. Pendant que les mouvements lents de la musique continuaient, Elijah finit par cesser de lutter et poser sa tête sur l’épaule de Benjamin, respirant un peu de son odeur tout en suivant les mouvements des pas tranquillement. Il se prit même à fermer les yeux et se détendre, permettant un peu aux douleurs de se calmer – Après tout Katia n’arrêtait pas de lui rappeler que la respiration et la détente étaient clefs pour la gestion de la douleur – dans les bras d’une personne très différentes de ce dont il avait l’habitude, mais dont il était très heureux de connaître.

Après leur future discussion, qui sait ce qui se passerait réellement ? Elijah savait bien sûr ne pas trop se faire des idées ou des histoires, même si c’était très souvent bien plus fort que lui. Avant Lucas, il y en avait eu des désillusions et des personnes qui n’étaient pas intéressées par lui, à cause du fait qu’il lui manquait certaines parties de lui, ou bien qu’il en avait en trop. Elijah ne jugeait pas, mais cela lui laissait toujours une certaine appréhension. A Montréal, il n’avait jamais entendu d’histoires tragiques d’actes transphobes, mais cela existait toujours. Ce n’était décidément pas le moment de penser à ce genre d’histoire sordide, pourquoi fallait-il toujours que ses pensées trahissent l’instant présent ?

Alors Elijah mit toute son attention sur le fait d’essayer de se ramener dans l’espace dans lequel il était. La salle était remplie toujours, la musique très forte, il avait l’odeur très agréable de Benjamin, et ses mains à différentes places de son corps. Bon, peut-être ne fallait-il pas trop se ramener dans l’instant présent sous peine d’être un peu gêné par d’autres facteurs… Et finalement, la musique s’arrêta doucement. Bien content du moment, Elijah se recula légèrement, manquant de rentrer dans quelqu’un derrière.

Je vais me reprendre quelque chose, il y a de quoi manger aussi, t’en veux ?

Les petits apéritifs trônaient sur quelques tables.



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Benjamin Desmarais
Lun 24 Déc - 16:34
J’ai rarement vu quelqu’un d’aussi mal à l’aise à l’idée de danser avec moi : c’est pas l’effet que je fais aux gens d’habitude. Son malaise me cause un malaise : je ne sais plus comment me placer, ou si je peux faire quoi que ce soit pour l’aider, ou si je risque de faire quelque chose de déplacé! Urh, toutes ces questions! J’imagine pas comment vivent les gens qui pensent comme ça constamment! Ça doit être absolument épuisant… Heureusement, moi, mes pensées sont relativement simples : date, musique, party. Ce que je vais faire demain, ce qui va se passer si on se revoit, tout ça, c’est pour un autre jour. Aujourd’hui, on danse un slow collé, well, semi-collé et c’est tout.

Bref, je serre doucement sa main avant de la relâcher pour venir glisser mes doigts dans ses cheveux le temps que sa tête repose sur mon épaule. C’est pas désagréable. Je me balance d’un pied à l’autre au rythme de la musique, je le guide dans des mouvements simples et lents. Je ne comprends pas vraiment pourquoi ça l’inquiète autant : dans ce moment, on est bien, non?

Mais je ne dis rien, je souris. J’apprécie le moment. Je laisse la musique et le moment passer. Puis la musique s’éteint peu à peu et devient un bruit de fond. Certains s’arrêtent de danser, alors que d’autres reprennent dès le début de la prochaine chanson. C’est pas le cas d’Elijah qui se recule de quelques pas.

« Personnellement, j’ai pas trouvé que tu danses si mal que ça! Je veux dire, je pense pas que ça te console, mais j’ai vu vraiment pire! »

Elijah peut pas s’imaginer de quoi ont l’air les rares partys au travail. Il y en a pour tous les goûts : et c’est pas tout le monde qui apprécie le rythme! Un haussement d’épaule, un sourire.

Voyant qu’un couple de danseurs approche à grands pas, j’agrippe le poignet d’Elijah pour le tirer loin de la piste de danse. Je ne marche pas trop vite, mais je navigue avec assurance entre les quelques danseurs, dont seulement une poignée se soucie de nous.

« Ouais, j’ai un petit creux. Voyons voir ce qu’il y a! »
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Elijah Roussel
Mer 2 Jan - 15:40

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Ahah, merci.

Apparemment Elijah ne dansait pas si mal que cela. C’était agréable à entendre. Avec l’alcool, sans doute que l’homme n’en aurait eu que faire, la boisson avait tendance à diluer la façon d’écouter ou non les paroles d’autrui. Il n’avait plus rien à faire des autres, quand il était sous les effets de l’alcool et cela lui donnait une liberté inégalée jusqu’à maintenant. Là, Elijah était coincé dans son corps et dans sa tête, l’anxiété prônant sur tout le reste. Que dira-t-il ? L’envie de boire était soudainement beaucoup plus attractive, comme un symbole de délivrance, puisque quoi que Benjamin dira ensuite, Elijah n’en aurait plus rien à faire.

Le rouquin lui tira le poignet hors de la piste de danse. Tant mieux, parce que l’environnement commençait à rendre le blond mal à l’aise. Comme à son habitude, Benjamin était totalement assuré, menant son chemin vers les apéritifs sans problème. Elijah le suivait, comme un peu protégé par la large carrure de son date, la pression sur son poignet le gardant dans le monde réel. C’était beaucoup, toutes ces stimulations sensorielles à cette soirée. Le temps du slow lui avait donné l’occasion de se détendre un peu et de se ressourcer, mais le voilà qu’il était à nouveau au milieu de tout. Heureusement, les apéritifs, – encore distribués par les androïdes – étaient situés plus en marge de la fête, avec moins de monde.

Une fois arrivé à destination, Elijah prit les quelques apéritifs dans sa main, avant d’en proposer à Benjamin. Il grignota ses petits amuse-gueules, pondérant la meilleure façon à aborder le sujet avec l’autre homme. Sa voix était plus sérieuse qu’il ne l’aurait voulu et il se mordit la lèvre après.

Il y a quelque chose que je dois te dire Ben.

Ses yeux quittèrent ceux de Benjamin, et il sentit une énorme pierre s’installer dans son cœur. Elijah respirait profondément mais il se sentit trembler un peu. Sa voix était moins sûre.

Je… Je suis né femme. Enfin, je suis un homme trans. Je t’apprécie beaucoup mais je hum me demandais comment te l’annoncer. Phew. Enfin, quoi qu’il arrive par rapport à ça, il n’y a pas de mal.

Il voulait se justifier du fait de l’avoir caché pendant autant de temps, mais ses yeux arrivèrent finalement à revenir dans le regard vers du rouquin.

J’espère juste que ça ne change rien… Pour toi.

Elijah engloutit le reste de ses apéritifs et trouva un nouveau gobelet pour se mettre du ponch.



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Benjamin Desmarais
Sam 5 Jan - 17:41
En le tirant, je sens comme un poids. Il me suit, c’est pas la question, mais j’ai cette impression qu’il ne veut pas être seul avec moi. Il voudrait être loin de la foule, mais pas qu’on soit seul ensemble. Peut-être que je me fais des idées. Ou peut-être pas. Je pourrais m’arrêter sec et lui demander ce qu’il a, mais honnêtement, quel genre d’impact ça aurait? Probablement de quoi d’assez mauvais, et c’est pas genre de vagues que je veux faire là, maintenant, tout de suite, dans cet endroit précis. Ça serait de très mauvais goût.

Nope! Pas aujourd’hui Rusty! Au lieu de me poser plus de questions, je traverse la distance qui me sépare des petites bouchées … et des androïdes. Je sais que je n’ai pas vraiment expliqué à Elijah pourquoi ils me rendent mal à l’aise, alors la tension dans ma main pourrait le surprendre, mais je ne peux pas m’empêcher de serrer son poignet avant de finalement le relâcher.

J’accroche une petite assiette au passage et je choisis quelques bouchées en évitant de regarder les androïdes trop attentivement. Je préfère encore à ce jour éviter de les regarder. Depuis la réunion dans la maison familiale, les flashbacks sont plus fréquents et plus intenses. Alors j’essaie d’éviter les stimulis. Heureusement, c’est plus facile quand il y a de la nourriture et de l’alcool dont je vais certainement profiter. Je mets quelques bouchées dans mon assiette et j’enfourne un piggy in a blanket et quand je me retourne vers Elijah, il semble avoir changé du tout au tout : sa voix est plus sombre, son ton plus sérieux … ça augure mal.

Il veut me dire ‘quelque chose’. Not good … not good at all. Je soutiens son regard, je lui souris. J’essaie de rester positif. Pourquoi je m’en fais autant, de toute façon? C’est juste une date. Notre genre… deuxième?

« Okay? »

Il semble nerveux : Je dirais même qu’il exsude le stress. Je l’écoute, je lui souris. Ce n’est pas vriament de la surprise qu’il peut lire sur mon visage, parce queje ne suis pas si dupe que j’en ai l’air et que je remarque des choses, même durant des très courts laps de temps. Il y a un peu d’incrédulité, surtout parce que …

« Euh… ok? Tu es sûr que tu veux parler de ça maintenant? C’est pas exacte… » Et il continue.

Je suppose donc qu’il veut en parler maintenant. Comme un poids sur son âme qui se lève mot par mot. Je dépose mon assiette et mon verre sur une petite table à proximité et je le regarde attentivement. À la recherche d’une faille dans son armure. Exposant les miennes.

Et la vérité sort. C’est vraiment un drôle de sujet de conversation à cet endroit et à ce moment précis : tous deux cachés derrière notre masque. Mais si notre relation va plus loin (who knows, right?), on va pouvoir se rappeler de ce moment en riant. En tout cas je pense. Le problème c’est pas que ça me dérange : c’est vraiment pas le cas; le problème c’est que je sais pas quoi dire, ou ce que je peux ou peux pas dire.

« Écoute. J’apprécie ton honnêteté. Je suis surpris du choix de setting pour ça, mais tsé, c’est toi qui vois… mais euh … je suis pas là just for the dick, y’know? Je veux dire… c’est pas un dealbreaker ou whatever. Mais je peux pas promettre que je vais pas me mettre le pied dans la bouche, parce que c’est déjà ce que je fais genre… 60% du temps?
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Elijah Roussel
Sam 19 Jan - 12:52

ft.  Benjamin Desmarais

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Peut-être que le moment n’avait pas été le meilleur choisit. Mais c’était une question qui brûlait les lèvres d’Elijah depuis un moment et il voulait à tout prix se débarrasser de cette partie-là. Cela n’effacerait absolument pas son corps pour celui du sexe opposé, évidemment, et cela ne réécrirait pas chacune des cellules qui constituent son corps « XX ». Cependant cela permettrait d’éviter les mauvaises surprises. Elijah n’avait pas parlé de cela depuis Lucas, et donc, il était très loin d’être à l’aise. Son cœur battait à la chamade en disant ses mots et il eut l’impression de peut-être s’évanouir. Cela aurait été bien pathétique et heureusement, cela n’arriva pas. Après avoir engloutit son ponch, il put écouter à peu près normalement les paroles de Benjamin.

Evidemment qu’il était surpris du moment choisit pour cela. Enfin, l’homme ne put réprimer un sourire quand Benjamin fit de son mieux pour le rassurer. Il se sentait un peu idiot d’être si focused sur ces choses plutôt que de lâcher prise et d’apprécier le moment. Lâcher prise… Une action, ou un manque d’action, dont Elijah semblait vraiment incapable d’accomplir. Enfin, cela lui donna le courage d’attraper les mains maintenant libres de son date.

Excuse-moi, c’était peut-être inopportun, je suis un idiot, mais je préférais me débarrasser de ça maintenant.

Le faire plus tard voulait parfois dire repousser la chose jusqu’à un moment clef dans la chambre, et Elijah ne voulait pas faire l’erreur de se retrouver comme un idiot. Peut-être que cela ne comptait pas pour Benjamin, mais il y avait eu des gens pour qui cela avait compté. Le vampire se rappela soudainement que peut-être le contact de la peau sur son épaule avait peut-être laissé des marques de maquillage sur les vêtements de Benjamin, mais apparemment non. Rassuré, il laissa échapper un sourire avant de se mettre à rire.

J’ai juste des difficultés à être in the moment you know… Je fais des efforts, j'essaie.

Et l’alcool était une bonne réponse face à cette timidité et cette anxiété maladive, mais pas quelque chose sur lequel il voulait se poser avec Benjamin. Ses problèmes avec la boisson, bien que très tentante à abuser, ne lui ferait essentiellement que du mal. Sur le court terme, en faisant n’importe quoi, et sur le long terme, pour sa santé. Elijah voulait être mieux, aller mieux, peut-être plus pour autrui que pour lui-même, mais cela le faisait avancer. Avec cela alors il fit un pas en direction du corps de l’autre homme et, face à sa grande taille, décolla légèrement les talons pour venir plus proche de son visage. C’était mécanique, et peut-être pas le bon moment du tout pour ce genre de chose, mais avec la musique, l’ambiance, l’acceptation, et le petit verre de ponch, Elijah en avait envie. Si tenté que son interlocuteur aussi.



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Benjamin Desmarais
Lun 21 Jan - 16:33
J’hésite. Je sais pas pourquoi je prends ce… trois secondes… à hésiter, mais j’hésite. Je vois bien ce qu’il espère, mais toute cette conversation, mélangée à l’alcool qui commence à m’affecter un peu … j’hésite. Finalement, je glisse mes faux ongles doucement dans son cou, j’effleure à peine sa peau. Je ne veux pas abimer la couche de maquillage blanc. Puis je me penche pour poser mes lèvres contre les siennes. Avec mes talons hauts, je suis bien plus grand que lui, mais ça ne m’importune pas. Ce baiser s’étend dans la durée, mais reste chaste. Je ne tiens pas à répandre mon rouge (ou noir?) à lèvres partout, et un avant-goût devrait amplement suffire à le calmer. Du moins je l’espère parce que sinon je ne sais pas vraiment ce que je ferai.

Après un moment, je me relève et je le regarde dans les yeux. « Ca va mieux, là ? » que je demande avant de glisser mes ongles jusqu’à son menton et de finalement le lâcher. Je suppose que je peux paraître possessif pour ceux qui sont pas habitués, mais on s’y fait. Contrairement à Elijah, moi j’ai aucun problème à pas trop penser au lendemain.

« Moi je vis ma vie au complet au présent, en tout cas j’essaie, sinon c’est juste trop épuisant, mais ça j’imagine que tu dois en savoir quelque chose? »

Je passe mes doigts dans ses cheveux, mais avant qu’il ait le temps de bouger ou vraiment de me répondre, je me retourne pour enfourner un autre amuse-gueule. C’est vraiment meilleur que ce que je mange à la base, genre big time alors j’en profite, et c’est une excellente façon de combler les silences.

« Si tu préfères qu’on parte ou whatever, tu peux me le dire. Je suis pas sûr de ce que tu voudrais en ce moment. »
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Mer 23 Jan - 16:04

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Il hésite. Il hésite beaucoup trop. L’anxiété se rush dans le cœur d’Elijah comme la pointe d’un couteau. Il faisait tout cela de travers, de A à Z, et il avait déjà dû tuer tout ce qui aurait pu être sauvé. C’était vraiment difficile, de comprendre quand est-ce qu’il fallait faire les choses, quand est-ce qu’il fallait parler, danser, dans quel sens, pour quoi faire. Non Elijah était terrible à propos de tout cela, et Benjamin semblait tout savoir de son côté, être à l’aise. Il s’attend à entendre une excuse, ou un refus, mais finalement les ongles – assez griffant – se posèrent sur son cou, lui procurant quelques étincelles très agréables. Le contact avait été assez pour ramener Elijah sur terre, un peu plus en tout cas, tout en le laissant sur sa faim, parce que cela avait été très peu de contact au final, sans doute pour épargner son maquillage.

Damn it peut-être aurait-il fallu choisir quelque chose sans maquillage. Mais pour Halloween, c’était quasiment mission impossible. Finalement, la grande perche – parce qu’il était quand même vraiment grand surtout avec les talons – s’inclina pour lier ses lèvres aux siennes. Elijah put goûter la texture peu savoureuse du rouge à lèvre de Benjamin, et ce n’était pas parfait. Mais c’était doux et rassurant, du contact, qu’Elijah se rendit compte que son corps désirait ardemment depuis si longtemps sans pouvoir se le laisser sentir. C’était criant, mais mis en sourdine par l’attention de Benjamin. Pourtant cela lui laissait toujours un petit arrière-goût d’être pathétique. Cette sensation déplaisante éternelle qui lui collait au corps, que Lucas avait réussi à maîtriser, d’une certaine façon, mais qui s’était réimplantée depuis qu’il était mort.

Benjamin arrivait un peu à le maîtriser. Un peu. A lui donner ce cadre où les choses qui n’avaient pas d’importance finissaient par disparaître. Oui, il allait mieux, mais Elijah ne semblait pas très capable de pouvoir l’exprimer correctement encore. L’homme laissa quelques secondes s’échapper, marqué par le contact de ses doigts sur son menton. Elijah hocha finalement la tête, la main de Ben se glissant dans ses cheveux. Plus de contact, c’était agréable, l’homme se retint de se laisser docilement caresser. Ouais, il savait quelque chose, de tous ces moments où il restait bloqué dans le passé. C’était comme un poison, et s’il y avait eu un jour de quoi réellement vider la mémoire d’un humain comme on pouvait le faire avec un androïde, Elijah aurait sauté le pas depuis bien longtemps.

Oui c’est… Fatiguant. Merci.

D’une certaine façon, leur petit moment avait réussi à le rebooter et Elijah se sentait un peu flottant. Cela ne pouvait définitivement pas être l’alcool. Il accompagna Benjamin dans sa quête de se nourrir de bon petits amuse-gueules, essayant de trouver quelques autres sujets de conversations n’allant ni dans la direction des androïdes, ni sur quelque chose de trop sérieux. Ils furent rejoints par Marie peu de temps après, qui avait déjà bien abusé sur la boisson, mais qui possédait encore beaucoup d’esprit.

***

Et puis finalement, ce fut la fin de la soirée. Elijah ne l’avait pas vu passée, il avait gardé un peu de ce sentiment de légèreté tout du long, laissant de côté l’énorme poids pesant dans son estomac de d’habitude. Petit à petit, la salle de vidait, et fier de n’avoir bu que très peu d’alcool, l’homme tapota le bras de son date. Il avait besoin de changer un peu d’ambiance et d’environnement, parce que mine de rien, il y avait beaucoup d’humidité dans la salle.

Il y a un balcon dans une autre salle, j’ai besoin de prendre l’air, tu viens ?

Une question qui n’attendait pas vraiment de réponse. Elijah se mit à marcher pour sortir de la salle, prenant sur la gauche dans le couloir, puis sortant ses clefs pour ouvrir une des salles de repos. Il alluma la lumière, puis parcourut la pièce pour ouvrir le balcon. C’était assez petit, surtout pour les fumeurs, comme en témoignait les nombreux cadavres non nettoyés de cigarette. L’air frais soufflant sur son visage lui fit un bien immense, bien que le froid le fouetta très vite après. Elijah s’approcha du rebord, sans regarder en bas à cause du vertige, observant les lumières des villes masquant les étoiles. Cela rendait presque le fait de respirer à travers un binder supportable.



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Benjamin Desmarais
Ven 25 Jan - 16:20
Dans ses yeux, je peux encore voir le petit hamster qui court à toute vitesse : il court à toute vitesse, mais n’a nulle part où aller. Comme si, même l’espace d’un instant, il ne pouvait arrêter, de peur de mourir ou de tout simplement perdre le fil. Je lui laisse le temps, je fais preuve de patience, j’attends calmement qu’Elijah revienne à nous, ou du moins qu’il arrive à aligner plus que quelques mots d’affilée. Je ne sais pas trop combien de temps ça prendra. Je le sens encore tendu, c’est peut-être (probablement) ma faute, mais je demeure positif et souriant, montrant mes jolies petites canines toutes pointues, ce qui … au final … n’est peut-être pas super réconfortant.

Quand il me répond enfin, j’hoche de la tête. Je pense qu’on participe à la même conversation à nouveau. Une chance parce que j’ai eu l’impression, un moment, que son monologue intérieur était plus intéressant que moi. Quel coup de couteau droit au cœur!

« Ça explique peut-être tes cernes que ton maquillage cache à peine … » dis-je pensivement. Mais je me rattrape avant qu’il ne le prenne personnel et qu’il se perde à nouveau dans sa tête. « C’est une blague! JE LE JURE! » J’hausse les mains en signe de capitulation et je ris doucement.

Comme il est de retour parmi nous, j’agrippe son poignet et je le dire jusqu’à la table d’amuse-gueules. Je lui demande de m’expliquer ce qui est quoi, parce que je ne connais pas la bouffe fancy et aussi pour le distraire de tout ce qui nous entoure : les gens, les androïdes, la musique, et tout le reste …

Le reste de la soirée se passe relativement bien : il réussit à rester dans le moment présent, du moins je pense. On danse, on jase, on boit un peu, mais pas trop, je chante quand je connais une chanson qui doit être un « succès souvenir » et on rit. Bref, je m’amuse et je ne vois pas trop le temps passer, j’essaie de ne pas penser au lendemain, au moment où je devrai rentrer à la base et reprendre le travail. Ça ne fait pas beaucoup de jours de vacances par année pour moi, et je veux profiter de chacun d’entre eux : des amis que je me fais, de la musique, de la liberté …

Et finalement les convives commencent à partir, un à un. Et bientôt, il y a plus d’androïde dans le hall que d’humains. Et je sens mon cœur se serrer. Comme si un moment j’avais oublié cette peur viscérale, grâce à la compagnie, elle revient me hanter. Je ne pourrai pas rester bien longtemps. Une chance qu’il me pose cette question salvatrice, la chance de m’enfuir un court instant. J’ai beau garder la tête haute, et faire comme si de rien n’était, c’est seulement une façade qui pourrait facilement tomber à tout moment. Et god knows que je préférerais garder ma dignité ce soir!

Une fois dehors, je prends une looooooongue inspiration que je retiens un moment, puis que je relâche. Ça me calme un peu. Je sais pas si ça paraît, je veux dire… que je suis vraiment nerveux, et pas à cause d’Elijah, même si c’est pas impossible qu’il pense ça. Je m’approche du rebord.

« C’est étonnant de voir un balcon à cet étage, je pensais qu’ils n’en faisaient plus à cause des taux élevés de suicide… » Je suis appréciatif et pensif, mon but n’est pas d’ouvrir une plaie, ou peu importe, mais je suis, après tout, une ingénieur et c’est le genre de choses qui me traînent en tête à tout moment.

Contrairement à Elijah, je n’hésite pas à regarder en bas, à regarder la ville … je profite du moment présent, et j’apprécie le spectacle. « C’est vraiment beau Montréal … je veux dire … malgré la pollution lumineuse, et autres, je sais l’apprécier, tu sais … même si je me suis rendu compte avec les années que je suis pas tellement un gars urbain, pour ainsi dire. »
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Elijah Roussel
Sam 26 Jan - 16:59

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“When necessary, we must be willing to take big risks, and be prepared to lose everything.”

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Il avait des cernes. Bon, okay, cela il le savait et oui le maquillage les masquait que très mal. Elijah avait besoin de vacance, de repos, mais de la même manière, s’il se mettait réellement à prendre ses jours de vacance, il se retrouverait seul chez lui avec ses pensées. Ce n’était pas quelque chose qu’il appréciait, et une des raisons pour laquelle l’homme travaillait finalement… Tout le temps. Elijah prit quelques autres pleines respirations avant de regarder Benjamin, qui lui aussi semblait profiter du renouveau d’air dans ses poumons, et se détendre. Elijah supposa que c’était sans doute à cause des androïdes, quand bien-même, il ne comprenait pas encore exactement pourquoi ni comment. Cela lui posait question, mais il n’était pas du genre à presser qui que ce soit pour se confier. Surtout que souvent, ce n’était pas chose aisée. A la remarque sur le balcon, Elijah esquissa un sourire.

C’est l’ingénieur qui parle ? Ahah, je n’y avais jamais réfléchit. On n’est pas si haut non plus, je pense. Je n’ai jamais entendu d’histoire de suicide ici, c’est un cadre plutôt sympathique. Stressant en approche des deadlines, mais sympathique.

A force de traîner aux mêmes endroits, les choses paraissaient tout à fait normales. Benjamin regardait en bas sans problème, et Elijah ne put s’empêcher d’avoir un peu peur pour lui. A chaque fois que le vampire se mettait à regarder en bas, il avait l’impression de tomber. Son date ne semblait absolument pas touché par ce type de phénomène et commençait à parler de la beauté de Montréal. Cela fit relever les yeux d’Elijah vers le reste de la ville, et d’inspirer une nouvelle bouffée d’air frais, s’accrochant tout de même légèrement au rebord. Il avait toujours cette détestable sensation que le balcon finirait par lâcher et les emporter tous les deux dans sa chute. Ce n’était pas très rationnel, mais pourtant, même si Elijah en avait conscience, la pensée restait à l’arrière, comme une ombre.

Ce n’était pas la seule ombre à l’arrière de son esprit non plus. Il se ramena vers la discussion cependant, puisqu’il fallait faire des efforts, pour Benjamin, et pour lui-même. Il l’appréciait vraiment. Peut-être que c’était stupide de faire des efforts pour un autre, mais sans doute fallait-il s’accrocher à tout ce qui venait sans faire le difficile. Elijah ne savait pas s’il était un homme de la ville ou de la campagne au final. Il appréciait beaucoup l’environnement technologique qu’offrait la ville, mais les villages avaient quelque chose de très agréables dans leur simplicité.

Cela doit faire des années que je n’ai pas vu un vrai ciel étoilé. Durant mon enfance j’habitais dans la province de Saskatchewan, dans une petite ville perdue. Il suffisait de faire quelques miles en voiture pour trouver un ciel magnifique…

Malgré les difficultés avec sa famille, et le fait qu’ils ne s’étaient pas parlé depuis plus d’une dizaine d’années maintenant, Elijah avait toujours regretté la vie simple qu’offrait la campagne. A une époque, avec Lucas, ils avaient pensé à s’éloigner de Montréal pour avoir un espace plus grand et plus sain, loin de la pollution sous toutes ses formes.

Hum peut-être qu’un jour j’irai m’installer dans la campagne en étant simplement un réparateur d’androïdes défectueux… Ce serait nice comme vie. Mais j’ai peur de regretter le luxe qu’offre une grande ville.

Il se prit à rêver. Mais il avait une trentaine d’année, et d’une certaine façon, Elijah avait l’impression que sa vie était plus proche de la fin que du milieu. Depuis la mort de Lucas, tout s’était précipité vers la mort. C’était la fin de toutes choses, après tout, et l’idée qu’il disparaîtrait tout comme Lucas le remplissait à la fois d’un profond regret et d’une certaine satisfaction.

Et toi ? Tu aimerais te poser à un moment ?

Lança-t-il nonchalant. C’était peut-être une chose importante à savoir pour la suite de leur histoire.



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Benjamin Desmarais
Dim 27 Jan - 15:11
« Mmmh… mais est-ce qu’il y a vraiment quelque chose à regretter? »

Cette question, je me la suis déjà posée. La fin de mon contrat approche à grands pas, j’ai entrepris ces études pour une raison. Je dois penser à ma vie après l’armée. Ou peut-être pas. Mais si je choisis la vie civile (si, et seulement si), je vais devoir penser à des choses comme ça : voudrais-je vivre en ville ou en campagne?

Mais je suppose qu’une question rhétorique n’est pas vraiment la réponse à laquelle s’attend Elijah en ce moment : ce n’est pas la meilleure façon de faire la conversation. Je me tourne à demi vers lui, pour lui faire face, mon avant-bras appuyé sur la rambarde du balcon, sans plus.

« Eh bien, j’ai passé mon enfance en campagne, mon adolescence en ville, puis j’ai vécu sur différentes bases militaires et dans des campements donc j’ai vu pas mal tout. Même si j’adore le contact avec les humains, je pense que la vie à Montréal est trop … bruyante? Pour moi. Avec les transports maintenant, je pense que c’est possible d’habiter en campagne sans trop se couper du monde. Pour ce qui est de me poser… oui, j’y pense. Tant que je suis dans l’armée c’est plus difficile, mais pas… impossible, tu sais? »

J’hausse une épaule et je détourne le regard un moment. Je sais que certains le font, se construire un futur en étant dans l’armée, mais je ne vois pas comment c’est possible … il y a tout un monde de différence, et chaque jour passé hors de la base me le rappel, et me donne le goût de tout ce que j’ai mis en suspens.

« Même juste dix ans à vivre ma vie actuelle m’a changé complètement, et m’a épuisé. Une partie de moi est prête à passer à autre chose, l’autre n’a aucune idée de ce que je ferais, si ma situation changeait. »

Je semble me livrer beaucoup plus facilement que lui. Je ne suis pas du genre à m’ouvrir totalement comme un livre qui se laisse lire. Il y a encore définitivement des zones et des périodes que je préfère ne pas couvrir, que je ne sais pas encore comment couvrir. Nous avons tous nos propres démons, je suppose.

Mes tresses battent au vent, et je laisse échapper un petit rire nerveux, c’est une réaction quand je parle de mon passé. Il pèse encore lourd sur mon âme (ou le ferait, si encore j’en avais une). Je fumerais bien une cigarette à cet instant précis, mais je ne les ai pas amenées. « Il n’y a pas d’étoiles ici… c’est… unsettling mais le grand nord pour ça c’était… wow. »

Je me penche pour regarde en haut, évaluant la hauteur : au moins cinq étages. Ce n’est pas un des édifices colossaux du centre-ville, mais c’est assez haut pour mourir d’une bonne chute. Ou peut-être est-ce un building avec des filets. Je ne sais pas. C’est pas mon problème parce que je ne pense pas sauter. Je suis pas ce genre. Sinon ça serait fait depuis longtemps, j’ai eu des périodes de merde dans ma vie.

« Des histoires de suicide, je pense qu’il y en a partout, mais peut-être qu’à un moment, les gens ont arrêté de s’en soucier. » Ok, plus grim que je voulais. « Mais qu’est-ce que j’en sais, je ne suis pas sociologue ou whatever! »
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Elijah Roussel
Dim 27 Jan - 19:33

ft.  Benjamin Desmarais

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Est-ce qu’il y avait des choses à regretter ? Certainement. Mais au final, Elijah n’en était pas si certain. La facilité des transports en commun, la proximité des commerces, tout cela n’étaient que des choses surfaites et du luxe dont tout le monde pouvait se passer à présent. Il suffisait d’envoyer un androïde faire les courses, ou bien prendre une voiture automatique pour se déplacer. Ce n’était pas aussi compliqué qu’à l’époque où Elijah était enfant. Les androïdes avaient réellement changé les choses pour le mieux, quand bien-même, beaucoup ne semblaient pas être de cet avis. Dans tous les cas, la question ne semblait servir qu’à nourrir les penser de l’homme. Benjamin se tourna vers lui, avant de parler de lui.

Elijah n’avait pas eu l’occasion d’en savoir énormément sur le rouquin, donc c’était plutôt agréable. La vie était effectivement trop bruyante à Montréal, et ils pouvaient, d’ici, entendre le trafic des voitures encore bien remplis. De plus, le fait d’être dans l’armée compliquait les choses, et sans doute que celle-ci n’aimait pas non plus spécialement laisser s’échapper les personnes compétentes. Enfin, Elijah ne s’était jamais vraiment intéressé à l’armée, peut-être se trompait-il. Retourner à la ville civile devait être bien étrange, voir la simplicité de la vie, et les problèmes de tous les jours rencontrés par la population. Benjamin semblait avoir vécu beaucoup de choses durant cette vie, mais Elijah ne presserait pas la chose. Ils semblaient avoir tous les deux eu un ‘avant’ et un ‘après’. L’homme ne se permettrait pas de se comparer à son vécu à celui de Benjamin, mais c’était quelque chose qui, dans son opinion, les rapprochait.

Il échappe un rire, qui semblait tout à fait gêné, et Elijah pensa que c’était bien la première fois qu’il voyait Benjamin véritablement gêné. Ca arrivait même aux meilleurs. Lui aussi avait ses faiblesses et ses moments plus vulnérables, mais au lieu de se cacher, il les embrassait. Le rouquin s’acceptait profondément, sans jugement ni mauvais traitement pour ce qu’il pensait ou ressentait. Elijah n’avait pas cette force-là, parce que finalement, il ne savait ni qui il était réellement, ni ce qu’il valait. Accepter toutes ces parts de lui-même, jusqu’au bout, même l’état déplaisant de son corps qui manquait d’être plus mâle, c’était effrayant. Impossible. Oublier et se détacher plus de son corps et de tout ce qui se trouvait autour de lui semblaient plus facile. Elijah. On avait dit au présent.

Benjamin observait le manque d’étoile, tout en le comparant au Nord, Elijah ne put que hocher la tête à ses mots, il n’avait rien à rajouter réellement qui soit intéressant. Après cela, le rouquin se pencha en avant sur le balcon pour regarder en l’air, ce qui eut le don de faire sursauter l’homme avant de se préparer à le récupérer. Le vide lui faisait terriblement peur, mais les personnes qui se penchaient au-dessus de lui, encore plus. Il y avait quelque chose de terrible dans cette sensation, parce que si cela avait été Elijah tout seul qui s’était penché, ou serait même monté sur le rebord du balcon, il ne se serait pas senti si désagréablement en danger. Il ne comprenait pas Benjamin très bien, ils étaient opposés sur beaucoup de choses, mais il n’appréciait pas l’idée de le perdre alors qu’ils venaient tout juste de se connaître.

You’re scaring the shit out of me Ben…

Ce fut la seule chose logique qu’il arrivait à exprimer. Ils avaient encore beaucoup de choses à apprendre l’un de l’autre. Enfin, Elijah avait encore beaucoup de choses à apprendre de Benjamin, plus que l’inverse en vérité. En tout cas la manœuvre de Benjamin était là simplement pour regarder le nombre d’étage, et parler à nouveau de suicide. Peut-être que les gens ont arrêté de s’en soucier, mais c’était peut-être aussi parce que cela restait un sujet douloureux et sensible pour la plupart des gens. Elijah n’avait jamais véritablement pensé à mettre fin à sa vie. Il avait beaucoup réfléchit à la détruire, notamment à l’aide de la boisson, mais jamais de façon aussi frontale que le suicide pur et dur. Peut-être était-il trop lâche pour cela. Il finit par répondre, un peu gêné sur les bords.

Je n’en sais rien… Le suicide n’est pas trop le sujet de conversation favori de l’équipe ahah…

Ce n’était pas la culture de la compagnie en tout cas. De plus, la RH, Marie, était très compétent dans les affaires de santé mentale. En plus d’avoir l’œil, elle était très amie avec à peu près tout le monde. En tout cas ceux de l’étage. Enfin bon, pourquoi Benjamin revenait toujours au suicide ? Elijah préféra partir sur quelque chose d’autre, se ramener aux étoiles et à tout ce qui le faisait se sentir libre.

Je pense que je devrais prendre des vacances, je n’en ai pas pris depuis… forever, et tout cela m’a beaucoup donné envie de revoir des étoiles. Peut-être louer de quoi prendre des photos…

Elijah n’avait jamais été réellement passionné par l’astronomie, mais cette discussion à propos de ces étoiles lui faisait se rendre compte d’à quel point elles lui manquaient. C’était une base. Il aimait les étoiles dans le ciel, et aussi, il appréciait la compagnie de Benjamin. Sa voix se fit plus personnelle et plus basse, comme une confidence, les yeux remis vers le reste de Montréal.

Merci d’être venu ce soir, c’était vraiment agréable. D’habitude je me sens toujours un peu niaiseux dans ce genre d’événement, mais pas aujourd’hui. Je me suis plutôt bien amusé même.

Son regard se tourna vers Benjamin et sa main se posa sur la sienne. Ce n’était pas beaucoup, mais c’était vrai et sincère.



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Benjamin Desmarais
Sam 2 Fév - 17:37
« Huh? »

Je lui fait peur? Je le regarde en clignant lentement des yeux.

Mais qu’est-ce que je- Oooooh… les hauteurs!

C’est vrai que c’est pas mal haut. Je veux dire… j’ai vu pire, bien pire. Je me suis tenu au somment de structures bien moins solides et bien plus hautes, et je me suis penché par-dessus le rebord de la cabine d’un hélicoptère à une hauteur bien supérieure à celle-ci. Mais moi, je n’ai pas peur des hauteurs, et ma peur de mourir, je l’ai laissée dans mon enfance. Ça fait de moi quelqu’un de casse-cou et de pas gêné. Mais je comprends son malaise. Je recule d’un pas, pour lui permettre de respirer.

Je lui adresse un sourire un peu timide, voire embarrassé. « Je suis désolé. Pour euh… ça… et pour le sujet de conversation. J’ai pas trop tendance à m’arrêter sur les tabous, comme tu as sûrement remarqué. » Je ris un peu, sans plus, je ne veux pas le mettre plus mal à l’aise. Alors, je change de sujet, je m’accroche à quelque chose de plus léger. Ok pas beaucoup plus léger, mais le travail semble être un sujet ‘safe’ avec Elijah, alors aussi bien en profiter. En profiter, avec une tangente.

« Ouais, je comprends le sentiment. J’ai pas vraiment de vie en-dehors de mon travail, tu sais? Je suis toujours soit déployé, soit à la base. Mes jours de vacances, je finis toujours par en perdre la moitié parce que sincèrement… je sais ben pas ce que je ferais. J’ai pas tellement de vie en-dehors de l’armée. Je sais que c’est pas … sain. J’veux dire… on me l’a dit genre des dizaines de fois, mais c’est la vie. »

Un haussement d’épaules. Je reviens sur le sujet, après cet énorme détour complètement inutile. « Mais ouais, des vacances. Bonne idée. T’as l’air quand même un peu épuisé. Pas genre d’un cadavre, mais tsé… ça ferait du bien mettons. »

Je soutiens son regard et je lui souris. Sa main sur la mienne est chaude, c’est agréable et ça contraste avec l’air très frais de ce mois d’octobre. Au moins cette année, il n’y a pas de neige à l’Halloween. Ça arrive trop souvent. « C’est cool. J’aime ça ce genre de réception. J’aurais fait sans les androïdes, mais j’imagine que je peux pas m’en sauver à chaque fois. »
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Elijah Roussel
Lun 4 Fév - 12:06

ft.  Benjamin Desmarais

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Benjamin était quelqu’un qui n’avait pas peur de parler de tout et de rien. Très éloigné de l’esprit général de la compagnie d’Elijah, qui faisaient attention à leurs mots, à leurs postures, à tout. Qui passaient leur temps à se faire passer pour des personnes respectables, avec des idées respectables, ignorant les mauvais côtés, les choses ‘sales’, non socialement acceptées. Benjamin était libéré de ces chaînes, alors qu’Elijah s’en était toujours servi pour apparaître comme quelqu’un de sain, cacher sous le tapis tous ses petits problèmes. Le rouquin n’était même pas gêné plus que nécessaire face à tout cela, il riait et d’une façon général, il avait l’air détendu et heureux de cette soirée. Tout comme Elijah. Ils n’avaient tous les deux aucune vie en dehors de leur travail. Pour des raisons différentes, à l’évidence.

L’homme écouta patiemment Benjamin, sans vraiment nourrir plus que cela la discussion, parce qu’il était bloqué de la même façon. Peut-être pourraient-ils partir tous les deux ? L’idée le surpris un peu, la main posée sur celle de Benjamin. C’était peut-être un peu tôt pour ce genre de choses. Pourtant, son esprit ne semblait pas pouvoir s’échapper de celle-ci, jusqu’à ce Benjamin évoque les androïdes. Elijah se mordit la lèvre inférieure.

Désolé pour cela… Mais tu sais bien que c’est difficile de ne pas avoir d’androïdes dans une compagnie qui les crée.

Sa tête finit par se poser sur l’épaule de Benjamin. Après une pause, il continua sur un ton plus doux et plus fatigué.

Peut-être aurais-je dû être plus clair quand je t’ai invité.

Le froid lui mordait les joues, mais il n’avait pas spécialement envie de rentrer. Il n’avait pas beaucoup bu cette soirée-ci et il s’en félicitait intérieurement. Une partie de lui aurait souhaité l’évoquer auprès de Benjamin, mais malgré le fait que ce serait très certainement pas mal perçu par son date, Elijah semblait avoir ses propres barrières. Valait mieux qu’il ignore tout, de toute manière. Son esprit retourna vers les vacances.

Peut-être…

Hésita-t-il encore. Toute son énergie essayait de ne pas se mettre à balbutier ses mots.

Nous pourrions prendre des vacances ? Ensemble ? Je euh…

Elijah se sentit rougir sous ses mots. C’était une mauvaise idée de dire cela si tôt dans une relation non ? Mais à côté, il en avait envie. Essuyer un non, ce n’était pas si grave, surtout après une soirée aussi sympathique. Enfin, c’était ce qu’il essayait de se dire, face à l’attente d’une réponse de la part de Ben. Il failli plusieurs fois rebrousser chemin et lui dire d'oublier, mais une partie de lui semblait l'en empêcher.



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